Échauffement Week 15 : CHI – GB

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Chicago – Green Bay, la rivalité la plus ancienne de la NFL. Une rivalité équitable puisque GB vient de repasser devant les Bears au bilan total d’un siècle de confrontations. Mais les Bears sont le souffre-douleur d’Aaron Rodgers : 16 victoires et 4 défaites depuis 2008 en saison régulière. On remet ça ? Hmmm, les Bears de 2018 ne se présentent plus comme une victime expiatoire et ont tout du futur couronné de la NFC North.

SI un match contre Chicago signifiait ces dernières années une bonne occasion de se rassurer, voire d’humilier un rival, cette fois-ci, les Packers se font tout petits au moment de rentrer dans la tanière de l’ours de l’Illinois.

Eh oui, les temps changent de plus en plus vite en NFL et les Bears sont actuellement 3ème NFC et sortent d’une victoire référence contre les Los Angeles Rams en maintenant une des meilleures attaques NFL à 6 petits points (victoire 15-6).

Les Packers arrivent eux dans un tout autre état d’esprit. La pire saison avec Aaron Rodgers aux commandes est en cours (on peut mettre sa 1ère saison de titulaire en 2008 à part). L’entraineur en chef Mike Mc Carthy vient d’être limogé il y a 2 semaines après 13 ans de loyaux services et c’est Joe Philbin qui assure son ntérim.

Et pour ne rien arranger, les Bears s’affichent au grand complet alors que les Packers arrivent avec une défense qui a perdu plus de la moitié de ses titulaires de début de saison et une ligne offensive boîteuse. Le miracle est-il vraiment impossible ?

UNE DÉFENSE BEARS AFFAMÉE

Si la défense Bears était déjà une défense top 10 en 2017, l’apport de Khalil Mack (OLB) juste avant la saison lui a donné un vrai coup de boost.

Désormais nantie de pass-rushers « Elite » (Floyd et Mack), anciens top 10 de draft, et avec 2 piliers intérieurs performants (Goldman et Hicks), les Bears font souffrir plus d’une ligne offensive.

Elle est d’abord la 2ème défense NFL contre la course et sort d’un match inter-stellaire en limitant le meilleur coureur NFL Todd Gurley (Los Angeles Rams) à… 28 yards ! Autant dire que pour le petit Aaron Jones (RB), la tâche risque de s’avérer compliquée. Mais on sait que le n°33, s’il a l’occasion de passer le 1er rideau, peut faire très très mal à une défense.

Il faudra que Jones ait le ballon comme d’habitude pour offrir une balance course/passe équilibrée afin d’embrouiller la défense, mais aussi et surtout pour éviter qu’Aaron Rodgers ne se fasse trop harceler par le pass-rush Bears. Déjà, à l’aller, Hicks avait enfoncé plus d’une fois le centre de l’OL et Bulaga (RT) avait subi le martyr face à Mack. Or, Bulaga sera probablement absent (genou) demain soir. Spriggs devra reprendre le flambeau et là on risque la catastrophe. Rodgers devra donc s’appuyer sur les courses de Jones et devra se libérer au plus vite de la balle avec des jeux simples.

Le pass-rush Bears est ainsi la 4ème équipe NFL au nombre de sacks (40) et elle harcèle constamment le QB adverse, ce qui pousse ce dernier à commettre des erreurs et balancer des passes incertaines qui trouvent refuge dans les bras des lignes secondaires.

Car les Bears sont l’équipe qui effectue (et de loin) le plus d’interceptions (25 quand la seconde est à 19 et la troisème à 15 !). Sans rien enlever au mérite de Fuller (CB), Amukamara (CB), Amos (FS) et Jackson (SS), toutes ces interceptions doivent beaucoup au travail de sape du front-7 Bears, comme en témoigne les « saucissons » envoyés par le QB des Los Angeles Rams Jared Goff, 3 des 4 interceptions envoyées dimanche dernier le furent directement dans les bras Bears.

À n’en pas douter, Aaron Rodgers (QB), très précautionneux avec ses ballons, ne balancera pas des balles si faciles à capter, même si à l’aller Kyle Fuller (CB), aurait dû intercepter une balle dans ses bras qui aurait pu sceller le match. Si Rodgers balance plus d’une interception dans le match, il ne faudra pas espérer grand-chose.

En tout cas, le n°12 a le match dans ses mains, ou plutôt dans ses jambes car avec Spriggs en RT et Mc Cray en RG, il devra user de ses feintes pour s’extirper des bras Bears.

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À  l’aller, Mack (n°52) s’était joué de Bulaga (n°75)

UNE ATTAQUE EN BISCUIT ?

Si la défense des Bears est effrayante, il n’en est pas de même pour l’attaque emmenée par le joueur de seconde année Mitch Trubisky (QB). S’il a montré des signes d’amélioration cette année, il est encore loin d’offrir les garanties d’un QB de qualité. En témoigne sa performance de dimanche dernier contre les Los Angeles Rams : 110 yards à la passe, 3 interceptions, 33 de rating. Alors certes, il revenait de 2 matchs d’absence pour blessure à l’épaule.

Mais justement, il faudra essayer de harceler le jeune QB, friable et fragile actuellement. Mais attention à bien lui fermer les extérieurs parce que Trubisky adore courir, et c’est même là qu’il est le plus dangereux. L’OL n’a pas de grands noms, encore plus avec la blessure de Kyle Long (RG) pour la saison, mais elle sait tenir son rang en étant dans le top 10 NFL, que ce soit pour les sacks concédés (9ème) que pour les chocs au QB (6ème sur les « QB hits »).

L’important sera d’abord de refermer l’espace autour du QB et des coureurs Howard et Cohen. Howard est un bulldozer, Cohen un petit gabarit virevoltant. Attention à Cohen, s’il a la chance de trouver une brèche, se mue en dragster incontrôlable.

Tout cela donne pour les Bears une 13ème attaque NFL à la course et une 23ème attaque NFL à la passe. Vous l’avez compris, il faudra fermer les écoutilles au niveau de la ligne défensive. Et pour cela, il faudra que Kenny Clark soit présent, car le DT est incertain suite à une blessure au coude contractée face aux Falcons. Sa présence est indispensable pour envisager un succès. La défense est trop décimée et Clark est le dernier maillon fort. S’il saute, la défense prendra l’eau avec des coureurs Bears qui nous marcheront dessus. Alors, on espère tous que Kenny sera là.

Et si enfin, les turnovers pouvaient devenir une habitude. On l’a vu la semaine passée, notamment avec le « pick-6 » de Breeland (CB), qu’ils peuvent vite faciliter la tâche.

Ce match décidera d’éteindre les derniers espoirs des Packers en 2018, ou à l’inverse en cas de victoire, de raviver la flamme des vert et or.

NFL: Chicago Bears at Green Bay Packers

Quel Mitch Trubisky contre les Packers ?

 

LES COMPOSITIONS PROBABLES

GREEN BAY PACKERS

Attaque :

Rodgers (QB) – A. Jones (RB) – Bakhtiari (LT) – Taylor (LG) – Linsley (C) – Mc Cray (RG) – Spriggs (RT) – Graham (TE)  – Adams (WR)  – Cobb (WR) – Valdes-Scantling (WR)

Défense :

Clark (DT) – Lowry (DE) – Lancaster (DE) – Matthews (OLB) – Martinez (ILB)  – Morrison (ILB) – Fackrell (OLB) – Alexander (CB) – Breeland (CB) – T. Williams (FS) – Brice (SS)

Absents notables : Bryan Bulaga (RT), Byron Bell (RG), Mike Daniels (DT),  Kevin King (CB)

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CHICAGO BEARS

Attaque :

Trubisky (QB) – J. Howard (RB) – Leno Jr (LT) – Daniels (LG) – Whitehair (C) – Witzmann (RG) – Massie (RT) – Burton (TE) – T. Gabriel (WR) – A. Robinson (WR)  – K. White (WR)

Défense :

Goldman (DT) – Hicks (DE) – Nichols (DE) – Mack (OLB) – Trevathan (ILB)  – R. Smith (ILB) – Floyd (OLB) – Fuller  (CB) – Amukamara (CB) – A. Amos (FS) – E. Jackson (SS)

 

Coup d’envoi dimanche 16 décembre à 12 h 00, heure locale, 19 h 00, heure de Paris.

 

5 Comments

  1. L’équation est simple: si on aligne Jones, Kumerow et Tonyan plus d’une MT ensemble (avec un Rodgers un minimum dans son assiette) on gagne, sinon, direction la draft :p .

  2. Qualité et Trubisky, deux mots qui ne vont pas ensemble !
    Il est dans la belle lignée des quaterbacks bien moisi draftés par les Bears depuis un siècle, tout le contraire des Packers.
    De tout temps, les Bears se sont reposés sur des défenses féroces, ce qui ne les a pas emmené à beaucoup de succès !
    Rodgers aime jouer contre les ours, il n’a que très rarement perdu contre eux, faisons lui confiance encore une fois, et on verra à la fin du match si la saison continue ou pas.
    Go Pack Go !

  3. Bryan Bulaga (RT) et Kenny Clark (NT) OUT pour le match…
    Une victoire serait vraiment un exploit..

  4. Allez hop direction la draft ! va y avoir du boulot !

  5. Surtout que d’ici-là beaucoup auront fait leurs bagages pour d’autres horizons, aussi bien dans le staff que dans les joueurs, dont plus d’une vingtaine sont en fin de contrat.
    Matthews, Cobb, Graham, Wilkerson, égale 40 millions dans les caisses !

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