Week 14 ~ DET – GB : Contesté

(Photo : Emma Pravecek)

Les Packers n’auront pas réussi à vaincre le n°1 NFC dans un match à couteaux tirés où le leadership du match aura changé 4 fois en 2ème mi-temps et où la victoire des Lions se sera décidé sur un field goal à la dernière seconde.

Detroit Lions – Green Bay Packers : 34-31

LENTEUR AU DÉMARRAGE

Les Packers avaient le ballon en main pour faire vaciller les Lions en fin de match. Difficile à imaginer au vu de la 1ère mi-temps où une fois de plus, les Packers ont fait des erreurs qui pardonnent peu face à un cador de la NFL. Ainsi, ce qui aurait été le 1er first down obtenu par une passe fut conclu par un fumble de Watson (WR) qui voulut persévérer au plus loin sa course après réception.

Pour ne rien arranger, les arbitres oubliaient littéralement une gifle de Za’Darius Smith (DE) sur la tête de Love, ce qui aurait normalement dû être un « roughing the passer » logique et pénalisable de 15 yards. Ce qui aurait alors placé directement GB en position de FG…

C’est seulement sur leur 4ème et dernier drive de la 1ère mi-temps que les Packers retrouvaient la cadence qu’on leur connaissait ces dernières semaines. Ça avançait au sol avant que Love ne manque l’immanquable par une balle surdosée sur une play action d’école à quelques yards de l’en-but pour Kraft (TE).

Qu’à cela ne tienne, ce sera à Jacobs (RB) de marquer le TD sur sa spéciale goal line après que GB ait obtenu l’interférence de passe défensive sur Watson dans la endzone. Cela permettait de réduire le score à 10-7.

Auparavant, les Lions avaient donc marqué 10 pts sur 4 drives. La défense au sol était au niveau, en témoignent les petites moyennes de yards par course des coureurs Montgomery (3.6 yards/run) et Gibbs (2.9 yards/run). De même que la défense contrôlait bien le WR1 Amon-Ra St-Brown.

Alors, les Lions s’en sortaient dans la middle zone et arrivaient à convertir à la course des 3ème tentatives. Rien d’impressionnant mais ça avançait les chaînes. Ajouté à cela des pénalités bien sévères contre les Packers, un « illegal contact » de Nixon (CB) évitait par exemple le FG pour les Lions avant qu’ils convertissent le TD l’action suivante. (7-0)

Puis, Quay Walker (ILB), déjà mis en défaut dans la middle zone et sur des plaquages manqués, ne put résister à la provocation ridicule du LT 2, colosse de 2,10 m tombant à la renverse sur une poussette du n°7. Cette action amènera au FG de DET. (10-0)

Mais l’honorable performance défensive dut subir le dernier drive de la mi-temps des Lions qui avançaient inexorablement, consumant les 5 dernières mn de la période. GB fut héroïque avec en 3ème tentative la pénétration sur le RB d’un Kenny Clark (DT) de plus en plus consistant. 4ème et 1,5 yard tentée par DET. Un quitte ou double réussi à 15 secondes de la fin grâce à une passe pour Gibbs (RB) qui feinta Mc Duffie (ILB) devant un McKinney (S) surpris. (17-7 à la mi-temps)

RETOUR EXPRESS

Ce TD juste avant la mi-temps faisait mal mais bizarrement, je sentais les Packers capables de remonter en 2ème période, d’autant plus que GB avait le ballon le premier pour repartir au combat, et c’était même le choix de LaFleur au début du match, le head coach ayant peut-être bien tiré les leçons de ses choix contraires des précédents matchs.

Et pour se remettre sur les bons rails, rien de mieux qu’un énorme gain. Surtout à la passe avec la connexion Love-Watson la + parfaite de la saison pour 59 yards.

Avant que Love ne trouve en passe laser Tucker Kraft pour le TD. (17-14)

Le match était définitivement relancé quand trois actions plus tard, Nixon (CB) interceptait Goff et relançait jusque dans la redzone. Après une passe en tracé « out » pour Wicks (8 yards), Jacobs profitait d’une mise en jeu accélérée pour trouver le TD au bout de 6 yards de course. (17-21)

14 pts en 4 mn : voilà comment bien se relancer dans le match ! Mais cela n’assomma pas les Lions qui recommençaient leur travail de sape tout en étant agressifs. Ainsi, toujours en mode quitte ou double, DET tentait par deux fois la 4ème tentative, avec succès. Et la deuxième fois, ce fut même pour le TD sur 4ème et 3 où les Lions répondaient du berger à la bergère avec une attaque accélérée qui surprenait la défense. Goff trouvait Patrick (WR) au milieu de Nixon (CB), Wilson (LB) et McKinney (S), perturbé par l’écartement de St-Brown vers l’extérieur. (24-21)

Après une « flea flicker » mal exécutée entre Jacobs et Love, GB puntait. Mais les Packers poussaient aussi rapidement DET à la 4ème tentative. Fidèles à leur philosophie, les Lions tentèrent obligatoirement la 4ème tentative. Mais cette fois, Quay Walker (ILB) attrapa Montgomery (RB) qui échoua dans son essai… à 30 yards de sa propre ligne d’en-but !

Punition immédiate par les Packers. Love trouva d’abord Kraft pour 15 yards puis comme à l’accoutumée, Jacobs trouvait le TD, aidé une fois de plus principalement par le run block de Rhyan (RG). (24-28)

FIN DE MATCH ÉCHEVELÉE

Début du 4ème quart-temps et l’attaque de DET repartait de plus belle, en attaquant encore et toujours la middle zone (le WR Patrick pour 18 yards, le WR St-Brown pour 11 yards et le TE Laporta pour 14 yards). Mais tout aurait pu basculer si les arbitres avaient logiquement sifflé l’arrachage de casque de Mc Kinney par St-Brown alors que DET était en 1ère tentative aux 7 yards de GB. Si la logique pénalité avait été sifflée, il y aurait eu de fortes chances que le recul forcé de 15 yards oblige DET au FG.

Au lieu de cela, Goff marquait le TD de 1,5 yard sur une play action où il trouvait son WR Patrick qui avait salement semé Stokes (CB) dont la carrière NFL s’écrit de + en + en pointillés. (31-28)

GB se relança avec l’homme d’appui du QB ce soir-là : le WR Christian Watson qui réceptionnera pour 29 yards une balle millimétrée de Love qui échappa à un blitz de manière rodgersienne. Love trouvera ensuite Wicks par deux fois, ce dernier revoyant la lumière en raison de l’absence de Doubs.

Puis vint l’action du match. Sur 2ème tentative à 6 yards de l’en-but de DET, jeu de passe, Love sous la pression voit Jacobs dans le « flat » pour le TD ! Jacobs était libre de marquage après que Watson percuta un CB qui voulant aller sur Jacobs fonça droit dans Watson car le regard rivé vers le QB. Résultat, choc spectaculaire avec Watson qui lui effectuait son tracé tout en voulant manifestement éviter le joueur adverse. Mais comme le joueur des Lions chutait de façon spectaculaire, les arbitres estimaient que c’était une interférence de passe offensive… qui n’avait pas lieu d’être. Un choc hasardeux et involontaire comme il peut arriver.

Mais non seulement cette pénalité annulait le TD de Jacobs mais elle repoussait les Packers en 2ème et 16. GB ne put se sortir de ce coup du sort et ne put que glaner les 3 pts du FG. (31-31)

Les deux équipes étaient à égalité mais DET avait encore 3 mn 38 pour n’inscrire que 3 petits points. L’espoir fut de courte durée avec deux réceptions de 19 et 11 yards pour les Lions… mais il revint à la faveur d’un holding au 2 mn warning qui repoussa DET à un potentiel FG de 57 yards.

Mais là encore, Detroit trouva le salut avec une action litigieuse où St-Brown réceptionnera pour 16 yards… après avoir effectué une poussette sur Nixon (CB). L’action était litigieuse, la faute moyennement évidente et pas sûr que cela aurait empêché la réception de St-Brown. Mais le contexte précédent du TD refusé à Jacibs rendait ce non signalement particulièrement rageant.

À 20 yards de l’en-but Packers, le head coach des Lions redonnait une chance aux Packers en restant cantonné à ses principes avec un certain abrutissement puisqu’il tentait pour la 5ème fois une 4ème tentative. Au lieu d’enquiller le FG mais laisser 40 secondes à GB pour remonter les 3 points du FG, il préférait risquer de redonner la balle aux Packers à 31-31 et qu’ils aient la chance de l’emporter. Le karma aurait pu sanctionner ce choix puisque Goff trébucha et transmit le ballon à Montgomery (RB) avec un genou à terre. Mais les éléments étaient du côté de Detroit et le RB convertit la 4ème tentative. Le FG de 35 yards fut marqué. Fin du match. (34-31)

OBJECTIF PLAY-OFFS

La fin de match est plus que frustrante avec des Packers qui n’ont pas eu le sort avec eux. Si l’OPI n’est pas sifflée, le score est de 31-35 et DET ne pouvait pas se contenter d’un FG pour terminer le match. Cela aurait donné un toute autre scénario.

Les Packers ont été loin d’être parfaits mais ils ont montré qu’ils avaient la capacité de défaire un candidat au titre NFC. Cette équipe de Green Bay a dans son escarcelle le potentiel de battre n’importe qui. Mais elle a aussi montré qu’elle a des faiblesses à certains postes qui pourraient lui être fatales en play-offs.

La blessure d’Alexander est celle qui a le plus d’impact car elle met en lumière les carences du corps de CB. La blessure de Ja-Money est sérieuse et on saura après ce mini-bye de 10 jours s’il revient. Si ce n’est pas le cas, je serai assez pessimiste sur le sort de la défense aérienne face à des cadors. De même, la blessure d’Edgerrin Cooper a un moindre effet mais reste quand même handicapante dans un corps de LB démuni contre les passes intermédiaires.

La défense a su se focaliser sur les points forts de l’adversaire : les coureurs Lions ont été limités à 3.3 yards par course et St-Brown à 43 yards dont sa plus longue réception de 16 yards fut contestable. Mais la défense n’a pas su être complète en raison du niveau des joueurs aux postes évoqués ci-dessus.

Du coup, avec un Goff (QB) chirurgical dans les 15 yards de la ligne de mise en jeu, la défense s’est exposée à Jameson Williams (WR), Sam Laporta (TE) et Tim Patrick (WR). Et sans pass-rush efficace, point de salut. Si la DL a été efficace contre la course, elle a fortement peiné à mettre de la pression à Goff. Face à ce « pocket QB », ce fut fatal tant les Lions ont pu allonger les drives pour maîtriser le cours du match au cours de leurs 36 mn de possession où ils enchaîné les réussites en 3ème tentatives (7/15) et si celles-ci échouaient, ils convertissaient leurs 4ème (4/5).

L’attaque des Packers a mis un quart-temps et demi à s’éveiller. La faute d’abord à une OL qui fut surprise par l’énergie du front-7 de « coiffeurs » Lions. Alors qu’ils avaient théoriquement la supériorité, l’OL a mis une mi-temps à juguler l’adversité. Et évidemment, le démarrage a été ralenti par ce fumble de Watson qui a cassé le début d’élan que se donnait GB.

Au moins, GB a trouvé les moyens d’être efficaces en goal line grâce à des jeux de course appelés pour Jacobs qui s’engouffre derrière sa ligne offensive intérieure. C’est le point positif qu’on peut trouver à Myers (C) qui a par ailleurs été catastrophique en pass protection, ce qui a valu d’être gratifié par le site PFF d’une évaluation de « nul » dans ce domaine.

Le cas de Myers et de Stokes (CB), mais aussi d’Amari Rodgers (WR désormais dans la ligue mineure USFL) fait qu’on peut légitimement dire que la draft 2021 est la pire de Brian Gutekunst et une des pires des Packers depuis 25 ans. Heureusement, les crus 2022 et 2023 sont plus prometteurs.

Cette défaite des Packers chez les Lions écarte GB du titre de division NFC North qui a de fortes chances de revenir à Detroit pour la 2ème année consécutive. Les Packers doivent maintenant se focaliser sur la 5ème place qualificative. Cette place, en cas de 3 surprises au tour des wild-cards pourrait voir GB accueillir le tour de division au Lambeau Field. Mais bon, la première mission est d’abord d’engranger les victoires pour sécuriser le spot de play-offs. Ensuite, qui vivra verra et on se souviendra du dernier Super Bowl remporté qui faisait suite à des play-offs où les Packers avaient gagné leurs 3 rencontres à l’extérieur contre le n°3 (Eagles), le n°1 (Falcons) et enfin le n°2 (Bears) de la conférence NFC.

LES STATS

DETROIT LIONS :

  • Jared Goff (QB) : 32/41 à la passe, 283 yards, 3 TD, 1 INT, 109.7 rating
  • David Montgomery (RB) : 14 courses, 51 yards, 3.6 yards par porté, 1 TD ; 5 réceptions, 33 yards
  • Tim Patrick (WR) : 6 réceptions, 43 yards, 2 TD
  • Za’Darius Smith (DE) : 2 plaquages, 1 sack, 1 plaquage pour perte, 1 QB hit
  • 1 turnover (interception)
  • Efficacité en 3ème tentative : 47 % (7/15)
  • Efficacité en 4ème tentative : 80 % (4/5)
  • Efficacité en redzone : 80 % (4/5)
  • 7 pénalités pour 56 yards concédés
  • 36 mn de possession de balle

GREEN BAY PACKERS :

  • Jordan Love (QB) : 12/20 à la passe, 206 yards, 1 TD, 111.7 rating ; 4 courses, 23 yards
  • Josh Jacobs (RB) : 18 courses, 66 yards, 3.7 yards par porté, 3 TD
  • Christian Watson (WR) : 4 réceptions, 114 yards
  • Keisean Nixon (CB) : 3 plaquages, 7 plaquages assistés, 2 passes déviées, 1 INT
  • 1 turnover (fumble)
  • Efficacité en 3ème tentative : 20 % (1/5)
  • Efficacité en 4ème tentative : 0 % (0/0)
  • Efficacité en redzone : 25 % (1/4)
  • 7 pénalités pour 59 yards concédés
  • 24 mn de possession de balle

LE MOMENT DU MATCH

  • L’OPI qui annule le TD du 31-35 à 4 mn de la fin est un tournant majeur dans une fin de match où les deux équipes se rendaient coup sur coup

LES DÉTAILS QUI TUENT

  • 14ème victoire de suite des Lions quand ils mènent à la mi-temps

GreenBayPackersFrance

4 Comments

  1. Guile

    Très honnêtement, je ne croyais pas à une victoire avant le match et je n’y ai jamais cru tout au long du match même s’il était plus serré que ce que je ne le pensais.

    Alors, oui, les Packers ont mené et lorsque les changements de leader ont commencé, je ne voyais pas l’équipe tenir sur la distance contre l’attaque des Lions (et en plus, leur défense a bien été décimée par les blessures tout au long du match ce qui a bien aidé l’attaque).

    Je suis d’accord avec toi, je pense que l’OPI sur Watson est ultra-généreuse. Pour moi, il fait sa route et il essaie même d’éviter le défenseur mais l’autre est tellement lancé pleine balle et fixé sur Jacobs qu’il ne voit pas Watson.
    Après, vu les décisions des arbitres sur l’ensemble de l’année et leur manque de cohérence, franchement, tu peux te dire que la moitié des arbitres auraient fermé les yeux tandis que l’autre moitié non.

    Ceci étant dis, vu jusqu’où les Lions sont arrivés pour taper le FG tout en prenant leur temps pour faire baisser le chrono, on peut quand même se dire que s’il avait fallu un TD, ils seraient allés le chercher.

    En regardant le match, j’avais un peu un sentiment d’inéluctabilité parce que je voyais d’un côté une équipe en contrôle total sur ce qu’elle faisait/mettait en place et de l’autre une équipe qui s’accrochait parfois miraculeusement (comme sur la passe de 29 yards de Watson dont tu mets la vidéo, ok elle est précise mais elle est touchée par le DEF, chopée par Watson par réflexe du bout des doigts sur la pointe basse du ballon, c’est presque un miracle) parfois sur des actions individuelles (l’INT de Nixon).
    Du point de vue du mec extérieur sur son canapé, l’élastique allait lâcher à un moment et c’est arrivé. C’est le genre de match que tu gagnes 1 fois sur 10 sur des circonstances particulières et ce n’était pas jeudi soir.

    Tu as vu la différence entre une équipe qui veut/peut se qualifier pour les playoffs et une équipe qui veut/peut gagner le SB.

    Dans le désordre, pour être containder, il faudrait :
    – Un vrai centre
    – Des WR qui minimisent les erreurs (ex. celle de Watson)
    – Un vrai pass-rush cohérent et régulier. Là, ils sont capables de faire de belles actions puis de disparaître pendant plusieurs snaps.
    – Le retour d’Alexander en CB pour éteindre le WR1 en face afin que les autres puissent se contenter des moyens-courriers
    – Un vrai ILB intelligent et physique. Peut-être que Cooper peut l’être mais là il est blessé (et rookie). On a donc Quay le benêt qui fonce tout droit, Wilson et McDuffie qui sont trop limités
    – Un coach qui ne s’énerve et ne perds pas ses moyens quand ça ne va pas dans son sens. Franchement, même quand les Packers étaient devant, si tu comparais les attitudes de Campbell et LaFleur en sideline c’était la nuit et le jour.
    Campbell était posé, sûr de lui, de sa force et de celle de son équipe ; le mec transpire le calme et la confiance donc automatiquement ça rejaillit sur ses joueurs.
    LaFleur, c’était comme d’hab quand c’est serré ou que ça perd : il gigote, il s’agace, il s’énerve, il râle, il transpire pas la confiance….

    Vu le calendrier et le bilan, sauf accident industriel, je pense que ça ira en playoff mais est-ce que la 5e place reste atteignable avec 2 défaites de retard sur les cornus (même avec le match retour et le fait que les Vikings vont rejouer les Lions mais en dernière journée donc avec la possibilité de faire tourner), je ne suis pas sûr.
    Après, est-ce qu’il vaut mieux se coller un déplacement à Seattle (avec un Smith régulier et un déplacement qui ne réussi pas aux Packers) ou à Tampa (vu que les Falcons ont l’air d’exploser en vol) avec un Mayfield qui sera à fond ? De mon point de vue c’est kif-kif, faut juste éviter la 7 et les Eagles parce que je pense que Barkley piétinera Quay le benêt tout le match.

  2. DavidBrillac

    Les Packers ont été loin d’être parfaits mais ils ont montré qu’ils avaient la capacité de défaire un candidat au titre NFC, c’est ça que je retiens de ton article.
    Tu as insisté sur les erreurs d’arbitrage tout au long du match, elles ont été énormes à ce niveau, et ont grandement influencé la victoire des Lions.
    Pour répondre à Guile sur l’énervement de LaFleur et c’est l’une des énièmes erreurs des zèbres dimanche, Matt s’énerve à juste titre sur cette 1ere et 9 sur le contact de LaPorta sur McDuffie, si tu jettes un mouchoir sur Watson quelques secondes avant, tu le fais aussi ici, et tu mets les Lions en 2eme et 19, incohérences lamentables des arbitres nullisimes à Moteur City, le même match au Lambeau aurait été tout autre !
    Cette jeune équipe n’a pas dit son dernier mot cette saison et en playoffs !

    Go Pack Go !

  3. DavidBrillac

    @ Guile, Campbell c’est le mec populaire en ce moment dans la NFL, spectaculaire, agressif à souhait, moi c’est certainement pas ma tasse de thé.
    Ça fait plus de 30 ans que j’observe Andy Reed qui a commencé quand il était chez nous avec Favre, lui n’a pas besoin d’être agressif et irréfléchi comme Campbell pour être le meilleur et jamais il ne prendra le risque de jouer une 4ème dans ses 30 yards.
    J’attends Campbell dans les grands rendez-vous et un jour, ses deux coordo qui vont prendre leur envol.
    On parle aussi beaucoup d’Apollo Creed qui aurait dû être notre centre, c’est sûrement le meilleur, mais aucun centre ne sublime une équipe au point de l’envoyer à lui tout seul au Super Bowl, par contre si on avait Watt et sa centaines de sacks, ça oui tout de suite on serait dans une autre dimension et le favori n°1 du Super Bowl.
    C’est comme ça la draft, si les Jets avait pris Dan Marino en 83 à la place de Ken O’Brien et nous Barry Sanders à la place de Mandarine, l’histoire s’en retrouverait changée.

  4. Guile

    @DavidBrillac : Dans mon petit laïus Campbell vs LaFleur, je parle pas du style de jeu. Oui, Campbell est agressif dans le jeu, son OC a l’air d’être plutôt doué et oui, sa 4e dans les 30 yards lui a presque coûté le match et oui, je n’ai pas compris qu’il tente la 4e dans les dernières secondes. Même si sa défense se faisait ouvrir, il y avait de quoi arrêter Love et Cie dans le temps imparti. Après, il a joué, il a gagné et il mourra avec ses idées (on peut au moins lui reconnaître ça).

    Non, je parle du « body language » comme aiment à l’appeler les américains. D’un côté, tu as un mec calme en sideline (peut-être parce qu’effectivement ça tourne dans son sens, je n’ai pas regardé assez de match des Lions pour me faire une idée mais je me souviens de son ITW où il pleurait il y a quelques années) et de l’autre un espèce de petit roquet pleurnicheur. Je suis désolé mais LaFleur, il ne transpire jamais la confiance, la certitude que son plan va se dérouler sans accroc, la certitude que quoi qu’il arrive il pourra retourner le truc. Et je ne parle pas du match contre les Lions, je parle de tous les matchs depuis qu’il est HC. Que la première année, il soit pas à l’aise et mouille son slip, c’est compréhensible mais depuis le temps, il devrait arriver à afficher un niveau de confiance autrement plus important.

    Tu fais le parallèle avec Reid qui est un HC que j’aime beaucoup. En sideline, tu peux le voir s’agacer mais le mec dégage une aura de confiance (même avant de gagner 3 SB) que je ne suis pas sûr que LaFleur approche un jour.

    Et oui, un centre ne fera pas tout seul une équipe prétendante au SB mais ça partie des petits « trucs » qui font la différence entre une équipe qui va aller en playoff et après on ne sait pas (mais peut-être sur un malentendu ou un rush type Ravens 2013) d’une équipe complète qui peut légitimement croire au SB.
    Je suis d’accord sur le fait que Watt aurait apporté autrement plus et qu’avec Rodgers d’un côté et Watt de l’autre pendant quelques années, il y aurait peut-être eu un SB.

    Mais Watt, il est hors-période Gute.
    Gute : Myers c’est lui, Stockes c’est lui, Amari Rodgers c’est lui, Quay Walker c’est lui. Pour l’instant, même si la draft est une loterie, les vraies réussites c’est quoi : Alexander, Reed, Tom ou Kraft ; dans une moindre mesure, tu as Love (parce que parfois il se transforme en Jameis Winston) ou Watson/Doubs (assez irréguliers, ils peuvent faire un super match et disparaître pendant 2). Le reste c’est au mieux douteux (Gary, Wyatt, Slaton, etc.) au pire pas terrible voire nul. Tout de même, à un moment, même s’il y a une part de chance, tu as quand même des GM qui te trouvent des pépites tous les ans (genre celui des Rams).

    De ça découle, que l’équipe a pleins de petits manques (soit un vrai talent qui pousse les seconds couteaux soit de la profondeur de poste en qualité inférieure à ton top joueur mais constante) qui fait que sauf miracle ça ne devrait pas aller au-delà du tour de division. Je suis d’accord que des équipes de branques ne voient quasiment jamais les PO, mais ça me chier depuis 13 ans de me dire qu’on va se faire sortir en divisionnal ou en conférence parce qu’il manque des petits trucs ou parce que Brandon Bostik est un con.

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