Week 15 ~ GB – CHI : Presque encourageant

Green Bay Packers – Chicago Bears : 21 – 13

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On y a cru au match référence mais le canevas des derniers matchs est malgré tout resté le même. À quelques grosses nuances près. L’euphorie des Packers a duré 3 quart-temps au lieu d’un et la défense de l’adversaire valait son pesant de miel. Une victoire de plus qui assure les play-offs, qui a procuré quelques beaux moments mais qui reste encore inaboutie.

GB PREND SES AISES…

Si ce n’étaient les « drops » des receveurs, les Packers avaient bien récité leur leçon jusqu’au milieu de 3ème quart-temps, le moment où GB marquait son 3ème TD pour porter son avantage à 21-3, un score qu’on pensa alors quasiment définitif.

Car la défense avait stérilisé l’attaque des Bears. Comme prévu, le tandem Bears de coureurs (Montgomery – Cohen) n’a jamais vraiment trouvé la faille (67 yards à eux deux). Et côté pass-rush, eh bien en fait Kenny Clark s’est chargé d’enfoncer l’intérieur de l’OL Bears tout le match, prenant pour une fois les lumières face aux Smiths.

Pourtant, le plan d’attaque des Bears visait à déstabiliser la défense Packers en étant constamment en mode « attaque accélérée » avant de, la plupart du temps, attendre les consignes tactiques ; mais cela empêchait les changements de joueurs à GB.

Ni le jeu de course donc, ni les passes écran (bien anticipées), ni les courses de Trubisky (QB) ne permettaient aux Bears d’avancer : 14 yards offensifs sur les 3 premiers drives !

La défense de GB mit même un sacré coup au moral des Bears sur leur 4ème drive de plus de 7 mn. Après que Trubisky ait manqué Miller (WR) qui avait largué King (CB) sur une 3ème et 7, les Bears tentaient la 4ème et 7 à 41 yards de l’en-but. Bien que marqué par Sullivan (CB), Miller réceptionna le ballon mais ne put, à 2 yards de l’en-but, faire atterrir ses deux pieds à l’intérieur du terrain. Turnover on downs.

Ce n’était pas le 1er coup de pouce du destin du match. En effet, dès le deuxième punt ce Chicago, T. Williams (CB), qui avait remplacé Erving (RB) sur ce jeu, fit un fumble provoqué par un plaquage totalement légal de Patterson (WR), sanctionné car le Packer aurait fait un signal de réception protégée, ce que les images ne mettent pas en évidence clairement.

Est-ce que l’attaque avait profité de ce travail de sape de la défense ? En partie. Elle aurait pu mettre un grand coup sur la table si Valdes-Scantling (WR) avait réceptionné la parfaite passe profonde de Rodgers pour un probable gain de 70 yards voire le touchdown… sur la première action offensive des Packers.

Il fallut malgré tout l’audace de LaFleur, convaincu par Rodgers, pour tenter à la passe une 4ème et 4 (au lieu d’un FG à 46 yards), convertie en touchdown par une réception d’Adams en un contre un contre son CB. (7-0)

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La réception de TD d’Adams

Mais drops, lancers dangereux de Rodgers passé près de l’interception à plusieurs reprises, pénalités non sifflées contre la défense et 4ème tentative cette fois non convertie ne permettaient pas de pleinement fructifier l’étouffement de la défense des Packers.

À 4 mn de la première mi-temps, CHI effectuait son 1er « big play » avec une réception de Miller (WR) de 33 yards profitant d’une couverture de zone mal appliquée (le LB Martinez au marquage du WR !). Mais malgré cette concession, les Bears n’enquillaient qu’un FG, en raison notamment d’un sack de Gary (OLB). (7-3)

Avec 1 mn 45 avant la mi-temps et en plus le meilleur retour de l’année (45 yards de Erving), on pensait GB capable de marquer avant la mi-temps. Mais une pression de Hicks (DT) à l’intérieur obligeait Rodgers à se dégager du ballon de manière illégale (pénalité), sortant ainsi GB de la zone de field goal. (7-3 à la mi-temps)

Cette première mi-temps avait montré que l’issue du match pouvait être favorable aux Packers. Le duel attendu entre l’OL Packers et le pass-rush était clairement en faveur des linemen Packers. Incroyable, mais Floyd (OLB) et Mack (OLB) ont été réduits au silence complet, grâce évidemment à la performance de Bakhtiari (LT) et Bulaga (RT) mais aussi à un bon jeu de soutien des gardes, aspect mal exécuté ces dernières semaines contre des bons pass-rush.

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Belle performance du Bakh’

Le premier drive de GB en seconde mi-temps renvoyait un âge d’or de l’attaque de GB qu’on espère pas révolu. Passe « slant » pour Adams : 34 yards ; course de Rodgers plein centre de 17 yards et course de TD pour Aaron Jones de 21 yards grâce à un block de Lazard (WR) et au plaquage manqué de Amukamara (CB). (14-3)

L’euphorie continuait avec un stop de la défense : « turnover on downs » des Bears, encore trop loin pour que le petit Pinheiro (K) tente le FG (sack de Clark ; pression de Fackrell).

L’attaque poursuivait la période faste des vert et or avec un bijou de Rodgers dans l’intervalle entre le CB et le S pour un Kumerow (WR) qui dansa avec la ligne de touche et rebondit sur ses adversaires pour un gain de 49 yards. VIDÉO Aaron Jones terminait le boulot avec un TD de 2 yards où un block de Lazard (WR) fut encore déterminant. (21-3)

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Une réception, mais quelle réception de Kumerow !

… AVANT DE CALER

Avec encore un quart-temps et demi à jouer et 18 pts d’écart, l’affaire semblait bien engagée. Mais les Bears allaient tenter le tout pour le tout. D’abord en défense par des blitz qui obligeaient les Packers à sortir trop tôt du terrain. Mais aussi en attaque avec un Trubisky prenant tous les risques. Ça payait par des gains répétés à la passe d’environ 20 yards. Mais cela aurait dû être sanctionné, les défenseurs Packers vendangeant plusieurs interceptions.

INT

Les Packers ont manqué de réussite en loupant plusieurs interceptions

CHI eut le petit coup de pouce d’une pénalité peu évidente pour un holding de T. Williams (CB) qui annulait une 4ème et 7 pour donner le 1st down aux Bears. Quoi de plus logique que ce soit Miller (WR), le grand bonhomme du match de l’attaque Bears, qui marqua le seul TD du match pour CHI en prenant l’avantage en un contre un sur Amos pour une réception de 2 yards. (21-13)

Les Bears se retrouvaient à une possession d’écart avec encore 8 mn à jouer. Pas encore la panique côté Packers, surtout quand Lowry (DE) punissait l’excès de confiance de Trubisky par une interception à la volée. Mais GB ne capitalisait pas. Pourtant en position de field goal de 44 yards, Rodgers tentait la 3ème tentative à la passe mais se faisait surprendre par un rush éclair de Kwiatkowski (LB) obligeant à un triste punt. L’audace ne paie pas toujours.

Heureusement l’attaque a pu encore compter sur la défense pour contenir l’attaque, certes faiblarde, des Bears, avec un Kenny Clark (DT) dominateur, faisant échouer CHI en milieu de terrain à 1 mn 50 du terme.

Après l’audace, les Packers la jouèrent sobre avec 3 courses consécutives afin de laisser couler le temps avec au final 44 secondes restantes aux Bears. Avec une défense ultra-préventive de GB, les Bears remontaient 45 yards, Alexander (CB) manquant encore une interception.

Avant de tenter le tout pour le tout sur la dernière action en passes latérales. Le pire, c’est que les Bears avançaient bien devant des Packers essoufflés. Il fallut un plaquage rageur de Sullivan (CB) pour que Kwiatkowski (LB) perde le ballon avant que le vieux briscard T. Williams (CB) soit le dernier rempart pour recouvrir le ballon à… 2 yards de l’en-but. VIDÉO

Restait encore une conversion à 2 pts en cas de touchdown Bears pour égaliser mais la défense dut encore lutter jusqu’à la dernière seconde du match, l’attaque n’ayant capitalisé aucun point sur les 5 drives qui ont suivi le 21-3.

LA SUITE CHEZ LES VIKINGS

Oui, le constat de fond reste le même que sur ces derniers matchs mais cette fois, la valeur de l’adversaire était autre que celle des Redskins et des Giants. Aux 2/3 tiers du match, Rodgers & co avaient mis 21 pts à une défense qui n’en encaisse que 19 en moyenne.

Si la fin de match n’a pas été satisfaisante, les Packers doivent capitaliser sur le potentiel offensif qu’ils ont laissé entrevoir sur quelques drives qui ont montré que Rodgers reste encore un QB Elite capable d’actions d’éclat. Seulement, il n’a pas été suivi par l’assiduité de ses receveurs ; quant à Jimmy Graham (TE), indétrônable TE 1, il n’a quasiment plus de capacité de séparation et n’arrive pas à imposer son physique même statiquement. Cette carence au poste de TE, dans l’attente de Tonyan et de Sternberger pour la saison prochaine, est compensée par le jeu d’Aaron Jones, complémentaire à la course et à la passe.

L’OL a passé un très bon test face au pass-rush Bears et cela est très encourageant dans l’optique des play-offs où 49ers et Saints sont très bien dotés dans ce domaine. Tout comme est encourageante la résurgence de Kenny Clark (DT), plus mis en lumière que les Smiths dimanche dernier, Fackrell et Gary se signalant aussi. Là encore, si tout ce petit monde du pass-rush joue au diapason, aucune OL n’aura la partie gagnée face à eux.

Mais avant les play-offs, place au dernier test de la saison, certaines mauvaises langues diraient le seul vrai test de la fin de saison, les Minnesota Vikings. Si les Bears étaient une première marche, les Vikings sont la marche au-dessus et il faudra se les coltiner chez eux avec leur stressante corne de brume, une place où ils sont invaincus en 2019. On en saura un peu plus sur ces Packers 2019 qui avancent pour l’instant bien masqués dans la quête du Super Bowl.

LES STATS

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Green Bay Packers :

  • Aaron Rodgers (QB) : 16/33 à la passe, 203 yards, 1 TD
  • Aaron Jones (RB) : 13 courses, 51 yards, 3.9 yards par porté, 2 TD
  • Davante Adams (WR) : 7 réceptions, 103 yards, 1 TD, 13 fois visé
  • Kenny Clark (DT) : 6 plaquages, 2 plaquages assistés, 2 sacks, 3 plaquages pour perte
  • Jaire Alexander (CB) : 8 plaquages, 1 plaquage pour perte, 1 INT, 2 passes déviées
  • 3 turnovers
  • Efficacité en 3ème tentative : 33 % (5 sur 15)
  • 26 mn de possession de balle

Chicago Bears :

  • Mitch Trubisky (QB) : 29/53 à la passe, 334 yards, 1 TD, 2 INT
  • David Montgomery (RB) : 14 courses, 39 yards, 2.8 yards par porté
  • Allen Robinson (WR) : 7 réceptions, 125 yards
  • Anthony Miller (WR) : 9 réceptions, 118 yards, 1 TD
  • 415 yards offensifs
  • Nick Kwiatkowski (LB) : 4 plaquages, 1 plaquage assisté, 1 sack, 1 plaquage pour perte
  • Efficacité en 3ème tentative : 45 % (9 sur 20)
  • 34 mn de possession de balle

LE DÉTAIL QUI TUE

  • 415 yards offensifs pour les Bears, quand leur moyenne de 289 yards avant le match les classait 28ème attaque NFL

1 Comment

  1. DavidBrillac

    Victoire importante pour les Packers, on se souviendra qu’on a remporté la 200ème contre les Bears.
    Importante dans la course aux premières loges en tête de la NFC, mais malgré une nette amélioration par rapport aux deux matchs précédents, toujours pas de match abouti pendant quatre quart-temps, et toujours cette frustration à la fin du match, en se disant que contre une grosse cylindrée, ça ne passera pas !

    Maintenant effectivement le match chez les hommes du nord lundi prochain est capital, et déterminera notre capacité à gagner en play-off, avec un énorme avantage si l’on doit jouer un, voire deux matchs au Lambeau Field.
    Recevoir, les Vikings, les Cowboys ou les Saints habitués au confort de leurs dôme, ou les chercheurs d’or, en janvier sur la Toundra, tout au long de l’histoire, été un énorme avantage, sauf pour le magicien Manning !
    J’attends vraiment de voir le match Monday night avec impatience, et une première victoire dans leur splendide et somptueux dôme, sera pour ma part un très beau cadeau de Noël.
    D’ailleurs à ce propos, joyeuses fêtes de fin d’année à tous les fidèles lecteurs de GBPF.

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