Bilan de la Free agency 2019

SMITHS

Les performances 2019 des Smiths seront le baromètre de la dernière « free agency »

Déjà plus d’un mois que le marché des transferts est ouvert et après les 10 premiers jours, celui-ci s’est bien calmé . À une petite semaine de la draft 2019, il est temps donc de faire un bilan des départs et arrivées pour nos Packers qui ont été actifs comme jamais.

MARDI DE FOLIE

« Et du cash, du cash, du cash, c’est ta façon de recruter ; cette free agency qui t’entraine jusqu’au bout de la nuit, à faire des recrutements de foliiiiie ».

On remercie le duo fluo des années 80 « Début de soirée » pour cette version Packers qui sied si bien à ce qu’a fait GB en début de free agency. Si GB n’était pas impliqué dans les recrutements des tout premiers joueurs, le mardi 12 mars a été l’annonce du recrutement, pas d’un joueur madame, pas de deux ni de trois, mais bien de quatre joueurs, tous payés comme des top 10 à leurs postes. Autant dire que le manager général Brian Gutekunst a sorti le carnet de chèques, brûlant la gestion (trop) économe de Ted Thompson durant la dernière décennie.

En une journée donc, les Packers ont signé 4 joueurs, tous pour des contrats de 4 ans, pour une somme qui pourrait atteindre potentiellement… les 182 M de $ si ces 4 joueurs effectuent leurs 4 années de contrat en bonne santé. Vous avez bien lu, 182 millions. Pour des joueurs qui ne sont pas des stars médiatiques.

Là n’est pas le principal vous allez me dire mais tous ces joueurs vont devoir prouver leur valeur. Avec de telles sommes engagées, il faudra que ces joueurs jouent comme les meilleurs de leur postes. Néanmoins, il faut quand même noter des pourcentages de salaires garantis très mesurés qui ne devraient pas gréver le plafond salarial de GB si un de ces joueurs ne tenait pas ses promesses après 2 ou 3 ans de contrat.

Les heureux élus du chéquier Packers sont donc :

  • Zadarius Smith (OLB) – 26 ans : contrat de 4 ans – 16,5 M de $ par an, dont 30 % garantis
  • Preston Smith (OLB) – 26 ans : contrat de 4 ans – 13 M de $ par an, dont 30 % garantis
  • Adrian Amos (S) – 25 ans : contrat de 4 ans – 9 M de $ par an, dont 33 % garantis
  • Billy Turner (OG) – 27 ans : contrat de 4 ans – 7 M de $ par an, dont 33 % garantis

DU MÉNAGE CHEZ LES ANCIENS

Dans ces 4 joueurs, 2 sont des pass-rushers censés être les nouveaux fers de lance de la pression sur le QB adverse. Smith & Smith remplacent poste pour poste Clay Matthews, laissé libre pour aller rejoindre les Los Angeles Rams, et Nick Perry, dont le contrat a été résilié il y a un mois, et qui depuis n’a toujours pas trouvé de franchise pour l’accueillir d’ailleurs. Sa carrière émaillée de blessures fait peur même s’il pourrait brader ses « talents » puisqu’il touchera 11 M de $ sans jouer grâce au contrat qu’il avait signé en 2017 à GB.

Le résiliation de Perry (OLB) a quand même fait économiser 3,3 M de $ sur le plafond salarial. Celle d’Antonio Morrison (ILB) a permis de garder 2 M de $. Les deux joueurs sont toujours sans équipe, tout comme bon nombre de membres de l’équipe des Packers 2018 :

  • Muhammad Wilkerson (DE)
  • Lance Kendricks (TE)
  • Kyle Murphy (OL)
  • Byron Bell (OL)
  • Davon House (CB)
  • Eddie Pleasant (S)
  • Ibraheim Campbell (S)

D’autres Packers devenus agents libres ont eux pu trouver grâce aux yeux d’autres équipes, mais ils ont quasiment tous un point commun, un contrat d’un an :

  • Randall Cobb (WR), 1 an pour 5 M de $ (dont 40 % garantis) chez les Dallas Cowboys
  • Bashaud Breeland (CB), 1 an pour 2 M de $ (dont 56 % garantis) chez les Kansas City Chiefs
  • Kentrell Brice (SS), 1 an pour 1 M de $ chez les Tampa Bay Bucanneers
  • Jake Ryan (ILB), 2 ans pour 7,5 M de $ (dont 13 % garantis) chez les Jacksonville Jaguars
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Au revoir Randall, au revoir Clay…

Et finalement, il n’y eut qu’un seul Packers totalement agent libre (j’ai exclu les agents restreints sur lesquels la franchise a quasiment tout pouvoir) qui ait trouvé grâce auprès des dirigeants de GB, c’est le vétéran Marcedes Lewis (TE) et ce n’était pas le plus attendu.

GUTEKUNST JOUE SON VA-TOUT

Contrairement aux années de management de Ted Thompson, le manager général actuel a préféré miser sur des agents libres extérieurs plutôt que sur des agents libres « internes ». De même, alors que ces 15  dernières années, GB était plutôt attentif et attentiste durant les premiers jours du marché des transferts pour dénicher les bonnes affaires en second rideau, cette fois les Packers ont mis le paquet d’entrée de jeu.

Une autre méthode a donc été appliquée, plus aggreSsive. Pour plus de succès ? À voir. Toujours est-il que Brian Gutekunst sait quel est le maillon fort de sa franchise : son n°12 Aaron Rodgers (QB). Et ce maillon fort est plus proche de la fin que du début de sa carrière, les Packers se rapprochant année après année du précipice d’une inévitable reconstruction.

Celle-ci qui vient d’être effectuée ces deux dernières saisons est en fait un ravalement pour maximiser le rendement de l’équipe autour de sa pierre angulaire : son QB. À la retraite de Rodgers, il sera en effet difficile de trouver un joueur au prototype de « Hall of Famer », comme lorsque Rodgers avait succédé à Favre en 2008. Il faudrait un sacré alignement des planètes pour que GB trouve un 3ème QB de très haut niveau après presque 30 ans de global succès. N’oublions pas qu’Aaron Rodgers fut choisi au 24ème choix par les Packers, suite à un incroyable concours de circonstances alors qu’il était en balance pour être le 1er choix de la draft.

Alors, Brian Gutekunst, tel un héritier dispendieux, a décidé de miser gros sur un futur proche mais il en a été un peu obligé par l’âge de sa star sur laquelle GB a tout misé avec un contrat mirifique l’année passée.

Aaron Rodgers aura 36 ans au milieu de la saison 2019, il ne lui reste que quelques années au plus haut niveau, et il sort de deux années de blessures. L’une en 2017 l’a complètement écarté des terrains pour les 3/4 de la saison. L’autre en 2018 l’a fait jouer sur une jambe, au risque de provoquer une grave blessure sur son genou blessé. Il n’est pas étonnant de constater que les 3 pires bilans du duo Mc Carthy-Rodgers (si on excepte la première année de Rodgers titulaire en 2008) ont justement été les années de blessure d’Aaron Rodgers : 2013, 2017 et 2018. Comme par hasard…

En ayant misé sur peu de joueurs mais payés au prix fort, GB a bouché ses trois points faibles reconnus en 2018 : pass-rusher (OLB), safety et joueur polyvalent de ligne offensive (OT/OG).

Et quand on regarde la durée de contrat (4 ans) de ces 4 grosses recrues, on voit l’évaluation que fait le manager général sur le restant de carrière d’Aaron Rodgers, c’est-à-dire à la fin de la saison 2022. Aaron Rodgers aura alors encore une année sur son contrat actuel… mais bizarrement, s’il est résilié après la saison 2022, il ne coûtera pas un dollar pour 2023.

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ET APRÈS ?

Amis cheeseheads, vous savez donc que le temps est désormais compté et que les 4 prochaines années, nous devrons jouir de chaque moment. Au cours de ce même laps de temps, les Packers devront songer à l’après Aaron Rodgers. Qui pour succéder au n°12 sur le poste de QB ?

Mais ne comptez pas revoir la même situation que Rodgers a connu, c’est-à-dire rester ses 3 premières années de joueur NFL à cirer le banc derrière le QB star. C’était un autre temps, le temps d’un autre accord entre le syndicat des joueurs et les propriétaires de franchises. Désormais, les QB rookies sont payés bien au-dessous du marché pendant 4 ans, avant d’être réévalué au prix du marché pour la 5ème année optionnelle dévolue aux joueurs choisis au 1er tour de draft, puis s’ils ont confirmé, ils touchent la (grosse) timbale sur un deuxième contrat.

Dans ces conditions, impossible de garder au chaud 3 ans un potentiel QB titulaire drafté explicitement pour remplacer le QB futur « Hall of Famer ». On peut donc raisonnablement penser que le vrai choix d’un successeur interviendra à partir de la draft 2021.

Après, il n’est pas exclu que GB fasse comme les New England Patriots avec Jimmy Garoppolo, désormais le QB des San Francisco 49ers. Drafté haut (2ème tour) en 2014, Garoppolo était une soupape de sécurité en cas de blessure de Tom Brady. Montrant un certain talent sur ses quelques apparitions et Tom Brady étant inoxydable, les Patriots décidèrent de l’échanger en récupérèrent un bon prix, un second tour, soit le même tour et à un meilleur rang même… mais quatre ans plus tard. Alors, est-ce que GB jouerait la même musique si un QB bien côté descendait jusqu’à eux. Peut-être pas cette année où la cuvée est plutôt faiblarde, plus sûrement 2020 où cela semble bien meilleur niveau QB.

DES PROGRÈS OBLIGATOIRES EN DÉFENSE

Quoi qu’il en soit, comme je l’ai dit auparavant, GB a chargé la défense sur cette « free agency » 2019. Alors, avec Mike Pettine comme coordinateur défensif qui semble vraiment maximiser les talents qu’il a en réserve, la défense de GB doit redevenir menaçante pour ses adversaires compte tenu des investissements effectués. La pression sur le QB devra être matérialisée par un nombre de sacks bien plus important qu’en 2018 et par un nombre d’interceptions plus élevé également, en profitant des lancers approximatifs du QB adverse sous pression.

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Mike Pettine devra orchestrer cette défense pleine de potentiel

Si la défense de GB n’est pas dans le top 10 2019, ce serait une déception alors qu’elle s’est quasiment hissée au milieu de tableau l’année passée. On sait qu’Aaron Rodgers n’a pas eu besoin de grandes défenses dans le passé pour briller, mais c’est néanmoins avec une top défense que GB a remporté le Super Bowl 2010. Et Rodgers n’a plus 25 ans..

Cette saison 2019 sera vraiment celle de toutes les attentes.

2 Comments

  1. DavidBrillac

    20 avril 2019 at 23:45

    Hé hé hé le duo fluo rose et bleu des années 80 qui ne nous rajeunit pas, tout comme notre bon Rodgers qui, contrairement à Ironfavre, est un quaterback plutôt fragile, impossible d’envisager Rodgers réussir comme Lorenzo, à jouer toute sa carrière 320 matchs consécutifs .
    Mais on peut aussi envisager qu’il joue comme son prédécesseur à un super niveau jusqu’en 2023-2024.
    Ce qui est sûr, c’est qu’il va falloir apprécier le jeu spectaculaire de notre numéro 12 avant qu’il ne tire sa révérence dans cinq ou six saisons.
    Si il gagne un autre Super Bowl, il aura fait aussi bien que Starr, et mieux que Favre.

    Je suis bien placé pour apprécier l’immense chance que les fans des Packers auront eu d’avoir pendant plus de trois décennies, deux génies au poste de quaterback, quand certains comme les Browns ou les Bears en auront eu une trentaine.
    Après l’ère Favre et Rodgers, pratiquement aucune chance de choper un troisième génie, peut-être assisterons-nous a deux décennies de lose continue.
    Pour conclure, on espère que les quatre nouveaux arrivants justifieront les millions de dollars consentis pour les faire venir à nous aider a gagner un quatorzième titre.

  2. Effectivement free agency agressive de la part de notre GM le pass-rush a clairement été renforcé aux « Smiths Brothers » de faire le job et de briser de la OL.
    Amos c’est que du bonheur.
    Maintenant à la draft compléter cet effectif.
    Pour moi les priorités sont DT, Safety, TE et OG/OT droite.
    Wilkins ou Olliver en 12 et soit Abram, Fant ou Risner en 30 (Hockenson et Lindstrom seront sûrement déjà partis) sinon Deiter en position 75 le « petit » du coin. Bon tout ça c’est un rêve mais qui sait.

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