Week 5 ~ GB – NYG : Parole à la défense

GREEN BAY PACKERS – NEW YORK GIANTS : 23-16

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Le Green Bay cuvée 2016 sera t-il un cru défensif ? En tout cas, le premier quart de la saison achevée laisse présager cela. Car contre les Giants, la défense à la passe s’est mis au diapason de la défense contre la course, malgré deux absents de marque. Si l’attaque, qui a commencé la partie pied au plancher, ne s’était pas mise à toussoter, nul doute que la domination aurait été plus large face aux Giants.

UNE BELLE UNITÉ DÉFENSIVE

Pour la première fois de la saison, défense contre la course et défense contre la passe ont joué à l’unisson.

Pour la première escouade, cela en devient une très bonne habitude. Elle domine toujours très largement le classement NFL des yards concédés à la course. Les esprits chagrins indiqueront que Green Bay a fait face à des coureurs de seconde zone puisque chacune des équipes rencontrées était privée de son coureur n°1 (sur une mi-temps pour Minnesota). Mais GB récupèrera aussi une autre poutre de la DL avec le retour de Pennel le week-end prochain face au test Ezekiel Elliott.

Pour la défense à la passe, GB ne partait pas serein avec l’absence du CB 1 Shields et celle de dernière minute du CB 2 Randall. Mais elle enregistrait aussi le retour de Morgan Burnett (SS) qui aura imposé sa présence physique tant au poste de safety que dans le slot ; il aurait pu parachever sa belle soirée par une interception glanée dans les airs mais relâchée au contact du sol. D’ailleurs, le reproche principal qu’on pourrait faire à la défense est le manque de capitalisation des turnovers. Nombre de fois, les lignes secondaires ont eu au bout des doigts l’interception salvatrice qui aurait gelé les ambitions adverses. Mais elle a su contrôler Odell Beckham Jr visé à de multiples reprises et se troua rarement (sur le TE Tye en particulier).

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Kenny Clark récupère le ballon après le sack-fumble de Fackrell (n°51) sur Manning

Comme prévu, les rushers de GB ont martyrisé la ligne offensive des Giants capitalisant 3 sacks sur Eli Manning mais aussi un nombre incalculable de pressions. Le sommet fut atteint par le sack du rookie Fackrell qui utilisait au mieux sa vitesse pour non seulement plaquer le QB adverse mais également provoquer un fumble judicieux en fin de première mi-temps, fumble recouvert par un autre rookie : le DT Kenny Clark.

DES QUARTERBACKS EN BERNE

Le quarterback des Giants Eli Manning a donc passé une soirée difficile (18/35 à la passe, 199 yards, 1 TD, 1 fumble) en raison notamment de la pression constante du front-7 des Packers. Aaron Rodgers a lui aussi vécu une soirée oubliable. Mais à la différence du QB des Giants, il a été beaucoup plus en sécurité derrière sa ligne offensive.

L’OL des Packers a pris largement dessus sur les rushers de « Big Apple », laissant à Rodgers du temps à loisir pour chercher sa cible. Mais on peut aussi voir dans ce temps glané une meilleure symbiose entre le QB et sa ligne offensive, chose qui manquait face aux Vikings. Ce fut aussi la conséquence de nombreuses « play action » (feinte de course pour finalement une passe) dans lesquelles les Giants mordaient allègrement. Ce playcalling judicieux (agrémenté de multiples formations de course dont un avec l’ajout du tackle Spriggs) a été couronné de succès grâce à la force de Lacy et la puissance de ses courses qui obtinrent nombre de first downs.

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Lacy tout en force

Là où le bât a blessé, c’est dans la transmission des passes. La responsabilité se partage entre les receveurs qui manquaient la réception de la balle (« drop ») et Rodgers qui manquait de précision sur plusieurs de ses lancers. Il faut dire aussi que les Giants avaient délibérément choisi de défendre la passe, laissant 6 à 7 joueurs en couverture et entreprenant peu de blitz. Cette prudente tactique est aussi une des raisons de la prestation impeccable de la ligne offensive.

Pourtant, les Packers avaient parfaitement débuté la soirée par un drive majestueux et un touchdown qui ne l’était pas moins sur une réception en plongeon à ras du sol de Jordy Nelson. (7-0)

Mais la mécanique s’enraya à la fin du premier quart-temps. Sur un deuxième drive similaire au premier, les Packers engrangeaient un second TD par Cobb pour mener 14-3. Sauf qu’un léger mouvement de Adams au départ de l’action annulait ce TD. Et sur l’action suivante, Jordy Nelson, mal visé par un Rodgers impatient, déviait la balle… dans les mains du CB des Giants Janoris Jenkins, tout heureux de l’offrande. Et voilà comment une pénalité transforma une probable balade de santé en match disputé. (7-3 en fin de premier quart)

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Jordy Nelson n’attrape pas la balle… mais la dévie dans les bras de Jenkins !

Car, outre le score, cette première interception dérégla la machine Rodgers (une 2ème interception imputable au QB). Heureusement, Lacy porta les Packers avant un 2ème TD de Rodgers pour Adams pendant que la défense continuait son travail de sape (sack-fumble de Fackrell). Tout cela donnait une avance raisonnable à la mi-temps pour Green Bay : 17-6.

On attendait avec impatience la seconde mi-temps pour voir si l’avance des Packers allait fondre comme neige au soleil. Cette fois, il n’en a rien été. La défense continuait de harceler Eli Manning qui enchaîna seulement sur un drive plusieurs passes complétées de suite (notamment grâce à des jeux simples).

Problème, si Eli Manning ne trouvait pas la mire, il en était de même pour Aaron Rodgers. Et ce dernier n’était plus aidé par Lacy, blessé à la cheville. Son remplaçant Starks confirmait ses mauvaises dispositions de ce début de saison en manquant des réceptions et en effectuant des courses trop « horizontales » pour de faibles gains.

Mais à 23-9 à 6 mn 30 de la fin, on ne tremblait pas vraiment à Green Bay. C’est un exploit de Beckham qui ramenait les Giants à 23-16 à 3 mn du terme sur une réception en limite de fond de « end-zone ». Les Packers n’avaient plus qu’à obtenir un 1st down pour remporter le match, 1st down obtenu par Cobb après que Starks fit passer un frisson dans le dos du Lambeau Field sur un fumble dont il a le secret… mais qu’il recouvra heureusement immédiatement.

DES ÉQUIPES SPÉCIALES ATONES

Les efforts de la défense ont permis de surmonter une attaque passable et des équipes spéciales hors du coup. À l’exception du kicker Crosby, toujours parfait, les équipes spéciales ont fait perdre beaucoup de terrain aux Packers. Le punter Schum n’est toujours pas le messie que Green Bay attend, et son niveau moyen semble se confirmer de match en match.

En face, les retourneurs Dwayne Harris et Bobby Rainey ont vécu une soirée faste avec 146 yards cumulés sur retour de kickoffs et de punts. À n’en pas douter, une vraie source d’amélioration pour les Packers.

LES STATS

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Green Bay :

  • Aaron Rodgers : 23/45, 259 yards, 2 TD, 2 INT
  • Eddie Lacy : 81 yards ; 7,4 yards par portée
  • Randall Cobb : 9 réceptions, 108 yards
  • 36 mn 30 de possession

New York :

  • Eli Manning : 18/35 à la passe, 199 yards, 1 TD, 1 fumble
  • Odell Beckham Jr : 5 réceptions, 56 yards, 1 TD
  • 43 yards à la course seulement !
  • Janoris Jenkins : 2 INT
  • Efficacité en 3ème tentative : 31 % de réussite (4 sur 13)
  • 140 yards de retour de kickoff

On reste à Lambeau Field pour le prochain match et on affronte toujours un adversaire de NFC East, cette fois le leader de cette division, à savoir les Dallas Cowboys contre qui les Packers auront un challenge de poids à relever : bloquer le leader NFL en yards parcourus à la course, le rookie Ezekiel Elliott.

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2 Comments

  1. Gros test pour notre defense contre la course dimanche prochain mais je suis assez confiant, je ne nous vois pas exploser contre cette belle o-line des Cowboys et de sa star rookie E.Elliot.
    C’est vraiment la grosse satisfaction côté GB en ce debut de saison, y a t’il quelqu’un pour regretter Sam Barrington?

    Je ne serai pas aussi optimiste en ce qui concerne la def contre la passe même si Rollins et Gunter ont globalement bien tenu au marquage, contrairement à Randall habitué à laisser des boulevards.Là aussi, le match contre Dallas sera un vrai test.

    L’attaque est encore sur courant alternatif, enchainant des drives très plaisants puis parfois frustrant quelques minutes plus tard, et ce malgré une grosse perf de la O-line. A noter bcp moins de rotation dans les snaps pris par les WR et TE.
    Si Cobb et Lacy ont été très bons, les autres acteurs de l’off ont alterné le bon et le moins bon, sans toutefois que l’un d’entre passe au travers même si Starks est en difficulté depuis le début de saison,

    Tu fais par contre bien de pointer la perf de la ST, à part MONSIEUR Crosby, tjrs impeccable, c’est souvent très très médiocre (et faut pas faire la comparaison avec celle des Vikings, à moins d’être masochiste!!!).
    Je veux pas accabler Schum, mais y a pas franchement d’amélioration niveau punt, ce qui me fait dire que ce point à été particulièrement mal géré par le staff à l’intersaison, et regretter le cut de Peter Mortell qui n’aurait pas fait pire.
    Et puis va t’on enfin clairement désigner notre punt retourneur ou encore alterner au grés de… je ne sais quelle raison en fait!

    Bref encore une victoire poussive alors qu’il y a matière à esperer mieux mais victoire quand même, et c’est bien là le plus important car avec des Vikings à ce niveau (et malgré tous les blessés – chapeau Mr Zimmer!), ce sera dur d’aller chercher la division cette année, donc objectif Wild card pour GB, chaque victoire vaudra cher en fin de SR.

  2. Oui pour les ST et moi non plus je n’accable pas Schum qui a rarement pu montrer son point fort, le placement du ballon dans les 20, vu qu’il a passé son temps à punter… depuis NOS 20. Reste qu’il n’est pas le messie attendu au poste mais ça on s’en doutait un peu.
    Autant le staff semble avoir eu raison pour Sitton malgré la façon aberrante dont ça a été géré, autant sur ce point on semble vraiment loin du compte !

    Concernant la secondary, rien qu’avec Burnett de retour on semble déjà moins prendre l’eau. Il apparaît que malgré toutes leurs qualités, nos jeunes pataugent sévère sans vétéran avec un minimum d’expérience pour limiter les conséquences de leurs erreurs.
    Le fait d’avoir un F7 monstrueux contre la course (pour l’instant) nous permet heureusement de limiter les problèmes potentiels à la passe. Mais même comme ça, si nos DBs pouvaient se décider à ne pas laisser tomber les ballons, on suerait beaucoup moins fort !
    Parce qu’on voit bien que les QBs adverses n’hésitent pas à tester nos rookies même dans des conditions difficiles puisqu’on arrive pas à profiter de leurs erreurs. C’est ce qu’on appelle un free pass à la passe 😀 .

    Pour l’O, tout a déjà été dit. Jouer simple et ne pas se prendre la tête.

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