
On savait qu’Aaron Jones ne tarderait pas à trouver un point de chute et on espérait que ce ne soit pas en NFC North. Mais l’aigreur a sûrement dicté le choix d’Aaron Jones car ce dernier a signé chez les Minnesota Vikings dans les 24h après l’annonce de sa résiliation par les Packers.
Arf, je la craignais comme la peste mais Aaron Jones a bien basculé du côté obscur du nord des États-Unis.
Évidemment, les Packers lui ont plutôt signifié la porte de sortie avec leur proposition qui, selon les rumeurs, était une base de 4 M$ avec la possibilité de 2 M$ de primes supplémentaires. Comme Aaron Jones était déjà nanti d’une dernière année de contrat à 11 M$ assorti d’une prime éventuelle de 1 M$, l’ex n°33 se voyait proposer une réduction de + de la moitié de son salaire pour 2024. Une année après avoir amputé son salaire de 5 M$, le joueur pouvait légitimement penser qu’on le prenait pour un jambon.
Qu’il n’ait pas accepté cette nouvelle coupe salariale est fort compréhensible. L’attitude du front office également si on garde en tête que la NFL est un business sportif au pays du business. L’offre, la demande, le point d’entente.
Les Packers n’ont pas tout fait pour chercher à retenir Aaron Jones, un RB de 29 ans sortant d’une saison où il a cumulé les petites blessures. Si bien qu’il n’a joué que 2/3 des matchs de saison régulière, tout en étant utilisé avec parcimonie dans la moitié des matchs qu’il a joués (moins de 50 % des mises en jeu du match). Un A.J. Dillon transparent a ainsi fini avec plus de mises en jeu sur la saison 2023 qu’A. Jones.
Alors, certes il faut souligner une fin de saison canon avec 5 matchs à plus de 100 yards, les 3 derniers de la saison régulière et les 2 des play-offs. Des performances qui ne sont pas pour rien dans le rush de fin de saison des Packers. Sans nier cet impact, celui-ci serait beaucoup moins mémorable s’il avait effectué ces mêmes performances en début de saison.
Clairement, les Packers ont tenté de marchander au maximum avec Aaron Jones, le poussant vers la sortie dans une logique sportive du « mieux vaut 1 an trop tôt qu’1 an trop tard ». Une logique qui n’avait pas été appliqué à Aaron Rodgers par exemple.
Seulement, l’offre du front office des Packers n’apparaissait finalement pas comme si inacceptable que cela au vu du contrat qu’il a signé chez les Vikings : 6 M$ + 1 M$ de primes.
Bref, les Packers avaient une idée assez juste de la valeur marchande d’Aaron Jones et le « hometown discount » demandé n’était pas si éloigné du maximum qu’Aaron Jones a pu tirer, via son agent qui est un des influents de la NFL.
Les Vikings étaient-ils les seuls à offrir autant ? On ne le saura peut-être jamais mais toujours est-il qu’Aaron Jones n’a pas fait de sentiment auprès des cheesheads en filant chez l’ennemi juré. Et ce qui est dommage, c’est qu’Aaron Jones a été expansif dans sa joie d’évoluer avec sa nouvelle équipe en effectuant en interview le « clap du SKOL » ou encore en arborant fièrement un sombrero violet offert.
C’est le jeu du business NFL vous allez me dire, mais on attendait peut-être un peu plus de réserve de la part d’un joueur qui semblait si investi sous ses anciennes couleurs. Comme s’il cherchait à provoquer ceux qui l’avaient résilié alors qu’au contraire, il fait nourrir moins de regrets aux fans déçus de sa résiliation, faisant le jeu du front office Packers à mon sens.
Nanti d’un contrat d’une seule année, Aaron Jones se retrouve dans une franchise en reconstruction dont la star est boudeuse (le WR Justin Jefferson aurait refusé une extension de contrat à 30 M$ l’année) et dont le poste de QB sera probablement adressé à la draft par la grâce d’un possible trade-up, le QB Kirk Cousins étant parti chez les Atlanta Falcons alors que ce dernier est en convalescence d’une rupture du tendon d’achille.
Pour être tout à fait honnête, Aaron Jones a aussi souhaité bonne chance à son successeur Josh Jacobs en lui promettant qu’il se sentirait bien dans sa nouvelle organisation.
Aaron Jones rejoint la longue liste de Packers récupérés par la franchise du Minnesota, soit directement : le S Darren Sharper, le K Ryan Longwell, le WR Greg Jennings, l’OLB Za’darius Smith, soit indirectement comme l’a fait Brett Favre après une année (2008) aux Jets.
Cela fera bizarre de voir Aaron Jones sous d’autres couleurs que le vert et l’or qu’il a si bien porté durant 7 saisons, lui qui fut drafté au 5ème tour de la draft 2017 à la sortie de sa fac d’UTEP (Texas) et dont la déception de son rang choisi n’avait d’égal que sa motivation à prouver qu’il valait mieux que beaucoup de RB pris avant lui [lors de la même draft, GB avait aussi pris Jamaal Williams (BYU) au 4ème tour].
Sous-utilisé par le head coach Mc Carthy en 2017 et 2018 et malgré de nombreuses petites blessures, Aaron Jones marque l’histoire des Packers. Il est en effet n°3 dans l’histoire de GB en terme de yards à la course totaux (5940 yards) et n°4 pour le nombre de TD par un RB. Prochainement dans le Packers Hall of Fame après sa carrière, assurément.
GreenBayPackersFrance
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