
(Photo : Milwaukee Journal Sentinel)
Pas de miracle à Philadelphie où les Packers ont été défaits sans donner beaucoup d’espoir à ses cheeseheads. La faute à un début catastrophique et à une attaque anémique qui n’a récolté aucun fruit de ce que la défense lui a donné.
Philadelphia Eagles – Green Bay Packers : 22-10
UN DÉBUT CATASTROPHIQUE
Pour pouvoir réaliser l’exploit, il fallait bien débuter le match, comme GB l’avait fait l’année passée au même stade de la compétition chez les Cowboys. Là, ils avaient infligé un 14-0 en un gros quart-temps avec notamment une interception d’Alexander dans la besace.
En match de play-offs, on le sait, les turnovers peuvent avoir un énorme impact. Alors quand votre équipe préférée en effectue un sur la première action du match, vous avez envie de jeter de dépit votre ordinateur au sol. Ou comment une première action réduit à néant des espoirs maigrelets.
Cette action, c’est donc un retour de kickoff de Keisean Nixon. Ce dernier a carte blanche pour retourner les kickoffs comme il le souhaite, eu égard à un TD marqué il y a un peu plus de… deux ans parce que le kicker Vikings avait complètement ouvert la porte à son retour. Or, depuis, et encore plus en 2024 avec l’évolution des règles de retour de kickoff, les retours de Nixon ne valent plus tripette. Et le n°25 a déjà eu des fumbles sur retour, souvent récupérés.
Facile à dire après mais en captant le ballon dans sa propre endzone, Nixon ne saisissait pas une opportunité de retour trop court mais montrait une vraie volonté de retourner. Et il fit preuve d’un manque de vision patent en s’empalant contre… Oren Burks (ILB), l’ancien Packers, bust de 3ème tour 2018.
Choc casque contre casque. Pas de pénalité. Les arbitres ont estimé que le choc était accidentel et non intentionnel. Il est vrai que Burks se présenta en face de Nixon et baissa la tête un peu avant le retourneur. Celui-ci baissa la tête également et se fit désintégrer. Balle perdue mais Nixon n’était pas K.O. et reprit le ballon (et ses esprits) avant la mêlée. Le problème, c’est qu’un Eagle prit le ballon qui était dans les mains de Nixon alors que celui-ci avait touché terre.
Alors que le fumble aurait dû être déclaré comme recouvert par Nixon, les arbitres estimaient que le ballon arraché par les Eagles l’était dans les règles. Un vrai « Fail Fumble » qui ressemblait en tout point à l’action du « Fail Mary » où en 2012 le safety MD Jennings qui avait intercepté le ballon vit Golden Tate entourer le ballon de ses bras pour avoir le résultat inverse de la vérité. On eut la même mauvaise interprétation que le replay vidéo ne fit même pas changer. Au grand dam de l’analyste arbitrage de la FOX qui indiquait que la décision première de fumble perdu allait être retournée au vu des images.
Évidemment, les Eagles s’en fichaient bien et allaient profiter de ce coup du destin. Sur une situation de passe où GB n’envoyait que 4 rushers, Hurts eut tout le temps du monde pour finalement trouver un Dotson (WR) qui avait semé Evan Williams (S). (7-0)
J’étais K.O. debout. Il ne s’était passé que 1 mn 40 mais les Packers me semblaient déjà dos au mur et se devaient de réagir. Mais c’est tout l’inverse qui se passait. La première action était une passe trop haute pouvant être interceptée. Et sur la 3ème tentative, E. Jenkins (LG) se faisait feinter par son défenseur qui obligeait Love à se débarrasser du ballon.
LA DÉFENSE FERME LES ÉCOUTILLES
Bref, après 3 mn de jeu, je n’attendais déjà plus grand-chose du match et attendait la sentence rapide du 2ème TD. Et pourtant, cette sentence n’arrivera qu’en fin de 3ème quart-temps !
Car la défense des Packers fut égale à elle-même et montra tous les progrès que Jeff Hafley a apporté à cette équipe sans d’énormes changements d’effectifs, si ce n’est l’apport essentiel de Mc Kinney (S), maillon indispensable à cette défense, et l’éclosion tardive (car avec trop peu de temps de jeu) du rookie Cooper (ILB).
Même si elle encaissa quelques grosses courses de Barkley (RB), celles-ci étaient quelques éclairs parmi de nombreux échecs, les Eagles n’accumulant pas les first downs comme des petits pains (ils en eurent même moins que les Packers : 16 à 17).
De plus, sans être aussi parfaite qu’au match de week 1, la défense empêchait aussi Hurts de trop s’amuser par ses courses. Du coup, l’équipe qui court le + en NFL accumula les punts, cinq jusqu’à leur 2ème TD ; entrecoupé seulement d’un seul FG.
Car côté passes, la défense de GB avait bien mis en place sa toile, ayant mis AJ Brown (WR) sous haute protection alors que le pass-rush sans être extraordinaire était discipliné. Tant de fois, j’ai vu le rush-4 avancer difficilement mais avancer en levant les bras si bien que malgré le temps donné à Hurts, celui-ci voyait une nasse se refermer petit à petit sur lui, testant sa vision du jeu qui ne fut donc pas des plus clairvoyantes.
Vous rajoutez à cela quelques blitz bien sentis avec par exemple Cooper en 3ème tentative et vous avez une équipe de Philadelphie, 7ème NFL en nombre de points marqués (27,2 pts ; avec même + de 31 pts de moyenne sur les 3 derniers matchs de la saison), n’avoir marqué que 10 pts dans les deux premiers tiers du match.
Si l’attaque de GB avait été un tant soit peu correcte, elle aurait dû profiter de ses 6 possessions dans cette intervalle (et j’enlève celle juste avant la mi-temps où Love fit un « kneel »). Au lieu de cela, 3 punts, 1 FG manqué et 2 interceptions.
Si Josh Jacobs (RB) se démenait comme un beau diable, ses gains par course restaient limités, vu que l’intérieur de l’OL se faisait malmener par le duo de DT Jordan Davis – Jalen Carter. Une OL intérieure où E. Jenkins (LG) dut rapidement sortir pour un choc d’un casque contre son bras. Résultat, le contexte ne pouvait pas être pire pour la rentrée du rookie de 6ème Travis Glover, qui fut vite dépassé et remplacé par Kadeem Telfort.
Côté OL d’ailleurs, Zach Tom (RT) effectuera d’ailleurs son plus mauvais match de la saison. C’est bien simple, son très bon niveau le rend normalement invisible. Là, on l’a vu en difficulté dans toutes les phases de jeu.
Le jeu de course ayant du mal à se développer, il fallait bien à un moment sortir de sa coquille. On connait Jordan Love et ses côtes favresques de lancers 50-50. Au début du 2ème quart-temps, le QB lança en « deep sideline » vers Wicks (WR). Avec un lancer un petit poil sous-dosé, c’est surtout Darius Slay, le CB, qui fit un jeu d’exception se muant WR pour capter le ballon presque en aveugle. Interception sur la première vraie tentative de passe au-delà des 10 yards.
La deuxième interception vint sur une très mauvaise lecture de Love qui trouva… Zach Baun (ILB) dans l’intervalle entre Tucker Kraft (TE) et M. Heath (WR).
Vous rajoutez un FG de 38 yards manqué par Mc Manus (K) et la coupe était pleine quand vous pensez que le kicker de GB avait le 2ème % NFL en saison régulière et qu’il n’avait jamais manqué un FG en play-offs.
Il y eut quelques bonnes choses comme Reed (WR) qui cassa plusieurs plaquages après réception pour 20 yards ou deux « tush push » de Tucker Kraft (TE) ou encore un Love improvisant à la course pour 11 yards. Mais c’était tout et ça faisait 10-0 à la mi-temps.
RÉVEIL DE L’ATTAQUE, FLÉCHISSEMENT DE LA DÉFENSE
Avec un sack sur le 1er drive de PHI, la défense me remettait une petite cuillère d’espoir. Ça devenait une cuillère à soupe quand GB enchainait les first downs sur leur 1er drive offensif de la 2ème mi-temps avec notamment la 1ère réception longue portée (30 yards) pour Wicks (WR). Même si on nota la malheureuse sortie pour commotion de Doubs (WR), pourtant protégé par un casque rembourré.
Seulement, à 9 yards de l’en-but des Eagles, GB vendangeait ses tentatives. Une première catastrophe fut évitée par Kraft (TE) qui recouvrait le fumble de Jacobs. Puis, Love ne se montra pas précis vers Heath (WR) et Melton (WR). Dans ce match à peu de points, le FG engrangé était un échec. (10-3)
Les Eagles avaient fini d’attendre. À leur 8ème drive, ils marquaient enfin leur 2ème TD par Dallas Goedert (TE) qui humilia par deux raffuts Carrington Valentine (CB). On ne peut pas reprocher la différence de gabarit entre Goedert (1,96 m, 116 kg) et Valentine (1,83 m, 86 kg). Mais dans ces cas-là, on ne joue pas physique et on plaque aux jambes son adversaire. Valentine ne le fit pas, montrant un manque patent de technique de plaquage. Sur cette action, GB fit l’erreur de faire « full blitz » sur un jeu offensif désigné comme court et rapide. Si je suis pour être agressif, pas sûr que le faire sur une 2ème et 1 ait été pleinement judicieux. (16-3)
La mi-temps avait tout de même fait du bien pour l’attaque. Après un 1er drive de 76 yards, mais pour seulement 3 pts, GB repartait bien. D’abord avec une réception de 20 yards de Reed, mais celui-ci se blessa au bras sur l’action. Puis avec Wicks. Et enfin bien sûr avec Jacobs (RB), présent sur tous les drives et encore plus sur celui-ci.
Dès une prise de balle, la brèche s’ouvrit et Jacobs s’engouffra goulûment dedans pour après glaner un festival de plaquages manqués. Après cette spectaculaire course de 31 yards, le RB était justement récompensé par le TD de 1 yard. (16-10)
Mais à peine revenus à portée de fusil que les Eagles s’écartaient à plus d’une possession, notamment avec une « brutalité » faible et inutile de Nixon (CB) qu’on bafferait bien par plaisir de temps en temps. En redzone, le pass-rush mettait quand même sous pression le QB et provoquait des « holdings » de PHI qui se contentait du FG. (19-10)
Côté pile, GB n’encaissait que 3 pts. Côté face, PHI avait consommé 7 mn 30 au 4ème quart-temps, ne laissant plus que 7 mn 30 à GB pour combler 2 possessions.
Et comme une armée qui perd ses meilleurs soldats au combat, c’est cette fois Jacobs qui sortait du match après une réception de 14 yards. Vite confrontés à une 3ème et 3, GB surprenait, et le commentateur Tom Brady le premier, par une course plein centre de Wilson (RB). Mais celle-ci fut inopérante.
À 5 mn de la fin, la 4ème tentative devait être tentée, même sur ses propres 41 yards. Le jeu appelé fut un tracé « out » de Heath (WR). Mais le ballon lancé par Love était trop haut si bien que malgré ses efforts pour capter le ballon, Heath retomba hors du terrain. Turnovers on downs qui sonnait comme une sonnerie aux morts.
PHI n’avançait plus mais TJ Slaton fit un « roughing the passer » aussi bête que la pénalité de Nixon auparavant. Assez pour permettre le FG et surtout faire couler 1 mn de +. (22-10)
Douze points d’écart, 3 mn à jouer. La situation de GB était désespérée, comme le lancer de Love de 40 yards au 2 mn warning pour Melton (WR) doublement couvert. Cela aboutit à une interception (la 3ème du match pour Love) même si une énorme DPI de Baun (ILB) sur Melton (WR) aurait dû être sifflée.
Même si la DPI avait été sifflée, il aurait fallu un sacré concours de circonstances pour créer l’exploit. Avec cette interception, cela empêchait de combler le score qui du coup est plus conforme à la différence du jour entre les deux équipes NFC.

2025, ANNÉE TEST
Même si le bilan de la saison régulière de GB est meilleur que la saison passée (11-6 contre 9-8), les Packers échouent un tour plus tôt que l’année passée. Si on ajoute que la saison 2024 des Packers est constituée de peu de matchs mémorables et que GB termine sa saison sur 3 défaites consécutives, j’estime tout de même que cette saison, sans être une régression, n’a pas montré d’amélioration significative.
Dans une NFC grande ouverte contrairement à l’AFC, les Packers ont laissé passer une chance de plus. Après, au vu du déroulement du match, la longue liste des blessés sur ce seul match de wild-card ne permettait pas non plus d’imaginer des lendemains qui chantaient dans ces play-offs 2024.
Alors, maintenant les regards se tournent vers 2025 qui pour moi ne sera pas une saison comme une autre et Brian Gutekunst, le manager général, l’a confirmé à demi-mots. Le Super Bowl sera l’objectif.
Autrement dit, cette 3ème saison de Love avec LaFleur sera l’heure du bilan du duo. En cas de non qualification aux play-offs, le siège de LaFleur pourrait être éjectable. Mais il est difficile d’imaginer les Packers hors play-offs sans blessure majeure. L’équipe a beaucoup de potentiel et les play-offs à 7 par conférence permettent vraiment d’espérer malgré une mauvaise passe en saison.
D’ailleurs, ces deux dernières qualifications en PO l’ont été avec le 7ème rang, chose qui n’était pas possible avant 2020.
Mais en 2025, on doit savoir où GB va. Love est-il le QB des 15 prochaines années ? Je disais oui en 2023. Je n’en suis plus aussi sûr maintenant. Il doit me prouver le contraire.
De même que LaFleur. Je n’aime pas mettre, comme trop de commentateurs professionnels ou amateurs, trop de crédit ou débit sur l’influence du coaching sur les résultats. Mais sur la séquence des 3 derniers matchs (Vikings, Bears, Eagles), LaFleur a failli et a porté une vraie responsabilité.
Alors s’il n’y a pas de rebond de ces deux hommes en 2025, des vraies questions devront être mises sur la table à la fin de la saison prochaine.
La bonne saison de la défense Packers est à mettre au crédit de Jeff Hafley et a montré justement qu’un changement d’entraîneur (ici le coordinateur défensif) peut avoir du bon. Le changement de système de 3-4 en 4-3 a eu du bon : la défense s’est amélioré dans tous les secteurs. Mais ce qu’elle a gagné assez exceptionnellement en run stop, elle l’a perdu en pass rush. Le coach de la ligne défensive a été démis de ses fonctions et c’est un moindre mal quand on sait que potentiellement, cette DL peut être uniquement constituée de 1er tours de draft (Gary, Wyatt, Clark, Van Ness).
Côté coaching, l’expérience Rich Bisaccia en coordinateur des équipes spéciales n’a pas apporté la révolution tant espérée dans ce domaine. Ses unités ne dépassent pas la moyenne NFL et les expériences au poste de kicker de Carlson et Narvesen ont été des fiascos. Mais LaFleur consentira t-il à prendre la décision qui s’impose sur l’homme qui est aussi assistant head coach et qui pour moi a trop de mauvaise influence sur cette équipe.
Les chantiers de la free agency et de la draft arrivent. Crédit au GM pour la free agency dernière avec deux playmakers recrutés : un en attaque (Jacobs), un en défense (Mc Kinney), tous deux au Pro Bowl.
Gutekunst est moins frileux que son prédécesseur sur le sujet et ses deux grosses FA (2019 et 2024) ont été couronnées de succès. Entre les deux, il a fallu avaler le drama Rodgers et son contrat en platine massif. Le contrat de Rodgers désormais complètement purgé, GB a les moyens de bouger à la prochaine FA. À suivre.
La saison 2024 ne sera donc pas un grand millésime pour les Packers. D’ici quelques années, on aura du mal à la détailler tant elle nous est apparue sans grand éclat.
Pour GB, c’est un nouvel arrêt en playoffs, le 11ème en 14 saisons depuis le dernier Super Bowl gagné. Et le précédent avait été gagné 14 ans plus tôt. Titletown ne peut se permettre d’attendre beaucoup plus longtemps.
D’ici la prochaine saison, il y a aura la draft, la première accueillie à Titletown, un évènement à suivre en attendant la prochaine saison où encore une fois les cheeseheads auront des rêves de grandeur. Une draft où GB aura le 23ème choix et où ce sera la 12 fois dans les 15 dernières drafts que GB aura son pick originel dans le dernier tiers du 1er tour de draft.
LES STATS

PHILADELPHIA EAGLES
- Jalen Hurts (QB) : 13/21 à la passe, 131 yards, 2 TD, 111.4 rating ; 6 courses, 36 yards
- Saquan Barkley (RB) : 25 courses, 119 yards, 4.8 yards par porté
- Devonta Smith (WR) : 4 réceptions, 55 yards
- Nolan Smith (DE) : 4 plaquages, 4 plaquages assistés, 2 plaquages pour perte, 2 sacks, 2 QB hits
- 0 turnover
- Efficacité en 3ème tentative : 18 % (2/11)
- Efficacité en 4ème tentative : 100 % (1/1)
- Efficacité en redzone : 25 % (1/4)
- 7 pénalités pour 64 yards concédés
- 30 mn 30 de possession de balle
GREEN BAY PACKERS :
- Jordan Love (QB) : 20/33 à la passe, 212 yards, 0 TD, 3 INT, 41.5 rating
- Josh Jacobs (RB) : 18 courses, 81 yards, 4.5 yards par porté, 1 TD, 1 fumble ; 3 réceptions, 40 yards
- Jayden Reed (WR) : 4 réceptions, 46 yards
- Isaiah Mc Duffie (CB) : 2 plaquages, 6 plaquages assistés, 0.5 sack, 1 QB hit
- 4 turnovers
- Efficacité en 3ème tentative : 54 % (7/13)
- Efficacité en 4ème tentative : 50 % (1/2)
- Efficacité en redzone : 33 % (1/3)
- 8 pénalités pour 85 yards concédés
- 29 mn 30 de possession de balle
LE MOMENT DU MATCH
Les Packers auraient dû montrer +. Mais difficile de ne pas retenir… la 1ère action du match et ce Fail Fumble. Fun fact : la NFL vient de punir le plaqueur de l’action (Oren Burks) pour brutalité…
LES DÉTAILS QUI TUENT
- 12 pts d’écart au score et pourtant 4 turnovers à 0 pour GB
- Les Packers ont terminé le match avec 5 titulaires au début du match en moins en attaque et 2 titulaires en moins en défense
GreenBayPackersFrance
Alors oui, je pense également que Nixon avait recouvert le ballon et j’ai cru que la gonfle allait revenir alors que je venais de me dire : « Tain, je sais après 3 secondes de jeu que le match est perdu si les Eagles marquent un TD parce que ça sortira MLF de sa zone de confort et qu’il va faire de la merde. »
Mais c’est comme ça. Après honnêtement :
– Je pense que niveau offense, ils auraient pu jouer toute la semaine sans que ça ne devienne ne serait-ce qu’intéressant. Des blessés à gogo, un mauvais match de plusieurs joueurs (dont Tom effectivement), un Love décevant (était-il encore blessé, je me le suis demandé sur certaines actions) et un MFL sans idée aucune. C’était chiant, stéréotypé, visible à des kilomètres. Seul Jacobs a fait ce qu’il a pu pour essayer de rendre un peu hommage au bon match de la défense (bon sauf Walker et les pénalités à la con).
– Vu le match que les Commanders ont sorti pour battre les Lions, je ne vois pas comment nos Packers auraient pu sortir ce match là.
Donc techniquement et contrairement à l’année dernière : zéro regret et zéro énervement. De mon point de vue, c’était inéluctable au vu du match. La défense a fait ce qu’il fallait (bloquer Barkley et forcer un peu Hurts à passer) mais l’attaque a juste été anémique.
Je te rejoins sur les questions qui se posent :
– Je n’étais pas hyper convaincu par Love, j’attendais qu’il confirme sa fin de saison dernière en boulet de canon et entre les blessures, les INT et sa peur d’oser en fin d’année je reste toujours dubitatif. De mon point de vue, c’est plutôt un Joe Flacco (un joueur moyen + mais solide capable d’un run exceptionnel sur quelques matchs) qu’un Mahomes, un Rodgers, un Favre (un mec qui va embarquer l’équipe sur son dos pendant plusieurs années)
– MLF. Que dire ? Bon coach, mauvais playcaller ? Cette année, on a vu des design de jeu intéressants donc je dirais qu’il peut créer des jeux sympas et inventifs. Mais appeler les jeux et avoir la responsabilité du match, j’ai toujours de sérieux doutes. Ce n’est pas McVay et très loin de là. Et je suis d’accord sur le fait que Bisaccia ne semble pas super utile.
– Le pass-rush a été inexistant donc faut changer qqqh (ce qui a été fait avec le coach viré, à voir l’année prochaine si c’était un pb de coach ou de joueurs vus trop beaux)
– Quelques autres postes : CB (quid d’Alexander ? et derrière c’est un peu vide), WR (il y a un wagons de blessés et même si je les aime beaucoup, il manque un top WR comme pouvait l’être Adams pour libérer les autres), l’OL (j’aimerais qu’on arrête les choix sur la versatility pour avoir des vrais spécialistes).
Enfin bref, l’année prochaine sera importante pour voir ce que l’équipe peut espérer sur les 3 à 5 ans à venir.
Bon les gars, on est d’accord sur absolument tout sur ce match, même chose sur la saison.
On finit sur trois défaites, vraiment le mauvais momentum au mauvais moment de la saison.
Malgré 4 turnovers, les Packers moins bons que la saison passée aurait pu gagner ce match.
Aurait-il fallu pour ça un Jordan Love en pleine possession de ses moyens (sa saison a été tronquée par les blessures), des arbitres compétents, et pas une avalanche de blessures.
L’impression 2024 est moins bonne que 2023, et Love va devoir hausser le niveau en 2025.
Il est de bon ton de dézinguer Matt LaFleur, le comparant souvent à son mentor McVay ou bien O’Connell et Campbell.
Ces trois là sont aussi en vacances et les deux derniers sont sortis par la petite porte de façon ridicule.
Moi j’ai confiance en ce coach qui a été capable de gagner 3 matchs avec Willis.
La défense est meilleure, le DC est meilleur, les trois plus gros salaires de l’équipe sont en sursis sous perfusion et s’apprêtent dans les mois qui viennent à quitter le navire ou au plus tard en 2026, sans regret pour moi vu leurs productions et leurs salaires mirobolants.
(Alexander, Clark et Gary )
Avec le recul ce n’est pas tant le départ de Rodgers qui nous est préjudiciable mais bien le choix de Adams de rejoindre Vegas, ses mains sûres et ses 1400 yards annuels nous feraient du bien et seraient pour Love un sacré plus, lui qui n’a aucun WR de ce niveau. (Adams le retour façon James Jones ?)
Une free agency audacieuse et une draft historique à la maison pourraient nous propulser loin pour la prochaine saison.
On voit bien qu’il ne faut pas grand chose pour relancer une franchise moribonde comme Washington.
Si les Packers veulent refaire un coup de génie comme avec Reggie White, qu’ils mettent le paquet sur Maxx Crosby ou encore mieux, sur Myles Garrett.
Car pour moi, tout par de là, un pass rusher perturbateur, pour que les autres puissent progresser, profiter de sa présence, et les DB n’en seront que meilleurs.
Go Pack Go !
@DavidBrillac : Disons que je compare MLF à ceux qui me font lever de mon canapé avec un jeu bien senti, passer un bon moment devant un match de qualité ou même avoir un plan de jeu imaginatif et évolutif avec une stratégie cohérente et lisible sur le long d’une saison (ou même de plusieurs soyons fous).
Dans le fond, oui tu as raison, McVay, O’Connell et Campbell sont aussi à la maison dans toujours dans le fond, il n’y a qu’un entraîneur qui gagne le SB par an mais derrière tu as quelques HC dont tu as l’impression qu’ils peuvent amener leur équipe au SB.
Force est de constater que je n’ai pas l’impression que MLF soit de cette trempe là.
J’ai l’impression que si cette jeune équipe finira par aller au SB, cela sera malgré lui plutôt que grâce à lui et c’est assez dur de penser ça d’un coach : que finalement ses joueurs devront surmonter les obstacles sans qu’il les aide ou même en leur mettant (involontairement par son manque de vision, leadership, stratégie, tout ce que tu veux) des bâtons dans les roues.
Dans le fond (ça sera l’expression du commentaire), j’aime bien le type, il a l’air sympa et attachant, je pourrais l’inviter à un barbecue et on discuterait de Foot US mais après toutes ses années, je ne suis pas toujours pas sûr d’être capable de répondre à la question fondamentale : c’est quoi le style ou la stratégie MLF et où est-ce qu’il veut nous emmener ?
Est-ce que c’est, comme on l’a cru, d’avoir un cheval de trait en RB et de lancer à minima genre Shanahan/Jimmy G en finale de conf 2019 contre nos chers Packers ?
Est-ce que c’est, je fais 3 drives d’affilé à 75% de passes puis les 3 suivant à 80% de courses ? Est-ce que c’est, je me fais manger par mon QB HoF et j’oublie mon RB sur le bord du terrain ?
J’ai l’impression que la veste de HC est encore trop large pour lui.
Je peux me tromper et, dans le fond (et un de plus), je le souhaite mais il quand même là depuis 2019 et je suis toujours dans l’expectative : est-ce qu’il est définitivement incapable de faire plus que ce qu’il montre, est-ce qu’il a encore un blocage qui l’empêche de lâcher les chevaux après toutes ces années ou est-ce que c’est juste un HC avec un style de jeu minimaliste et chiant ?