Week 6 ~ GB – DET : Lazard fait bien les choses

Green Bay Packers – Detroit Lions : 23 – 22

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Le TD de Lazard (WR) qui relance les Packers en fin de match (Photo : Evan Siegle)

Encore un match où le « cheesehead » est passé par tous les sentiments. Après avoir été cueilli à froid par les Lions et un Matt Stafford confirmant sa grande forme actuelle (0-13 après 17 mn de jeu), les Packers ont remonté la pente, non sans difficulté puisqu’ils prendront l’avantage et le gain du match pour un seul point à la dernière seconde !

LES LIONS PIED AU PLANCHER

Il fallait se méfier de ces Lions et dès la première action, il allait montrer le danger qu’ils représentaient. « Flea flicker » : balle au coureur qui la redonne en arrière pour le QB et bombe pour Golladay (WR) qui avait semé Kevin King (CB), rattrapé in extremis par un superbe effort de Jaire Alexander (CB). Gain de 66 yards et douche froide d’entrée pour les Packers. Et action symbolique de la paire de CB vert et or ce lundi soir, dont on peut mesurer les performances par celles de leur adversaire attitré : 121 yards pour Golladay (WR), surveillé par King (CB), 21 yards pour le WR 1 des Lions Marvin Jones marqué par Alexander (CB).

Heureusement, suite à cette action d’éclat, Stafford perdait la balle pour la recouvrir, puis glissait sur l’action suivante. Field Goal. (0-3)

Les Packers redonnaient le ballon directement après avoir posé le jeu de course avec Aaron Jones par deux fois avant une réception manquée, un « drop » de Geronimo Allison, le premier d’une longue série chez les WR Packers qui affirment encore plus leur niveau moyen, en dehors de Davante Adams.

Si on peut se féliciter du management global de Brian Gutekunst de puis sa prise de fonctions en 2018, la prolongation d’une année supplémentaire de Jordy Nelson en 2018 et de Randall Cobb en 2019 pour assurer la transition avec les jeunes WR n’aurait pas été du luxe. Alors, certes on ne peut pas payer tout le monde, et si GB voulait retrouver une défense digne de ce nom, il fallait en mettre le prix, mais Nelson et Cobb auraient sûrement accepté des salaires corrects qui leur auraient permis de mieux finir leur carrière (une triste année supplémentaire chez les Oakland Raiders pour Nelson ; Cobb rattrapé par les blessures à Dallas qui aura sûrement du mal à aller plus loin que son contrat d’un an). Ces prolongations auraient mieux aidé Aaron Rodgers qui, franchement, était bien démuni hier devant la terrible maladresse de la totalité de ses receveurs, hormis une surprise de dernière minute…

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Graham (TE) « droppe » le ballon en zone d’en-but, une parmi une longue série

Deuxième drive des Lions, on remet ça pour Matt Stafford avec une passe pour Marvin Hall (WR) mal couvert par… King (CB). Cette fois, c’est Sullivan (CB) placé en FS qui joue le sauveur de TD. Provisoirement, car finalement les Lions marqueront sur une 4ème tentative et 0,5 yard sur une course de Kerryon Johnson (RB) ; un TD vraiment limite, un des deux arbitres signalant le TD, l’autre le « turnover on downs » (« fail mary » ressurrection ? ^^). Finalement, le ralenti éclairait très peu, le RB semblant retomber avec le ballon sur au moins le début de la ligne d’en-but. D’ailleurs, à se demander si l’arbitre qui signala le TD ne l’a pas fait pour avoir la révision vidéo prévue pour chaque TD. Coup dur pour la défense qui avait défendu becs et ongles 4 tentatives à 3 yards. (0-10)

Deuxième drive Packers. Rodgers avait beaucoup de temps derrière sa ligne mais ne trouvait que ses coureurs à la passe. Puis sur une course d’Aaron Jones, le n°33 se faisait « puncher » le ballon par le DT Robinson : fumble recouvert par Detroit. Ouch ! Ou comment faire un 1er quart-temps calamiteux : 0-10, alors que les Packers en étaient à un score de 42-3 sur cette période depuis le début de saison.

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Aaron Jones (RB) surpris par Robinson (DT) : fumble (Photo : Evan Siegle)

Tout comme Rodgers, Stafford jouait dans un fauteuil. Arrivé sur les 2 yards de GB, il visait TJ Hockenson (TE) qui ne sécurisait pas sa réception de TD (pression de Amos – SS). Puis, après un échange de pénalités, la défense avait reconnu la tentative de passe latérale pour Golladay (WR) : passe incomplète. Ce fut donc un FG Lions, un moindre mal compte tenu de la chaude situation. (0-13)

LA DÉFENSE SONNE LE RÉVEIL

Rodgers voulut remettre les Packers dans le droit chemin mais le 3ème drive de GB fut un festival de réceptions manquées (« drops ») : une d’Allison (WR), une de Graham (TE) et surtout celle d’A. Jones (RB) complètement libre pour un potentiel TD de 33 yards. Aie, aie, aie !

Et là, premier tournant du match, les Packers se mettaient en formation de field goal sur une 4ème et 5. Coup de sifflet. 12 Lions sur le terrain ! Pénalité de 5 yards : first down ! Waow ! Quelle erreur ! C’est Jamaal Williams qui allait faire payer cash Detroit avec une course latérale qui, après un raffut puis un crochet touchait la terre promise. Ce 7-13 était bien plus encourageant qu’un 3-13. VIDÉO

Comme pour mieux marquer ce premier tournant du match, la défense allait se réveiller. Alors que Dean Lowry (DE), excellent en « run stop », réalisa un des ses matchs les plus aboutis depuis qu’il est un Packer, le 4ème drive Lions fut le premier joué sous pression par Stafford, symbolisé par ce sack de Za’darius Smith (OLB) qui se jouait du LG adverse, repoussait le RB et rebondissait sur le LT poussé par Gary (OLB).

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Za’darius Smith au sack, ou l’art de sortir des actions décisives (Photo : Evan Siegle)

Ou l’art de sortir une action décisive au moment opportun. Car avec 4 mn 30 à jouer dans cette première mi-temps, Rodgers allait pouvoir manger ce qui restait du chronomètre, grâce notamment à une course de 45 yards de Jamaal Williams qui exploitait la brèche immense créée entre Jenkins (LG) et Linsley (C) pour aller jusqu’aux 10 yards adverses.

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La meilleure course en carrière NFL de Jamaal Williams (Photo : Evan Siegle)

Mais un « holding » (« tenu ») de Geronimo Allison repoussait les Packers à 20 yards de l’en-but. En situation de 3ème tentative et 20, l’entraineur Matt LaFleur joua sagement la montre en faisant courir J. Williams pour engranger le FG sans que Stafford ne puisse répondre. (10-13 à la mi-temps)

GB s’en était bien sorti en cette fin de première mi-temps. Est-ce que cela sonnait comme un réveil ? Pas pour Geronimo Allison qui se prenait un coup de casque involontaire par Walker (CB) et sortait du terrain pour commotion cérébrale. Cette action était durement pénalisée, le choc étant clairement évident mais aussi clairement involontaire.

Malgré une belle réception de 25 yards de Marcedes Lewis (TE), dont on se demande comment il n’a pas craqué psychologiquement en 2018 devant son utilisation famélique par l’ancien entraineur Mike Mc Carthy, Rodgers subissait le blitz (et le sack) de J. Davis (LB) sur une 3ème et 2, Jenkins (LG) n’ayant pas compris assez tôt qu’il n’avait pas d’adversaire devant lui. C’était néanmoins un FG de Crosby de 48 yards qui remettait les équipes à égalité en ce début de seconde mi-temps. (13-13)

Les Lions ne le savaient pas encore, mais ils n’allaient plus marquer de touchdowns, la défense de GB sortant les barbelés dans cette 2ème mi-temps.

Il y eut d’abord ce sack partagé entre Fackrell et P. Smith (OLB) sur le premier drive Lions en 3ème et 9, bénéficiant du blitz de la défense. Malheureusement, sur le punt suivant, le rookie Darrius Shepherd commit une erreur de… rookie justement en n’appelant pas l’arrêt de volée (« fair catch ») alors que le punt bien haut avait permis au défenseur Lions d’être à proximité. Ce dernier ne s’est pas fait prier : dès la réception de Shepherd, mains vers le ciel en plus au lieu de bien sécuriser la réception « en panier », il plaqua violemment le n°10 Packers. Fumble recouvert par un Lion.

Le genre d’action qui casse une dynamique. Mais non, « 3 and out » infligé à Stafford (QB) avec une bonne couverture de King qui fera une seconde période bien meilleure que la première, calamiteuse il faut le dire. La bonne position permise par le fumble recouvert autorisait un FG aux Lions. (13-16)

Un sack pris sur première tentative, à cause de Linsley (C) ne terminant pas le boulot alors que Rodgers étirait le jeu durant de nombreuses secondes, faisait avorter le 6ème drive Packers du match.

Detroit tentait de poser son jeu de course sans succès. La défense des Packers réalisera d’ailleurs son meilleur match contre la course de la saison, les coureurs Lions ne réalisant qu’une moyenne de 2.76 yards par porté ! Il faut avouer que l’adversaire (n°21 NFL en attaque au sol avant le match) prêtait à cette performance, mais c’est bon pour le moral d’une défense. Blake Martinez (ILB) annihilait la passe latérale pour le RB en 3ème tentative. FG Lions. (13-19)

C’était un moindre mal, mais Rodgers ne trouvait pas de receveurs ouverts sur le drive suivant, malgré le temps laissé par l’OL. Tout comme Stafford qui se faisait sacker sur 3ème tentative avec un Preston Smith anticipant la mise en jeu au moment de la fin du décompte des 40 secondes.

On crut le match changer de camp avec Aaron Rodgers trouvant enfin le gain long en tentant une bombe (un poil sous-dosée) pour Valdes-Scantling (WR) qui se contorsionnait pour la recevoir contre la poitrine, le ballon frôlant la grille faciale du défenseur ! Mais c’était avant la passe visant le TD pour Darrius Shepherd (WR). Celle-ci étant un peu en arrière, Shepherd stoppait sa course… et glissait sur les 2 yards adverses. La balle rebondissait de manière gaguesque sur la grille faciale de Shepherd et le CB Coleman récupérait le ballon pour le remonter sur 55 yards. Avec 13 mn à jouer et Detroit quasiment en zone de field goal, cette action semblait sonner le glas des espoirs Packers.

Mais une première décision arbitrale allait relancer GB. Sur une 3ème et 2, la passe pour le RB était complétée avant que la balle soit relâchée. Fumble ! Martinez (ILB) tentait de récupérer la balle qui filait lentement hors du terrain, la manquant de justesse. Damned ! Soudain, l’entraineur LaFleur lança un mouchoir rouge pour une révision vidéo sentant que cette action pouvait enterrer les derniers espoirs de GB. Je dois avouer que j’avais peu de certitudes quant au renversement de la décision. Eh bien pourtant, c’est ce qui arriva, l’arbitrage vidéo estimant que la perte de balle arrivant avant les trois pas effectués par le receveur. Très, très juste. Les Lions étaient forcés au FG, encore réussi. (13-22)

12 mn à jouer et plus d’une possession d’écart, les Packers se devaient de réagir sur le drive suivant. Aaron Jones effectuait sa meilleure course de la soirée (9 yards) et Rodgers trouvat M. Lewis (TE) dans le chas d’une aiguille pour une gain de 25 yards. Cependant, Rodgers était confronté à une 3ème et 10… et se faisait sacker hors de portée d’un field goal.

Terrible coup porté aux Packers. Mais une pénalité était signalée : une main au visage de Flowers sur Bakhtiari (LT). L’action redonnait un first down aux Packers et semblait être un cadeau du ciel. À froid, on constatera malgré tout que la main de Flowers était bien contre le cou et sous le menton de Bakhtiari. Or la règle est claire, un « hands in the face » est pénalisée pas seulement pour une pression de la main sur le visage mais aussi sur le menton et le cou. La photo suivante laisse peu de doutes.

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Y’A COMME UN LAZARD…

GB bénéficiait d’une extra-balle dans ce flipper qu’était devenu ce match et sortait un lapin de sa manche au nom de Lazard. Tout de suite, Rodgers le visait, il captait la balle mais le défenseur lui contestait le cuir : passe incomplète. Mais comme Rodgers le signalait dans ses interviews d’après-match, il avait confiance dans ce grand gamin de 1,96 m pour 102 kg. Ni une, ni deux, il revisait Lazard dans une ces passes millimétrées qui me faisaient revivre des moments de nostalgie de la connexion Rodgers-Nelson, ou plus récemment Rodgers-Adams. Magnifique touchdown de 35 yards pour le rookie ! (20-22) VIDÉO

Et bien sûr, la défense aérienne se mettait au diapason. Elle aurait pu commettre l’irréparable avec Will Redmond (FS) qui défendait Marvin Jones (WR) sur une très longue passe de Stafford. À la poursuite du WR, Redmond gesticulait pour gêner M. Jones ; dans ses mouvements, il posait sa main sur la poitrine du receveur et la retirait aussitôt. Mais avec cette passe incomplète et dans la folie actuelle des interférences de passes, GB avait échappé à une décision arbitrale sévère.

Balle rendue aux Packers avec une réception de punt de Shepherd qui avait été conservé en tant que PR après son fumble. Mais le jeune homme paraissait depuis apeuré et ne s’était plus aventuré à tenter quoi que ce soit, même quand c’était retournable.

Quasiment 7 mn à jouer, il restait encore du temps mais Rodgers allait formidablement faire tourner le chronomètre avec des courses de Jamaal Williams et surtout des petites passes complétées où il retrouvait son nouveau chouchou Lazard (2 réceptions et 15 yards sur le drive) et Jimmy Graham qui faisait une trop rare très belle réception de 9 yards.

GB était arrivé en zone rouge, DET avait grillé ses 3 temps morts, et il restait 1 mn 45 au chrono. Mais Rodgers ne trouvait pas Kumerow sur 3ème tentative et GB allait devoir se contenter d’un field goal aisé pour repasser devant. Surprise ! Là encore, Flowers (DE) était sanctionné pour un « hands in the face ». Celui-là était beaucoup moins évident que le précédent voire inexistant. Le souci, c’est que la prise des épaulières de Flowers était similaire au niveau visuel à l’action précédemment pénalisée. Pour peu que l’arbitre ait un angle de vision non idéal, la méprise était possible. Pas de challenge dans les 2 dernières mn pour Detroit qui subissait ce coup fatal.

Si cette pénalité n’aurait vraisemblablement pas changé la conversion du FG pour donner l’avantage à GB 23-22, on otait la possibilité à Stafford d’avoir 1 mn 45 pour remonter 50 yards et tenter le FG par un Prater (K) plutôt adroit. Pas certain mais faisable malgré la 2ème mi-temps en berne de l’attaque aérienne des Lions (24 yards à la passe en 2ème mi-temps pour DET !).

L’entraineur des Lions Matt Patricia tentait de duper les Packers en laissant volontairement passer Jamaal Williams. Mais celui-ci ne se laissa pas avoir (bien aidé par Rodgers lui aboyant dessus) et s’affaissa sur les 2 yards au lieu de marquer le TD qui aurait laissé la possibilité aux Lions de tenter le drive de l’égalisation en 1 mn 30.

Restait tout de même à Crosby (K) la tâche de marquer le FG, et surtout de ne pas se faire contrer. Ce fut fait sans trembler et Crosby a pu ainsi s’offrir un Lambeau Leap qu’il n’avait jamais pu réaliser. Et quelle meilleure occasion de le faire pour célébrer une victoire au moment où la NFL fait son annuelle campagne de lutte contre le cancer du sein quand justement la femme de Mason Crosby dut affronter cette maladie touchant un de ses poumons au printemps dernier.

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Le FG de la victoire (Photo : Evan Siegle)

ALLER PLUS HAUT ET PLUS LOIN

GB est à 5-1, la plaçant en haut de l’échiquier de la NFC. Cette victoire laisse peut-être un goût d’immérité compte tenu des décisions arbitrales finales. Mais GB a donné son lot « d’entubages » arbitraux tout au long de l’ère d’Aaron Rodgers pour que la balance s’inverse cette fois-ci.

Mais les Lions ont aussi laissé échapper le match. Après un premier quart-temps de feu, la défense de GB s’est adaptée, et pendant qu’elle annihilait le jeu au sol, elle contrôlait mieux les routes des receveurs tout en accentuant la pression et en augmentant la prise de risques (+ de blitz). Ce fut payant avec des Lions qui n’ont capitalisé que 3 fields goals sur les 3 turnovers dont ils ont bénéficié, dont les deux de Shepherd (le « muffed punt » et l’interception qui avait rebondi sur sa grille faciale).

Ce GB 2019 est définitivement nouveau, une défense qui commence aussi mal un match, c’était auparavant rédhibitoire pour GB. Là, elle est resté concentrée et a sorti les barbelés en deuxième mi-temps.

Pareil, pour l’attaque, se faire cueillir à froid comme ça aurait dicté à Mc Carthy du « tout pour la passe ». Là, LaFleur a patiemment construit son retour avec toujours cette balance de jeu équilibrée. Et pourtant, lui comme Rodgers n’ont pas été gâtés par des fautes grossières des receveurs, ce qui pose question sur leur niveau réel. Mais tout cela est presque oublié par la trouvaille du jour : Allen Lazard (WR).

Ayant été résilié lors de la coupe pour l’effectif des 53, il fut réintégré dans l’équipe d’entrainement avant d’être rapidement promu dans les 53 pour remplacer St Brown (WR), absent pour l’année.

Si vous êtes assidu de GBPF, vous savez que Lazard fut une des stars de la pré-saison (6 réceptions, 114 yards, 1 TD). Mais encore faut-il retranscrire cela face aux « vraies » équipes NFL. Avec 1 réception et 7 yards cette saison, Lazard n’eut que très peu d’opportunités. Comme souvent en NFL, ce sont les blessures qui dictent les changements. Sa rentrée correspond à la sortie sur commotion cérébrale d’Allison mais également aux performances douteuses de Shepherd. Rodgers dit avoir appuyer la rentrée de Lazard qu’il observe depuis la pré-saison en ayant été soulagé d’avoir pu le récupérer après les « waivers » de début septembre.

Et comment ne pas lui donner raison. Le lancer de TD de Rodgers est justement une merveille de confiance envers son receveur. On voit bien dans la trajectoire du lancer tout l’engagement du n°12 qui croit en sa cible. Et cela témoigne aussi de la compréhension d’un staff qui écoute son QB, certes qui peut paraître un peu hautain en certaines circonstances, mais dont le QI football semble se situer dans les cimes himalayesques.

La rentrée de Lazard est-elle le déclic pour l’attaque aérienne ? Si cela est le cas, les Packers offriront de plus en plus un profil de potentiel champion NFC. Le n°13 a effectué une performance de choix avec 4 réceptions, 65 yards, 1 TD en seulement 17 mises en jeu. Déjà se profile le retour de Sternberger, le prometteur rookie TE, ainsi que celui de Tonyan (TE), écarté sur blessure pour le match contre les Lions.

Ce GB 2019 est nouveau, Aaron Rodgers n’affole pas les compteurs mais GB gagne des matchs qu’elle aurait perdu pendant l’ère de Mike Mc Carthy. Coïncidence ? Matt LaFleur est tout en cas en route pour battre des records pour un entraineur en chef « rookie ». Et on ne peut que s’en réjouir.

LES STATS

GB DET

Green Bay :

  • Aaron Rodgers (QB) : 24/39 à la passe, 283 yards, 2 TD, 1 INT
  • Jamaal Williams (RB) : 14 courses, 104 yards, 7.4 yards par porté ; 4 réceptions, 32 yards, 1 TD
  • Allen Lazard (WR) : 4 réceptions, 65 yards, 1 TD
  • 9 receveurs différents
  • Preston Smith (OLB) : 2 plaquages, 2 plaquages assistés, 1.5 sacks, 2 plaquages pour perte
  • Efficacité en 3ème tentative : 33 % (4/12)
  • 0 turnover provoqué
  • 3 sacks
  • 6 pénalités pour 48 yards concédés
  • 33 mn de possession de balle !

Detroit Lions :

  • Matt Stafford (QB) : 18/32 à la passe, 265 yards
  • Kerryon Johnson (RB) : 13 courses, 34 yards, 2.6 yards par porté, 1 TD
  • Kenny Golladay (WR) : 5 réceptions, 121 yards
  • A’Shawn Robinson (DT) : 5 plaquages, 2 plaquages assistés, 1 fumble forcé
  • Matt Prater (K) : 5/5 au field goal avec le plus long à 54 yards
  • 56 yards totaux à la course
  • Efficacité en 3ème tentative : 23 % (3/13)
  • 8 pénalités pour 50 yards concédés
  • 3 turnovers provoqués
  • 27 mn de possession de balle

LE DÉTAIL QUI TUE

  • Matt Stafford a passé pour 168 yards lors du 1er quart-temps ! Et 97 yards pour l’ensemble des 3 autres quart-temps.

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4 Comments

  1. Merci pour l’article, tout est dit !
    Et c’est justement par ça que je voulais commencer, sur le dernier petit paragraphe, le détail qui tue !
    Stafford 168 yards pour commencer tambour battant, puis comme une montgolfière qui se gonfle pour décoller, elle se dégonfle par la suite.
    S’il était resté au même niveau, on aurait eu aucune chance de revenir. Mais notre défense nous donne la possibilité à chaque match de le gagner.

    Jamaal Williams a brillamment pris la relève de notre petit yo-yo Jones branché sur courant alternatif et vraiment mauvais sous l’œil de papa et maman !
    S’ils arrivent à alterner un match sur deux à plus de 100 yards ce sera déjà très bien, mais des courses de 40 ou 50 yards sont tellement rares avec nos deux running backs, que quand il y en a une, on écarquille les yeux !

    Darrius Shepherd, comment rester poli, peut aller faire un petit tour en XFL, et laisser sa place au numéro 27, d’ailleurs il est où notre ancien Chiefs ?
    On avait une brêle que les Raiders nous ont gentiment échangé contre un sixième tour, ils peuvent prendre celui-ci aussi, Montgomery avait été viré pour ce genre de maladresse, pas sûr qu’on revoit le loustic, surtout qu’à l’inverse le 13 portant bonheur, Lazard a lui été à la hauteur et s’est montré au niveau ! Sinon Dez Bryant est toujours libre.

    J’ai toujours bien aimé Mason Crosby, et le voir, avec l’aide d’un petit camarade qui lui fait la courte échelle, pour le premier Lambeau Leap de sa carrière, c’était vraiment sympa et ça clôturait de la meilleure des façons le super comeback des Packers pour une cinquième victoire cette saison, et surtout 3-0 contre nos rivaux du nord.
    Go Pack Go !

  2. Ce fut dur, surtout parce que nous avons toujours du mal à tuer le match et à garder le momentum.
    Beaucoup d’occasions, non saisies, de passer devant bien plus tôt dans le match (fin de 2nd QT, début de 3e QT). C’est passé aujourd’hui mais si on veut aller loin cette année, il faudra être plus tueur en attaque parce que face à certaines équipes ça ne passera pas (même si les Lions me surprennent cette année, ils jouent vraiment à un bon niveau).

    Coté RB, Jones a été moins en vue mais Williams a bien pris le relais ce qui confirme que nous avons deux RBs de plutôt bonne qualité. S’ils peuvent faire chacun 100 yards un match sur deux ça me va 🙂

    Côté WR, comme dis dans l’article précédent, j’adore Lazard donc je suis super content. J’espère que maintenant il aura vraiment sa chance parce que j’y crois 🙂
    Pour Sheperd, je serais moins direct que toi @David. Le retour de punt est une erreur de jeunesse (pas comme Monty l’année dernière qui avait bien plus de bouteille) et la réception (que j’ai revue) n’est pas si facile que ça. Comme dis GBPF, elle est un peu en arrière et un peu basse donc il essaie d’arrêter sa course tout en plongeant vers l’arrière pour la récupérer mais ce n’est pas facile à pleine vitesse. Après, c’est pas de bol, il la prend dans la grille et le défenseur est bien placé pour récupérer le ballon.
    Pour l’instant, je ne dirais pas que Shepherd est un WR2 en puissance mais il me semble avoir du potentiel et le couper pour un match cauchemar (comme il en arrive à tout le monde, demande à Crosby 🙂 ) serait un peu dommage je pense.
    Peut-être lui enlever les retours de punt et les coller à Tremon Smith et le laisser en WR4 mais pas le couper.

    Là où je te rejoins David c’est sur l’expérience niveau WR, derrière Adams c’est très très léger et Allison retombe dans ses problèmes de drop qui semblaient avoir disparu en début d’année dernière.
    Franchement un Jordy Nelson que tu fais sortir de sa retraite pour quelques mois ça ferait l’affaire. Ou alors va falloir profiter des opérations portes ouvertes des équipes qui vont lâcher l’affaire cette année (Broncos ?).

    Je viens de voir la blessure de Mahomes et le fait qu’il en a peut-être pour 3 semaines d’absence minimum. Si cela était confirmé, le match dans deux semaines serait bien plus abordable.
    En attendant, faut finir le bon boulot à domicile en tapant les Raiders dimanche !

  3. Salut Guile, j’avais pas percuté en regardant le match des Chiefs, mais effectivement le monday night football du 28 octobre entre mes Packers et des Chiefs que j’ai toujours aimé, mais sans Mahomes, prend une toute autre tournure.
    Il est désormais inconcevable de ne pas aller gagner ce match dans le Missouri, sans la super star et maitre à jouer Patrick Mahomes, mais avec l’obscur vétéran Matt Moore !
    D’ailleurs le niveau des Chargers nous laisse aussi à penser que ce match est aussi largement a notre portée.

  4. Je rajouterais même qu’on aurait entendu Godgers dire à Lazard sur le banc mortuaire de GB: « Lève-toi et marque » ! 😀

    Nous avons eu la chance pour l’instant que la plupart des choix de Gute s’avèrent payants, y compris sa politique de « malaxage » permanent du roster. En atteste le succès significatif du fameux « next man up » (joueur suivant) quand les blessures s’empilent au point de sortir les mecs du banc, du PS ou carrément de la poubelle. On va tout de même dire qu’il était temps depuis le départ (ou plutôt l’éviction) de Jordy qu’un « stud » potentiel WR1 ou 2 émerge vu la palanquée de receveurs ayant défilé à GB depuis deux ans, via draft, trade ou (UD)FAs:

    (Adams), Cobb, Monty, Allison, Moore, StBrown, MVS, Yancey, Lazard, Kumerow, Shep, Taylor, Grant, Clark, Janis, Pearson, McCaffrey, T. Davis & J. Davis (et je compte même pas Graham qui croit toujours être un WR)…
    Vous m’excuserez si j’en oublie mais ça fait déjà une vingtaine sans même parler de nos déboires interminables au poste de TE 🙁 .

    Sinon, vous avez tous raison de souligner les faits de jeu totalement obscurcis par des zebras douteux. A entendre la caisse de résonance médiatique, DET nous aurait dominés de bout en bout avant d’être volé à la dernière seconde… C’est bien sûr totalement excessif et néglige en particulier, comme dit plus haut, l’incapacité des Lions à tuer le match en profitant de nos cadeaux. Incapacité principalement due à une D intraitable dès qu’elle était repoussée en RZ.

    On oubliera pas non plus que GB jouait sans certains de ses meilleurs éléments des deux côtés du ballon (Adams et Savage pour ne citer qu’eux) donc Patricia, Stafford & co avaient toutes les cartes en main pour plier le W une fois à 10-0. Le problème c’est que malgré l’approche disciplinée et besogneuse (sans doute imitée de NE) instillée dans une franchise habituellement en mode yolo, les Lions ne sont pas les Pats et ça s’est vu. C’est une équipe solide mais il manque encore une étincelle pour vraiment mettre le feu.

    Je note aussi la progression constante de l’O qui semble trouver de plus en plus de stabilité malgré les blessures, notamment grâce à notre duo de RBs qui se couvre mutuellement avec toujours un des deux dans un bon jour. Rodgers semble aussi avoir accepté d’être plus R-E-L-A-X et de prendre ce que le jeu lui donne en lâchant plus facilement le ballon pour des gains courts et des 1st down. Du coup, ça commence à ouvrir la profondeur à toute la panoplie de « daggers » qui a fait sa réputation. On peut espérer trouver la bonne carburation à la mi-saison avec une bye et un retour de plusieurs joueurs importants.

    Au final, je ne sais pas vous, mais pour l’instant, GB semble bien plus accrocheur à l’extérieur qu’à domicile cette saison. On distribue les turnovers à tous les visiteurs ou presque ce qui augure mal de matches couperets à Lambeau dans le froid… Cela dit, le SB ne se joue jamais à domicile huhu ^^ .

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