Week 6 ~ GB – SF : Un retour en or

Green Bay Packers – San Francisco 49ers : 33 – 30

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Mason Crosby (K) donne la victoire aux Packers à la dernière seconde, un juste retour des choses

Pffffiou, c’est ce qui s’appelle accoucher d’une victoire dans la douleur. Encore une fois, il aura fallu un, voire deux, drive(s) de folie de l’attaque menée par Aaron Rodgers pour renverser un match où les Packers auront soufflé le chaud et le froid face à une équipe de San Francisco étonnante qui aura su jouer au maximum de ses atouts et failli faire totalement déjouer GB.

PLAY ACTION PARTY

Coup d’envoi. Les Packers gagnent le tirage au sort (comme souvent cette saison) et laissent les 49ers le soin d’attaquer en premier. Leur QB n’est pas vraiment une menace et GB a les atouts pour stopper la course. Croyait-on…

Car dès ce drive, les Niners imposent leur jeu de course (27 yards) et Beathard (QB) trouvait ses receveurs dans les intervalles, particulièrement bien démarqués, soit par mauvaise communication défensive (22 yard par Bourne (TE), plein centre), soit par une mauvaise action défensive (17 yards par Goodwin (WR) qui casse les reins à Kevin King (CB)). En 4 mn, San Francisco prend les devants, et facilement. (7-0)

GB débute avec Aaron Jones en coureur et Marcedes Lewis (TE) dans l’alignement. Play action (feinte de course pour passe) et boum 60 yards le long de la ligne gauche pour Marques Valdes-Scantling (WR). Dès son premier porté, Aaron Jones (RB) va chercher le TD avec une course de 17 yards finalement trop courte pour un petit yard. C’est finalement Montgomery (RB) qui va marquer le TD (2 yards) par une réception derrière 3 tight-ends (Lewis, Kendricks et Tonyan), une tactique pour laquelle SF n’était pas du tout préparée. (7-7)

Dès le retour de kickoff, les Niners commettaient un fumble provoqué par Raven Greene (S) et recouvert par James Crawford (LB) qui a bien mérité sa place dans les 53 par cette action, lui qui était la surprise des « coupes  » de septembre. Tout roulait pour GB qui reprenait possession de la balle déjà en zone de field goal et qui avançait de suite de 22 yards par Kendricks (TE). Mais une mauvaise route exécutée de Marques Valdes-Scantling (WR) et un blitz de SF en 3ème tentative forçaient les Packers au FG. (10-7)

La défense qui avait tant souffert lors du 1er drive contenait cette fois Breida (RB) et faisait sortir SF par une déviation de passe de Nick Perry (OLB) qui sait bien lever les mains vers le ciel (à défaut de les mettre devant lui pour repousser son adversaire…). Après une passe écran bien sentie pour Jamaal Williams (RB), 10 yards, Rodgers trouvait de nouveau un gros gain sur la gauche du terrain, cette fois par Graham (TE) qui faisait le sprint de sa vie pour gagner 54 yards. À coups de course et de passes « play action », le n°12 découpait la « secondary » Niners, jusqu’à un TD de 9 yards plein centre pour Adams (WR) bien esseulé. (17-7)

LE TROU D’AIR

La défense avait l’occasion de mettre la tête sous l’eau des 49ers pour redonner le ballon à une attaque en feu. Au lieu de cela, la défense payait son agressivité (blitz de Tramon Williams) et laissait Beathard, avec tout le temps du monde, trouver en profondeur plein centre Marquise Goodwin (WR), en tête à tête avec Kentrell Brice (SS), ce qui est rarement bon pour GB cette saison. Trop lent, le n°29 concédait au WR un TD de 67 yards. Beathard (QB) jouait déjà le match de sa vie. (17-14)

Cette action d’éclat marquait un premier tournant. Dès la remise en jeu, un nouveau très bon retour de kickoff de Ty Montgomery (66 yards !) était annulé pour une pénalité stupide de Morrisson (LB) qui s’acharnait à terre sur un adversaire… L’attaque avait repris sa marche en avant mais c’est une pénalité pour un jeté au sol volontaire de Rodgers sous la pression qui faisait avorter le drive. Aaron Jones ne rassurait pas sur ses capacités de bloqueur, en étant responsable de cette pression, tout en ayant manqué une réception facile quelques actions plus tôt. Le petit n°33 est talentueux mais pas parfait encore. Tout comme J.K. Scott (P) qui envoyait un petit punt dans la zone d’en-but. Pénalités et erreurs individuelles commençaient à faire leur travail de sape sur la performance de GB.

Mais la défense faisait les gros jeux pour remettre les Packers dans le droit chemin. Premier jeu du second quart-temps, Beathard (QB) a du temps pour lancer et trouver dans l’intervalle le FB Juszyczyk mais celui-ci se protège mal du plaquage de Clinton-Dix qui provoque le fumble, récupéré par Kevin King (CB) qui trainait par là.

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Fumble provoqué par Clinton-Dix

Une fois de plus, l’attaque récupérait un ballon en étant déjà en position de field goal. Mais là encore, elle ne ramènera que 3 pts dans son escarcelle. GB continuait à innover avec une double course renversée appelée. Seulement, Corey Linsley (C) se faisait enfoncer par Solomon Thomas (DE). Résultat, Montgomery (RB) était débordé et ne put faire la 2ème transmission. Il préféra garder prudemment le ballon pour concéder une perte de 6 yards. Confronté à une 4ème et 4 yards sur les 38 yards de SF, GB tentait le coup et Rodgers le réussit avec une course de 6 yards sur la gauche du terrain. Mais cet exploit n’aboutissait pas plus loin avec 3 échecs à la passe à l’entrée de la zone rouge. Crosby enquillait son 2ème FG. (20-14)

Mais si la défense a su faire des actions d’éclat, en dehors de celles-ci, elle a beaucoup subi et le drive suivant illustrait cela à la perfection avec une ligne offensive 49ers qui gérait aisément la pression et les brèches à créer pour la course.  Mostert (RB) courait pour 26 yards sur la gauche avant que Beathard (QB) trouve tranquillement Goodwin (WR) qui avait cassé les reins de Tramon Williams (CB) avant. TD de 30 yards. Les 49ers prenaient l’avantage (20-21) à 6 mn de la mi-temps.

Ce devait être amplement suffisant pour que GB gère l’horloge et se retrouve avec un TD d’avance à la mi-temps et la possession pour repartir en seconde période. Mais au lieu de cela, c’était bien un « 3 and out » que GB subissait en raison d’une mauvaise compréhension entre Rodgers (QB) et Graham (TE), et d’un sack en 3ème tentative.

SF avait 5 mn devant soi et donc courait. La défense subissait à l’image de Martinez (ILB) mal inspiré sur la lecture d’une course. Josh Jackson (CB) exécutait mal un blitz sur 3ème et 11 an butant dans … Blake Martinez au lieu de profiter du block de celui-ci sur le coureur et débouler sur le QB. Au lieu de cela, Beathard (QB) put courir et obtenir le 1st down. Décidément, Josh Jackson fut coûteux sur ce drive car il était pénalisé pour un « tenu » (« holding ») alors que Kevin King avait empêché la conversion de la 3ème tentative. Grrrr ! Néanmoins, la défense empêchait le pire et n’encaissait qu’un FG, grâce d’abord à une passe déviée de Nick Perry (OLB) puis à un sack de Kenny Clark (DT) qui profitait d’un bon blitz de Blake Martinez (ILB). (20-24 à la mi-temps)

LES 49ERS RALENTIS

Les Packers repartaient donc balle en main et couraient allégrement avec Aaron Jones (RB), alors qu’Aaron Rodgers trouvait Valdes-Scantling (WR) qui se démenait pour capter une balle qui n’était pas vraiment un cadeau (30 yards). Mais Aaron Jones fut attendu ensuite sur une tentative où il reculait de 3 yards amenant un FG de 51 yards de Crosby signifiant une vraie résurrection pour le kicker. (23-24)

Les Niners subissaient le même sort le drive suivant et Beathard (QB) commençait à laisser poindre des signes d’affaiblissement quand il manqua sur une 3ème et 2 un receveur parfaitement ouvert. Auparavant, on aura vu un Clay Matthews (OLB) aux fraises sur le plan de la couverture laissant 2 bons gains à la réception. Mais alors Clay, si tu ne peux plus « rusher » ni couvrir, on fait quoi de toi ? (23-27)

Quatre points de retard à mi-chemin dans le 3ème quart-temps, les drives commençaient à être cruciaux. Pas le meilleur moment pour punter, mais J.K. Scott (P) dut dégager son équipe. Car si Rodgers arrivait à trouver Graham (TE) sur une 3ème et 5 grâce à une… quadruple feinte de passe, il ne pouvait endiguer les faiblesses de son OL. Lucas Patrick (G) se faisait enfoncer et annihilait ce qui aurait pu être un gros gain sur passe écran de Montgomery (5 yards), alors que Byron Bell (G) et Lance Kendricks (TE) se faisaient complètement bluffer par les courses défensives des linemen adverses (sack pour perte de 9 yards).

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Blair (DE) se fait plaisir sur Rodgers

Les blocks de la ligne offensive Niners étaient eux beaucoup plus efficaces et créaient des brèches monumentales pour ses coureurs. Breida (RB) et Mostert (RB) s’en donnaient à coeur joie (47 yards à eux deux sur ce drive). Le genre de drive qui fatigue mentalement et physiquement une défense, surtout en fin de 3ème quart-temps. Mais celle-ci réussissait quand même à provoquer une 3ème et 4 que Beathard (QB) manquait (le TE Kittle était complètement seul), montrant clairement des signes de déclin sur ce match. FG de 43 yards. Ouf, l’essentiel était préservé car un TD à cet instant du match aurait fait très mal. (23-30)

Début de 4ème quart-temps. Toujours la même limonade pour l’OL Packers. Cette fois, c’est Taylor (LG) qui laissait passer la pression, provoquant une passe incomplète et une 3ème et 4 où Rodgers trouvait Graham (TE) pour 21 yards. Ce genre de connexion entre le n°12 et le n°80 est très encourageante car Rodgers lançait la balle alors que Graham était encore en marche avant. Il fallait vraiment avoir confiance dans le tracé et le fait que Graham se retourne la demi-seconde suivante. À peine retourné, Graham voyait le ballon lui arriver droit dans les mains. Impossible à défendre. C’est ce genre de connexion et de confiance qu’on espère voir s’installer entre les deux joueurs, ce qui donnerait une toute autre dimension à cette attaque.

Cette action déclenchait une ferveur Packers. Jamaal Williams (RB) raffutait Sherman (CB) pour 9 yards. Rodgers trouvait Valdes-Scantling et même Moore (WR). Arrivé à 11 yards de l’en-but, les deux premières tentatives de passe échouaient et Rodgers courait sur la 3ème mais l’étau Niners se resserrait. Confronté à une 4ème et 3 yards pour marquer, GB posait ses attributs sur la table et osait la tentative de TD. Mais cela échouait, Rodgers cherchant difficilement Valdes-Scantling à l’extérieur alors que sur une courte course croisée, Davante Adams (WR) s’était assez esseulé pour marquer. Arf ! On aurait pu bénéficier d’une interférence de passe défensive généreuse car le CB Williams ceinturait légèrement Valdes-Scantling sur l’action, mais pas de coup de sifflet.

Cela aurait pu commencer à sentir le roussi, mais la défense eut la bonne idée d’imposer un « 3 and out », grâce à une belle poursuite de Fackrell (OLB) sur le FB Juszczyk et un bon plaquage de Tramon Williams (CB) juste à temps pour que Garçon (WR) ne gagne pas le yard nécessaire pour le 1st down.

GB est toujours à un TD de retard avec 5 mn 30 à jouer. Rodgers a compris qu’il devait plus trouver Adams (WR), son arme ultime. Mais dans l’excès inverse, le n°12 se focalisait trop sur lui, ne le trouvait pas et se faisait même sacker en 3ème tentative en attendant trop longtemps une solution.

Redonner la balle à l’adversaire à 4 mn de la fin en ayant un TD de retard ne fait pas d’un cheesehead un homme serein. Mais encore une fois, la défense aura su encore une fois faire sortir rapidement les Niners du terrain. On peut louer les efforts des joueurs mais aussi l’adaptation de Mike Pettine qui a su comprendre comment arrêter la course et faire les bons blitz pour mettre en difficulté ce type de QB à faible potentiel. Sur la 3ème et 10, Martinez (ILB) et Jackson (CB) blitzaient pendant que, ô miracle, Clay Matthews arrivait à tirer au sol le rookie Mc Glinchey (RT) et sackait un Beathard empêtré dans ses hésitations.

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Sack de Clay Matthews !

3 mn à jouer, bon Aaron, là on peut plus reculer, faut marquer sur ce drive. Et dès la 1ère action, Rodgers trouve ce qu’il cherchait le drive précédent : se connecter avec son WR 1 Davante Adams. 1ère action, passe de 38 yards sur la gauche pour le n°17. Deux actions plus tard, même configuration, Rodgers ne regarde que vers Adams et lui dépose une offrande de passe sur la tête du CB. (30-30)

Adams

Le touchdown de l’égalisation pour Adams

TD marqué en à peine 1 mn. C’est presque trop rapide. Car il reste 2 mn aux 49ers pour crucifier des Packers démunis de temps morts. Et comme s’il fallait encore clouter son propre cercueil, GB est pénalisé pour une poussette de Toni Brown (CB) sur le retourneur, juste une poussette mais effectuée juste en dehors du terrain donc pénalisable. Deuxième boulette du jeune CB en 2 semaines à des instants cruciaux.

Au lieu de repartir de leurs 32 yards, les 49ers sont au milieu de terrain sans effort. Ils n’ont grosso modo besoin que d’un first down pour quasi- crucifier les Packers d’un FG. Mais ô miracle, SF n’obtiendra pas ce first down. Car étonnamment, Kyle Shanahan, entraineur des 49ers, commande… 3 passes. Bizarre, quand la course a globalement marché tout le match, même si elle s’est essoufflée juste avant.

King INT

La 1ère passe est réussie pour 7 yards mais la seconde est incomplète. Chrono stoppé à 1 mn 16. 3ème tentative cruciale, Mike Pettine prend tous les risques et envoie 7 gars au blitz, avec 4 couvertures uniques sur les 3 WR et le TE de SF. L’OL Niners est débordée et c’est Clinton-Dix qui met la pression et oblige Beathard à décocher sa flèche en profondeur vers Goodwin (WR)… alors que Kittle (TE – n°85) et Garçon (WR – n°15) se rendaient libres sur des tracés extérieurs… Mal lui en a pris : la couverture de Kevin King (CB) est parfaite, le lancer sous-dosé, King tourne la tête et voit le ballon lui arriver dessus : Interception ! L’interception aurait pu être annulée car le ballon est pas forcément totalement contrôlé par King à la réception, mais cela ne change pas fondamentalement les choses. Il est probable que les 49ers auraient punté dans cette zone sur la 4ème tentative.

Et voilà comment Rodgers se retrouve avec les clés du match avec 1 mn 07 à jouer. Il y a malgré tout… 90 yards à remonter ! Ce qui semble compliqué va être espéré dès la 1ère course de Montgomery (RB) sur la gauche et en dehors du terrain pour 14 yards pour le début d’un drive d’anthologie.

GB est d’abord sauvé par une pénalité sur Richard Sherman qui annule un sack des 49ers sur 3ème tentative. Puis Rodgers ne trouve personne de libre malgré 7 secondes (!) de réflexion, il décide d’y aller lui-même par une course de 21 yards plein centre. Mais le temps tourne et il ne reste que 19 secondes. Et pourtant, en 8 secondes, il trouve à la fois Adams le long de la ligne gauche pour 8 yards, et St Brown le long de la ligne droite pour 11 yards, ce dernier montrant une belle maîtrise pour valider cette réception dans le terrain. Puis, nouvelle réception d’Adams de 19 yards, similaire au TD qu’il marqua auparavant. Et voilà comment les Packers se retrouvent à 6 secondes de la fin en lice pour un FG de 45 yards. Au lieu de tenter tout de suite le FG, Rodgers faisait signe à la ligne de touche et au staff qu’il fallait faire une nouvelle tentative, moins pour tenter le TD que pour, en fait, grapiller quelques secondes, balancer la balle en touche et présenter Crosby (K) pour clore le match. Rodgers ne fit pas d’erreur et Crosby enquilla « au buzzer » le FG victorieux de 27 yards. Une belle « résurrection » pour Crosby qui ramène 15 points à GB quand il en avait laissé 17 de côté face aux Lions. (33-30)

UN DÉCLIC ?

Est ce que ce match est le début d’un « Run the Table » n°2 ? Est-ce que ce match à priori anodin sera le même tournant que la défaite chez les Washington Redskins en 2016, dernière défaite avant la formidable 2ème partie de saison de GB cette année-là ? Aaron Rodgers dans l’interview d’après-match sur le terrain attend de voir, mais en est certain : « Nous verrons la valeur de cette équipe lors des matchs d’après la semaine de repos ». On ne peut qu’approuver le n°12 tant le programme à venir est impressionnant avec 2 déplacements : un chez le leader NFC invaincu, les Los Angeles Rams, et un chez l’équipe phare de l’AFC, les New England Patriots. Oui, on saura le niveau réel de cette équipe face à une telle adversité, même si deux défaites sanctionnent ces matchs, à condition qu’elles soient honorables.

L’attaque a évolué par intermittence et la capacité de Rodgers à se connecter avec ses receveurs sera la clé de la suite de la saison. Les Packers de Green Bay tiennent sur les épaules de l’attaque emmenée par le n°12.

Il apparait indispensable qu’il se connecte aisément avec son arme favorite qui est Davante Adams. Quand il ne le trouve pas, l’attaque patine. En témoigne les 81 yards à la réception du n°17… dans les 3 dernières mn du match !! Car c’est avec lui qu’il a les automatismes les plus importants. Ce qui est encourageant, c’est que Randall Cobb (WR) et Geronimo Allison (WR), absents, devraient être de retour après la semaine de repos et que Rodgers a développé avec eux une confiance dont il a besoin. Ce qui rend optimiste, c’est que cette confiance, le n°12 est en train de la construire avec les nouveaux venus. Cela s’est vu sur cette réception « à l’aveugle » de Jimmy Graham (TE), cette spectaculaire réception de St Brown à 15 secondes de la fin du match et ce ballon lancé approximativement sur Valdes-Scantling que le WR convertissait en réception de 30 yards. D’ailleurs, au lieu de leur donner des conseils, Rodgers a cette fois multiplié les « pouces en l’air » sobres mais signes d’un « bon travail mon garçon » qui doit faire chaud au coeur des rookies venant de la part d’un tel joueur.

Le ciment d’une attaque tout feu tout flamme est train de prendre. Le jeu de course est plus impliqué mais cela ne se fait que très progressivement. GB restera une attaque basée sur la passe et chacun des 3 coureurs doit améliorer ses points faibles pour que l’attaque tourne à plein régime. Aaron Jones doit améliorer ses blocks et ses réceptions, Jamaal Williams doit mieux voir les brèches, tout comme Montgomery qui doit également faire plus attention à ses prises de balle (fumbles).

Le baromètre de cette attaque, c’est Aaron Rodgers. S’il se sent plus à l’aise mentalement, cela ira beaucoup mieux. Et physiquement, deux semaines de repos devraient grandement améliorer l’état de son genou qui empêche une complète mobilité.

Du côté de la défense, les fondations semblent là. Le problème majeur reste une carence énorme en pass-rush que la blessure de Wilkerson souligne encore plus. Sur ce match, Perry est crédité de 3 passes déviées et Clay Matthews du sack le plus important du match mais cela masque une absence de pression constante que Kenny Clark ne peut faire à lui tout seul (même s’il est au top depuis le début de saison). Pettine est donc obligé d’utiliser très souvent des blitz qui sont souvent efficaces mais risqués. Un QB plus expérimenté que Beathard aurait sûrement converti cette 3ème tentative en fin de match au lieu de balancer une interception. Le retour d’Alexander (CB) et de sa vivacité qui lui permet d’être partout sur le terrain sera un gros plus. Avec une attaque digne des grandes années Rodgers, la défense ferait amplement le nécessaire avec ses performances actuelles pour donner les clés du match au n°12.

Pour l’instant, GB ne bénéficie pas d’une balance de turnovers exceptionnelle. Contre les 49ers, on l’oublie peut-être mais la balance des turnovers est de 3-0 pour les Packers (2 fumbles forcés, 1 interception). Alors ce type d’action qui peut faire basculer un match est-il un élément qui peut perdurer ? Et puis, enfin, GB est la 3ème équipe la plus pénalisée de la NFL, et ça c’est un énorme point à améliorer. Là encore, contre une équipe plus performante, la pénalité de Toni Brown (CB) aurait pu être irrémédiable.

Alors, espoirs fous ou future redescente les pieds sur terre ? Nous le saurons ces prochaines semaines.

LES STATS

GBSF

Green Bay :

  • Aaron Rodgers (QB) : 25/46 à la passe, 425 yards, 2 TD ; 34 yards à la course
  • Aaron Jones (RB) : 8 courses, 41 yards, 5.1 yards par portée
  • Davante Adams (WR) : 10 réceptions, 132 yards, 2 TD
  • Jimmy Graham (TE) : 5 réceptions, 104 yards
  • Marques Valdes-Scantling (WR) : 3 réceptions, 103 yards
  • 521 yards pour l’attaque
  • Kenny Clark (DT) : 6 plaquages, 1 plaquage assisté, 1 sack, 1 plaquage pour perte
  • Kevin King (CB) : 1 fumble récupéré, 1 interception
  • Efficacité en 3ème tentative : 30 %
  • 6 pénalités

San Francisco :

  • CJ Beathard (QB) : 16/23 à la passe, 245 yards, 2 TD, 1 INT
  • Rasheem Mostert (RB) : 12 courses, 87 yards, 7.3 yards par portée
  • 174 yards à la course pour l’attaque
  • Marquise Goodwin (WR) : 4 réceptions, 126 yards, 2 TD
  • Reuben Foster (LB) : 8 plaquages, 1 plaquage assisté, 1 plaquage pour perte
  • Ronald Blair (DE) : 2 plaquages, 2 plaquages assistés, 1 sack, 2 plaquages pour perte
  • Efficacité en 3ème tentative : 22 %

12 Comments

  1. Merci pour cette super analyse! On a hâte de passer la bye week

  2. Merci pour l’article très complet GBPF 🙂

    La semaine de repos va faire du bien avant d’entrer dans le dur de la saison : 4 déplacements sur 5 matchs. Il va falloir montrer plus de consistance et de régularité des deux cotés du terrain pour éviter de se faire exploser contre les Rams et les Patriots et continuer à envisager les Playoffs.

    Il ne faut pas rêver, on ne se trouvera pas un pass-rush en deux semaines, Clay ne va pas rajeunir de 5 ans et Perry n’enlèvera pas la remorque de son derche mais si on pouvait au moins faire le nécessaire pour que Goff et Brady ne lancent pas dans un fauteuil tout le match.
    J’attends le retour d’Alexander et les débuts de Breeland pour venir renforcer le squad de CB qui a pas mal souffert contre les 49ers.
    Pour Brice et Dix, c’est du ON/OFF donc reste à espérer qu’ils soient sur ON.

    En attaque, on devrait avoir les retours de Cobb, Allison et Kumerow ce qui permettra de multiplier les cibles car on tourne sur 2-3 cibles par match depuis le début de la saison alors qu’on a du matos.

    Enfin bref, va falloir lâcher les chevaux… Go Pack Go !

  3. The_Chosen_One

    22 octobre 2018 at 15:46

    hélas mon ami, avec little big mac aux manettes…
    1/ je suis pas sur qu’on voit Kumerow, on pourrait avoir Davis 🙁 je suis sur que Zook l’incompétent fait le forcing pour son retour.
    2/ on restera avec 3 cibles puisque c’est son play call qui est fait comme ça, 75% des snaps offensif sont fait avec 3WR 1 TE et 1RB, et qu’à la différence des Rams qui jouent aussi beaucoup comme ça, tous nos schémas sont classiques et sans surprise.

    pour palier notre déficit au poste de safety, on vu apparaitre l’idée ici et là de déplacer Williams ou Breeland, vu la profondeur de l’effectif au poste de CB (j’aurai jamais pensé écrire ça un jour), on pourrait essayer.
    De toutes façons ça peut pas être pire que Brice qui aurait dû être cut après s’être fait raffûter par le QB rookie et remplaçant des Steelers.

    Ce qui est rassurant c’est que les Pats ont pris plus de 30 points contre Trubisky, mais bon c’est vrai que les Bears ont un HC digne de ce nom. Les Rams en défense je les trouve quelconque, par contre Pettine a intérêt à sortir le grand jeu notamment contre Gurley sinon ça va être une boucherie.
    Si notre jeu ne change pas des 2 côtés du ballon suite à la bye week, on pourrait très bien sortir des 5 prochaines semaines avec un bilan de 4-6-1, et là bye bye les PO mais bon au moins on pourra dire aussi bye bye McCarthy.

  4. C’est sûr que les défaites à Detroit et à Washington nous ont fait griller 2 jokers qui nous auraient été très précieux ces prochaines semaines.

    Pour moi, les Pats n’ont pas été en mesure de réagir au Kaepernick 2.0 qu’est Trubisky, meilleur coureur que lanceur (2 INT). Rodgers, s’il sait courir quand il le faut, c’est pas la folie non plus et ça doit rester exceptionnel. Les Bears auraient dû gagner hier, ils se prennent 14 pts en équipes spéciales.

    J’ai vu des bouts de match de 49ers – Rams hier… et moi j’ai été impressionné par le pass-rush des Rams. Le combo Donald – Suh est dévastateur. L’OL Niners qui a dominé le pass-rush Packers s’est fait marcher dessus par celui des Rams, et avec l’état actuel de notre OL, moi ça me fait peur. Aaron Donald démonte littéralement les prises à 2. Brrrr !
    Pour l’instant le match contre les Rams apparait clairement comme un match-up défavorable : Gurley qui nous marche dessus en défense et Rodgers pressé par le pass-rush Rams en attaque.

  5. Merci pour l’article complet comme d’hab ^^ .

    Comme GBPF le dit, on saura ce qu’on vaut cette semaine contre une équipe à 7-0 mais si McCrappy continue à vivre la tête dans le sable ça va être brutal parce que Rodgers va devoir lancer vite s’il ne veut pas finir sur une civière.

    Mike McCarthy says Packers offense needs more run attempts

    Green Bay Packers coach Mike McCarthy said the team’s self-scouting work during the bye week revealed the obvious: His offense needs more run attempts, particularly if the unit wants more production from the play-action passing game.

    “The run game needs attempts, that’s really the biggest thing coming out of the self scout,” McCarthy said Monday.

    J’ai pas les mots pour décrire ce que je ressens là…

  6. Tu sais, on dit souvent que « le premier concerné est le dernier au courant ». 🙂
    Je crois que ça résume assez bien cet extrait.
    12 ans de réflexion, c’est du niveau d’un Homer Simpson 😀

  7. Ouais je l’ai lu aussi et j’ai failli tombé de ma chaise devant un tel niveau d’incompétence…

    Le pire c’est qu’il va surement filer plus de snaps à Williams à la place de Jones donc on ne va pas avancer tant que ça à la course et il reviendra nous dire : « En fait, j’avais raison de pas les faire courir. »
    Best HC Ever 🙂

    Sinon, il peut aussi « découvrir » quand il veux que :
    – Son playcalling nécessite un gros renouvellement et de l’audace. Qu’il ne surprend personne avec ses 3WR, 1 TE et 1RB dans 80% des snaps.
    – Qu’il pourrait laisser les appels à Philbin ou même au jardinier du Lambeau et que ça serait sûrement mieux.

    Après si Pettine pouvait aussi acter que Brice est naze et qu’on pourrait le remplacer par Josh Jones, Raven Greene ou même Tramon Williams vu que le nombre de CB qu’on a…
    Et faites-moi revenir Kumerow qu’on voit ce qu’il a dans le ventre… (pas Davis par contre)…

  8. analyse du match très pointu comme dhab, un régal. lequipe souffle le chaud et froid… autant l attaque se met en place mais putain la défense le passrush en particulier PERRY et ses wagons , MATTHEWS qui s enrhume, defense contre la course nul!!! et derriere tt le monde fait sa boulette a un moment du match. j ai vu les RAMS avec un pote qui est fan de LA…. DONALD une machine …4 sacks! GURLEY pareil parti sur des standars de ouf!!! et encore KUPP est bléssé je l avais vu au combine des PACKERS pas mal le pti… heureusement TALIB , PEETERS out aussi sinon cela sentait la branlée…. car avec notre OL et la DL EN CARTON…..

  9. The_Chosen_One

    23 octobre 2018 at 20:46

    il a osé l’enfoiré, il doute de rien.

  10. The_Chosen_One

    23 octobre 2018 at 20:59

    @ Guile
    à propos de Kumerow, tu l’as vu celle là ? où Big Mac dit qu’il n’a rien à signaler sur le retour de Kumerow ou Davis. On est pourtant en week 8, et ils sont éligibles à un retour. Et lui il prend son temps…
    Qu’est ce qu’elle a l’épaule de Kumerow ?? la gangrène ??
    Quant à Brice, c’est à Pettine que j’en veux pour le coup, pourquoi il insiste avec lui. Franchement J. Jones mérite de pouvoir refaire ses preuves en match, surtout après les humiliations répétées que Brice a subi. De plus c’est un 2nd tour, et l’an dernier, pour un rookie dans une défense moribonde, il a pas été si mauvais malgré des erreurs d’inexpérience et avait surtout montré beaucoup d’envie.

  11. Ah non, je l’avais loupé celle-là…
    C’est encore une de ses feintes où il pense qu’il agit en super stratège mais en fait non… Ce mec devrait monter un one-man show 🙂

    J’espère qu’on reverra Kumerow, au moins pour vérifier qu’il n’était pas en sur-régime en pré-saison. Ok on a déjà 6 WR mais vu le peu de snaps qu’à J’Mon Moore alors qu’on a eu 2 WRs blessés, je me dis qu’il y a de la place pour tester Kumerow.

    Suis d’accord pour Brice, c’est que je disais plus haut, faut que Pettine acte qu’il n’apporte pas grand chose. Il surfe sur son premier match réussi contre les Bears mais depuis il enchaîne les air-plaquages, les team-plaquages et les moments où il se fait feinter comme un gamin de 10 ans.
    En plus, on a 5 Safeties dans l’effectif et le seul (hors Brice et Dix) qui a eu un nombre de snaps pas ridicule c’est Whitehead. Donc allons-y, remettons Josh Jones ou testons Raven Greene, de toute façon ça peut difficilement être pire.

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