Week 14 ~ GB – SEA : The Pack is back !

GREEN BAY PACKERS – SEATTLE SEAHAWKS :  38-10

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Un Green Bay de gala ! Que ce fut bon de voir les Packers plumer les Seahawks, épouvantail de la NFC depuis plusieurs années. Ce fut un véritable effort collectif avec une attaque enfin en rythme mené par son chef d’orchestre Aaron Rodgers et une défense volontaire multipliant les turnovers. Analyse du match référence de la saison 2016 des Packers.

UN DÉPART PIED AU PLANCHER

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Une minute de jeu et un TD-réception de 66 yards pour Davante Adams !

3 mises en jeu et déjà 7-0 pour les Packers. Voilà comment bien débuter un match ! 3ème et 2 yards à parcourir : situation de passe, analyse de Rodgers tout en se déplaçant latéralement et BAM (!) : il trouve sur une passe profonde le long de la ligne droite du terrain un Davante Adams qui s’était débarrassé de son cornerback (Jeremy Lane) : touchdown de 66 yards ! L’alchimie entre Rodgers et Adams grandit et le jeune WR remplace de plus en plus Jordy Nelson comme menace profonde de Green Bay. La joie est pourtant mesurée chez Aaron Rodgers, et pour cause : sur l’action, il se fait une contracture au mollet droit qui le fera boiter tout le match et l’empêcha d’être mobile comme il le souhaitait. (7-0)  vidéo 66 yards TD Adams

UNE DÉFENSE « HIGH ENERGY »

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On ne passe pas !

Après une telle entame de match, on attendait la réponse des Seahawks. Comme prévu, ils utilisaient leur très vif coureur Thomas Rawls qui engrangeait 7 à 8 yards par course en moyenne sur ce premier drive. Mixant la course avec des courtes passes, Seattle avançait doucement (deux 3ème tentatives converties) mais sûrement. Mais à la troisième 3ème tentative du drive, celle-ci en zone rouge, les Packers refoulaient Rawls qui n’avait qu’un yard à parcourir, obligeant Seattle au field goal. (7-3)

Avec cet avantage, GB voulut poser le jeu en asseyant leur jeu de course, ce qu’ils réussirent par Montgomery et Michael. Mais une incompréhension entre ce dernier et Rodgers en 3ème tentative obligeait les Packers à un field goal risqué de 51 yards dans les froides conditions, FG manqué. Etait-ce une occasion manquée ? Non, car dès le drive suivant, Seattle subissait, par deux imprécisions de Wilson à la passe, un « 3 and out ».

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Morgan Burnett effectue la première interception du match

GB n’en profitait pas malgré une protection de la ligne offensive excellente qui prenait le pas sur la pression Seahawks, ce qui sera une clé sur l’ensemble du match. Et c’est la défense de GB qui allait prendre l’option sur un match qui ne voulait pas encore choisir son camp. Morgan Burnett (SS), à l’aise dans un rôle hybride nouvellement à la mode en NFL de strong safety-linebacker, identifiait le tracé « cross » du tight-end Graham pour le devancer et intercepter Wilson.

Cette interception mettait déjà GB aux portes de la zone rouge. Deux passes laser sur Cook et Nelson plus tard, GB était à 1 yard de l’en-but et Montgomery enfonçait avec l’appui de TJ Lang la ligne Seahawks pour un important TD. (14-3)

Les Packers commençaient à tordre le cou aux Seahawks. Malgré peu de blitz et souvent 4 hommes seulement pour mettre la pression, les défenseurs de GB ouvraient la ligne offensive de Seattle et harassaient Wilson derrière Mike Daniels enragé et un Datone Jones survitaminé, finalement aligné OLB titulaire en lieu et place de Matthews trop diminué. Le rookie Dean Lowry engrangera son 2ème sack en 2 matchs, montrant non pas une force brute mais une très bonne vision des mouvements du QB pour mieux l’atteindre. Pour arranger le tout, le punt suivant était catastrophique et GB récupérait la balle dans la moitié de terrain Seahawks.

Il était temps d’achever le travail, la défense des Seahawks, pourtant une des meilleures de la NFL, était aux abois. Les linebackers Seahawks semblaient perdus sur le terrain laissant Montgomery engranger une importante 3ème tentative et J. Nelson.. marquer le TD ! (21-3) On mesurera ces prochaines semaines le réel impact du manque du FS All-Pro Earl Thomas à Seattle mais il est indéniable. Cependant, cela n’explique pas tout et le crédit est aussi à mettre à l’actif d’une attaque de GB retrouvée.

Seattle devait réagir mais butait encore. Avec un Rawls moins utilisé et plus contrôlé, les Seahawks n’arrivaient pas à avancer par la passe, en raison de la pression et de la couverture Packers, et de receveurs plutôt empruntés sur ce match.

GB aurait pu encore accentuer leur marge avant la mi-temps, mais Aaron Rodgers s’en voulait d’avoir légèrement surdosé une longue passe sur le côté gauche pour un Adams qui avait la différence et partait à coup sûr au TD.. Une interférence de passe énorme sur Cook (TE) non sifflée aurait dû également permettre à GB d’avancer.

Adepte des remontées adverses en fin de mi-temps, GB allait-il laisser Russell Wilson le faire avec 1 mn 14 s à l’horloge ? Non, au contraire. Wilson pensait trouver un Baldwin esseulé mais Randall, d’abord en appui sur un tracé court, rappliqua vite fait vers l’arrière et capta la balle comme un receveur, clôturant symboliquement la première mi-temps par ce geste défensif. (21-3 à la mi-temps)  vidéo INT 1 Randall

LA FOIRE AUX INTERCEPTIONS

Malgré une avance confortable et un « momentum » en faveur de GB, le souvenir glaçant du NFC Championship 2014, où GB avait laissé filer un match où elle menait 19-3 à la mi-temps, persistait. Et Russell Wilson ne baissait pas les armes. Après un drive où Rawls (RB) était au four et au moulin, Wilson tentait une passe dans la zone d’en-but. Mais marqué de près par Gunter (je pensais en premier lieu à une interférence de passe, puis sous un autre angle, le WR et le CB se tenaient mutuellement), le WR Kearse ne put contrôler un ballon qui revint dans les mains de Rollins pour une interception dans l’en-but.

La menace d’une remontée ne s’estompait pas par le playcalling suivant de GB où des courses attendues pour manger le temps redonnait rapidement la balle aux Seahawks. Mais c’était définitivement une horrible soirée pour Russell Wilson qui subit une 4ème interception totalement gaguesque. Repérant son WR Baldwin totalement libre par une glissade de son CB Randall, le ballon échappa au receveur pour rebondir sur son casque.. et revenir dans les mains de Randall pour une relance de 26 yards !  vidéo INT 2 Randall

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Rodgers-Nelson : la connexion « redzone »

Récupérant la balle à portée de field goal, l’attaque de GB ne fit pas l’erreur cette fois de trop courir et attaqua Seattle par des petites passes avant que Rodgers ne trouve une fois de plus son arme absolue en redzone pour un TD de 3 yards : Jordy Nelson, qui se libéra de Kam Chancellor (SS) au terme d’un « combat » acharné pour se démarquer. (28-3) vidéo 2ème TD Nelson

Avec 4 possessions d’écart à 20 mn du terme, la victoire était cette fois acquise à 95 %. D’autant plus que Seattle ne réagissait pas sur les 2 drives suivants. Ils tentaient et échouaient sur une 4ème tentative et 3 yards à 12 minutes de la fin. Le sort du match était alors totalement joué, c’est la raison pour laquelle Rodgers était définitivement mis sur le banc pour préserver son mollet récalcitrant.

Avec Brett Hundley (QB 2) à la baguette, les Packers mangeaient le chronomètre et convertissaient un field goal de plus à des Seahawks forcément frustrés. (31-3)

Le joli TD en coin du Seahawk Mc Evoy (issu de l’université du Wisconsin) était anecdotique, (31-10), tout comme la 5ème (!) interception de Wilson, pas aidé une fois de plus par ses receveurs (ici le RB Pope). Micah Hyde (CB) récoltait cette offrande tombée du ciel. Au lieu de courir encore pour manger le temps, les Packers décidaient de rôder une fois de plus un jeu qui pourrait devenir un jeu signature de GB : le jet sweep de Janis. Déjà efficace la semaine dernière pour un quasi TD face aux Texans, ce fut cette fois gagnant avec le block de R. Rodgers et surtout celui de D. Adams se faisant plaisir sur R. Sherman. (38-10)

Les 5 dernières mn s’écoulaient doucement avec des Seahawks qui ne tentaient plus de forcer le destin. Et pourtant, ils trouvaient le moyen de faire un 6ème turnover avec le coureur Pope qui « fumblait » le ballon, récupéré par K. Brice (S).

UNE VICTOIRE RÉFÉRENCE

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Une joie communicative après le TD de Janis

Après une victoire comme celle-ci, les Packers doivent être en play-offs ! Tout le potentiel de l’équipe s’est exprimé hier, et encore le jeu à la course fut juste correct pour GB mais vraiment pas exceptionnel.

La défense a le feu sacré et elle a maîtrisé l’attaque des Seahawks. Certes, ce n’est pas le point fort de Seattle mais il faut noter aussi les blessures côté Packers qui ont joué sans leur duo titulaire de rushers (Perry et Matthews, présent juste pour faire peur hier), et sans son meilleur linebacker intérieur (Martinez). Elle a montré de la profondeur dans son front-7 (Lowry, D. Jones, Ringo, Clark, J. Thomas).

Les lignes secondaires montrent qu’elles auraient pu être une force en 2016 si Shields (CB) n’avait pas été out pour la saison. Depuis le retour de Randall, pas vraiment rapide et pas très bon plaqueur mais excellent sur l’homme et dans la vision du jeu, elles jouent à un bon niveau et montrent qu’elle ne peuvent plus être abusées comme elles l’ont été en son absence. Même si le corps de receveurs était plutôt un point faible des 3 dernières équipes rencontrées, il y a de quoi emmagasiner de la confiance.

L’attaque a été d’un niveau play-offs et a tourné à presque plein régime. Le jeu de course est toujours limité à une portion congrue mais elle devrait augmenter sa participation et son efficacité avec un Montgomery puissant couplé avec un vif C. Michael. Ce dernier doit encore être plus en phase avec les tactiques mais chaque semaine est une grande marche pour celui qui est arrivé à GB il y a un petit mois.

On a retrouvé sur ce match un Aaron Rodgers MVP. Bien que boîtant et ne pouvant pas être mobile, il a exécuté une des meilleures défenses NFL. Adams est devenu une menace profonde que les défenses craindront et Jordy Nelson la valeur sûre en zone rouge (12 TD, meilleur total NFL pour un WR). Et il reste encore le couteau suisse Cobb, le tight-end Cook (blessé hier encore), Montgomery, Janis… L’attaque flamboyante est de retour.

Place au repos pour une équipe touchée dans tous ses postes par des blessures mineures. Rodgers et Matthews sont les priorités. On espèrera Perry pour la post-saison. Les Bears, même à Soldier Field doivent être une formalité si GB veut aller en play-offs. Car les autres résultats, nous le verrons demain dans les classements, n’ont offert aucun cadeau aux Packers. Mais pour moi, cette équipe a son destin en main, et 3 victoires sur les 3 matchs restants devraient suffire à la qualification. Les 3 dernières semaines vont être palpitantes… !

LES STATS

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Green Bay :

  • Aaron Rodgers : 18/23, 246 yards, 3 TD
  • Ty Montgomery : 9 courses, 41 yards, 1 TD
  • Davante Adams : 4 réceptions, 104 yards, 1 TD
  • Jordy Nelson : 6 réceptions, 41 yards, 2 TD
  • Joe Thomas : 8 plaquages, 2 plaquages assistés
  • Damarious Randall : 3 plaquages, 2 plaquages assistés, 2 INT
  • Efficacité en 3ème tentative : 36 % ! (4 sur 11)
  • Efficacité en zone rouge : 100 % (4 sur 4)

Seattle :

  • Russell Wilson : 22/39, 240 yards, 1 TD, 5 INT
  • 136 yards à la course dont 67 pour Thomas Rawls (5,6 yards par portée)
  • 9 receveurs différents
  • Bobby Wagner : 7 plaquages, 5 plaquages assistés
  • Efficacité en 3ème tentative : 50 % (6 sur 12)
  • Efficacité en zone rouge : 0 % (0 sur 1)

Le résumé vidéo du match :  Packers vs Seahawks

Point classement demain mardi. Il reste 3 journées pour 3 matchs de division. Le premier d’entre eux a lieu dimanche à Chicago.

3 Comments

  1. J’ai pris le temps de redescendre de mon petit nuage pour écrire :p .

    Bel article pour belle victoire et des photos qui font chaud au coeur comme toute la team félicitant Janis.
    J’ai aussi beaucoup rigolé sur le run/rush de Ringo, c’était l’illustration parfaite de l’état d’esprit conquérant retrouvé des Packers.
    Très content d’avoir vu un vrai rush dévorer l’OL des Hawks avec une grosse contribution de Lowry qui a l’a dynamitée en attirant quasi à chaque fois une double team par sa vitesse. Comme je le pensais, il avait le profil idéal pour chasser Wilson !

    Quand y’a la chance et le talent, ça donne un match mémorable, d’autant plus que peu de gens s’y attendaient (et surtout pas moi), surtout contre SEA. GB est la seule équipe à faire autant de mal à SEA mais cette avalanche de rebonds favorables est peut-être aussi un retour de karma vu la malchance de GB sur certaines des rencontres précédentes.
    Bien sûr, ça aurait pu tourner autrement avec un peu plus de réussite de la part de Wilson mais on ne vas pas bouder notre plaisir malgré les esprits chagrins qui voudraient nous en priver en clamant qu’il ne faut pas s’enflammer. Après les purges vécues cette saison, je ne m’excuserai pas de m’enflammer pour du beau jeu !

    Je ne vais pas idolâtrer McCrappy pour autant car finalement, il a juste fait son job sur ce match et n’oublions pas ce pitoyable 30% de réussite de 3rd down (sans parler des shorts downs) qu’on traîne comme un boulet. C’est quand même bien plus facile quand on varie les jeux et qu’on utilise les points forts de nos joueurs !

    Bref, même si on va pas en PO on en aura eu sur ces derniers matches de la saison « do or die » et rien que pour cet exorcisme grand style de la finale NFC cette saison valait le coup ^^ !

  2. Je pense qu’on est ensemble sur le même petit nuage. 😀
    C’était l’adversaire idéal à martyriser, comme tu dis, y’avait tant à exorciser !

    Pour Ringo, c’est un beau coup de bol, il rentre tard sur le terrain, arrive au sprint dans les dernières secondes et bim, Wilson fait l’enjeu. Le pauvre guard des Seahawks, il a vu un camion de 150 kg débouler à 25 km/h => Ouch !!!

    L’autre action qui a fait plaisir aux fans, moi inclus, c’est le double block de Davante Adams sur Sherman lors du TD de Janis. Bam, bam, deux fois à terre l’aboyeur !

    Lowry me surprend beaucoup, vu que je l’avais pas du tout étudié avant la draft. Il était potentiellement « bustable » pour moi. Il joue vraiment sur ses qualités de vitesse et de vision. Il m’a impressionné comment il « spy » toujours le QB au lieu de jouer la confrontation de force avec son OL, et se dégager si besoin. Au final, cette draft 2016 a tout pour être un bon cru !

    Pour finir, j’espère aussi qu’on a pas bouffé tout notre karma positif sur ce match. On a été plutôt malchanceux depuis le début de saison alors il doit bien nous en rester un peu. ^^

  3. Tant qu’il nous reste assez de karma positif pour faire tomber une pièce du bon côté en PO 😀 …

    Oui c’est vrai qu’Adams jouant à bouge de là avec Sherman c’était assez jouissif, surtout pur voir passer le train derrière haha !

    Lowry, j’avais juste maté les highlights de base au départ et puis, comme pour Monty, j’avais senti/aimé un truc sans trop savoir quoi. A l’arrivée, j’avais regardé plusieurs de ses matches (condensé des snaps du joueur) et j’avais noté cette volonté de toujours aller au ballon. Bien sûr, faudra le voir contre une plus grosse OL pour confirmer mais on dirait un joli pick oui ^^ !

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