Week 14 ~ GB – CHI : À la conquête du Nord

Christian Watson (n°9), une performance de premier plan
(Photo : Madison Morris)

D’abord dominés, les nounours ont causé du fil à retordre aux Packers en 2ème mi-temps avant de saccager leur balle de match dans la dernière minute.

Green Bay Packers – Chicago Bears : 28 – 21

DOMINATION PAS ASSEZ FRUCTUEUSE

On s’attendait à ce que Chicago courre mais leur head coach Ben Johnson a voulu surprendre en attaquant ses trois premiers drives par les airs. Résultat : 3 drives, 5 yards offensifs, 3 punts. Après un quart-temps, Ben Johnson arrêta les frais et revenait aux bases qui ont fait le succès des Bears cette saison : le sol.

Les Packers n’ont pas pleinement profité de ce mauvais choix tactique chicagoan. Pourtant, GB avait bien attaqué la rencontre en optant eux aussi pour la voie des airs, sauf que les Packers ont une attaque bien mieux adaptée à cela.

Mais GB s’est tiré des balles dans le pied tout seul. D’abord sur le 1er drive par une interception très moche, Jordan Love lançant directement dans les mains du safety Gardner-Johnson, encore une fois en essayant de mettre trop de toucher à son lancer si bien que la balle lui est « restée dans les mains ».

Ensuite, sur le second drive, par une réception spectaculaire mais pas totalement assurée de Musgrave (TE) pour une action d’abord jugée bonne pour 34 yards puis retournée en passe incomplète après challenge des Bears. Une pénalité pour faux-départ de Banks (LG) achevait ce 2ème drive Packers.

GB trouvait enfin la voie sur son 3ème drive. Après une belle avancée par des jeux variés (réception du TE Whyle pour 22 yards), Love envoyait sa longue balle flottante en 3ème et 10 en direction des poteaux pour Watson (WR), touchdown. (7-0)

Les Bears sortaient de leur tanière sur leur 4ème drive avec ce qui fait leur réussite offensive : courses et « bootleg » du QB pour sa course ou une passe le long de la ligne. Mais ça restait encore peu efficace.

Il fallut que notre ami Nixon (CB) fasse encore des siennes avec deux pénalités coup sur coup, une qui annulait une potentielle 3ème et 10 des Bears, et l’autre donnant 15 yards pour brutalité après une mêlée générale. Même si cette dernière pénalité était une erreur arbitrale et aurait dû pénaliser le WR face à Nixon, ce dernier était venu le chercher pour du trashtalk de roquet. Malgré cela, CHI n’en retirait qu’un FG. (7-3)

Il restait 1 mn 14 et enfin GB allait réussir un drive « 2 mn warning », enfin cette saison. Ce fut une inspiration de Jordan Love pour un Bo Melton (WR) semant son adversaire sur une « deep post » également. (14-3)

C’est presque si les Bears s’en étaient pas bien sortis avec ce score de 14-3 à la mi-temps après n’avoir avancé que de 71 yards en 1ère mi-temps, soit le total le + faible d’une attaque par le head coach actuel des Bears Ben Johnson.

LES BEARS SE RÉVEILLENT

Balle en main pour démarrer la seconde période, les Packers étaient vite sortis du terrain par faute de pouvoir avancer au sol, ce qui sera la tendance de la 2ème mi-temps. Melton fit même une intelligente « OPI » sauvant Love de l’interception.

Au contraire, le QB adverse Caleb Williams, sans être brillant, montrait des qualités à s’échapper de la pression pour ne pas encaisser de sacks voire même transformer en jeu positif. Sur une de ces actions similaires, il trouva l’obscur Zaccheaus (WR), 2200 yards à la réception en 7 ans de carrière, pour une réception spectaculaire à l’horizontale malgré le marquage collant de Nixon (CB). À mon sens, ce dernier commit encore un pêché d’orgueil en plaçant ses mains pour intercepter et non dévier le ballon qui lui passa justement entre les mains.

Les Bears convertissaient à 2 pts, difficilement par une course de Monanghai (RB), d’abord bloquée puis poussée par son OL. Un petit point de + qui aurait pu faire toute la différence en fin de match. (14-11)

Heureusement, Love répondait avec un grande maîtrise tactique en modifiant le jeu appelé à la lecture de la défense adverse. Passe « slant » rapide pour Watson qui avait un boulevard devant lui pour semer tous ses adversaires. Touchdown de 41 yards. (21-11)

Les Bears se sentaient de + en + à l’aise offensivement avec les échappées de Caleb Williams qui commençaient à user la défense des Packers. Celle-ci fut globalement + agressive qu’à l’accoutumée et c’est par un blitz que CHI était contraint au FG. (21-14)

En se faisant sortir ensuite par un « 3 and out » (Doubs bien couvert sur un lancer 50-50 en sideline), GB s’exposait et mettait sa défense sur le grill.

Ainsi, les Bears avançaient méthodiquement selon la même recette qui fonctionne : courses, échappées de C. Williams pour course ou passe mais aussi quelques jeux spéciaux. C’est d’ailleurs par un de ces jeux que CHI recollait au score. Les Bears mettaient un OL éligible et le faisait partir vers le côté. Toute la défense mordait à l’hameçon laissant 3 TE (!) blue navy seuls dans l’en-but. C’est le rookie Loveland qui reçut l’offrande. (21-21)

FIN DE MATCH IRRESPIRABLE

8 mn à jouer, la pression tombait sur les épaules des Packers dans une ambiance digne des play-offs. Jusque-là annihilé, Jacobs (RB) montrait la voie avec de suite 11 yards (block du TE Whyle).

Puis il fit un des jeux décisifs du match, sur 3ème et 1, GB choisit une course « pitchée » (passe latérale arrière de Love). Si cette tactique peut marcher, elle nécessite une maîtrise des blocks, tout ce dont n’a pas prouvé GB cette année. En recevant le ballon 4 yards avant la ligne de mise en jeu, Jacobs voyait 4 Bears courir vers lui de directions différentes. Dans un effort sans crainte, il passait dans le chas d’une aiguille entre ces 4 énergumènes avant de repousser du bras le safety Gardner-Johnson pour un gain de 21 yards, son 2ème + long de la saison.

À 7 yards, LaFleur pilonnait Chicago avec Jacobs. Sur la 3ème et 2, le RB marquait le touchdown. (28-21)

Il restait 3mn32 et les Bears avaient la balle en main et presque la destinée du match puisque je redoutais fortement la tentative de conversion à 2 pts en cas de TD Bears.

En deux belles passes, 27 yards pour Burden (WR) sur la tête à Valentine (CB) et 24 yards pour Duvernay (WR) sur la tête à Mc Kinney (FS), CHI arrivait à l’entrée de la zone rouge au 2 mn warning.

Le HC adverse Ben Johnson pilonna également au sol en réponse du berger à la bergère. Mais sur la 3ème et 1, Enagbare (DE) jaillit de l’extérieur pour prendre Monanghai (RB) aux jambes et empêcher le first down à 30 secondes de la fin.

Et là, Ben Johnson voulut se faire plus original que l’originalité pour tenter de convertir à la passe une 4ème et 0,5 yard quand tout indiquait qu’une course suffirait à gagner les quelques dizaines de cm. À la manière d’un Pete Carroll qui enlevait le ballon de Marshawn Lynch (RB) à 1 yard de l’en-but lors du Super Bowl 2014. La suite, on la connait, Russell Wilson (QB) lança pour une interception de Butler (CB) qui scella le sort des Seahawks lors de Super Bowl.

Dans une conception de l’esprit similaire, Ben Johnson voulut reproduire un jeu qui avait fait sensation la semaine passée face aux Eagles : bootleg du QB pour un lancer lobé à destination du TE Kmet. Seulement voilà, C. Williams se faisait poursuivre par plusieurs Packers déchaînés et, probablement sous pression, délivra une passe largement sous-dosée que Nixon vint récolter en interception, lui qui avait suppléé Evan Williams (SS) en traversant tout le backfield, au nez et à la barbe de Kmet (TE) qui attendait l’offrande pour le TD.

Fin du match dans un Lambeau Field en fusion. (28-21, score final)

AFFIRMATION

Des températures bien négatives, un Lambeau Field bruyant, un rival de division compétitif et candidat aux play-offs pour une victoire sous tension réalisée avec une certaine manière. Tout a été réuni pour faire de ce match un de ceux dont on se souviendra en 2025.

Du tryptique du Nord qui se présentait devant eux, les Packers ont réalisé un hat-trick de bon aloi en enchainant victoires sur Vikings, Lions et Bears. GB atteint ainsi le bilan de 4-0 intra-division en contraste avec le 1-5 de l’année passée.

Tout n’a pas été parfait bien sûr. Mais Matt LaFleur a bien préparé son combo contre la NFC North. Seules des erreurs individuelles coupables en 1ère mi-temps (interception très moche de Love, pénalités inutiles et coûteuses de Nixon, réception spectaculaire mais invalidée de Musgrave) ont empêché GB d’avoir la mainmise sur ce match.

Et les Packers auraient pu le regretter. Car une fois que Ben Johnson eut admis son pêché d’orgueil de tenter de battre GB par les airs et qu’il revint aux bases de son succès, les Bears offraient une vraie adversité qui s’accommode très bien des températures négatives, celles qu’on retrouvera face aux Bears au Soldier Field dans 15 jours et qu’on retrouvera en play-offs au Lambeau Field, pourquoi pas encore face aux Bears puisque c’est l’adversaire actuel des Packers en play-offs NFC, GB étant désormais n°2 NFC et CHI 7ème.

Jordan Love (QB) a effectué une prestation de belle facture avec une maîtrise tactique sur la ligne de mise en jeu qui s’affine de semaine en semaine. Seulement, à la Brett Favre, il est capable d’envoyer des lancers incompréhensibles qui se terminent en interception.

Toutefois, il est bon de rappeler que, parmi l’ensemble des QB titulaires ayant effectué peu ou prou l’ensemble des matchs de leur franchise (au moins 400 mises en jeu), il est bien celui qui a envoyé le moins d’interceptions (4, comme Matt Stafford des Rams) en NFL. Cette réalité est sûrement difficilement perceptible car quand il se fait intercepter, c’est souvent avec des lancers bien moches, mais aussi parce que Love ose attaquer la profondeur, quitte à ce que le lancer soit du 50-50, voire moins (Melton a sauvé une INT par son OPI). Et puis, il y a ce style presque inimitable de ses lancers en déséquilibre arrière ou encore ses « bombes » dont on a l’impression qu’elles flottent une éternité dans l’air.

Il est aussi bon de rappeler que GB évoluait pour la 1ère fois de la saison avec tous ses WR puisqu’on notait le retour de Jayden Reed, auteur d’actions-clés derrière celui qui a le plus brillé face aux Bears : Christian Watson. Watson présente un profil de + en + complet, offrant désormais des mains sûres, une capacité à contester les réceptions 50-50 tout en ayant conservé, malgré la déchirure de ses ligaments croisés il y a 1 an, sa vitesse folle qui le rend létal en champ ouvert. Il a été prolongé en 2026. Il doit être prolongé pour plus longtemps après cette saison.

Avec Belton (RG), l’intérieur de l’OL est stabilisé et même si elle n’est pas extraordinaire, elle assure l’essentiel en pass protection tout en ayant quelques flash au run block (même si ça reste très compliqué).

On espère que les Packers réussiront à aller loin en 2025 et on espère que Jeff Hafley reste le coordinateur défensif des Packers en 2026. Il a tellement transformé cette défense (avec certes des grosses recrues aussi) qu’il devrait à coup sûr être sollicité à l’inter-saison. Face aux Bears, il a montré de l’agressivité avec une plus grande proportion de blitz et un Parsons encore plus libre.

La défense de GB reste malgré tout friable en run defense à l’intérieur des hashmarks (GB a récemment recruté deux gros DT) et la performance des CB tient à la réussite du pass-rush sur le QB adverse. Mais en étant top 10 dans toutes les catégories défensives, GB peut compter sur elle et même en fin de match dans les moments décisifs, comme face aux Bears et face à d’autres adversaires.

Après avoir fait chuter l’éphémère n°1 NFC, les Packers se déplacent chez le n°1 AFC dimanche prochain, dans le Colorado chez les Denver Broncos. Une victoire et les Packers ne pourraient plus avancer masqués dans leur conquête du graal.

Photo : Madison Morris

LES STATS

1234Final
GB0147728
CHI0311721

GREEN BAY PACKERS :

  • Jordan Love (QB) : 17/25 à la passe, 234 yards, 3 TD, 1 INT, 120.7 rating
  • Josh Jacobs (RB) : 20 courses, 86 yards, 4.3 yards par porté, 1 TD
  • Christian Watson (WR) : 4 réceptions, 89 yards, 2 TD
  • Kingsley Enagbare (DE) : 4 plaquages, 1 sack, 1 plaquage pour perte, 1 QB hit
  • 1 turnover
  • 337 yards offensifs
  • Efficacité en 3ème tentative : 75 % (8/12)
  • Efficacité en 4ème tentative : 0 % (0/0)
  • Efficacité en redzone : 100 % (1/1)
  • 6 pénalités pour 55 yards concédés
  • 26 mn 30 de possession de balle

CHICAGO BEARS :

  • Caleb Williams (QB) : 19/35 à la passe, 186 yards, 2 TD, 1 INT, 76.6 rating,
  • De’Andre Swift (RB) : 13 courses, 63 yards, 4.8 yards par porté
  • Luther Burden (WR) : 4 réceptions, 67 yards
  • CJ Gardner-Johnson (S) : 6 plaquages, 4 plaquages assistés, 1 passe déviée, 1 INT
  • 1 turnover
  • 315 yards offensifs
  • Efficacité en 3ème tentative : 50 % (8/16)
  • Efficacité en 4ème tentative : 50 % (1/2)
  • Efficacité en redzone : 50 % (2/4)
  • 4 pénalités pour 17 yards concédés
  • 33 mn 30 de possession de balle

LE MOMENT DU MATCH

La course de 21 yards de Jacobs à 5mn30 de la fin du match, sur une 3ème et 1 alors que le score est 21-21 est tout aussi décisive qu’inattendue tant les bloqueurs Packers se sont fait débordés et que le n°8 évite un 1er plaquage 4 yards avant la ligne de mise en jeu.

LES DÉTAILS QUI TUENT

  • 1ère défaite des Bears après 5 victoires consécutives
  • Bilan de Matt LaFleur face aux Chicago Bears : 12-1

GreenBayPackersFrance

2 Comments

  1. Guile

    En vrac, mes sentiments au long du match :
    – 1er QT et début de 2nd QT : je me suis d’abord dis qu’ils allaient se rater puis après je me suis dis qu’on ne capitalisait pas assez sur leur début de match affreux
    – Fin du 2nd QT : dans mon esprit, 14-3 c’était pas cher payé et je me disais que MLF allait la jouer petit bras en seconde MT pour préserver le truc
    – 3e et début de 4e QT : je les voyais bien passer devant juste à la fin vu que Ben Johnson s’était adapté mais que MLF non
    – Fin du match : c’était chaud et ah tiens un truc positif à dire sur Nixon

    Alors oui, le WR aurait dû prendre les 15 yards à la place de Nixon mais quand tu fais le con a aller montrer et ouvrir ta tronche dans une situation de tension entre 2 joueurs où tu es totalement étranger, bah faut pas te plaindre.

    Je me demande entre lui et Quay Walker, lequel a le moins de neurones.
    Et c’est pas la première fois de la saison qu’il annihile une bonne action défensive par une pénalité à la con. OK, MLF l’a recadré mais j’attendrais aussi d’un cadre de la DEF, McKinney ou Parsons par exemple, qu’il le chope et lui explique un peu la vie et où mettre son agressivité sur le terrain (et où ne pas aller la mettre).

    Enfin bref, ne boudons pas notre plaisir, une victoire sur les Bears ça a toujours un goût particulier et le triptyque de matchs contre la NFC Nord a été bien négocié.
    Il ne faut pas se louper sur les 4 derniers matchs parce que la NFC est dense et que seulement 2 victoires sur les 4 derniers matchs pourraient éjecter les Packers des PO.

    Niveau attaque, le retour de Reed est prometteur et Belton commence à s’affirmer comme RG. Je te rejoins sur le fait que Watson commence à ressembler à un vrai WR1 d’autant plus que son attitude sur le terrain est toujours positive et enthousiaste donc ça pousse les autres (sauf peut-être Doubs qui semble en retrait et moins concerné depuis quelques matchs). J’attends encore plus d’implication de Musgrave. Jacobs, je sais pas comment le mec peut encore jouer avec MLF (et la OL) qui l’envoie au carton à tous les matchs et le fait qu’il toujours l’air de jouer avec un cheville ou un genou en vrac. En tout cas, sa course entre les 4 DEF et comment il poussait le safety devant lui c’était impressionnant.

    Niveau défense, l’absence de Wyatt est préjudiciable et on en voit les conséquences sur les CB qui ont eu un peu de mal. Je comprends pas comment Parsons ne génère pas au moins 5 pénalités pour holding à tous les matchs tellement le mec est tenu de partout. Dommage, j’aurais bien aimé qu’il aplatisse un peu plus Caleb Williams.

    Niveau ST, McManus a enfin réussi à ne pas trouver la endzone à chaque kick-off et rien que ça, c’est pas mal.

    Go Pack Go !

  2. DavidBrillac

    Oui mes amis, tout n’est pas parfait, aucune équipe cette saison ne l’est, loin de là !

    Mais en trois semaines faire un tryptique du Nord, contre nos vieux « ennemis », balayer les Lions, dire un gros chut pour être poli à Ben Johnson, être à 4-0 dans la division, contre 1-5 la saison passée, le tout en trois semaines, je peux vous dire que tout ça est quand-même bien joué de la part de Matt LaFleur (12-1 contre les nounours), de Jordan Love et de toute l’équipe !

    Oui les Bears sont meilleurs que la saison passée, mais je n’échangerais pour rien au monde un Love contre un Williams.
    Encore un quarterback du premier tour des Bears après les Fields et Trubisky, qui n’ira pas au panthéon des QB légendaires !

    Les Packers ont quand même changé de braquet après le non match perdu petitement contre les Eagles.
    De mon côté même avec deux défaites sur
    les quatre derniers matchs, il est impossible de ne pas se qualifier pour les playoffs, la NFC Ouest va se neutraliser.
    Mais les Packers peuvent et doivent viser au minimum la deuxième place de la NFC pour leur assurer deux matchs à domicile, et sont même en capacité de terminer en tête de la NFC, il faudra pour ça tout gagner.
    Les Packers vont passer au révélateur loin de chez eux pour les deux prochains matchs, à la suite de quoi, nous saurons où en sont de nos ambitions pour 2025.

    Go Pack Go !

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