Draft 2022 – 2ème jour : élémentaire mon cher Brian ?

L’attente n’a pas été longue pour les cheeseheads, impatients de voir un 2ème jour avec 3 picks et surtout deux choix au 2ème tour. Brian Gutekunst a en effet coupé l’herbe de tous les suiveurs des Packers en s’accaparant le 2ème choix du 2ème jour, à savoir le 34ème pick. Mais cela a eu forcément un coût…

WATSON, LA CIBLE

Waow ! À peine la soirée commencée à un horaire plus acceptable pour les européens (1h00 du matin), voilà que la bombe arrive : TRADE qui met les Packers directement en choix n°34.

Pour quelle compensation ? Aïe, pour arriver à ses fins, Brian Gutekunst a dû sortir le carnet de chèques et envoyer ses choix 53 et 59 aux… Minnesota Vikings. Argh !

Selon la plupart des tables de valeur des échanges à la draft, le choix n°34 aurait mérité de compléter le choix n°53 donné par GB avec un choix de milieu de 3ème tour (ce que GB n’avait pas). Ou alors que les deux choix n°53 et n°59 donnent à GB le n°34 et un choix de fin de 3ème tour (ce que MIN n’avait pas non plus).

Malgré l’impossibilité de faire une équivalence parfaite du trade due à la localisation des picks de chaque équipe, il aurait été de bon ton que GB récupère ne serait-ce que le choix de début de 5ème tour des Vikings.

Donc les Packers crachent au bassinet pour arriver au n°34 et se laissent ensuite un gouffre de non intervention entre le n°34 et le n°92, une zone où il est de bon ton de trouver des joueurs moins « hypés » mais parfois tout aussi talentueux.

Vous devinez la pression de l’investissement mis sur le joueur qui à ce moment-là n’était presque plus qu’un secret de polichinelle. En effet, avec maintenant un Aaron Rodgers partie prenante des décisions de management de l’effectif, il aurait été inconcevable que Gutekunst crame son capital picks sur un autre poste que WR, surtout étant donné la situation actuelle des Packers.

Et compte tenu des noms restants au poste de WR et du trade-up, il y avait beaucoup de certitudes sur le fait que le choix se porterait sur Christian Watson de North Dakota State dont le nom circulait dans les mocks drafts entre la fin du 1er tour et la fin du 2ème tour.

Néanmoins, compte tenu des 6 WR déjà pris au 1er tour et des WR restants, il était probable que Watson soit le premier WR pris dans cette deuxième journée, et bien avant le pick 53.

Compte tenu du nombre important de franchises (8) ayant misé sur un WR au 1er tour (rookies, A.J. Brown à PHI et Marquise Brown à ARI), il aurait été également difficilement concevable que la palanquée de receveurs encore restants parte comme des petits pains avant le n°53.

Il y aurait donc eu des WR disponibles au n°53. La suite de la draft nous l’a démontré avec Alec Pierce pris au n°53 par les Indianapolis Colts ou Skyy Moore pris en n°54 par les Kansas City Chiefs. Mais en faisant ce mouvement de trade-up, Gutekunst nous donne l’explication, c’est ce WR qu’il voulait pour les Packers.

Qui est ce Watson ? C’est un grand WR longiligne (1,93 m pour 96 kg), hyper rapide (40 yards en 4.32) qui sait suivre la balle dans les airs et contester les catchs difficiles. Cependant, il manque d’explosivité et ne pourra pas être l’égal d’un Davante Adams au niveau du démarrage sur la ligne de mise en jeu.

On a donc avec lui beaucoup plus une menace verticale ou extérieure, mais aussi un profil qui pourrait convenir aux jeux « bootleg » où sa vitesse peut s’exprimer une fois lancé.

Maintenant, Watson vient d’une petite fac : North Dakota State qui joue en 2ème division universitaire (même si elle en est la championne en titre). Mais c’est au cours du Senior Bowl (le match de gala qui rassemble les meilleurs joueurs universitaires avant le combine), où il fut le WR le plus en vue, qu’il montra que le pedigree de son université ne devait pas forcément influencer sa valeur.

Et puis, pas besoin d’aller bien loin pour trouver d’autres exemples. Davante Adams était lui-même un pensionnaire d’une fac hors Power-5 (5 plus grosses conférences universitaires) à Fresno State. De même, Cooper Kupp (Los Angeles Rams), le WR le plus prolifique de la NFL en 2021 vient de la sombre université d’Eastern Washington. Cependant, on peut objecter qu’être d’une petite fac fait glisser dans la draft et permet à ces équipes d’obtenir des « steals ». Rares sont ceux dans le cas de Watson qui ont fait l’objet d’un tel trade-up.

Gutekunst aurait-il pu obtenir Watson par un trade-up moins énorme, avec par exemple une montée en n°41 avec les Seahawks, habituels partenaires de trades avec les Packers ? Une montée au n°41 n’aurait fait dépenser que le n°53 et le 3ème tour n°92, préservant ainsi le n°59. Cette option aurait pu être valide au vu du choix du WR suivant : Wandale Robinson par les NY Giants au n°43.

Mais rien n’est moins sûr, comme je l’ai dit, que Watson soit pris au même niveau que Wandale Robinson au n°43, Watson étant sûrement le WR le mieux côté de ce 2ème tour à son démarrage. Et puis comme toujours, pour faire un trade, il faut être deux, Gutekunst a peut-être tenté un échange un peu plus bas mais encore moins avantageux (niveau valeur des picks échangés) mais plus risqué aussi pour obtenir ce joueur « target ».

Les Packers ont donc misé une petite baraque sur l’ancien Bison de North Dakota State, fils d’un ancien drafté Packers : Tim Watson, joueur de lignes secondaires, 6ème tour en 1993 ; mais vite récupéré par les Kansas City Chiefs et auteur d’une carrière anonyme de 5 ans NFL.

GB a mis le paquet sur ce joueur, les attentes seront donc énormes. Il aura malgré tout le meilleur mentor qui soit pour lui distribuer des missiles longue portée en la personne d’Aaron Rodgers. Aucun bilan ne peut donc être tiré de ce choix à l’heure actuelle et on espère que dans 6 mois, Watson soit un nom cité dans la course au rookie offensif de l’année, ce qui augurerait d’un pari gagnant. Élémentaire mon cher Watson, non ?

LE CANICHE CALIFORNIEN

Il y avait déjà grosse bataille de cheveux longs sur la ligne offensive des Packers (Bakhtiari, Newman, Myers). Voilà que GB apporte un nouveau joueur de ligne offensive avec cette fois un look de gros caniche en la personne de Sean Rhyan, en provenance de la célèbre fac californienne UCLA.

L’ancien Bruin est une armoire : 1,95 m, 145 kg. Massif, Rhyan n’en est pas moins mobile et sait poursuivre l’effort en mouvement pour les courses ou passes-écran.

Tackle gauche à l’université, Rhyan semble avoir un destin bien plus évident au poste de Garde à l’échelon supérieur. En cela, il offre un remplacement quasiment poste pour poste au vétéran Billy Turner résilié à l’inter-saison, capable de jouer Tackle mais bien plus efficace au poste de Garde.

Ainsi, la draft à la fin du 3ème tour de Rhyan, là où il était projeté, affirme un peu plus l’hypothèse d’un placement d’Elgton Jenkins au poste de Tackle droit dans le futur, là où la menace était la plus présente en 2021, compte tenu que Jenkins jouait LT avant sa blessure. Il y a en effet du monde au poste de Garde et la bataille pour les postes LG et RG devrait se jouer entre Runyan, Newman et donc Rhyan.

GreenBayPackersFrance

2 Comments

  1. Guile

    J’ai vu le commentaire de Laogurdr dans l’article précédent sur la non-descente de Watson au 53.
    Suis pas forcément du même avis mais soit, néanmoins au 53 il serait resté du choix et du bon avec Pierce ou Moore. Seul l’avenir nous dira si le trade up valait le coup mais Gute a eu son chouchou.
    Perso j’aurais préféré ne pas bouger, prendre ce qu’il restait au 53 et prendre un TE avec le 59 car c’est le poste oublié de la draft alors qu’on a aucune certitude sur les joueurs ou leur état de santé (pour Tonyan).

  2. DavidBrillac

    Les Packers ont décidés d’intervertir leurs couleurs historique pour la saison 2022, parceque je vois Watson avec un casque vert, maillot jaune, et pantalon vert, normalement c’est le contraire, non ^^

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