Week 6 ~ TB – GB : Tonnerre sous les tropiques

Tampa Bay Buccaneers – Green Bay Packers : 38 – 10

Jamel Dean lit parfaitement le lancer d’Aaron Rodgers : pick-6 à venir et tournant du match (Photo : buccaneers.com)

Fin de premier quart-temps, le vent se levait fort sur le stade de Tampa Bay, si typique avec son bateau pirate prêt à dégainer ses boulets noirs. Un avis de tempête tropicale semblait poindre. Finalement, point de tempête météorologique mais bien une tempête footballistique qui a démoli la maison Packers. Jusque-là, le danger adverse semblait au calme plat… le calme avant la tempête.

RODGERS SOUFFLÉ

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’homme qui a provoqué cette tempête, c’est son homme providentiel, son sauveur, son Dieu « Godgers ». Dieu est alors redevenu simple mortel et avec lui ses Packers. 3ème et 10, Robert Tonyan (TE), 3 TD la semaine passée, vient de se blesser à la cheville, l’horloge tourne vite, la situation de passe est évidente. Et qui vise le n°12 à 80 % dans ce type de situation ? Son « go to guy » Davante Adams (WR) (enfin quand il n’est pas blessé). Les défenses le savent bien, et pourtant ça marche bien souvent.

Mais là, Jamel Dean (CB) a bien flairé l’affaire, sûrement aidé par le regard du n°12 fixé uniquement sur le n°17. Le Buccaneer coupe la trajectoire pour une parfaite interception avant de courir 32 yards pour établir un pick-6. Toujours un évènement face à un QB qui n’en a commis que deux en 16 années de NFL et 13 années de titularisation !

Et quand quelques jeux plus tard, les mêmes causes provoquèrent quasiment les mêmes effets. Il a fallu que Rodgers se sacrifie pour ralentir Mike Edwards (CB) pour échouer à 2 yards du touchdown après interception. Le n°12 s’évitait un doublement en un seul match de ses pick-6 en 13 ans de QB 1 ! Incroyable ! J’étais assommé comme tout cheesehead je pense et comme Rodgers sûrement ; un Rodgers qui ne sera plus le même à partir de cette action, après 19 mn de jeu seulement. Car à partir de là,  la voie d’eau dans le navire vert et jaune était trop importante, percés en plein coeur par ces deux boulets des pirates rouges et dorés.

Il est vrai qu’on venait de passer d’un 0-10 au score pour GB devenu un 14-10 pour TB, en simplement 2 mn de jeu et sans aucune mise en jeu du QB adverse Tom Brady !

Pourtant, tout avait débuté comme dans les précédents matchs pour GB avec 10 pts marqués sur leurs 2 premiers drives. Mais déjà, on voyait les prémices de la suite. Les courses d’Aaron Jones ne menaient à rien car extérieures et anéanties par la monstrueuse paire d’ILB Bucs White – David. Les drives continuaient par la grâce d’un Rodgers old school, c’est-à-dire sous pression et trouvant des solutions en s’échappant souvent de sa poche. Car les vagues de blitz Bucs déferlaient sur l’OL Packers dont les digues résistaient pour le moment.

Aaron Jones (RB) s’est fracassé sur Devin White (ILB) (Photo : buccaneers.com)

On notera tout de même la course de 25 yards plein centre de Jamaal Williams (RB), la plus longue course subie par la défense n°1 NFL cette saison ; la précédente n’étant que de 14 yards. Et on se demande pourquoi Matt LaFleur n’avait pas préparé d’attaquer TB en ce sens, face au NT remplaçant, avec la doublette Jenkins (LG) – Linsley (C) redoutable au sol. Et d’utiliser plus A.J. Dillon, perforateur en puissance alors qu’Aaron Jones se serait plus épanoui à la réception ou en remplaçant poste pour poste un Tyler Ervin (RB) qui a bien manqué dans ses mouvements pré-snap et dans les retours (Shepherd ne prenant naturellement aucun risque).

La défense de GB avait bien débuté, imposant deux punts en fermant bien les espaces face aux courses de R. Jones (RB) alors que Tom Brady (QB) n’était pas à la fête. Oui mais voilà, sans rien montrer, le n°12 de Tampa Bay se retrouvait avec l’avantage de 14-10, balle en main. Et comme un écho à sa carrière chez les Patriots, il disposait d’une grosse défense et d’une OL très solide qui aura, avec une escouade de « no names », annihilé le pass-rush Packers. Il aura fallu l’entrée de Montravius Adams (DT) en fin de match pour voir un peu de volonté affirmée, mais tous les autres furent portés disparus, maîtrisés par l’OL adverse.

Brady se sentait plus à l’aise, il trouvait d’abord son « Gronk » (TE), avant d’avoir tout le temps du monde pour trouver T. Johnson (WR) pour le TD du 21-14 à 4 mn 30 de la mi-temps. Ce 4ème drive Buccaneers fut un concentré d’erreurs personnelles (facemask de Gary (OLB), Josh Jackson (CB) battu sur le TD) et d’erreurs tactiques (Mc Coy (RB) complètement libre à la mise en jeu pour une 3ème et 2 ou alors ce 3-men rush face à un QB futur Hall of Famer qui amènera le TD).

En face, alors que tout restait possible au score, le ressort apparaissait déjà cassé en attaque : Rodgers imprécis (Marcedes Lewis manqué en profondeur avec un énorme champ ouvert par exemple) et pass-block sous pression (Jamaal Williams manque complètement son assignation et permet le sack).

Quant à la défense, elle contenait les courses (quand elle était prête pour la mise en jeu…), mais Jaire Alexander lâcha la bride à Godwin (WR) sur un gain de 25 yards. Puis TB marqua son 4ème TD avec un Gronk agile comme un WR face à un Amos (SS) impuissant, sur 3ème et 6….  (28-10) Sur ce jeu, il fut assez terrible de voir GB envoyer 6 joueurs au blitz pour une pression minimale. Il restait 1 mn, largement assez pour un exploit de Rodgers en temps normal. Mais définitivement, Rodgers ne voyait pas de solution, balançait le ballon de manière désespérée, quand il n’était pas harassé par un Buccaneer. (28-10 à la mi-temps)

GB a su redonner une seconde jeunesse au « Gronk » (Photo : buccaneers.com)

UNE DEUXIÈME MI-TEMPS EN ROUE LIBRE

On n’était qu’à mi-chemin du match et pourtant tout espoir semblait perdu car le canevas du 2ème quart-temps perdurait, si bien que la défense qui repartait pourtant avec des bonnes intentions (seulement un FG pour TB sur leur 1er drive) allait trop vite se démoraliser, tout en commettant des erreurs collectives et individuelles trop évidentes.

Amos (SS) manquait une interception captable. Brady se jouait de la mise en place défensive à la manière d’un Rodgers, surprenant la défense pas assez rapide dans sa rotation (12 joueurs sur le terrain), provoquant la plus grande course de R. Jones (RB) : 25 yards. Et cerise sur le gâteau : Josh Jackson (CB) paniquait sur une passe profonde de Brady et se faisait prendre pour une interférence de passe défensive pour une balle difficilement captable par le WR : 40 yards de pénalités ! R. Jones marquait presque sans effort sur une course de 2 yards le 5ème TD de TB, la défense montrant alors un manque d’énergie peu sympathique.

En attaque, Rodgers était définitivement déréglé alors qu’Aaron Jones ne trouvait que trop peu l’ouverture. Après un 4ème sack de TB par Devin White (ILB), il était temps à 9 mn de la fin de mettre le n°12 à l’abri d’une blessure inutile dans un 4ème quart-temps qui ne servait qu’à dégourdir les jambes d’A.J. Dillon (RB) face à des Buccaneers qui avaient enclenché la vitesse au point mort.

Un Rodgers harassé tout au long du match (Photo : buccaneers.com)

RECONSTRUIRE APRÈS LE CYCLONE

Match à oublier pour les Packers (voir les statistiques éloquentes en fin d’article) et pour Matt LaFleur pour qui c’est seulement la 5ème défaite en 23 matchs.

Mais quasi systématiquement, une défaite de GB sous Matt LaFleur est synonyme de déroute : une moyenne de 19,2 pts par défaite ! Cela témoigne d’un manque criant de capacité de réaction, du staff et des joueurs. Où est à chercher le manque de réaction des joueurs, d’eux-mêmes ou d’un mauvais management ? Mais comme l’indique le bilan de victoires, GB a su, depuis deux ans, rebondir après des déroutes.

Côté défense, le coordinateur défensif doit forcément être blâmé quand les joueurs ne sont pas prêts face à la mise en jeu adverse, quand des adversaires sont totalement libres de tout marquage ou quand une défense est incapable de défendre des situations de « goal line stands ».

Mais l’essentiel est que celle-ci manque de talent global. Qu’a t-on en joueurs Elite ? Kenny Clark (DT), Za’darius Smith (OLB) et Jaire Alexander (CB). Ça fait peu pour un prétendant au Super Bowl. La superbe gestion du chronomètre par l’attaque depuis le début de saison avait masqué cet état de fait, mais là, comme Rodgers et consorts se sont cassés les dents, la valeur des joueurs défensifs a été exposée au grand jour. On pourra se satisfaire d’avoir enfin trouvé un ILB qui plaque dur en la personne de Krys Barnes. Sauf blessure, celui-ci vient de signer un long bail de titulaire dans la défense Packers. Josh Jackson (CB) a effectué une prestation honorable, particulièrement dans les petits périmètres, qui va malheureusement être gâchée par cette « DPI » finale où son manque d’expérience a été criant.

Être invaincu laissait croire à la chimère de la saison parfaite. Mais ce challenge est trop difficile, surtout quand celui-ci tourne avant tout autour de la prestation d’un seul homme, son QB, qui a failli dimanche soir. GB est tombé sur la défense n°1 NFL qui a prouvé toute sa valeur avec une incroyable vitesse et une opiniâtreté rare symbolisée par les innombrables blitz balancés par le coordinateur défensif adverse Todd Bowles. Celui-ci a pris le risque de resserrer les lignes, prenant parti que la menace profonde de GB n’était pas si impressionnante. On peut en effet lui donner raison, encore plus avec l’absence de Lazard (WR).

Rodgers a failli et GB a largement perdu la bataille des tranchées, donnant les conditions d’une défaite inévitable. Avec en rajout une équipe de TB étrangement non pénalisée, au contraire de ses matchs précédents. Ce qui est rageant, ce que cela donne une large victoire pour Tom Brady, une victoire pour laquelle il a loin d’avoir été la pierre angulaire (166 yards seulement à la passe !), ne brillant que par ses quelques connexions les yeux fermés avec son compère de toujours Gronkowski.

 

LES STATS

Tampa Bay :

  • Tom Brady (QB) : 17/27 à la passe, 166 yards, 2 TD
  • Ronald Jones (RB) : 23 courses, 113 yards, 4.9 yards par porté, 2 TD
  • Rob Gronkowski (TE) : 5 réceptions, 78 yards, 1 TD
  • Devin White (ILB) : 9 plaquages, 1 plaquage assisté, 3 plaquages pour perte, 1 sack
  • Lavonte David (ILB) : 6 plaquages, 2 plaquages assistés, 2 plaquages pour perte, 1.5 sack
  • Jason Pierre-Paul (DE) : 2 plaquages, 4 plaquages assistés, 1.5 sack, 1 fumble forcé
  • Efficacité en 3ème tentative : 41 % (5/12)
  • 0 pénalité !
  • 0 turnover

 

Green Bay :

  • Aaron Rodgers (QB) : 16/35 à la passe, 160 yards, 2 INT
  • Aaron Jones (RB) : 10 courses, 15 yards, 1.5 yards par porté, 1 TD ; 3 réceptions, 26 yards
  • Davante Adams (WR) : 6 réceptions, 61 yards
  • Krys Barnes (ILB) : 7 plaquages, 3 plaquages assistés
  • J.K. Scott (P) : 7 punts, soit quasiment autant que les 4 premiers matchs (!), 46.4 yards de moyenne
  • 5 sacks concédés, contre 3 sur les 4 premiers matchs !
  • Efficacité en 3ème tentative : 41 % (7/17)
  • 6 pénalités pour 76 yards concédés
  • 2 turnovers, 0 sur les quatre premiers matchs !

L’ACTION DU MATCH

  • Évidemment, le pick-6 de Jamel Dean (CB) marquera le début du cyclone Buccaneers : VIDÉO

LE DÉTAIL QUI TUE

  • Les Buccaneers2019-2020 sont la première équipe depuis les Vikings 2006 à accorder moins de 100 yards à la course sur 12 matchs consécutifs.
HIGHLIGHTS

9 Comments

  1. Laogurdr

    Tu as tout bien résumé GBPF !!!

    Nos chers Packers après un bon 1er quart-temps ce sont complètement effondrés suite aux 2 interceptions des Bucs, avec un deuxième quart-temps horrible pour les Packers.
    Je n’avais pas vraiment vu jouer les Bucs depuis le début de la saison et bah le front seven est impressionnant quand on pense que Vea n’était pas la 😯.
    Peut-être que Gute, Lafleur et Pettine vont comprendre que ça sert à quelque chose d’avoir des tops ILB. Surtout dans une NFL qui revient beaucoup sur la course.
    Comme tu dis Dillon pourrait avoir plus de mises en jeu.
    Lowry et Lancaster c’est toujours bof Adams et Keke devraient aussi avoir plus de mises en jeu.
    Jackson pas trop mal pas pire que King, il paye aussi sa sous utilisation les années précédentes. Pas facile de prendre de l’expérience sans jouer.
    En tout cas mérite de concurrencer plus souvent King même si ni l’un ni l’autre sont la panacée.
    En tout cas il faut vraiment renforcer le poste de corner, de DE et ILB.

    Bon il faut espérer que le « bon coup pied au cul  » évoqué par Rodgers fasse vraiment du bien et que les Packers se relancent face aux Texans. En tout cas ça ne sera pas la même défense en face ça c’est sûr.
    Et Rodgers ne nous fera pas une deuxième prestation de la sorte. Je suis sûr qu’il va faire un très gros match.

    Un mauvais match, passer à côté, ça arrive maintenant il faut se relancer et repartir sur des bonnes bases. Surtout l’attaque pour éviter à notre défense d’être trop sur le terrain.

    Go Packs go !!!!

  2. The_Chosen_One

    Quel horreur ce match

    Tout est à jeter sauf peut être le 1er QT.

    Notre pass pro a été calamiteux, et à son âge Rodgers ne peut plus se permettre d’être sous pression à chaque snap. Il a été touché presque 20 fois !! impossible de produire dans ses conditions. On a retrouvé l’OL de 2019 avec Linsley et Turner totalement aux fraises. Patrick pas mieux. Et pour la 1ere fois, Jenkins a été mauvais. J’aimerais voir Runyan au prochain match.

    A l’inverse, ne pas arriver à mettre de pression est également rédhibitoire, surtout quand on joue contre Brady et Gronk + Evans. Zadarius et Gary était surement amoindri physiquement et Clark un peu court mais c’était franchement pas beau.

    Je commence à m’inquiéter sérieusement du niveau de nos DB, à l’exception d’Alexander qui est sans doute top 3 à son poste.
    Amos est transparent, et Savage commence à sentir le bust. Jamais bien placé, plaqueur moyen… Quand on voit Thornhill aux Chiefs (drafté au 2nd tour la même année), je me dis que l’ami Gut a encore eu le nez creux.
    Je ne m’étendrait pas sur Jackson. Il est mauvais. Si il avait droppé à la draft c’était pour une bonne raison, mais Gutekunst encore plus malin que les autres avait saisi l’opportunité….

    Réaction attendu dimanche contre la plus mauvaise défense contre la course de la ligue. Espérons un grand soir pour Aaron Jones et une meilleure soirée pour A-Rod.

  3. The_Chosen_One

    J’ajouterai le point des ILB. On s’entête à délaisser ce poste alors qu’en regardant de plus près on se rend compte qu’il est capital.
    Regardez les top défenses de la ligue ces dernières années, elles ont TOUTES au moins un top ILB.

    Les Steelers ont Bush, les Bears ont Smith, les Buccs ont White et David, les Titans ont Evans, les Bills ont Edmunds et Milano, les Viks ont Kendricks, les Colts ont Leonard, les Ravens ont Queen

    Mais drafter un QB au 1er tour était plus important….

  4. Guile

    Quel calvaire à partir du 2nd QT, j’ai failli arrêter avant la fin tellement c’était dur à voir.

    Les deux INT à la foulée ont mis Rodgers en mode complètement OFF.
    J’avoue l’avoir rarement vu si désemparé. Autant au 1er QT, il arrivait à se sortir de la pression qui étais déjà assez prégnante mais à partir des deux INT, il s’est pris la marée et je crois qu’il n’a trouvé aucune réponse parce qu’il a gardé en tête les deux INT.
    Au final, quand je repense à mes sentiments pendant le match, durant le 1er QT, même en menant, je n’étais pas serein (en tout cas pas autant que les commentateurs qui pensaient que les Packers maîtrisaient à fond) car je voyais que l’OL ne tenait pas vraiment la pression et que Rodgers devait souvent sortir de la poche… Je me rappelle m’être demandé combien de temps ça allait tenir…

    Et puis la seconde est un peu cadeau d’Adams qui avait les mains savonneuses.
    Ce qui d’ailleurs relance le manque criant de WR2 surtout depuis la blessure de Lazard.
    A part Adams mais qui n’était pas au top (peut-être parce que c’était son match de reprise), les autres n’ont pas spécialement choppé du ballon.

    Côté Run, ce n’était pas un match pour Jones, ça s’est vu rapidement mais pas par LaFleur et c’est dommage. C’était plus un match pour les minibus que sont Williams et Dillon qui eux ont avancé un peu à la course.

    En tout cas, cette année, la défense des Buccs ça ne sera un cadeau pour personne s’ils arrivent à conserver ce niveau le reste de la saison (faut dire que les 2 INT coup sur coup les ont galvanisé).

    Côté Défense, on est inoffensif… Clark, Zadarius, Alexander surnagent mais ils sont bien seuls… Lowry et Lancaster devraient être remplacés par Keke et Adams qui en veulent et font un peu de différence… En ILB, faudrait qu’ils se rendent tous comptes qu’un ILB dominant ou deux ILB d’un bon niveau (pas juste moyen) ça n’a pas de prix aujourd’hui…

    J’espère qu’ils sauront rebondir dimanche contre les Texans.

  5. Guile

    Ah @TCO, ne retourne pas le couteau dans la plaie de la dernière draft 🙂

    A chaque fois que je vois la tronche de Love squatter le banc, je pense au fait qu’on aurait pu avoir Patrick Queen. Franchement les Ravens qui l’ont eu deux choix après nous ont dû vraiment se marrer sur le génie de Gute…

    Je n’arrive pas à comprendre comment on peut penser qu’un ILB performant ça sert à rien. Ou alors, ils ont vraiment pensé que Kirksey n’allait pas se blesser (même si son début de saison est pas fou).
    Franchement, quand tu compares : Nick Kwiatkoski pris par les Raiders pour 21M sur 3 ans vs Kirksey l’injury prone pour 13M sur 2 ans, tu sens que ça frise le génie…

    Jackson, j’ai jamais compris pourquoi on l’avait drafté mais à sa décharge, le mec ne joue quasiment pas en 2 ans, tu as l’impression qu’il est blacklisté et là hop titulaire… Après franchement King ou lui… Pourquoi ne pas tenter Hollman…

    Amos est porté disparu, pareil pour Savage (et je ne parle pas de Redmond)… Ils vont nous faire regretter Ha-Ha à ce rythme là…

    Après, peut-être qu’effectivement on n’a pas une défense de fou mais franchement à un moment, ce n’est pas le pire personnel de la NFL et tu as l’impression qu’il n’y a aucune stratégie, que les mecs sont placé au petit bonheur la chance sur le terrain et qu’on verra bien…
    Je sais pas, en fait vu le niveau affiché, je ferais sauter Pettine, de toute façon je ne vois pas comment ça pourrait être pire…

    Pour l’OL, j’ai mal à mon Bulaga…

  6. Green Bay Packers France

    Coucou les amis ! Ok, donc, si je comprends bien, tout le monde aura déserté GBPF quand Love sera QB en 2022 ? ^^

    Côté ILB, TCO, tu cites des équipes à l’ADN défensif qui ont tous eu des galères au poste de QB (except Ravens). GB, son ADN est offensif.

    Devin White est un choix n°5 overall. Qu’importe son poste, c’était un talent exceptionnel. GB n’a pas choisi à ce niveau depuis 15 ans, et ironie de l’histoire, c’était pour choisir un ILB.
    Je ne nie pas que GB n’a pas fait les efforts sur ce poste, se contentant de fonds de draft, non draftés et au mieux de Martinez.
    Mais selon PFF, avant le dernier match. le meilleur rookie ILB etait… Krys Barnes. Que devraient dire toutes les équipes en mal d’ILB, même pas capables de le prendre au 7eme tour.

    Bref, toutes les équipes ont des loupés à la draft. Même si je trouve que Steelers, Ravens et Chiefs sont particulièrement bons dans l’exercice.

    Côté OL, on vient juste d’affronter la def n°1, ce qui peut expliquer qu’on ait été dominé. Et Bulaga est train de faire une année « injury prone » aux Chargers

    Quant à Gutekunst, son job sera principalement évalué sur le destin de Love.

  7. DavidBrillac

    Hé oui on attendait en avril un WR puis ILB, où l’inverse peut importe, et on a eu un QB + RB !
    C’est incroyable, mais c’est ainsi !
    Pour le match contre Tampa, à vite oublié bien sûr, même si comme dans tout les sports co, si ce match est joué à la maison, le résultat s’en serait trouvé bien différent.
    Rodgers soyez-en sûr ne refera pas de si tôt un match aussi calamiteux, voir même jamais.
    Par contre mon idole Brett Favre, des comme ça, il en à fait un paquet, et même deux semaines de suite.
    Les Texans payerons l’addition.
    Go Pack Go !

  8. The_Chosen_One

    @GBPF, je te trouve bien indulgent. Etre une équipe offensive n’empeche pas d’avoir un capitaine de défense. Ne dit on pas qu’un ILB est le QB de la défense ?

    Comme dit Guile rien n’empechait de prendre Queen au lieu de Love. Tu prends un QB au 1er tour pour même pas le mettre remplacant ??
    On voit bien que notre équipe a le niveau pour jouer le titre, alors blinde de joueurs pour gagner plutôt que de prévoir l’avenir. Des bon QB y en a plein en NCAA, cette semaine c’est le QB RS Freshman de…. Wisconsin qui a ébloui tout le monde, Graham Mertz.

    Quant aux stats PFF elles disent un peu tout et rien. Barnes fait un bon début de saison, hier soir encore il a été bon, mais Queen est déjà décisif et créé des big plays, ce que notre défense ne sait pas faire.
    Après y a aussi à redire sur les schémas de Pettine qui apparemment ne sait pas ce qu’est un blitz

  9. Green Bay Packers France

    @TCO, je ne m’estime pas indulgent, disons que je vais de l’avant. Le choix de Love est fait, je n’aurais pas fait ce choix là mais notre GM l’a fait et je fais avec. Il estime qu’il avait l’occasion d’avoir un QB Élite mais qui avait besoin de formation. Je pense que Rodgers en avait encore pour quelques années et qu’en effet, les règles NFL rendent plus accessible le poste de QB.
    On saura dans 4 ans : soit Love, qui aura pris le manche, montre qu’il sera le QB de GB des années 2020 pour emmener les Packers chaque année en PO ; soit il est tradé d’ici là pour au moins un 1er tour. Une autre solution serait un raté de Gutekunst. D’ici là, je profite du présent.

    Sur l’ILB, je pense que Steelers et Ravens ont plus l’oeil attentif et aiguisé sur ce poste, dû à leur ADN.
    Pour Barnes, PFF n’est pas le saint Graal bien sûr (CBS utilise leur classement pour la présentation des joueurs en prime time néanmoins), cela reste une indication qui confirme l’examen visuel : Barnes est un steal énorme. D’ailleurs, lui et K. Martin m’ont fait meilleure impression que Kirksey pour le moment. Mais ce dernier devrait retrouver un poste de titulaire au privilège de l’âge.

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