GB – 52 – 18 = Packers 2019

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Ce n’est qu’un au revoir…

Amis cheeseheads, vous l’avez compris, voici la nouvelle équation de votre équipe préférée pour la saison prochaine. Et s’il fallait encore s’en convaincre, l’actualité montre que les Packers vivent véritablement un changement d’époque. Aujourd’hui ont été officialisés les départs de 2 membres mythiques de la génération Rodgers : le n°52 Clay Matthews (OLB) et le n°18 Randall Cobb (WR).

Eh oui, il faut bien vivre avec son temps, mais tout de même, c’est un peu une partie de chaque fan des Packers qui s’en va un peu aujourd’hui. Clay Matthews et Randall Cobb quittent le navire Packers parce qu’ils ont trouvé fortune ailleurs et parce que le manager général des Packers n’a pas cherché à les retenir.

RETOUR AUX SOURCES POUR LE « CLAYMAKER »

Clay Matthews s’organise une fin de carrière presque idéale en revenant sur ses terres natales de Californie. À bientôt 33 ans, il signe donc aux Los Angeles Rams pour 2 ans et finalement 9,25 M de $, soit 4,62 M l’année (avec 5,5 M de $ garantis à la signature). Pas mal mais pas énorme non plus, GB pouvant peut-être offrir cette même chance pour un jouer certes déclinant mais volontaire et polyvalent.

Mais Clay Matthews peut avoir le sourire, il va retrouver sa région d’origine (originaire du nord-ouest de LA), là où il s’est révélé dans sa carrière universitaire chez les Trojans de USC (University of Southern California), là où il fait grand soleil quasiment 365 jours par an et surtout dans une équipe tout simplement championne NFC, seulement défaite au dernier Super Bowl par les New England Patriots.

De plus, Clay Matthews intègre un front-7 solide où il ne sera pas la tête de proue, bien au contraire. Il devrait naviguer derrière la terrifiante ligne défensive emmenée par Aaron Donald, Michael Brockers et Dante Fowler, pour mettre en valeur sa technique et sa polyvalence.

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Photomontage de Clay Matthews pour la saison 2019

Bon vent au mythique n°52, drafté au 1er tour de la draft 2009 au choix n°26, un choix qui n’était pas celui des Packers à l’origine. En effet, après avoir drafté BJ Raji (DT) au choix n°9, GB devait choisir au n°41. Mais dans un coup audacieux, le manager général d’alors Ted Thompson fit un trade-up d’anthologie.

Il échangea donc son choix de 2ème tour (le n°41), son choix de 3ème tour (le n°73) et un choix de 3ème tour (le n°83) récupéré des New York Jets par l’échange du QB mythique Brett Favre afin de monter au choix n°26 détenu par les New England Patriots. Un coup d’audace qui laissera sceptique la plupart des observateurs d’alors mais qui s’avérera plus que payant.

Clay Matthews fera des étincelles dès sa saison rookie en 2009 avec notamment 10 sacks. Il fut nommé rookie défensif de l’année pour la conférence NFC et fut appelé pour le Pro Bowl en remplacement de Lance Briggs des Chicago Bears.

Par la suite, le n°52 sera incontestablement la star de la défense de l’ère Rodgers. De 2009 à 2014, sa moyenne de 10 sacks par an sera là pour en attester. Dans la deuxième partie de la saison 2014, avec Nick Perry et Julius Peppers présents dans le pass-rush, Matthews fut replacé en tant que linebacker intérieur pour pallier les déficiences trop criantes à ce poste. Il continuera dans cette même fonction polyvalente entre ILB et OLB en 2015.

Revenu à son poste de prédilection en 2016 de pur pass-rusher suite au départ de Julius Peppers, le poids des ans s’est tout d’un coup fait sentir, et le n°52 ne fut plus le pass-rusher ultime qu’il fut ne proposant son talent que par intermittences et face à des adversités peu relevées. Sa moyenne de sacks par an dans la période 2015-2018 est ainsi tombée à 5,6.

Néanmoins, c’est bien au cours de la saison 2017, sur un sack infligé sur le QB Mike Glennon, que Clay Matthews devint le recordman de sacks dans l’histoire des Packers, un titre qui devrait l’introniser rapidement dans le panthéon des Green Bay Packers. Il faut préciser que les sacks ne sont statistiquement pris en compte que depuis 1982 et que Reggie White, sûrement le plus grand défenseur qu’aient pu avoir les Packers, n’a fait que 6 saisons en vert et or (pour 68,5 sacks) entre 1993 et 1998. Clay Matthews dira justement en interview après ce record que ça ne voulait pas dire qu’il se sentait plus important que Reggie White, selon lui le meilleur défenseur qu’ait connu GB.

Au final, Clay Matthews aura joué, play-offs inclus, 158 matchs en 10 saisons à GB. Il enregistra 547 plaquages dont 408 solo, 94.5 sacks, 8 fumbles recouverts, 6 interceptions, et 3 TDs. Il fut nommé à six Pro Bowls et dans la 1ère équipe All-Pro en 2010, année du Super Bowl remporté par les GB.

D’ailleurs ce Super Bowl de 2010 fut remporté par GB alors que Matthews terminait seulement sa 2ème année NFL. Avec Rodgers terminant alors sa 4ème saison en tant que titulaire, on pensait les Packers destinés à régner sur les années 2010. Las ! Les nombreuses incursions en play-offs suivantes laisseront un gros sentiment d’inachevé pour cette génération.

Le temps passe, et du Super Bowl de 2010, il ne reste plus dans l’effectif qu’Aaron Rodgers, Bryan Bulaga (RT – alors rookie), Mason Crosby (K) et Tramon Williams (CB – revenu aux bercails en début de saison) ; 4 joueurs ayant vécu cette incroyable épopée.

COBB, POTENTIEL INACHEVÉ

Randall Cobb n’aura pas vécu cette épopée puisqu’il fut drafté juste après ce Super Bowl en 2011, au dernier choix du second tour. Ce choix paraissait étonnant à ce moment-là car il ne correspondait pas du tout à un besoin, GB étant pourvu de receveurs qui avaient brillé la saison précédente : Greg Jennings, Donald Driver, James Jones et le jeune Jordy Nelson qui s’était révélé lors du Super Bowl.

Mais comme quoi la stratégie du « meilleur joueur disponible » a du bon, Cobb sera finalement une pièce essentielle des années Rodgers, lui et le n°12 se liant d’ailleurs fortement d’amitié. En effet, Greg Jennings se blessera en 2012 avant de quitter les Packers la saison suivante, alors que Donald Driver partira en retraite après une saison 2012 où il fut mis en pré-retraite du terrain.

Le premier match de Cobb en NFL allait donner le ton : 1 TD sur une réception de 32 yards puis un autre TD sur un retour de kickoff de… 108 yards (record NFL alors égalé). Cette action sera d’ailleurs élu « action de l’année » en 2011.

Hasard et/ou signe de la complicité entre lui et Rodgers, Cobb aura marqué l’histoire des Packers avec des actions spectaculaires, que ce soit avec ce TD chez les Chicago Bears dans la dernière minute du dernier match de la saison 2013 sur 4ème et 8 (!), TD qualificatif pour les play-offs, ou encore avec cette réception Ave Maria lors du tour de wild-card des play-offs 2016 face aux New York Giants, ou enfin avec la plus longue réception de sa carrière, en plein centre du terrain pour un TD de 75 yards toujours face à ces Bears lors de la première journée 2018.

Randall Cobb aura joué 116 matchs sous le maillot des Packers (dont 11 matchs en play-offs) pour :

  • 517 réceptions
  • 6120 yards à la réception
  • 46 TD

Bref, si on pouvait se douter du départ de Cobb avec l’effectif des WR déjà pléthorique et la probable draft d’un jeune WR et si sportivement ce départ est logique, cela fait un petit pincement au coeur de tout fan de GB.

Et même un gros pincement au coeur d’Aaron Rodgers qui s’est fendu d’un vibrant message métaphorique sur son compte Instagram à l’adresse de Cobb :

« Je dois me souvenir que certains oiseaux ne sont pas faits pour être en cage…. Et quand ils s’envolent, la partie de vous qui sait que ce n’était pas juste de les avoir enfermer se sent heureux. Cependant, dès qu’ils sont partis, l’endroit où vous vivez semble alors bien terne et vide. Je crois en fait que c’est juste mon ami qui me manque. »

Voilà, la NFL est loin d’être un monde de « bisounours », un monde où l’argent est roi, mais où malgré tout de belles histoires humaines peuvent se tisser.

Ah, au fait Cobb, 29 ans, a signé pour un contrat d’un an seulement chez les Dallas Cowboys pour un montant de 5 M de $ (seulement 2 M de $ garantis). La durée du contrat montre le défaut majeur de Cobb : sa durabilité. Dans « l’America’s team », son rôle de remplacement de Cole Beasley, parti chez les Buffalo Bills, est tout trouvé. Et peut-être y aura t-il des retrouvailles entre Cobb et les Packers pour les play-offs 2019 ?

Chicago Bears v Green Bay Packers

3 Comments

  1. DavidBrillac

    23 mars 2019 at 02:05

    Cobb était un bon WR chez les Packers, un mec sérieux et sympathique, voir un beau gosse pour ses dames, mais un cran en dessous des 4 fantastiques du Super Bowl 45 !
    Donc pour moi un point dans la longue histoire des Packers !
    Par contre pour Clay, un de mes chouchou avec Rodgers et Nelson, lui va me manqué beaucoup plus, et restera comme l’un des plus grand joueur de l’histoire des Packers,
    Quelle linebacker meilleur que Matthews chez les Packers depuis le mythique Ray Nitschke, il y 50 ans, personnes !
    Du trio redoutable de USC, Matthews pourtant drafté après les deux autres, est celui qui sera hall of famer.
    Souvenez-vous qui était sur le podium du Super Bowl à Dallas, Rodgers le boxeur, et le petit jeune derrière, mais déjà grand, et au dessus des autres, le Predator Matthews.
    Depuis 30 ans que je suis les Packers, quelles joueurs mon marqué, Sterling Sharpe, Don Majic Man Majkowski, Brett Mississippi Favre dixit Jerry Glanville que je ne remercierai jamais assez, Reggie Whitte le plus grand, Charles Woodson, Arron Godgers, et avec toute ses légendes, Clay Matthews lll.
    Dans une case à part, la fusé MVP Desmond Howard.
    Et dans un deuxième groupe, les 4 WR du Super Bowl 45, et des joueurs comme Ahman Green, et Leroy Butler super joueur partie un jour s’envoler dans les gradins pour inventé le célèbre Lambeau Leep.
    Clay Matthew lll, une légende chez les Packers, le 52 ne sera pas porté de sitôt, et je suis content qu’il retourne au bercail, avec les Rams de LA, et pas ses imposteurs de Saint-Louis !
    Je le suivrait de près, d’autant que j’ai toujours aimé les Rams d’Eric Dickerson, et de Jim Everett.
    Bon soleil de Californie avec un beau contrat en poche (16,75 millions de dollars pour moi) et continue à mettre deux trois taquet à Russell Wilson de notre part, pour le passif contre ses oiseaux de malheur !

  2. The_Chosen_One

    25 mars 2019 at 13:54

    Clay « la crinière » Matthews et Randall « les yeux bleus » Cobb ont toujours été parmi mes joueurs préférés depuis 10 ans, ils m’ont fait vibrer et ont largement contribuer à enraciner ma passion pour Green Bay. Difficile d’envisager les Packers sans ces deux piliers.

    C’est plus qu’une page qui se tourne mais un chapitre, celui des années 2010 où comme le dit GBPF nous étions amené à régner, une Dynasty inachevée à cause en partie d’un GM et d’un DC médiocres qui nous ont coûté plusieurs campagnes où on aurait dû gagner (2011 et 2014 notamment)

    Ca va être très difficile de remplacer leur grand professionnalisme, leur personnalité et leur charisme. Pour moi ils font partie d’une classe de joueurs rares.

    Ils vont drôlement me manquer !

  3. Val.packers

    27 mars 2019 at 14:00

    Toujours un pincement au cœur de voir deux joueur qui ont marqué de leur empreinte l’air Rodgers, partir surtout au vu de leurs implications respectives dans l’équipe. Cobb était tjr au côté de Rodgers et vu le message qu’il lui à fait pour son départ, ils étaient très proche l’un de l’autre. Quelques actions de génie notamment face aux Bears à plusieurs reprises. Matthews qui fut le catalyseur de notre défense pendant 5-6 ans qui a certes baissé de rendement mais son implication dans le club était indéniable et remarquable malgré son physique sur le déclin. Une légende du club tout simplement, il mérite bien sa fin de carrière dorée dans sa Californie natal.
    Merci à deux joueurs qui auront tout donné pour une franchise à laquelle ils sont indéniablement attachés.
    Matthews un jour au hall of fame de la franchise ça a clairement de la gueule.
    Cobb je suis quand même curieux de savoir par qui on va le remplacer par contre parce que St Brown dans le slot ca me va mais pour toute un saison tt seul ça me paraît un peu léger.

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