Week 10 ~ GB – MIA : Pas de quoi Flipper

Green Bay Packers – Miami Dolphins : 31 – 12

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Meilleur match en carrière NFL pour Aaron Jones (n°33)

Il n’y a pas eu de « sushis » pour les Packers ce dimanche face aux Miami Dolphins. Les dauphins ont terminé en sashimis sur la pelouse du Lambeau Field mené par un Brock Osweiler (QB) défaillant et décimé par les blessures avant et pendant le match. Il n’en fallait pas plus pour que GB prenne tranquillement la mesure de son adversaire.

FAIBLES DAUPHINS

Cette victoire est nette et indispensable à l’espoir d’accrocher les play-offs. Mais elle manque de saveur devant la même trame observée depuis des semaines : une défense courageuse, une attaque sur courant alternatif et des erreurs individuelles coûteuses, le plus souvent en équipes spéciales.

Si le score final est aussi large, cela tient avant tout à mon sens à la valeur de l’adversaire. Les Miami Dolphins ne pouvaient juste pas rivaliser avec les Packers en ayant Brock Osweiler en quarterback et avec une multitude de blessés, notamment sur la ligne offensive qui était pour ainsi dire une OL de remplaçants (LT n°2, le LG n°3 et le RT n°2 alignés).

Comme dit dans « l’échauffement », les Miami Dolphins avaient bien un bilan flatteur. Heureux Patriots de bénéficier d’une AFC East dont la constante médiocrité est unique en NFL.

La 28ème attaque NFL (Dolphins) débutait le match balle en main et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce fut inquiétant. Le vétéran Frank Gore (RB) marchait littéralement sur les Packers. 48 yards sur ce premier drive, soit grosso modo sa moyenne par match depuis le début de saison !

Mais ce début prometteur des Dolphins fut saccagé par une mauvaise mise en jeu du Centre Swanson qui dépassait Osweiler, sur une 1ere et 10 en zone de field goal… Gilbert (OLB) recouvrait le fumble. Le match avait déjà pris un tournant.

AARON JONES MARCHE SUR L’EAU

On dit que les voies du seigneur sont impénétrables, celles de Mike Mc Carthy pourraient l’être tout autant. Comme celles de garder au chaud Aaron Jones un an et demi alors que le coureur a montré plein de potentiel à un poste où un rookie peut de suite être performant et où la durée de carrière est faible. Lors de ce premier drive, il fit d’Aaron Jones (RB) sa pierre angulaire et le n°33 le lui rendait bien : 27 yards à la course et 27 yards à la passe, avec à chaque fois l’art de créer la performance. Ses courses sont explosives et peuvent trouver des trous de souris en guise de brèche. Ses réceptions (même s’il fit un « sale » « drop » sur sa première réception) sur passe écran, même avec des blocks mal exécutés, peuvent se changer en 1st downs.

Davante Adams concluait le drive par un tracé croisé (« slant ») simple mais tellement efficace (on en veut plus des comme ça !). (7-0)

Les Dolphins étaient 3ème équipe NFL pour les retours de kickoff et de punt avant ce match mais les couvertures de Burks (ILB) et Josh Jones (S) ont empêché cet élément de jouer, sur ce deuxième drive, comme sur les autres.

Cette fois, GB prenait la mesure de Gore et forçait Miami à un « 3 and out ». Mais comme 2018 est l’année des cagades, les Packers ne pouvaient s’empêcher de relancer une fois de plus leur adversaire par un fumble perdu en fin de 1er quart-temps. Tramon Williams (CB) réussissait ainsi un bon retour de punt jusqu’au milieu du terrain avant de se faire prendre par un double plaquage. GB affiche ainsi la terrible statistique d’un fumble perdu par match en 2018, en faisant la 2ème équipe NFL dans cette triste catégorie.

Relancés, les Dolphins avançaient en profitant du manque de repères de Breeland (CB) dans sa nouvelle équipe (« holding » puis réception de Stills – WR) mais devaient se contenter d’un field goal, en raison d’abord d’une passe avortée une fois de plus par Alexander (CB) puis par un sack de Fackrell se jouant du LT n°2 par une rotation d’école. Ce sack du n°51 était le 1er des Packers en zone rouge depuis 31 matchs… (7-3)

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Tous derrière et lui devant !

Pour une fois, Mc Carthy ne changeait pas une recette qui marchait : de nouveau la balle à Aaron Jones. Résultat : 67 yards ! Il faut dire que Kiko Alonso (ILB) jouait mal le coup ; alors que sa ligne défensive était écartée en position de départ, il attaquait en « rushant » à l’extérieur, Graham (TE) le maintenait et un boulevard s’offrait alors au n°33 qui manquera un peu de souffle pour marquer le TD. Ce sera chose faite, et bien méritée, deux jeux plus tard avec un TD de 2 yards pour attaquer le second quart-temps. (14-3)

Avec une fois de plus un retour avorté, cette fois par Crawford (LB) – un autre bon élément des équipes spéciales, Miami repartait de ses 15 yards et essayait l’attaque accélérée. Mais c’est notre Josh Jackson (CB) qui allait offrir un gros gain de 39 yards à Amendola (WR). Bien présent sur le joueur, il voulait tenter l’interception au lieu d’assurer la déviation de passe. Mal lui en a pris, le ballon passa au travers de ses mains et Amendola s’offrit ce gros gain. Avec un mauvais plaquage l’action suivante, le n°37 permettait une réception de 10 yards de Parker (WR). Ce n’était pas le drive de Josh Jackson qui avait commis un pêché de gourmandise.

Mais en laissant de côté Gore (RB) et en utilisant plus Drake (RB) en coureur, les Dolphins étaient moins efficaces. Et ce n’est pas Osweiler qui allait sortir un exploit, le rookie non drafté Raven Greene (S) manquant même de l’intercepter. Bloqués sur les 7 yards de GB, ce ne fut qu’un FG pour les Dolphins. (14-6)

LE MOTEUR PACKERS CALE

Une attaque qui déroule, une défense quasi imperméable, tout roulait trop bien. Il fallait bien que le moteur offensif commence à caler quelque peu. Cela correspondait à la sortie d’Aaron Jones (RB) et à un jeu plus axé sur la passe… tiens, tiens. Il fallut d’abord une longue protection sur une 3ème et 9 pour qu’Adams (WR) se libère du marquage. Malgré cette bonne protection, Rodgers ne trouvait personne qui revenait vers lui sur une 3ème et 1 suivante.

Confronté à une 4ème et 2 au milieu du terrain, GB tentait le coup de manière absolument inutile car on ne peut pas dire qu’à 14-6, il faille renverser la vapeur ou craindre une remontée fantastique de Miami. C’était peut-être d’ailleurs un pêché de sentiment de supériorité qui faisait tenter cette 4ème. Toujours est-il que mettre Jimmy Graham (TE) en bloqueur du meilleur pass-rusher adverse Cameron Wake n’est pas la meilleure des configurations. Pourquoi pas Marcedes Lewis au lieu de Graham ? Comme prévu, Graham se faisait dépasser et comme Bulaga (RT), un peu perdu dans l’action, ne vint pas au soutien, Rodgers était logiquement sacké et les Dolphins repartaient en bonne position sur les 45 yards de GB.

Miami ne put en profiter, un bon blitz de Perry (OLB) et Greene (S) obligeait Osweiler à servir en passe courte Parker (WR) qui échouait en 3ème tentative. FG. (14-9)

Cette fois on rappelait Aaron Jones qui obtint une 3ème et 1. Marques Valdes-Scantling (WR) obtint trois bons gains de 9, 11 et 11 yards. Mais sur une 3ème et 2 yards, le n°12 manquait les fenêtres de tir offertes par Aaron Jones (RB) et St Brown (WR) et subissait le sack de Quinn (DE) qui battait pour l’occasion David Bakhtiari (LT).

Le score en restait là, Osweiler manqua la passe de l’espoir en lançant trop fort sur un Parker (WR) bien ouvert (possible gain de 35 yards) qui s’était délesté d’Alexander qui avait trébuché. (14-9 à la mi-temps)

UNE TRANQUILLE MISE À L’ABRI

On restait confiant à GB puisque les Packers sont l’équipe la plus performante de la NFL pour marquer lors de leur première possession de 2ème mi-temps avec un score de… 100 % ! Eh ben, ce score ne sera plus parfait puisque les Packers étaient poussés à punter, Rodgers lançant vers la touche pour éviter encore une trop forte pression intérieure. Auparavant, une pénalité pour un block illégal de St Brown avait annulé un bon gain d’Adams. Si le choc était spectaculaire, le jugement était sévère car St Brown avait heurté le défenseur au torse avec l’épaule, ce qui normalement n’est pas condamnable. Néanmoins, sur l’action, St Brown aurait pu ralentir cette collision qui n’était pas nécessaire pour la progression d’Adams.

Punt de J.K. Scott mais la ligne se faisait subitement submerger, que ce soit le LS Bradley, Burks (ILB) ou Greene (S), le Dolphin Bolden n’eut aucun mal à contrer le punt. Les Dolphins repartent déjà en position de FG. Mais ils n’iront pas plus loin, Gore (RB) ne courait qu’un yard et Alexander faisait ce qu’il fallait pour court-circuiter les passes. (14-12)

3 possessions de suite où les Packers étaient muets pendant que leurs adversaires marquaient à chacun de leur drive, il était temps que GB réagisse, bien aidé par un kickoff en-dehors de limites (départ des 40 yards). Pour convertir une 3ème et 2, GB impliquait enfin Marcedes Lewis (TE) sur un jeu de passe : 30 yards, excusez du peu, sur un tracé « drag » si simple et si peu usité. Dans un match où il était inarrêtable, Aaron Jones rajoutait 12 et 10 yards pour son 2ème TD du match. (21-12)

Les Packers s’étaient redonné de l’air avec plus d’une possession d’écart et ils allaient s’en donner encore plus avec une interception du nouveau venu Breeland (CB) qui devançait Amendola (WR) sur le lancer sous-dosé d’Osweiler (QB). Une action qui fait plaisir (aux fans et à ses coéquipiers) pour ce joueur dont la carrière était en suspens à l’inter-saison quand les franchises questionnaient son état de santé et sa capacité à rejouer décemment au football.

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La défense célèbre l’interception de Breeland (n°26)

Malgré une pénalité qui repoussait GB des 12 aux 23 yards de Miami, Rodgers trouvait Adams seul au milieu de 4 défenseurs. TD. (28-12)

À 28-12, la cause semblait entendue même s’il restait encore un quart-temps et demi. Les Dolphins en avaient bien conscience puisqu’ils exerçaient une feinte de punt sur une 4ème et 1. Le WR Carroo réceptionnait directement la mise en jeu du Long Snapper pour foncer tout droit dans la brèche. Pari réussi pour 14 yards. Après un sack de Lowry (DE), c’est encore ce Carroo qui réceptionnait une passe plein centre pour 20 yards sur une 3ème et 15, Osweiler ayant eu tout le temps du monde. Encore confronté à une 4ème et 2, cette fois les Dolphins la tentaient de manière plus conventionnelle, pour le TE O’Leary laissé seul sur le côté gauche. La 4ème tentative suivante, les Dolphins abdiquaient et puntaient. Il faut dire qu’il leur restait 19 yards à parcourir après un blitz sur la 3ème tentative qui profitait à Raven Greene (S) qui sackait Osweiler.

Il restait un quart-temps complet et pourtant il semblait n’y avoir plus aucun espoir pour les Dolphins tant leur attaque était stérile. Les Packers n’entretenaient pas leur espoir : Aaron Jones gonflait ses stats, Jimmy Graham captait sa première passe ! (14 yards). Mais GB était quand même poussé au punt, Bakhtiari (LT) se faisant une fois de plus bousculé, cette fois par Branch (OLB). Affaire à suivre car la performance du n°69 fut anormalement moyenne. Il portait une attelle en mousse au coude gauche, on espère que cette éventuelle blessure n’est pas trop handicapante car le pass-rush des Seahawks arrive.

4ème et 3, 11 mn à jouer, surprise, les Packers osaient un « fake punt » également, une sorte de réponse du berger à la bergère aux Dolphins. Cela marchait très bien avec un snap direct pour Raven Greene (décidément, quelle soirée !) qui gagnait 26 yards, avec un bon block de Kendricks (TE), en courant sur le côté gauche. Bon, était-il vraiment nécessaire de faire ce « trick play » face à une équipe tout sauf menaçante et de divulguer ce schéma dans une fin de match sans enjeu ? Bref, cette action n’était pas nécessaire mais a eu le mérite d’être réussie et de redorer le blason des entraineurs. Ces derniers ont peut-être tenté le coup justement dans cette situation pour éviter qu’un échec ne soit trop préjudiciable. Et peut-être que cette action va instiller dans l’esprit des adversaires cette possibilité de « trick play » et ceux-ci deviendront plus prudents, sait-on jamais…

Cette action ne changea pas la donne de l’attaque et par deux fois Rodgers eut un problème de communication avec les tracés d’Adams. Ça se terminait péniblement par un FG qui scellait le score final à 31-12… à 9 mn de la fin.

En effet, sur le drive suivant, ce fut la foire aux sacks pour GB : Kenny Clark, Reggie Gilbert et même Montravius Adams pour sa première en carrière ! Les Packers voulaient laisser inviolée leur zone d’en-but, pour la 2ème fois cette saison (la première contre les Buffalo Bills). Une performance de la défense qu’on n’avait plus vu depuis longtemps et vrai signe de renaissance.

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Kenny Clark prend part au festin de sacks

QUELLE SUITE ?

Ces performances défensives sont vraiment encourageantes. Elles montrent de grandes qualités de coaching de Mike Pettine, le coordinateur défensif. Car l’effectif n’a pas été bouleversé non plus. L’ajout le plus notable est celui du 1er tour de draft 2018 Jaire Alexander (CB) qui défie tous les pronostics en étant vraiment le début de l’incarnation d’un « shutdown cornerback ». Véritable zébulon, il est omniprésent et insuffle un regain dans ces lignes secondaires sans nom ronflant mais qui dégage un bel esprit de corps. Et pourtant, Pettine doit composer avec le pire pass-rush de l’ère Rodgers. Comme quoi, un entraineur, ça peut faire des miracles.

C’est presque l’inverse en attaque qui, si elle jouait à son véritable potentiel, rendrait GB au niveau des Los Angeles Rams, tant Rodgers n’avait pas été soutenu par sa défense ces dernières années.

Maintenant que GB a une défense convenable, c’est l’attaque qui peine à trouver son identité. Le jeu de passe est défaillant et difficile de trouver une seule cause à cela. Les responsabilités incombent tout autant à Rodgers, aux receveurs et aux coachs.

Le n°12 a malgré tout l’excuse de son entorse au genou, même si en apparence, il ne porte plus de genouillère. Car Rodgers n’a plus du tout la mobilité qu’il avait auparavant, celle qui lui permettait de compenser des failles de sa ligne offensive et de permettre à ses receveurs de se libérer enfin. Sans sa mobilité, Rodgers semble avoir perdu son « modjo ». Ce genou semble aussi l’empêcher de bien planter sa jambe pour lancer, en témoigne une imprécision rare pour lui et un manque flagrant de prise de risque.

Clairement, le n°12 n’est pas à l’aise dans ses baskets physiquement. Et cela l’affecte moralement. Il ne cache aucunement la frustration qu’il ressent. Est-ce que cette frustration est due uniquement à ses propres performances ? Il ne doit pas y avoir que cela malheureusement. Depuis le début de saison, il a critiqué certains de ses jeunes coéquipiers et les tactiques de jeu, qu’il voudrait plus simples. Le n°12 a toujours été un modèle de « cool attitude », un joueur qui savait prendre ses distances par rapport à l’évènement. Là, ce n’est plus le cas. Et cette mauvaise humeur ne ressemble en rien au mec « relax » qu’il a toujours été, alors qu’il vient de signer un dernier bail avec les Packers jusqu’à ses 40 ans.

Pourtant, ce match contre les Dolphins a enfin révélé à tous le talent d’Aaron Jones, 145 yards en 15 courses et 27 yards en 3 réceptions. Il conforte sa position de coureur NFL à la meilleure moyenne de yards par course grâce à son explosivité et surtout cette capacité à s’engouffrer dans des brèches minuscules. Ce RB drafté au 5ème tour 2017 est le coureur d’avenir de GB pour ces prochaines années.

Le jeu de course est là, la défense est convenable et maintient l’attaque dans le match. Il ne reste plus à l’attaque qu’à se trouver, et ce serait le dernier élément pour une équipe candidate au Super Bowl. Est-ce que l’alchimie interviendra avant la fin de saison ? Lors du dernier Super Bowl remporté par les Packers en 2010, GB s’était qualifié de justesse pour les play-offs (bilan de 10-6) au 6ème rang NFC. Ensuite, la magie avait opéré lors des play-offs et une alchimie rare s’était dégagée pour remporter 3 victoires à l’extérieur avant le SB victorieux face aux Pittsburgh Steelers.

Est-ce qu’en 2018 peut se rééditer l’aventure 2010 ? Pourquoi pas ? Le niveau de la défense et du jeu de course est ce qu’il manquait le plus ces dernières années à GB. Ces éléments sont présents. Ce qu’il manque, c’est une attaque aérienne sans « trou d’air » comme il en arrive trop souvent. Avec Aaron Rodgers aux manettes, c’est presque cet élément qui est le plus simple à trouver.

Des victoires peuvent permettre de souder un effectif et de le rendre plus fort mentalement et par extension physiquement. Ça tombe bien, les Packers jouent jeudi soir à Seattle pour y défier leur meilleur ennemi hors NFC North, les Seahawks, qui sont largement prenables actuellement, même dans leur antre. Si une défaite n’est pas irrémédiable (beaucoup moins que face aux Minnesota Vikings ou aux Chicago Bears), elle serait très dommageable sur le plan mental, annihilant quasiment tout espoir de play-offs. Dans le cas contraire, une victoire plutôt prestigieuse en territoire ennemi pourrait être le ferment d’une histoire nouvelle.

LES STATS

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Green Bay :

  • Aaron Rodgers (QB) : 19/28 à la passe, 199 yards, 2 TD
  • Aaron Jones (RB) : 15 courses, 145 yards, 9.7 yards par porté,2 TD ; 3 réceptions, 27 yards
  • Davante Adams (WR) : 4 réceptions, 57 yards, 2 TD
  • Blake Martinez (ILB) : 9 plaquages
  • Kenny CLark (DE) : 5 plaquages, 1 plaquage assisté, 1 sack, 1 plaquage pour perte
  • 6 sacks
  • 6 pénalités
  • Efficacité en 3ème tentative : 40 %
  • 28 mn de possession de balle

 

Miami :

  • Brock Osweiler (QB) : 23/37 à la passe, 213 yards, 1 INT, 1 fumble perdu
  • Frank Gore (RB) : 13 courses, 90 yards, 6.9 yards par porté
  • Danny Amendola (WR) : 7 réceptions, 72 yards
  • 10 receveurs différents
  • T.J. Mc Donald (S) : 7 plaquages, 1 passe déviée
  • Robert Quinn (DE) : 2 plaquages, 1 plaquage assisté, 1.5 sack, 1 plaquage pour perte
  • Efficacité en 3ème tentative : 28 %
  • 32 mn de possession de balle

6 Comments

  1. Effectivement Flipper le dauphin, ne nous à pas fait flipper !
    Ouf ! Je ne me suis pas réveillé le lendemain eunuque où bien castrat !
    Merci Aaron, non pas Rodgers, mais bien Jones !
    Le petit 33 du haut de son mètre soixante-dix-huit, sait se faufiler comme une anguille de mer, au milieu des cétacés, pour gagner 172 yards et deux touchdowns.
    Alors, effectivement les Dolphins étaient diminués, mais les Packers ont pas mal de blessés aussi, et un QB clopin-clopant, riche comme Crésus, mais pas dans la meilleure forme de sa carrière. Sans un grand Rodgers, point de salut cette saison.
    Je n’oublie pas les deux dernières défaites où on fait jeu égal avec les Rams et le goat.
    Six sacks au compteur pour le pass-rush des Packers si décrié ici où là, soit disant moribond, mais qui vient s’ajouter au vingt-cinq autres déjà engrangés depuis le début de saison, et qui fait des Packers le leader NFL avec 31 unités. Merci Vladimir, avec un zombie affublé du 53, et sans momo en plus.
    Une victoire est toujours une satisfaction, et je crois aux play-offs.

    Dans quarante-huit heures, se présentent les Seahawks, légèrement déplumés quand même cette saison, et qui est loin d’être l’épouvantail d’antan, avec qui on aime batailler, avec plusieurs contentieux, et que l’on aime détester.
    Avec cette défense, on peut voyager, et ne craindre personne, pour peu que Rodgers sorte le grand jeu, ce sera victoire des Packers de Green Bay.
    Go Pack Go !

  2. Vladimir Pettine, j’aime beaucoup ! 😀

  3. Super article GBPF 🙂

    C’est clair qu’il n’est pas R-E-L-A-X cette année.
    J’ai l’impression que c’est un tout :
    – Il est plus mobile mais comme tu le dis, le « planté » de jambe (à défaut du planté de bâton 🙂 ) ne semble pas supra confiant au moment du lancer. Est-ce que cela perturbe sa mécanique de lancer et que c’est pour ça que certains lancers sont imprécis, va savoir… Je crois qu’on n’aura le fin mot de la réalité de la blessure et de son impact qu’à la fin de saison…
    – Cela fait aussi 2-3 matchs que je le vois se tenir le poignet ou l’avant-bras droit sur certaines actions, je ne sais pas trop si c’est un truc lancinant ou juste un coup sur le moment… La première fois je n’y avais pas spécialement fait attention mais la répétition sur plusieurs matchs m’a fait tiqué contre les Dolphins.
    – Les jeux appelés. Il avait demandé plus de simplicité et force est de constater que c’est pas encore ça pourtant quand on essaie des trucs simples ça passe tout seul (cf. le drag sur Lewis). J’ai vraiment l’impression que cette année, on se focalise trop sur les lancers près des lignes du terrain, nous n’avons plus trop de tracés courts, avec lancement rapide, plein centre et c’est dommage parce que ça marche quand on le fait…
    – La rotation du personnel : à force d’avoir toujours les 3 mêmes receveurs bah les défenseurs s’adaptent au fil du match vu qu’il n’y a plus de surprises… On a une cargaison de TE, J’Mon Moore ne joue pratiquement pas, Kumerow est sur IR (on ne sait pas pourquoi,…) et on joue plus de 90% des snaps avec Adams/MVS/St Brown sachant que St-Brown doit être ciblé 3 fois dans le match et que 2 des 3 sont rookies donc en plein apprentissage… Quand plus de 95% des lancers ne vont que vers 2 WR (Adams/MVS) et un TE (Graham), c’est facile de s’adapter pour les défenses…
    – Le départ de Nelson. Je pense que ça a été sous-estimé et notamment par Gute. Nelson était une vraie soupape de sécurité pour Rodgers. Il savait qu’il pourrait régulièrement le trouver et que Nelson savait comment se placer, se déplacer pour être trouvé. Un joueur avec qui ton QB a une relation comme ça faut le garder (et puis leur relation allait au-delà du terrain). Faut regarder Brady avec le Gronk ou avec Edelman (dans une moindre mesure) pour comprendre ça… Bon, je suis peut-être pas objectif, j’adore Jordy Nelson… (plus que Donald Driver ou Greg Jennings) :)…

    Au delà des jeux et de McMachin, je pense que c’est surtout le fait de ne pas réussir certains trucs qu’il considère comme facile pour lui qui le gonfle le plus… Du coup, pas bien dans son corps, pas bien dans sa tête et ça l’énerve…
    Là-dessus McStratège est égal à lui-même voire pire que les autres années donc bon ça aide pas…

    Enfin bref, sauf gros déclic ou gros relâchement de pression sur lui-même, j’ai l’impression qu’on va souffrir le reste de la saison parce que c’est du coté de McTruc que viendra le coup de main…

    Maintenant, aplatissons les piafs et les nordiques moustachus chez eux avant de revenir chez nous pour geler d’autres piafs… Go Pack Go !!

  4. The_Chosen_One

    14 novembre 2018 at 12:09

    T’as complètement raison on manque de qualité au poste de receveur, le départ de Nelson a laissé un trou béant et Graham aura besoin de beaucoup de temps pour devenir le gars sur de Rodgers.
    Allison KO, Cobb aussi (vu depuis le temps qui traine sa blessure), Kumerow de côté, Moore banni, MVS et St Brown en apprentissage, ça laisse juste Adams. Sachant qu’on sous exploite honteusement les TE notamment Lewis, je comprends pas alors pourquoi on a pas tenté un Corey Coleman qui a été FA jusqu’à récemment pour étoffer le roster. Son statut d’ancien 1er tour doit bien vouloir dire qu’il a un certain potentiel. On a été capable d’aller chercher des DB à relancer (Redmond, Campbell) mais on ne fait rien pour l’attaque. Pourtant quand on a un QB comme Rodgers, même en méforme relative, on se dit que les WR vont pouvoir être mis dans les dispositions nécessaires pour exploiter leur potentiel.

  5. Lui aussi a des armes supersoniques 😀 .
    Bien vu le flipper même si ces dernières années ça évoquait plus nos prouesses en OT avec une pièce…

  6. Tout pareil même si je dirais plus manque d’expérience que de qualité, surtout pour un QB aussi dépendant de l’alchimie avec ses WRs que le 12. Le départ de Jordy (6 TDs en 5 matches avec Rodgers avant sa blessure 2017) et l’indisponibilité de Kumerow qui semblait « cliquer » parfaitement avec Rodgers (et n’était pas un rookie) ont été une catastrophe.

    D’ailleurs, si on attend autant pour donner sa chance à Kumerow qu’à Jones, on peut faire une croix dessus tout de suite et ça me dégoûte grave. On a l’impression de s’être payés une demi-saison de pré-saison pour tenter de mettre les nouveaux receveurs dans le bain en leur demandant des trucs trop complexes alors que Rodgers ne pouvait pas s’entraîner…

    La sous-utilisation des TEs vient de la volonté (absurde) de rentabiliser Graham et de ne pas utiliser Jones ce qui a eu un double-effet domino dévastateur sur l’effectif offensif avec une moitié de saison perdue pour de nombreux joueurs qui ne demandaient qu’une chance de se montrer.

    J’ajoute que la différence de « fun » entre l’O et la D est criante, avec Pettine les mecs sont motivés, de l’autre côté ça broie du noir dès que ça coince parce que les joueurs ne sont pas plus cons que nous, ils le voient bien quand ça arrête de faire ce qui marche pour tenter des trucs obvious et/ou inutilement compliqués. Le pire ça reste l’absence totale de feintes pour lesquelles le hard count permanent est devenu une sorte de substitut comique qui ne fait plus peur à personne. Les D adverses n’ont même plus besoin de regarder le ballon, il suffit de mater le chrono du stade !

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