Week 3 ~ GB – DEN : Un sympathique refrain

Green Bay Packers – Denver Broncos : 27 – 16

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Flacco dans la nasse, coincé entre Preston Smith (n°91) qui provoquera le fumble et Rashan Gary (n°52) qui le récupérera (Photo : Nuccio Di Nuzzio)

Et un, et deux et 3-0. GB fait maintenant partie des 8 équipes invaincues en NFL actuellement. Et c’est encore grâce à sa défense (je m’en étonne à chaque fois de l’écrire). Les turnovers qu’elle a provoqué a donné les munitions nécessaires pour que l’attaque ne reparte pas bredouille. Seulement cette recette n’est pas la plus sûre dans la durée… ou alors la défense 2019 de GB sera historique.

ATTAQUE TIMIDE, DÉFENSE FLASHY

Pourtant l’attaque avait débuté sur les mêmes bases que la semaine passée : tambour battant avec un Rodgers nous faisant ses spécialités. D’abord la passe en mouvement après avoir cherché la solution plusieurs secondes derrière une OL infranchissable (gain à la passe de 19 yards par Marcedes Lewis (TE)). Puis le jeu gratuit en provoquant le hors-jeu de la ligne défensive adverse ; là, le n°12 se lâche sans arrière-pensée et cherche le gros gain. C’est Valdes-Scantling (WR) qui filait vers l’en-but pour réceptionner l’ogive de 40 yards de Rodgers : touchdown (7-0). VIDÉO

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Jeu gratuit pour Aaron Rodgers : TD de 40 yards pour Valdes-Scantling (WR) !

Mais la semaine passée, l’état de grâce offensif avait duré 3 drives, cette fois cela s’arrêtait au bout d’une unité. Rodgers trouvait Adams et Valdes-Scantling pour 2 conversions de 3ème tentative mais on vit le n°12 faire des lancers un poil trop fort, l’un d’eux empêchant Geronimo Allison (WR) de convertir une nouvelle 3ème tentative.

En face, le plan de jeu de Denver n’était pas « funky » : run-run-pass. Si ça butait sur le premier drive (et un premier sack de Preston Smith), le second avançait par les petites courses répétées de Lindsay (RB) et un par un petit coup de pouce du destin avec une course de Flacco (QB) en 3ème tentative accomplissant juste les yards nécessaires pour le first down. Si bien qu’au bout de 8 mn 30 de drive (!), les Broncos étaient à 1 yard de l’en-but, et Lindsay n’avait plus qu’à faire un crochet derrière une bonne poussée de sa ligne offensive. (7-7)

Malgré une course pleine d’abnégation de Jamaal Williams (RB) de 12 yards, les Packers n’arrivaient pas à poser leur jeu de course, malgré la sortie sur blessure de Derek Wolfe (DE). Ils durent se contenter d’un FG de 42 yards sur le drive suivant le TD Broncos. (10-7)

Mais en 3 drives, les Packers avaient mangé autant de temps que le dernier drive des Broncos ! Et DEN allait continuer avec la même tactique sans s’affoler, s’appuyant cette fois autant sur Royce Freeman (RB) que Philip Lindsay (RB). L’OL Broncos créait des brèches que la présence de Montravius Adams, absent pour blessure, aurait pu aider à combler ; même si Tyler Lancaster (DT) a effectué une performance très honnête. Freeman (RB) marquait justement un TD à la course, annulé pour un « holding » de Sanders (WR) sur Alexander (CB), qui amplifiait bien la faute existante afin qu’elle soit signalée.

Qu’à ce ne tienne, les Broncos repartaient à la course et aboutissaient à une 3ème et 2 pour le TD. C’est là que Za’darius Smith (OLB) effectuait un sack décisif qui obligeait DEN à opter pour le field goal en 4ème tentative et 12. Ce sack était d’autant plus méritoire qu’il intervenait sur une phase de jeu où seulement 3 joueurs (les deux Smiths et Clark) avaient été envoyés au front et 8 joueurs placés en couverture ! Za’darius Smith (OLB) faisait reculer son adversaire Garett Boles (LT) qui certes ne commit pas de « holdings » ce dimanche mais souffrit tout le match face au pass-rush de GB. Le FG des Broncos ponctuait un nouveau long drive de 7 mn 30. (10-10)

À 3 mn de la mi-temps, le moment était idéal pour l’attaque d’assommer les Broncos mais c’était un « 3 and out » concédé par Rodgers sur une réception lâchée des mains de Valdes-Scantling (WR).

C’est finalement la défense qui allait assommer les Broncos et son QB Flacco, littéralement, par le biais de Preston Smith (OLB). Le n°91 débordait le RT, tapait le ballon des mains de Flacco, et allait plaquer le RT qui voulait recouvrir le ballon. Son plaquage du RT empêchait son adversaire de bien contrôler le ballon, et c’est Rashan Gary (OLB), venu en renfort qui en profitait pour s’offrir un fumble recouvert… sur la ligne des 5 yards de Denver. VIDÉO

Ce pain béni était converti par une course d’Aaron Jones derrière Jenkins (LG) et Linsley (C) pour le TD. La défense ne laissait aucun espoir à DEN dans les 2 mn restantes. (17-10 à la mi-temps).

Et quoi de mieux pour redémarrer la seconde période qu’une nouvelle action d’éclat de la défense. Cette fois, le turnover arrivait là où on ne l’attendait pas. Le TE Bronco Fant réceptionnait une passe de 4 yards et Alexander toujours aussi rapide sur l’homme, venait au plaquage, mais mieux que ça, iL arrachait le ballon des ballons du rookie TE !

Un 2ème turnover qui donnait un 2ème TD à la course d’Aaron Jones, après que Rodgers se soit connecté au FB Vitale pour 27 yards sur une feinte de course. (24-10)

On pensait les Broncos K.O. Mais ils ne se séparaient pas de leur plan de jeu et repartaient à la course. Ils furent bien aidés néanmoins par un plaquage manqué de Kevin King (CB) qui permit à Lindsay (RB) de gagner 36 yards sur une passe latérale qui n’aurait pas dû apporter le moindre yard si King avait sécurisé son action. Darnelle Savage (FS) stoppait la course du RB et sauvait la baraque. Le jeune FS aura été omniprésent sur le terrain, permettant de minimiser les gains effectués par l’adversaire. C’est à confirmer, mais entre lui et Alexander, le manager général Gutekunst pourrait bien avoir trouvé lors des deux derniers 1er tours de draft deux joueurs qui pourraient être prochainement les meilleurs à leurs postes alors qu’ils étaient vus comme surévalués lors de leurs choix.

Cela n’empêchait pas DEN d’avancer avec un peu de réussite, d’abord sur une 3ème et 6 convertie pour quelques cm, puis sur le TD de Lindsay (RB) en 4ème tentative et 1 yard. Dans un premier temps, le RB butait sur le mur de la DL Packers, puis tentait de s’extirper sur le côté, échappant des griffes de Clark (DT). Puis c’est Lowry (DE) qui avait le moustique dans ses mains mais le LG Bronco arrachait littéralement le RB et dans un mouvement digne d’un ippon au judo retournait son coureur vers l’en-but. La règle dit qu’un joueur de ligne offensive peut pousser son coureur mais pas le tirer. Malheureusement, la pénalité ne fut pas décelée par les arbitres et une révision vidéo n’est pas permise pour ce type d’action qui aurait sans nul doute annuler le TD.

Tiens, tiens, pour la deuxième fois en deux matchs, le kicker adverse manquait la transformation à 1 pt. En frappant le poteau gauche, Mc Manus arrêtait une série de plus de 90 transformations consécutives. (24-16)

Une possession d’écart et les Packers rendaient le ballon par un « 3 and out » plombé par un holding de Graham (TE) sur la première tentative, sa seule « action » notable du match. Heureusement, J.K. Scott (P), qui nous fait un début de saison digne d’un « All-Pro », frappait une ogive de 66 yards pour que DEN reparte de ses 2 yards.

Mais Flacco eut un éclair à la passe, ou plutôt son receveur Courtland Sutton (WR) qui, par une double accélération, laissait Kevin King (CB) les pieds dans la toundra 5 m derrière : réception de 52 yards. Flacco s’enflammait et recherchait encore Sutton côté gauche, mais peut-être à cause de la pluie, le QB balançait une saucisse, le ballon lui échappant sûrement des mains. Le ballon allait tomber au sol, mais Savage (FS) en pleine extension, plaçait ses mains entre le cuir et le gazon : interception, le 3ème turnover de la soirée pour GB.

Contrairement aux deux premiers turnovers, celui-ci ne donnera pas de points, Aaron Rodgers nous faisant l’oeuvre de 3 jets de balle volontairement hors cible. Ce qui interrogeait, c’était la rapidité à laquelle il se débarrassait du ballon, donnant l’impression de ne pas chercher à tout prix de prolonger le jeu comme à son habitude. Bon, la défense forçait les Broncos à un « 3 and out » également.

Cette fois, GB répondait du berger à la bergère avec les recettes de l’adversaire, des courses qui permettent d’avancer, quelques passes bien senties à des joueurs démarqués au bon moment (D. Adams et J. Williams) grâce une OL laissant au n°12 énormément de temps. Le tout pour un field goal de 41 yards. Mine de rien, ce drive avait bouffé 7 mn 35 au chrono et donnait 11 points d’écart, soit plus d’une possession. (27-16)

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L’OL couve des yeux son QB (Photo : Evan Siegle)

Avec 6 mn à jouer, les Broncos allaient devoir passer la surmultipliée pour espérer. Ça continuait à avancer à la course mais le problème pour DEN, c’est que GB ne pliait pas sur une grosse course comme face aux Vikings et donc le temps filait. Alors, il fallait bien passer la balle et les Packers attendaient Flacco au tournant. DEN réussissait par deux fois des 3ème tentatives, mais sur un « rush 4 – cover 7 », Flacco patientait pour trouver une cible, et le rookie Gary (OLB), après avoir « bumpé » sur le TE, arrivait lancé sur le RT pour le repousser et enserrer Flacco pour son premier sack NFL et une perte de 7 yards !

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1er sack NFL pour Rashan Gary (Photo : Evan Siegle)

Avec 17 yards à couvrir pour le first down, les Broncos ne pouvaient rien faire à la couverture multiple des Packers couplée à la menace du pass-rush pourtant réduit en nombre. Forcé de tenter une 4ème et 17, c’est même un nouveau sack de Preston Smith qui sanctionnait le drive des Broncos.

Avec 2 mn à jouer, la cause était entendue et on retiendra de cette fin de match le 6ème sack de GB effectué par Za’darius Smith plutôt que le FG de 45 yards manqué de Crosby par déconcentration.

UN MODÈLE DURABLE ?

Les bases sur lesquelles sont partis les Packers apparaissent difficilement maintenables dans la durée.

La défense porte l’équipe et a montré d’incroyables ressources pour garder son intensité même en fin de match alors qu’elle est restée 35 mn 30 sur le terrain ! Elle reste la deuxième équipe NFL après les New England Patriots au nombre de points encaissés. Elle est désormais la 5ème équipe NFL au nombre de yards encaissés par la passe.

Cette défense contre la passe est symbolisée par les Smiths pass-rushers qui pour l’instant remboursent par leurs performances chaque dollar de leurs gros contrats. Imaginez qu’après 3 matchs, le n°55 et le n°91 ont 7,5 sacks, soit plus que la paire titulaire en 2018… sur toute la saison (3,5 sacks pour Clay Matthews ; 1,5 sack pour Nick Perry) !

De plus, GB mène la NFL en terme de pression sur le QB adverse avec 39 % de jeux où la défense génère de la pression (21ème en 2018), tout en ayant le 5ème rang le plus bas à envoyer des blitz adverses. Cela veut tout simplement dire que le pass-rush est monstrueux. Le travail de sape de Kenny Clark (DT) est récompensé à sa juste valeur par l’efficacité des Smiths sur les ailes. Et surtout, Mike Pettine, grâce à cette qualité, peut envoyer du « 4 rush – 7 cover » voire du « 3 rush – 8 cover » tout en générant de la pression malgré tout ! Les New York Giants de 2011 avaient défait les New England Patriots de cette manière au Super Bowl comme ils l’avaient fait en match de division des play-offs contre les Packers qui sortaient pourtant d’une saison à 15 victoires et 1 défaite.

C’est seulement au niveau de la défense contre la course que le bât blesse (25ème NFL). Mais sur ce match, la défense a rendu quasi-unidimensionnelle l’attaque de Denver la cantonnant au sol avec des petits gains. Et sur le plan statistique de la saison, la course de 75 yards de Dalvin Cook des Vikings plombe les bilans.

En résumé pour la défense, sur les 3 premiers matchs de la saison :

  • 2019 : 35 points, 12 sacks, 4 INT, 4 fumbles
  • 2018 : 83 points, 5 sacks, 2 INT, 1 fumble

Là où c’est encore plus exceptionnel, c’est bien dans la capacité à provoquer les pertes de balle. Couplée à la surprotection du cuir par Rodgers (meilleur ratio TD/INT en carrière de l’histoire de la NFL rappelons-le), cela donne pour l’instant une balance de + 8 entre les gains de balle et les pertes de balle, faisant de GB le leader NFL dans cette catégorie statistique, et de loin. Seules deux autres équipes NFL ont une balance supérieure à… + 3.

Cette balance des turnovers si favorable est exceptionnelle. Mais comme je le disais, si elle témoigne de qualités défensives, elles revêtent un caractère aléatoire sur lequel une équipe ne peut totalement se reposer.

En effet, il est possible de passer au travers d’un match au niveau de cette balance des turnovers en n’étant pas exceptionnel dans ce domaine. Et si ce match est un match de play-offs, voilà comment une saison fulgurante peut s’achever de manière frustrante.

Alors pour anticiper cela, il apparait nécessaire que l’attaque retrouve un rythme plus régulier. Pour l’instant, ça hoquète encore. L’attaque à la passe fut moins huilée que contre les Minnesota Vikings et le problème de conversion des 3èmes tentatives devient chronique (22 % contre les Broncos, après les 20 % contre les Bears et les 33 % contre les Vikings).

GB est ainsi l’équipe NFL qui subit le plus de « 3 and out » et est 30ème NFL pour ce qui est de la conversion des 3ème tentatives ; seuls les New York Jets et les Miami Dolphins sont derrière GB : une charmante compagnie.

Il ne faut pas chercher l’explication dans la prestation de l’OL : elle a effectué sa meilleure performance de l’année. Et cela correspond à la première titularisation d’Elgton Jenkins au poste de LG. Pas vraiment un hasard. Le rookie impressionne en protection de passe et c’est dans son sillage qu’Aaron Jones (RB) marque son premier TD. Lane Taylor, titulaire en début de saison, vient de déclarer qu’il doit faire opérer son biceps gauche, le mettant hors-jeu pour la saison 2019. À Jenkins de nous le faire oublier, et c’est bien parti.

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Jenkins au poste de LG : un rookie qui n’en a pas l’air (Photo : Evan Siegle)

Le reste de l’OL a joué au diapason de Jenkins, ne concédant aucun sack. Rodgers reconnaissait lui-même que c’était un des matchs où il fut le plus protégé en carrière, ne prenant qu’un choc sur toute la partie, quand en face vous aviez une paire de pass-rushers (Miller-Chubb) terrible… sur le papier.

Le jeu de course de GB a été faiblard (78 yards) mais il n’a pas été abandonné (43 % des jeux appelés) avec quelques first downs qui ont permis quelques respirations. Il doit néanmoins se rapprocher du standard du match contre les Vikings pour offrir encore plus de diversité à l’attaque.

Car au niveau réceptions, ce n’est pas folichon. Derrière le n°1 à tout faire Davante Adams, Valdes-Scantling commence tout doucement à s’affirmer comme un vrai n°2 au profil de menace profonde et il fait encore des erreurs de jeunesse. Cependant, il manque un vrai slot WR, un poste où Randall Cobb faisait beaucoup de bien. Allison manque de solidité pour ce poste qui évolue dans le trafic du milieu de terrain. Alors est-ce que Shepherd peut être le futur proche ?

Le corps de TE devait pallier l’inexpérience du corps de WR. Mais il est aux abonnés quasi-absents quand l’emphase devait être porté sur eux avec Matt LaFleur en entraineur en chef. Le rookie Sternberger n’a pas joué un match NFL de saison régulière mais il manque déjà. Car il est notre seul TE capable de constituer une menace profonde avec sa vitesse, là où Tonyan a montré qu’il lui en manquait un poil pour un possible TD en coin sur une passe lobée de Rodgers. Ce dernier est tout de même très fiable, voire exceptionnel si on le rapporte à son contrat de rookie non drafté.

Marcedes Lewis est solide, très bon en blocks mais lent. C’est surtout Graham au contrat mirobolant qui est aux abonnés absents. Il est mauvais aux blocks, ça on le savait, mais il n’a définitivement plus ses jambes qui lui permettaient d’être un méga WR. La probabilité de résiliation en fin de saison se rapproche des 100 %. Alors oui, j’ai hâte de voir Sternberger revenir de blessure ; avec Raven Greene (S) qui offrait une polyvalence appréciée en début de saison.

LES STATS

Green Bay :

  • Aaron Rodgers (QB) : 17/29 à la passe, 235 yards, 1 TD, 0 INT
  • Jamaal Williams (RB) : 12 courses, 59 yards, 4.9 yards par porté
  • Aaron Jones (RB) : 2 TD
  • Marques Valdes-Scantling (WR) : 6 réceptions, 99 yards, 1 TD
  • Blake Martinez (ILB) : 8 plaquages, 4 plaquages assistés, 2 plaquages pour perte
  • Preston Smith (OLB) : 4 plaquages, 1 plaquage assisté, 2 plaquages pour perte, 3 sacks, 1 fumble provoqué
  • Jaire Alexander (CB) : 5 plaquages, 2 plaquages assistés, 2 passes déviées, 1 fumble provoqué
  • J.K. Smith (P) : 4 punts, 53 yards de moyenne (+ long punt de 66 yards !)
  • Efficacité en 3ème tentative : 22 % (2/9)
  • 6 sacks
  • 7 pénalités pour 53 yards concédés
  • 24 mn 30 de possession de balle
  • 3 turnovers provoqués

Denver :

  • Joe Flacco (QB) : 20/29 à la passe, 213 yards, 1 INT, 1 fumble perdu
  • Philip Lindsay (RB) : 21 courses, 81 yards, 3.9 yards par porté, 2 TD
  • Courtland Sutton (WR) : 5 réceptions, 87 yards
  • Bradley Chubb (OLB) : 5 plaquages, 3 plaquages pour perte
  • Efficacité en 3ème tentative : 53 % (8/15) !
  • 3 pénalités pour 27 yards concédés
  • 0 turnover provoqué

LE DÉTAIL QUI TUE

  • 3 turnovers à 0 pour un différentiel de 14 points capitalisés sur les turnovers (quand la différence au score est de + 11…), c’est la seule explication pour qu’une équipe qui a 11 mn de moins de temps de possession et plus de moitié moins de réussite en 3ème tentative gagne.

 

5 Comments

  1. Guile

    Super article, merci !

    Quelques petites observations à froid après les divers échanges sur l’article précédent :
    – La stat par portée de Lindsay est beaucoup moins bonne que ce que je pensais en regardant le match en direct. Alors oui, on souffre à la course depuis la blessure de Raven Greene (et l’indispo sur ce match de Montravius Adams) mais hormis le gros trou d’air sur le TD de Cook, ça reste pas si mal que ça.
    – Je suis d’accord pour le slot WR mais la perte de Saint-Brown en fin de PS nous a fait mal là-dessus. Pour moi, il était fait pour jouer là cette année (d’où le départ de Cobb) parce qu’Allison le coton-tige ne pourra pas le faire.
    – J’ai vu que MLF voulait permettre à Graham d’être plus sollicité. Pour moi c’est une erreur, il est à moitié blessé et à moitié cramé. A la limite l’utiliser en red-zone comme contre les Bears mais sinon c’est le Tonyan Time.
    – J’ai l’impression qu’il ne manque pas grand chose aux WRs pour que ça se passe mieux… Quelques drops à ne pas faire, pas de pauses/ralentissements dans les courses. Manque soit un match référence soit de l’expérience mais sur ce dernier point cela va être dur. J’aimerais bien voir plus Sheperd, Lazard et Kumerow pour voir ce qu’ils ont dans le ventre…
    – L’OL : c’est mieux sans Taylor

  2. DavidBrillac

    Merci pour l’article !
    Avec une telle défense on gagne le Super Bowl comme tout le monde le dit à tout bout de champ depuis des décennies, même si j’ai toujours été sceptique sur sa véracité.
    Donc on a enfin une super défense de haut niveau, même si notre super linebacker Martinez serait heureux et se satisferait d’avoir a ces côté un autre bon linebacker, et du coup des mecs comme A.J. Hawk, où Nick Barnett, ne feraient pas tâche à ses côtés.

    Maintenant que l’on a une super défense, on a perdu notre attaque qui était notre force depuis une décennie !
    Imaginez qu’il y a encore quelques saisons, Rodgers avait à sa disposition pas moins de 6 WR de top niveau !
    Donald Driver, Jordy Nelson, Greg Jennings, James Jones, Randall Cobb, ajouter à celà un TE super receveur, Jermichael Finley, certainement ce qu’il se faisait de mieux a l’époque, ce qui laisse encore plus de regrets avec un seul Super Bowl au compteur !
    À l’époque notre duo de running back était composé de Ryan Grant, et James Starks, sans faire offense à nos jeunes running back c’était d’un autre niveau, d’ailleurs depuis le début je les trouve moyens tout les deux, et ne seront jamais des cracks !
    Aujourd’hui malgré tout son talent, Adams apparaît bien seul, et on se demande pourquoi on a pas gardé Cobb le dernier des mohicans !
    Ajouter à cela un Rodgers méconnaissable, après dix ans au top niveau, et on comprend pourquoi notre attaque patine dans la semoule.
    Espérons qu’elle élève son niveau, ou alors la défense devra garder le sien jusqu’au bout !

  3. The_Chosen_One

    Merci GBPF

    pour moi après avoir « digéré » le match j’ai plusieurs analyses

    le playcalling est trop frileux ! On attendait plus d’un disciple de Shanahan.
    Les schémas sont répétitifs, les TE pas assez sollicités (je parle de Tonyan et bientôt Sternberger j’espère), on ne voit jamais de tracé « Slant » qui faisait beaucoup de dégats du temps de Jordy et représente une arme de base efficace pour avancer. On voit pas de playaction qui pourtant avec les qualités de Rodgers ça pourrait faire des ravages, là aussi çà me surprend pour l’ancien OC de Sean McVay qui ne joue quasiment que comme ça. Pas vu un seul trick play ou un jeu renversé. Et enfin, aucun mouvement pré snap !
    Dès qu’on sort un peu du schéma classique ça marche. Exemple le tracé wheel de Vitale qui fait un big play et presque un TD à 1y près. Les passes sur Lewis ont aussi fait mouche à chaque fois.
    On a l’impression que sorti des 3-4 premiers drives bien répétés à l’entrainement, on retombe dans nos travers de jeu sans âme et sans idée. Et puis faut arrêter avec les fake snaps, c’est systématique, alors c’est bien là ça a marché une fois, mais c’est la peine de le faire à chaque fois les gars d’en face sont pas naifs pour se faire avoir à chaque fois.

    Après le gros problème c’est les WR.
    Capacité de séparation médiocre, drops dégueu, ça pardonne pas.
    Allison est mauvais, y a pas d’autre mot, c’est au mieux un WR4, ce qu’il était avant d’ailleurs, vouloir en faire le WR2 ou le slot WR est totalement utopique et illusoire. Il faut impliquer d’avantage Shepherd et Lazard, ils ont l’air plus à même de créer des séparations. La différence avec les années fastes c’est ça, la capacité à trouver un cible ouverte ou semi ouverte.

    Enfin Rodgers doit régler la mire parce qu’il y a eu quelques lancers pas très beaux.

    @David, je te trouve sévère avec nos RB. Dans mon souvenir on peut pas dire que Starks était un cador de la ligue, pour moi Jones lui est assez nettement supérieur. Je trouve Jamal Williams en progrès et même si ce n’est pas Saquon ou Zeke, pour un RB2, c’est pas si mauvais. Le problème de nos RB c’est que pour l’instant on est attendu sur les run. Les defenses adverses nous attendent bien et nos OL sont pas géniaux en run block, d’ailleurs Linsley et Turner va falloir qu’il monte d’un cran. Le rookie par contre a fait un bon début, ça va aider par rapport à Taylor qui était un zéro total en run block.

    Bon la suite demain soir déjà, j’espère qu’on va enchainer et profiter d’une secondary assez moyenne des Eagles pour enfin avancer à la passe.

  4. DavidBrillac

    Salut Chosen, les running back de top niveau ne sont pas légion dans l’histoire des Packers, on aurait pu avoir le plus grand, Barry Sanders, mais on a eu à la place un boeuf aux hormones !
    Le duo Grant, Starks, pouvait cumuler 1800 yards par saison, 1200 pour l’un, et 600 pour l’autre, si nos compère du moment en font de même, je reviendrai sur ma critique 😉
    Mais je suis sûr qu’ils n’atteindront jamais le niveau d’un Dorsey Levens, et encore moins celui de Ahman Green capable de frôler les 2000 yards en une saison.
    Enfin sur les fake snap de Rodgers je suis d’accord avec toi, ça ne marche plus comme avant, mais Rodgers en a fait sa spécialité, et le fait systématiquement depuîs ses débuts.

  5. The_Chosen_One

    @David
    pour les RB, écoute ça tombe bien, à la prochaine draft se présente un petit gars qui joue déjà dans le Wisconsin et qui pourrait être de ceux qui s’approchent des 2000y.
    Quelques autres beaux spécimen seront également de la fête.

    Mais je pense que Jones pourrait dépasser les 1000y. Pour ça il faut d’abord que la ligne fasse de meilleur block.

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