Week 11 ~ IND – GB : Renversant..

Indianapolis Colts – Green Bay Packers : 34 – 31 (après prolongations)

Valdes-Scantling vient de perdre le ballon, Buckner est mieux placé pour le récupérer (Photo : M. Conroy)

Incroyable match pour les spectateurs NFL que ce Colts-Packers, terminé en prolongations. Un peu moins sympa pour les fans des Packers qui ont vu leur équipe se prendre un 17-3 en seconde mi-temps mais qui avait pourtant son destin en main pour le gain du match. Mais au jeu du « voulez-vous gagner ? non je n’en ferai rien, à vous l’honneur », ce sont les Packers qui ont été le plus polis.

DOMINATION PACKERS MALGRÉ LES PERTES DE BALLE

En effet, la fin de match fut assez extraordinaire au niveau émotionnel avec un 4ème quart-temps complètement fou, où le vainqueur potentiel changeait de casaque toutes les 2 mn pour finalement nous emmener en prolongations, jusqu’au bout de la nuit pour les téléspectateurs européens. Pour sûr, ce match fut plein de rebondissements avec 6 turnovers en un seul match. Mais 4 le furent pour les Packers, et rien que cela explique pourquoi GB n’a pu concrétiser un match qu’il avait pourtant en mains en menant 28-14 à la mi-temps.

Le match débutait sur les chapeaux de roues. GB montrait comment elle allait attaquer les Colts, long et par les airs, avec une passe de 33 yards en profondeur à droite du terrain pour Adams (WR).

Mais après seulement 1 mn de jeu, une mauvaise transmission entre Linsley (C) et Rodgers (QB) provoquait un bête fumble, récupéré par le Colt Leonard (LB). On finissait à peine de se lamenter que Rivers (QB) réussissait une passe courte pour le TE Alie-Cox. Alexander (CB) était au marquage et le plaquait tel un chien enragé ne voulant pas lâcher son os. Raven Greene (S) venait en renfort et « punchait » la balle pour un fumble, recouvert par Savage (FS).

2 mn 30 de jeu et déjà 2 turnovers, le ton était donné.

Les Packers utilisaient Aaron Jones pour avancer à la course et surtout feinter en « play-action ». C’est justement sur une feinte de course que Rodgers trouvait Tonyan (TE) dans l’en-but, Sternberger (TE) étant parti côte à côte de Tonyan pour attirer 2 défenseurs sur lui vers l’extérieur. TD aisé de Tonyan qui en maltraitait de joie l’entraîneur en chef Matt LaFleur. (0-7)

Le drive du 1er TD des Colts fut un concentré de ce qui est si agaçant dans cette défense des Packers. Une 3ème et 13 réussie au cm près par T.Y. Hilton entre les 2 CB King et Sullivan. Puis, une course renversée de 19 yards où Preston Smith (OLB) était tête baissée dans son défenseur alors que le coureur passait près de lui. Et enfin, cerise sur le gâteau, un TD du rookie Pittman Jr (WR) de 45 yards après une course de… 40 yards tout en ayant capté la balle en plein du milieu du terrain ! Là où normalement, c’est le « trafic », eh bien là, c’était le désert de Gobi. King (CB) lâchait sa « zone » pour que Pittman se retrouve devant Kirksey, logiquement débordé en tant que ILB, pendant que nos deux safeties partaient à l’opposé sur un seul joueur : Pascal (WR). Résultat, Alexander (WR) qui marquait T.Y. Hilton se prenait en plus dans la face le TE Alie-Cox complètement seul lui aussi. Pfff, ce genre de TD de 45 yards sans opposition est déprimant. Le schéma d’origine est-il inadapté ou les joueurs l’appliquent trop mal ? Quoi qu’il en soit c’est incroyable de voir Kirksey seul au milieu du terrain et aucun autre Packer à 10 m à la ronde… (7-7)

Rivers (n°17) va trouver Pittman (n°11) avec tout le côté droit qui sera libre devant lui (NFL.com)

La tension retombait quelque peu, chaque équipe puntant. GB concédait le sack en 3ème tentative avec un Rodgers attendant, attendant, et un Turner (RT) ne concluant pas sa protection. IND se pénalisait par un « holding », le début d’une longue histoire pour les Colts. Pour GB néanmoins, il y eut le fait notable de perdre Linsley (C), blessé au dos, redonnant une composition inédite de l’OL (et préfigurant peut-être bien l’avenir de l’OL Packers) avec E. Jenkins en C et le rookie Runyan en LG (performance propre du rookie).

Décidément, ce match ne ressemblait à aucun autre. Rodgers balançait une interception pour un lancer trop en retrait de sa cible Valdes-Scantling (WR) alors « qu’Indy » mis sous pression par le pass-rush de GB devait se contenter d’un FG de 50 yards… manqué, le ballon rebondissant sur la barre horizontale !

Après ce premier quart-temps de folie mais peu prolifique en points, la suite allait être tout autre avec opérations ouvertes des défenses, prévisible pour GB, moins pour IND estampillé par la chaîne FOX comme la meilleure défense NFL à ce jour.

Les Packers enchainaient crochet du gauche, crochet du droit. Crochet du gauche : TD d’Aaron Jones de 2 yards après avoir brisé le plaquage du safety (beau couloir créé par Runyan) après un drive où Equanimeous St-Brown convertissait une passe écran sur 23 yards. (7-14)

Crochet du droit : lancer de Rivers dévié par Wynn (DT) et intercepté par Kirksey (ILB) avant que Adams marque le TD sur 5 yards derrière deux gros blocks des WR Lazard et Valdes-Scantling (Sternberger par 2 fois sur ce drive. (7-21)

TD d’Adams derrière les blocks de Lazard et Valdes-Scantling

Les Colts réagissaient avec plus de temps nécessaire (drive de 6 mn) en exploitant ce fameux milieu de terrain où la formation « dime » (1 seul LB derrière les 4 de la DL) de Pettine ne faisait pas des merveilles. Avec en plus un King dont le retour après sa blessure fut… comment dire ? Approximatif. Le touchdown venait sur une réception de 17 yards droit devant par le TE Burton couvert par… Preston Smith (OLB) bien sûr ! (14-21)

2 mn à jouer en première mi-temps pour GB, situation classique jouée à l’entrainement. Les Packers se sortaient d’abord d’un guêpier avec un renvoi aux 25 yards après un rebond à moitié sur la ligne d’en-but. Sinon, Shepherd (WR) avait été plaqué aux 4 yards de GB. Shepherd ne m’a jamais rassuré en tant que retourneur, un poste où Ervin (RB) manque terriblement. D’ailleurs, Coach Mennenga des équipes spéciales, ne pourrait-on pas demander à Crosby de faire comme le kicker des Colts, c’est-à-dire d’envoyer le ballon proche de la ligne d’en-but pour mettre en difficulté le retourneur adverse plutôt que des touchbacks aux 25 yards ? La peur du retour de punt doit céder face à la possibilité de plaquer tôt l’adversaire ou de se donner la possibilité d’un fumble.

On pensait à une remontée fantastique mais GB avançait péniblement, Rodgers mangeant 40 secondes dans un « hard count » aussi improbable qu’inefficace. Il fallut que le n°12 tente le tout pour le tout avec une tentative lointaine pour Valdes-Scantling qui aboutira à une DPI de 51 yards, Ya-Sin (CB) accrochant clairement et longtemps le bras du n°83 de GB. On retrouvait Valdes-Scantling l’action suivante où il faisait écran pour que J. Williams capte tranquillement la balle pour un TD à 20 secondes de la mi-temps. (14-28)

LES COLTS MONOPOLISENT LE BALLON EN SECONDE MI-TEMPS

La fin de première mi-temps aurait pu assommer les Colts. Il n’en fut rien. Et leur réaction mettait à l’aise les Packers. En effet, en usant de 8 courses consécutives pour parcourir 50 yards, il y avait une sorte d’humiliation pour les Packers. Ou comment remontrer à la face de la NFL le talon d’achille des Packers, la défense contre la course, avec un des jeux de course les moins performants de la ligue. Le tout en attaque accélérée qui asphyxiait la défense. Good job coach Reich. Heureusement, Clark sackait un Rivers trop attentiste, forçant les Colts à field goal, un moindre mal. (17-28)

GB avait encore le temps, cool. Heu, « 3 and out ». Ah, moins cool tout d’un coup. La défense stoppait Indy, obligé à une 4ème et 1 qu’ils tentaient et réussissaient le plus aisément du monde, la formation des Packers à un Brissett (QB 2) qui allait à coup sûr faire un QB sneak était risible. D’ailleurs le QB gagnait 4 yards sur l’action. Après trouvé T.Y. Hilton sur le côté gauche pour 23 yards, IND marquait le TD… avec un TE plein centre bien sûr, le marquage de zone de Greene et Kirksey n’étant pas optimal. S’en suivait une conversion à 2 pts à la course pour totalement relancer le match. (25-28)

QB sneak réussi aisément : 30 cm à parcourir, l’ILB Kirksey à… 5 mètres.

Le momentum était clairement en train de bleuir. D’autant plus que GB s’infligeait un nouveau « 3 and out » ; sur la 3ème tentative, Leonard (LB) blitzait sans opposition, Runyan (LG) et Bakhtiari (LT) se focalisant sur le même joueur. Et le RB Taylor des Colts arrivait à slalomer 14 yards dans une forêt de joueurs. Ça commençait clairement à sentir le roussi. Mais les Colts s’emmêlaient les pinceaux sur une 3ème et 2, Taylor percutant son TE bloqueur, lui-même percuté par l’autre TE poussé par le DE Lowry (youhou ! Lowry a repoussé un TE !). FG de 32 yards. (28-28)

Malgré cette vague bleue, les Packers avaient toujours la balle pour être devant. Mais hantés peut-être par l’esprit du Plaxico Burress, la balle, ils se la tiraient dans le pied avec le fumble sur retour de punt de Shepherd. Reprenant la balle sur les 28 yards de GB, les Colts allaient regoûter à leur pêché mignon : un « holding » privant de TD Taylor (RB). GB s’en sortait bien avec seulement un FG encaissé. (31-28)

La deuxième mi-temps était à sens unique, à 9 mn de la fin, GB n’avait eu le ballon que 4 mn contre 17 mn pour IND !

DERNIÈRES MINUTES À REBONDISSEMENTS

Mais ça y est, le verrou du 1er first down sautait et GB avançait en petites passes et le chrono tournait. Malheureusement, il manquait un petit yard à Tonyan (TE) pour convertir une 3ème tentative. Avec une 4ème et 1 yard  à 3 mn de la fin, au lieu d’un FG de 51 yards, les Packers tentaient le tout pour le tout. Cette action allait décider du match (croyait-on). J. Williams dans le backfield, mais contrairement, à d’habitude, il n’allait pas s’empaler sur le mur des tranchées : play action, mais qui ne trompait pas la défense. Rodgers ne put trouver Adams, « double teamé », et se résolut à tenter une balle flottante trop longue pour J. Williams. Un turnover on downs fatal à 3 mn de la fin du match (croyait-on).

D’autant plus que IND réussissait à convertir sans souci une 4ème et 4 par une passe slant vers le RB (Alexander gêné par le block au plaquage), après que les Colts se soient retrouvés à une 3ème et 19 pour cause de 3 pénalités consécutives (encore le Grand Canyon entre les 4 de la DL et les 7 autres défenseurs).

Mais dans cette fin de match aussi folle que son déroulement, on n’avait encore rien vu. Les Colts avaient déjà mal utilisé le chrono par leurs pénalités avant le temps mort des 2 mn, mais ils remettaient ça (des holdings) 2 fois de suite encore ! Cela stoppait le chrono et repoussait IND d’un FG de 40 yards à l’obligation d’un punt ! Entre-temps, les Colts avaient transpiré quand Z. Smith (OLB) sackait Rivers en lui prenant le bras. La balle tombait au sol vers l’avant et Kirksey (ILB) le ramassait pour aller marquer le TD sans qu’aucun autre joueur ne bouge. La révision vidéo néanmoins ne permettait pas de valider ce fumble qui aurait pour le coup donné une victoire quasi certaine à GB.

Néanmoins, avec cette pluie de « holdings », les Colts s’étaient fait hara-kiri (croyait-on). Ils redonnaient la balle à Aaron Rodgers avec 1 mn 25 à jouer et un temps mort.

Et quand sur 3ème et 10, Rodgers lançait 4 yards dans son propre en-but une bombe pour Valdes-Scantling qui réceptionnait une passe de 47 yards juste au milieu de 3 Colts, le miracle devait avoir lieu, pas de doute. Surtout en enchainant avec une passe de 14 yards pour Adams. Mais bizarrement, Rodgers « spikait » le ballon, faute de temps mort. Il restait encore 1 mn et les Packers étaient arrivés en position de FG (50 yards) ; étonnant de la part de notre n°12. Tout comme les passes complétées suivantes, plein centre, faisant tourner le chronomètre. GB était à 8 yards de l’en-but Colts mais la 3ème et 3 était devenu un quitte ou double à 12 secondes de la fin. Avec Turner (RT) laissant filer son rusher, Rodgers dut tenter mais Adams n’était pas encore démarqué. FG. 31-31. Le match allait en prolongations.

Valdes-Scantling : connexion ahurissante à 1mn15 du terme

Les Packers avaient loupé le coche en fin de match mais le destin était avec eux en gagnant le toss. Un TD des Packers pouvait clore le match sans réponse possible des Colts, le tout avec 10 mn devant soi, le temps de bâtir un drive via des jeux sécurisés. Ce qui était fait avec une petite passe latérale pour Aaron Jones (RB) puis avec une « screen » de Valdes-Scantling (WR). Mais le n°83 commettait un fumble, le ballon rebondissant vers une forêt bleue de joueurs.

Dommage, Valdes-Scantling avait effectué un match plein que ce soit en réception ou en blocking. Sans sa réception de 47 yards, GB n’aurait pas atteint les prolongations. Il lui manque vraiment des mains sécurisées pour en faire un WR de haut niveau. Et puis, sur ce fumble, Lazard et Tonyan sont censés bloquer et laissent pourtant filer le safety Blackmon entre eux deux. Reprenant le cuir en position de FG, les Colts ne se faisaient pas prier pour inscrire le FG de la victoire, chaque équipe ayant eu sa possession en prolongations. (34-31)

Plus d’une fois, GB a eu le match dans ses mains et l’a laissé filer. Ce qui a fait passer un peu la pilule, c’est que les Colts ont eux aussi laissé filer des occasions de conclure. Mais au final, c’est IND qui coche une victoire pour avoir désormais le même bilan que les Packers : 7 victoires et 3 défaites. À l’image de ces 3ème tentatives : échouées parfois d’un rien par les Packers, réussies de très peu par les Colts.

Rodgers n’a pas été impérial, sinon GB n’aurait pas laissé en route toutes ces occasions de vaincre. Cependant, passer 28 points en une mi-temps à une défense top 3 NFL reste une performance peu notée et encourageante. Cela montre le potentiel d’une attaque 2020 au complet, même s’il manquait un Ervin (RB) très utile dans ses mouvements pré-snap et A.J. Dillon (RB) qui aurait pu être le perce-muraille de la 4ème et 1. Et puis, l’OL a de nouveau effectué une performance plutôt solide contre une défense de choix et en perdant rapidement son Centre titulaire. Chapeau au coach de l’OL Stenavich pour maintenir ce niveau malgré le jeu de chaises musicales sur cette ligne.

Je n’en dirai pas autant de Mike Pettine, le coordinateur défensif. Je suis plutôt mesuré et n’aime pas trouver des cibles faciles, mais là le manque de cohérence tactique ou le manque d’application des schémas est criant. On savait que GB se faisait rouler dessus à la course, cela a continué face à une équipe démunie à ce niveau. Une nouvelle fois, ce fut quasiment un record de carrière pour un RB adverse, le certes rookie Jonathan Taylor avec 90 yards. Mais maintenant, la faiblesse en middle zone pour cause de manque de vitesse des ILB (ce qui n’est plus le cas) a été remplacé par une zone déserte où un QB adverse un tant soit peu talentueux peut trouver sa cible aisément.

Les Packers de Pettine sont l’équipe NFL, et de loin, qui utilisent le plus la formation « dime » (6 défenseurs de lignes secondaires). N’y a t-il pas une réflexion à avoir compte tenu du niveau 2020 de la défense ? Il y a eu quand même une évolution : le 3-men rush a disparu au profit de 4 joueurs en DL, même en 3ème et longue. Est-ce Pettine qui a évolué ou LaFleur qui l’a imposé ? Cela s’est senti dans le pass-rush, même si la fameuse « zone déserte » derrière n’a pas permis d’en récolter les fruits.

Honnêtement, à part avec un Super Bowl gagné, je ne vois pas avec quels arguments GB pourrait garder Pettine car il y a de fortes chances que la défaite qui arrêterait le parcours des Packers en play-offs ou au Super Bowl montre des carences défensives criantes, comme ce fut le cas en finale de conférence NFC l’année passée.

Et il ne faut pas oublier que les drafts 2018 et 2019 (Alexander, J. Jackson, Burks, Gary, Savage) de Gutekunst ont privilégié les renforts défensifs en premiers tours tout comme la free agency 2019 avec les recrutements à fort coût des Smiths Bros et de Amos (et rajoutons Kirksey cette année). Voilà, vous avez quasiment la défense des Packers 2020 draftée et recrutée en présence de Pettine. Les outils sont donc là. Comme il y a un problème, c’est soit qu’on a de mauvais outils, soit qu’on sait pas s’en servir.

Mais la raison principale de la défaite face aux Colts reste avant tout les 4 turnovers avec 3 fumbles particulièrement évitables. Avoir deux fois plus de turnovers que l’adversaire montre malgré tout que les Packers ont plus perdu le match que les Colts ne l’ont gagné et qu’ils ont effectué une prestation de football très correcte par ailleurs contre un adversaire qui sera un poil à gratter dans les play-offs AFC.

LES STATS

Indianapolis :

  • Philip Rivers (QB) : 24/36 à la passe, 288 yards, 3 TD, 1 INT
  • Jonathan Taylor (RB) : 22 courses, 90 yards, 4.1 yards par porté
  • Michael Pittman (WR) : 3 réceptions, 66 yards, 1 TD
  • 11 receveurs différents
  • Darius Leonard (LB) : 4 plaquages, 2 plaquages assistés, 1 fumble recouvert, 1 passe déviée
  • 2 turnovers
  • Efficacité en 3ème tentative : 37 % (6/16)
  • 8 pénalités pour 116 yards concédés

Green Bay :

  • Aaron Rodgers (QB) : 27/38 à la passe, 311 yards, 3 TD, 1 INT
  • Aaron Jones (RB) : 10 courses, 41 yards, 4.1 yards par porté ; 4 réceptions, 30 yards
  • Davante Adams (WR) : 7 réceptions, 106 yards, 1 TD
  • Christian Kirksey (ILB) : 6 plaquages, 5 plaquages assistés, 1 INT
  • Kenny Clark (OLB) : 5 plaquages, 1 plaquage assisté, 1 plaquage pour perte, 1 sack
  • 4 turnovers
  • Efficacité en 3ème tentative : 44 % (4/9)
  • 7 pénalités pour 45 yards concédés
  • 28 mn de possession de balle sur les 63 mn du match avec prolongations

L’ACTION DU MATCH

  • Beaucoup d’actions mais bien sûr, celle qui changera définitivement le fumble de Valdes-Scantling sur la première possession des prolongations et dans la motié de terrain Packers. VIDÉO

LE DÉTAIL QUI TUE

  • Aaron Rodgers a un bilan de 1-3 en carrière contre Colts, soit 25 % de victoires, son pire record contre une équipe NFL
HIGHLIGHTS

3 Comments

  1. Guile

    La bonne nouvelle reste qu’on a passé 31 points à ce qui se fait de mieux (ou presque) en défense NFL (faut bien se réjouir de quelque chose).
    Je suis un peu passé par tous les sentiments dans ce match :
    – J’ai pensé qu’on allait se prendre une volée et que le match serait long après le butt fumble de Linsley
    – Match serré après le 1er QT
    – Victoire convaincante à la mi-temps
    – Sentiment d’inexorable défaite à venir tout au long des 3e et 4e QT
    – Espoir de victoire à la dernière seconde puis en prolongation
    – Résignation totale après le fumble de MVS

    Beaucoup de points à revoir/améliorer après ce match :
    – Le playcalling en attaque en 3e QT lorsqu’on mène. Ce n’est pas la première fois depuis le début de la saison qu’on est très timoré au 3e QT parce qu’on a une bonne avance et qu’on veut gérer le chrono à la course. A un moment, il faut aussi faire 10 yards plutôt que d’enchaîner des 3 and out. Le playcalling est majoritairement RUN dans ces cas là alors qu’il faut bien dire qu’on ne marche sur personne à la course. Franchement si au 3e QT, on fait un long drive même sans rien au bout, ils n’ont jamais le temps de revenir.
    Après, j’espère que l’attaque nous fera pas 2 fumbles et une INT par match sinon ça va être dur de gagner.

    – La défense « Dime » faut arrêter quelques temps, les mecs ne savent pas la jouer ou ne sont pas assez talentueux pour la jouer correctement. Je suis raccord avec le commentaire de TCO sur l’article précédent : je suis le premier à tomber sur Kirksey mais pour moi c’est son meilleur match depuis le début de la saison, on a enfin vu la différence de style avec Martinez mais que le mec est seul… Le milieu de la défense, ça devrait être Verdun, les tranchées et là c’est opération porte-ouverte. P*****, tu n’es même pas à l’aise quand les adversaires ont une 3 et 19 à jouer.
    – King et Sullivan j’en peux plus. King c’est toujours pareil, il est toujours à 5 yards de son adversaire au minimum et tu prends des 3 et 13 parce qu’il est loin. Sullivan est pas assez présent ou même bon…
    On a quand même une défense avec des mecs pas manchots : Clark, Zadarius et Alexander sont forts, Amos et Kirksey quand ils s’y mettent font des bons matchs, même Gary a été plutôt très bon contre les Colts (il aurait d’ailleurs mérité de rester plus longtemps sur le terrain de P. Smith), Greene est énergique et hargneux… Bref on a largement de quoi faire mieux et non…
    Clairement, Pettine n’arrive pas à organiser cette défense et à en tirer le meilleur et ça rappelle les années Capers où on sortait en playoff parce que la défense prenait l’eau.
    Il y a encore le temps pour changer de coordinateur défensif. Les playoffs sont encore un peu loin, il y a un peu de marge sur les autres équipes de la division, c’est le moment de changer quelque chose avant d’aller dans le mur.

    – Les retours de punt ou d’engagement. Je crois qu’on est l’équipe qui laisse le plus passer de ballon dans l’espoir du touchback. Et à chaque fois c’est pareil (ou presque), le ballon n’arrive pas en endzone et on repart dans nos 10 yards… Le nombre de fois depuis le début de saison où j’ai hurlé comme un con « mais attrapez ce ballon bordel »… Je comprends pas la stratégie… Et puis cette incapacité à faire un retour de plus de 20 yards…

    Au final, on va encore bouffer une année de Rodgers, une année où il est sur des standards de MVP d’ailleurs, parce qu’on a une défense en mousse et des équipes spéciales mauvaises…

    Bon, je ne comptais pas sur une victoire contre les Colts dans mon tableau de marche mais c’est dommage de passer à côté d’une victoire qui était à portée tout le match quasiment.

    Rien de mieux qu’un match contre les Bears pour se relancer. Faut les aplatir dimanche, j’espère que les mecs auront le couteau entre les dents.
    D’ailleurs, sur les 4 prochains matchs (Bears, Eagles, Lions, Panthers), autre chose que 4 victoires serait décevant et mettrait un coup d’arrêt à l’espoir d’être Seed#1.

  2. DavidBrillac

    @Guile, en 2018 c’était le Zook dans nos équipes spécial, en étant 32éme et la risée de la NFL, ils l’ont remplacer par la vedette Shawn Mennenga, qui les à classé 26éme en 2019, whaou, et puis cette année rebelote 32éme !
    Et ça, a chaque match, tu part avec un sérieux handicap.

  3. DavidBrillac

    Bon je refais mon super jeux de mots: dans l’Indiana, Jones, à été inexistant, et ça commence à duré depuis longtemps pour lui, un seul match a plus de 100 yards au sol cette saison, hors de question de le surpayer au printemps !
    Match frustrant, l’énorme défense des poulains que l’on nous vantait, en a pris 31 à domicile, et cela aurait largement du suffire en temps normal, mais en football, jeux de possession par excellence, les turnovers sont mortels surtout a 4 reprises !

    Très beau match quand même, sur un terrain que l’on ne visite que tout les 8 ans, et dont Aaron n’y retournera probablement jamais.
    20-6 pour LaFleur, c’est quand même historiquement très bon, si il dégage Vladimir Pettine, et Shawn kojak, les Packers en seront nettement amélioré.
    Malgré cette défaite crève cœur, le même bilan que la saison passée est largement atteignable, à commencer par le sunday night football contre nos vieux amis de Chicago pour une centième victoire contre les Bears.

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