Week 12 ~ DET – GB : Fondateur ?

Meilleur match en carrière pour Jordan Love

Tout est possible en NFL et ce Thanksgiving Day l’a montré pour les cheeseheads. Alors que GB partait en très gros outsider avec un bataillon d’éclopés, les Packers ont montré un visage jamais vu depuis 2021, celle d’une équipe au potentiel offensif aérien insoupçonné couplée à une défense rageuse et survoltée. Tout cela pour remporter une victoire convaincante et imprévue.

Detroit Lions – Green Bay Packers : 22 – 29

DÉMARRAGE OFFENSIF EN TROMBE

Quand on part aussi peu favoris avec théoriquement aussi peu de chances de gagner, la meilleure idée, c’est de tout donner en se disant qu’après tout, on a vraiment rien à perdre.

C’est exactement avec cet esprit que les Packers ont attaqué cette rencontre. Preuve en est, en gagnant le « toss », ils ne décidaient pas de laisser la balle à l’adversaire comme cela se fait 95 % du temps mais bien de prendre les commandes du match. Cela n’a d’intérêt que si on marque dès le 1er drive.

C’est ce que GB réussira à faire dans la foulée d’une première action pour un lancer en profondeur à destination de Watson captée pour 53 yards. Oui, Watson dut attendre le ballon empêchant un TD, si le timing avait été bon avec un lancer effectué plus tôt. Car le ballon fit tout de même 57 yards dans les airs sans que Love ne force sa gestuelle.

1ère action du match : réception de 53 yards de Watson !

Souvenez-vous, lors du 1er match de la saison 2022 chez les Vikings, les Packers ouvraient la saison de la même manière avec une longue passe de Rodgers pour Watson, bien libre après avoir semé Patrick Peterson (CB). Watson droppa salement un ballon qui aurait fait de sa première action NFL un TD de 75 yards. Eh bien, le ballon avait flotté durant 53 yards dans les airs. Soit moins que le lancer de Love dont on parle. Et pourtant Watson était moins libre.

C’est l’exemple pour moi que le problème actuel de Love sur les longues passes est avant tout un problème de timing qu’un problème de force intrinsèque dans le bras. Ce qui est plus facilement perfectible et donc plus encourageant pour l’avenir.

Après cette première passe pas parfaite, Love aura ensuite effectué un récital aérien dont les cheeseheads étaient sevrés depuis deux saisons. Feu de paille ou véritable match-révélation ? Les prochains matchs nous le diront.

Quatre jeux plus tards, à 11 yards de l’en-but, Love lançait un laser parfait dans le trafic (à travers le tracé « cross » de Watson) dans les mains de Reed (WR) qui prenait sur son dos son défenseur direct pour l’emmener dans la endzone. Touchdown. (0-7)

Reed (n°11) marque le TD malgré Branch (S) sur le dos

Savoureux de voir que Reed a pris en sac à dos Brian Branch (S), celui-là même que les Lions ont pris en trade-up du 48ème au 45ème choix des Packers pour un 5ème tour. Descendus au 48ème choix, les Packers descendirent encore au 50ème choix avec les Buccaneers pour un 6ème tour, le GM Gutekunst pensant être un des rares GM sur le choix de Reed à ce stade de la draft.

Si Branch fait un très bon début de saison rookie, Reed en fait tout autant. Et dans ces manoeuvres de second tour, GB a donc récupéré en plus Wicks (WR) au 5ème tour et Brooks (DT) au 6ème tour. Nous verrons dans quelques années si ce prometteur trio Reed-Wicks-Brooks valait de délaisser Branch, mais le verdict n’est désormais plus aussi clair qu’au moment de la draft.

Les Lions répondaient du tac au tac avec un TD du TE rookie Laporta sur lequel Owens (SS) ne vint pas assez vite au soutien de Ballentine (CB) battu (transformation manquée). Les Lions avaient avancé à la passe car dès ce 1er drive, GB jouait majoritairement en 3-4 de base (3 DL) et stoppait bien les courses des RB Montgomery et Gibbs. (6-7)

GB continuait son rythme offensif. D’abord, avec Heath (WR) pour une réception de 17 yards au milieu du terrain. Heath gagne ses galons en montrant la sûreté de ses mains et ses grosses capacités de block. Ainsi, le rookie non drafté d’Ole Miss semble définitivement passé WR 5 derrière Wicks et devant Touré.

4 réceptions et 46 yards pour Malik Heath (WR)

Puis Watson (WR) utilisait sa taille et son jump pour convertir une 3ème et 7 au milieu du terrain. Puis sur 3ème et 1 sur les 9 yards de Detroit et, avant que LaFleur n’appelle un temps mort, Love lançait la play action qui feinta toute la défense pour le TD facile de Kraft, 1er TD en carrière pour le TE rookie issu de l’université de South Dakota State. (6-14)

UN PASS-RUSH EN FEU

Puis vint le 1er tournant du match avec un blitz pour une fois efficace de GB. Gary (OLB) sackait Goff (QB) et provoquait une perte de balle. La majorité des joueurs s’arrêtait de jouer mais pas Owens (SS) alors qu’aucun coup de sifflet n’avait retenti. Owens récupérait le ballon et marquait aisément le TD, confirmé par la révision vidéo. Carlson (K) manquait malheureusement le XP, pour le 3ème match consécutif. (6-20)

Owens (n°34) ne semble y croire mais il part bien vers le TD !

Contre normalement une très bonne OL Lions, le pass-rush de GB continuait à faire des étincelles avec cette fois la pression de Preston Smith (OLB) facilitant le fumble forcé par Brooks (DT) et récupéré par lui-même sur les 23 yards de Detroit.

Le 1er quart-temps n’était pas encore terminé que les Packers avaient déjà l’occasion de (presque) plier le match. Moins efficace, GB tentait la 4ème et 0,5 yard en redzone. Et ce fut pour le coup la vraie grosse boulette de GB sur ce match, A.J. Dillon n’exécutant à priori pas le bon tracé de run (au vu du travail de l’OL). En partant vers son QB, Dillon le percutait et se voyait de suite pris par les défenseurs.

Un « turnover on downs » qui aurait pu être fatal en fin de match en raison d’un joueur ayant mal exécuté le schéma. Cependant, devant l’insuccès de Dillon dans ces situations, LaFleur aurait dû demander un QB sneak ou céder à la mode du « tush push » popularisé le QB des Eagles Jalen Hurts.

Repartant sur leurs fondamentaux à la course, DET avançait, mais pas trop. Et en devant passer, Goff se montrait imprécis en sentant le souffle chaud du pass-rush Packers.

De nouvelles actions offensives de GB redonnaient le sourire : passe « flat » pour AJ Dillon qui faisait goûter son quadriceps au LB Anzalone après sauté au-dessus d’un autre défenseur (22 yards), Doubs pour 20 yards après un tracé « post « . En 3ème tentative à l’entrée de la redzone, Love ne put atteindre Watson (WR) sur une tracé « corner », le CB marchant involontairement (?) mais opportunément sur le pied du n°9 vert et or pour empêcher son tracé. FG de 43 yards. (6-23)

Le drive suivant de DET aurait dû s’arrêter de suite (sack de Gary) mais une trop sévère pénalité sur Mc Duffie (ILB) pour « DPI » relançait le drive Lions. Le pass-rush Packers était en feu. Pourtant, le head coach Lions tentait la 4ème et 4 en « FG range » (52 yards). Bien mal lui en a pris, Preston Smith (OLB) sackait Goff (QB).

En cette fin de 1ère mi-temps, GB dut aussi subir la pression défensive de DET. Les Packers tentaient, au cas où, un FG de 63 yards que Carlson manquait de seulement quelques yards.

Avec cette 1ère mi-temps, GB avait réussi sa meilleure mi-temps 2023 et avait alors marqué + de points (23) que sa moyenne par match de la saison (20,2) ! (6-23 à la mi-temps)

DETROIT À PORTÉE DE FUSIL

GB avait été agressif en débutant le match si bien que DET avait la balle dans ce début de 2ème mi-temps. Et on retrouvait alors l’attaque percutante de DET, ici en attaque accélérée. En un « pitch » pour Gibbs (RB), 23 yards, et une passe dans l’entre-jeu pour St-Brown (WR), 28 yards, DET arrivait en redzone avant de courir pour le TD de Montgomery (RB). La conversion à 2 pt sur une même course fut plus chanceuse avec le fumble de Montgomery, percuté par Wyatt (DE), juste au moment de franchir la ligne d’en-but. (14-23)

Toujours sans jeu de course, GB piétinait. Love arrivait à faire avancer les chaînes avec par exemple une improvisation de 7 secondes pour trouver Heath en sideline (12 yards). Mais le drop de Doubs en 3ème tentative fut fatal de drive.

Heureusement, le pass-rush de GB était toujours aussi percutant pour une équipe des Lions un peu trop pressée et délaissant ainsi à tort le jeu de course. Le head coach Lions Dan Campbell s’entêtait dans une agressivité peu utile en tentant un fake punt de ses propres 22 yards, de manière presque prévisible. Les Packers bien disciplinés ne se laissaient pas berner, notamment Van Ness (OLB) qui plaquait le porteur du ballon.

Fake punt avorté pour les Lions !

GB en profitait de suite, Love trouvant en 3ème tentative Watson qui s’était libéré de son défenseur. GB tentait la conversion à 2 pts avec un trick play (double reverse) qui devait voit Doubs lancer pour Love mais le receveur fut pris par le pass-rush Lions. (14-29)

Touchdown en extension de Watson (n°9)

DET avançait ensuite par petits gains et fut une fois encore contraint à la 4ème tentative que DET tentait encore une fois en étant en « FG range » (48 yards). Goff patientait trop : 3ème sack de Gary !

Le 3ème sack pour Gary !

Heureusement pour les Lions, leur défense blitzait à tout va pour s’en sortir et ça marchait, même si Reed (WR) aurait pu avoir un meilleur timing dans son saut pour la réception.

Il restait 12 mn à jouer et DET restait à porté de fusil (2 possessions). Et cette fois, on crut bien que les Lions revinrent dans le match avec un drive dans la même mouture que leur 1er de la seconde mi-temps (« cross » de J. Williams pour 35 yards, Raymond au milieu du terrain pour 25 yards).

Mais GB sortait les barbelés en redzone : après 2 courses pour 5 yards, Owens (SS) reconnaissait le jeu latéral pour St-Brown (WR) : – 2 yards. Et encore une fois, DET tentait la 4ème tentative (+ justifié ici, à 7 mn de la fin). Mais Preston Smith (OLB) se jouait encore du pourtant talentueux Sewell (RT) pour faire sortir Goff (QB) de sa poche. Il visait Laporta (TE) dans le coin mais sans succès (bonne couverture de Quay Walker – ILB). Nouveau turnover on downs de DET après un drive de 5 mn !

Rapidement en 3ème et 1, LaFleur commandait fort justement une feinte de course du RB pour une course de Love (QB). Avec le block de Kraft (TE), Love gagnait 37 yards (sa + longue de la saison). Love se laissa glisser sur le sol pour éviter de sortir du terrain ou de subir un plaquage dangereux. Dommage, car il y avait de la marge pour 7-8 yards de + au moins, ce qui mettait GB en position de FG.

Alors sur les 42 yards de DET à 4mn30 de la fin du match, le chronomètre devenait un objectif. Après deux courses de Dillon, Love ne put trouver Watson en profondeur, pressé par le blitz adverse tout en lançant en reculant.

GB renvoyait le ballon sur les 9 yards adverses de DET qui détenait 2mn45 et 3 temps morts pour remonter deux possessions. En défense préventive et en 4 man-rush, GB encaissait les yards mais le chrono coulait. Après le TD de Reynolds (WR) et la conversion à 2 pts de Laporta (TE), les Lions adoucissaient l’addition mais, à 41 secondes de la fin, avaient besoin d’un onside kick gagnant. (22-29)

Le onside était pénalisé du côté de DET, un onside de toute façon récupéré de manière sûre par Reed (WR), assurant la victoire dans la dernière minute, même si celle-ci aurait pu être assurée bien avant.

TROP BEAU POUR ÊTRE VRAI ?

Contre le n°2 NFC à l’extérieur, avec une attaque sans son LT 1, son RB 1, son TE 1, avec une défense sans aucun titulaire de début de saison dans les lignes secondaires et sans un ILB titulaire, dire que la victoire des Packers fut une surprise est un euphémisme. Mais avec tous ces éléments d’adversité, elle fut surtout convaincante, des deux côtés du terrain.

Love a rendu une très bonne copie, le meilleur match de sa carrière, après le meilleur de sa carrière qui suivait lui-même une bonne prestation du QB. Autant dire que les tendances sont à la hausse et offrent des perspectives d’espoir quant à l’avenir du n°10 dans le Wisconsin. Si la fin de saison ressemble offensivement à ce match contre les Lions, le bail de Love au fond de la baie verte sera scellé.

Reste à voir cela dans une fin de saison qui s’annonce tout d’un coup plus grisante avec des perspectives de play-offs à la grâce d’un calendrier favorable sur le papier.

Et au risque de se répéter, tout cela avec une équipe non seulement jeune mais qui en plus n’est pas épargnée par les blessures, et avec un plan de jeu offensif qui fait retomber le poids de l’attaque sur les épaules du QB, bien plus que ce qui était prévu en raison d’un mauvais run block.

Côté défense, le pass-rush a effectué son meilleur match de l’année alors qu’elle rencontrait une des meilleures OL du pays. Clark (DT) a notamment exploité l’intérieur de l’OL où le poste de LG était exposé quand Gary et P. Smith usèrent d’un grand panel de techniques pour surprendre les Tackles adverses.

Un Goff sous pression (3 sacks, 3 fumbles forcés, 16 pressions !) n’a pas pu exploiter les lignes secondaires Packers où il y avait à faire.

De même, en attaquant le match pied au plancher avec succès, GB a fait dérailler le coaching adverse, trop précipité dans sa volonté de remontée. Ainsi, DET délaissa trop le jeu de course, à tort. Et surtout, les Lions tentaient trop souvent le tout pour le tout, inutilement à l’image de ce fake punt (dont le head coach a pris l’entière responsabilité en conférence de presse), mais en laissant aussi beaucoup de points sur de potentiels FG délaissés pour des 4ème tentatives improbables.

Évidemment, c’est le genre de match presque parfait qui n’arrivera pas tous les jours, ou alors GB se transformera en vrai outsider pour les play-offs. En effet, GB a effectué 3 turnovers en 1 match quand elle n’en avait réalisé que 9 en 10 matchs jusque-là. De même, le fumble retourné en TD n’est que le 2ème « pick-6 » de la défense cette saison.

Néanmoins, quel cheesehead ne peut pas se réjouir d’avoir assisté à une telle prestation ? Alors, le temps d’un mini-bye avant la réception des Kansas City Chiefs, savourons cette performance que peu pronostiquaient (même pas moi) et voyons ce que cette fin de saison nous réserve..

LES STATS

Detroit Lions :

  • Jared Goff (QB) : 29/44 à la passe, 332 yards, 2 TD, 103.6 rating, 3 fumbles perdus
  • David Montgomery (RB) : 15 courses, 71 yards, 4.7 yards par porté, 1 TD
  • Amon-Ra St-Brown (WR) : 9 réceptions, 95 yards, 1 TD
  • Brian Branch (S) : 3 plaquages, 5 plaquages assistés, 1 passe déviée
  • 3 turnovers, dont 1 retourné en TD
  • Efficacité en 3ème tentative : 47 % (7/15)
  • Efficacité en 4ème tentative : 20 % (1/5)
  • Efficacité en redzone : 75 % (3/4)
  • 7 pénalités pour 51 yards concédés
  • 32 mn de possession de balle

GREEN BAY PACKERS :

  • Jordan Love (QB) : 22/32 à la passe, 268 yards, 3 TD, 125.5 rating ; 3 courses, 39 yards
  • A.J. Dillon (RB) : 14 courses, 43 yards, 3.1 yards par porté
  • Christian Watson (WR) : 5 réceptions, 94 yards, 1 TD
  • Rashan Gary (OLB) : 5 plaquages, 2 plaquages assistés, 3 sacks, 3 QB hits, 1 fumble forcé, 1 fumble recouvert
  • Jonathan Owens (SS) : 8 plaquages, 4 plaquages assistés, 1 plaquage pour perte, 1 fumble recouvert, 1 TD
  • 0 turnover
  • Efficacité en 3ème tentative : 45 % (5/11)
  • Efficacité en 4ème tentative : 0 % (0/1)
  • Efficacité en redzone : 75 % (3/4)
  • 7 pénalités pour 60 yards concédés
  • 28 mn de possession de balle

LE MOMENT DU MATCH

  • Le fumble provoqué par Gary puis recouvert et retourné par Owens pour le TD donne 2 possessions d’avance à GB en fin de 1er quart-temps
  • Le fake punt stoppé par GB en fin de 3ème quart-temps permet de repartir des 23 yards de DET, ce qui donnera le dernier TD des Packers et 2 possessions d’écart pour gérer la fin de match

LES DÉTAILS QUI TUENT

  • 1er quart-temps Packers en 2023 : week 1 – week 11 = 2 TD ; week 12 = 3 TD
  • DET : 9 fakes punts tentés depuis 2021 (most NFL) pour 7 réussis (most NFL)!

GreenBayPackersFrance

3 Comments

  1. DavidBrillac

    Comme tu le dis, superbe prestation des Packers qui accomplissent leur meilleur match chez l’ennemi Lions devant toute l’Amérique à une heure de grande écoute le jour de Thanksgiving.
    Love tout comme Favre et Rodgers avant lui, remporte son premier match de Thanksgiving.

    Superbe démonstration de la ligne défensive qui a martyrisé l’une des toutes meilleures ligne offensive de la NFL, Goff a vue des vagues or et blanche déferlé tout l’après midi, avec à leur tête un chef de meute Rashan Gary inaltérable !

    Même constat pour l’attaque des Packers, explosive et à fond dès le premier quart temps ! Magnifique ! Jordan Love sort un deuxième match référence de suite, son match à plus de 300 yards à Los Angeles la semaine dernière n’avait plus été effectué par Rodgers depuis décembre 2021.
    Love a bénéficié d’une bonne protection de sa ligne et d’un Tom qui a éteint Hutchinson.
    LaFleur a lui aussi été au niveau de l’événement.

    Comme tu le dis avec une équipe si jeune, avec les corners 1-2 et 3, hors circuit, de même que les safety 1 et 2, sans Campbell au milieu, cette très jeune équipe à forcer 5 turnover on down.

    Tout ça est quand même prometteur, Rodgers pour ses débuts 6-10 avait une équipe bien plus expérimentée avec déjà beaucoup de talents,
    Et tout ça, sans jeu de course digne de ce nom, peut-être le pire de toute la NFL, il faudra sûrement en drafter un prometteur en avril, un qui sait avancer et se faufiler.

    Hâte de voir le contenu contre l’ogre Chiefs.
    Go Pack Go !

  2. Guile

    Très très bon match effectivement.
    J’ai vraiment été assez scotché par le début de match sur les chapeaux de roue ce qui n’était plus arrivé depuis, je pense, 2020, l’année où l’équipe avait un taux d’efficacité de 80% en RZ et où ça canardait fort dès le début du match.

    Après GBPF, sur le visage de l’équipe peut-être est-ce que tu oublies le match retour contre les Vikings de l’année dernière (celui qui avait permis de revenir à un bilan de 8-8 je crois) où cela avait été une boucherie sans nom et où on s’était tous dis : « S’ils jouent comme ça contre les Lions semaine prochaine, c’est les PO garantis et s’ils jouent comme ça en PO, personne ne voudra les rencontrer ». Bon après, le soufflé étant retombé contre les Lions mais ce match contre les Vikings avait été le seul kif de l’année dernière.

    D’ailleurs, je me demande si les Packers ne se spécialisent pas dans la relance d’équipe à la rue : après les Lions l’année dernière qui avait amorcé leur remontée suite à la victoire contre les Packers, cette année ce sont les Broncos. Ils étaient nuls, ils gagnent contre les Packers et lancent leur saison.

    Tout s’est vraiment bien goupillé sur le début de match :
    – LaFleur s’est acheté du courage et de l’imagination sur les appels
    – Love a été régulier à la passe même s’il y a toujours des lancers sous ou sur-dosés (je pense que bien dosé sur la 1ère passe, Watson part au TD). Encore 1 ou 2 matchs comme ça et il s’achète l’année prochaine pour prouver qu’il peut rester plusieurs années.
    – Watson a réussi se recentrer pour attraper des ballons qui ne lui arrivent pas forcément dans les bras. Petit bémol pour Watson : j’ai quand même l’impression qu’il a beaucoup été utilisé lors du 1er QT donc dans les drives scriptés de la semaine d’entraînement. A l’opposé, on n’a pas beaucoup vu Doubs au début du match puis petit à petit, quand il a fallu gagner des yards pour faire gagner du temps, on l’a plus vu. En fait, aujourd’hui la soupape de sécurité de Love c’est Doubs et Reed mais pas Watson alors qu’en WR1 affiché cela devrait être lui.
    – L’agressivité de la Défense a permis de récupérer des ballons (et un pick-6 !!) et elle a été bien aidé par la mauvaise version de Goff et la très mauvaise stratégie de sur-agressivité de Dan Campbell que je n’ai pas compris. Surtout sur le fake punt : même s’ils doivent rendre le ballon, la dynamique du 3e QT est plutôt pour eux (1 TD de leur côté, rien côté Packers). De mon point de vue, sur certains choix de tenter les 4e, il aurait dû prendre le FG. Je ne dis pas qu’ils auraient gagné mais ils seraient restés à portée de tir beaucoup plus longtemps rendant le match plus indécis et on sait qu’en NFL il ne faut pas grand chose pour cela bascule.

    En tout cas, le calendrier de fin d’année doit permettre de voir si l’équipe peut jouer des gros (Chiefs) les yeux dans les yeux et surtout peut reproduire ce type de performance contre des équipes supposées plus faibles (Giants, Panthers, Bears) ou des équipes qui naviguent dans les mêmes eaux (Vikings, Buccs).
    Vu le niveau contre les Lions, perdre contre Giants, Panthers ou Bears serait une réelle contre-performance donc un 3-3 (voire un 4-2) est le bilan minimal sur la période.

    Go Pack Go.

  3. dredge

    Quelle agréable surprise que cette victoire probante, contre un rival de division en plus. Et quel premier quart temps jouissif, cela faisait longtemps que l’on avait pas vu ça du côté de nos têtes de fromage !

    Reste que je viens de lire vos commentaires et dévorer le podcast et je préfère perso ne pas trop m’emballer, les Lions sous-performent depuis plusieurs semaines et ont fait vraiment nimp’ sur cette rencontre. Avec un coach qui ne se laisse pas submerger par le stress et l’envie de revenir rapidement à tout prix on aurait normalement pas du tenir l’avantage jusqu’au bout, surtout vu notre grosse dizaine de blessés et l’effectif en face.

    Il y a de vrais progrès significatifs chez les Packers depuis 3 matchs et cela fait vraiment plaisir à voir. Mais cette inconstance offensive m’inquiète quand même un peu pour la suite (à part le TD du troisième quart on a été vraiment inefficace après le 1er QT …). Et puis il y a toujours ce coaching sur courant alternatif (les mauvais choix de jeux en 3ème tentatives, cette décision de jouer la transformation a 2 points qui laisse les Lions a 2 TDs de l’emporter …) qui ne me laisse pas espérer grand chose si par chance on a la chance de titiller les playoffs.

    Mais bon wait and see !

Laisser un commentaire