Week 8 ~ LAR – GB : Une défaite « spéciale »

Los Angeles Rams – Green Bay Packers : 29 – 27

Fumble

Ce fumble de Montgomery enterrera définitivement les espoirs de GB

Ouh, que cette défaite est cruelle. Les Packers avaient l’occasion de créer la surprise de la saison régulière jusque-là en vainquant le leader invaincu de la NFL. Loin de faire un complexe d’infériorité, GB a tenu la dragée haute aux Rams où chaque équipe a eu sa période. Mais les Packers ont failli sur les « équipes spéciales », et notamment à 2 mn de la fin, quand Ty Montgomery (RB) prit l’initiative de tenter un improbable retour de kickoff qui aboutissait à un fumble privant Rodgers d’un probable renversement de situation.

UN FUMBLE LOURD DE CONSÉQUENCES

Ah, je n’aurais pas aimé être à la place de Ty Montgomery dimanche dernier. Laissant parler son instinct et désobéissant ainsi aux consignes, il retourna le kickoff tiré pourtant loin dans l’en-but. Et au lieu de tenter l’évitement ou tout simplement de se coucher, le n°88 allait se fracasser sur l’équipe spéciale Rams. Fumble recouvert par les Rams. Et pourtant, ce n’est pas comme si Montgomery n’avait pas a un historique de fumbles qui aurait dû le rendre précautionneux.

Ce fumble clôturait littéralement le match car il intervenait alors que les Packers repartaient balle en en main à 2 mn de la fin, avec seulement 2 pts de retard. Une position qui mettait en place un scénario bien écrit : Aaron Rodgers allait remonter le terrain pour que Crosby assure un field goal pour infliger par un point d’écart la première défaite de la saison aux Rams.

Par cette action qui enlevait le pain de la bouche d’Aaron Rodgers, Montgomery a commis un crime de lèse-majesté qui peut justifier un licenciement. Son action me rappelle une terrible analogie et il était quasi certain que Montgomery suive le même destin. Celui d’un Brandon Bostick (TE). Vous ne souvenez pas ? Celui qui voulut saisir un onside kick décisif en finale NFC 2014 mais le donna aux Seahawks en ne maitrisant pas sa saisie. Voulant bien faire face à ce onside kick, il désobéissait aux consignes qui lui demandaient de bloquer uniquement pour laisser Jordy Nelson se saisir du ballon. Ce n’est pas juste cela qui avait empêché les Packers d’aller au Super Bowl mais une bonne exécution de cette action qualifiait automatiquement GB.

Il en était de même dimanche soir. Montgomery n’est pas seul responsable de la défaite mais son action a empêché une victoire probable des Packers. 2 mn pour faire 40 yards dans les conditions d’une fin de match, la mission était loin d’être impossible pour Aaron Rodgers. Bostick fut résilié quelques semaines plus tard. La mine déconfite de Montgomery après son fumble en disait long : il savait la portée de son acte qui pouvait signifier la fin de son bail avec les Packers.

LES RAMS SANS SOLUTION OFFENSIVE EN DÉBUT DE MATCH

Cette action qui marquera la saison 2018 des Packers concluait un match enlevé qui montre que GB a le calibre d’un candidat au Super Bowl. C’était quand même la meilleure équipe NFL que GB affrontait hier. Avec une attaque qualifiée d’inarrêtable. Eh bien, cette attaque inarrêtable fut bien embêtée en 1ère mi-temps. Le coureur n°1 de la NFL Todd Gurley avançait petitement : 34 yards à la course en 1ère période ! Avec une moyenne de 2,6 yards par porté  !

La défense avait sorti les barbelés à la course et une couverture serrée, dans le sillage d’un Jaire Alexander omniprésent et qui justifie de plus en plus son choix au 1er tour de la draft 2018. Ce n°23 est un vrai pot de colle grâce à sa rapidité, et même battu, il sait lire les mouvements des receveurs pour rattraper son erreur de marquage. Avec Kevin King (CB), plutôt doué dans le marquage extérieur le long de la ligne et Josh Jackson (CB), les Packers ont un corps de CB jeune et plein d’avenir.

Face à cette couverture et sans sa soupape de sécurité Gurley, Goff (QB) était un peu perdu. Soit il était pressé et sa mobilité discutable était mise en lumière, soit il avait le temps et ajustait mal ses cibles. Et pourtant, l’attaque Rams imposait son tempo élevé avec quasi constamment de l’attaque accélérée (« no-huddle »), fruit d’un sacré travail en amont. Mais la défense répondait du tac au tac. Les Packers ont eu l’exemple de ce que peut infliger en terme de souffrance physique ce type de « up-tempo », et sans le copier, ils seraient bien inspirés d’utiliser ce mode de fonctionnement qu’ils n’utilisent pas assez à mon goût, un mode dans lequel Aaron Rodgers se sent bien à l’aise en plus.

À la fin du 1er quart-temps, les Packers menaient 10 à 0, le plus large déficit encouru par les Rams cette saison.

Défensivement, les Packers faisaient déjouer Los Angeles, compensant un pass-rush loin d’être énorme par une couverture serrée (quelques « holdings » non sifflés aussi) et des blitz bien sentis tactiquement et bien exécutés, comme celui de Blake Martinez (ILB) feintant le Centre adverse pour sacker Goff sur leur 2ème drive, ou celui de Clinton-Dix (FS) sur le 3ème drive Rams qui profitait à Clark (DT) pour un nouveau sack.

L’entraineur adverse Sean Mc Vay était déboussolé et commandait plus de passes que de courses, l’arme n°1 pourtant des Rams.

Offensivement, les Packers couraient plus qu’à l’accoutumée avec Aaron Jones (RB) qui claquait 13 yards dès sa 1ère course. Sur le 1er drive, un sack de Littleton (LB), absolument pas ralenti alors que Jimmy Graham (TE) aurait pu un peu gêner au début de son tracé, faisait perdre 14 yards et sortait les Packers de la zone de field goal.

Mais sur le 2ème drive Packers, 2 belles connexions de Rodgers avec Adams qui se jouait de Marcus Peters (CB), excusez du peu, pour 48 yards et Graham plein centre (et bien haut pour cet albatros) pour 22 yards, permettait à Jamaal Williams (RB) de marquer le TD de 1 yard. (0-7)

GB ajoutait 3 pts dans un drive où on notait une belle réception de St Brown (WR) qui s’ajustait au lancer trop en arrière du n°12 (22 yards). Aaron Jones était nourri, même un peu trop. GB tentait le n°33 trois fois consécutivement, sans succès. Cela aboutissait à un FG de 41 yards. (0-10)

Les Packers manquaient l’occasion de noyer L.A. sur leur 4ème drive : « 3 and out » où Ty Montgomery avait fait son entrée et était impliqué sur les deux premières tentatives (tiens, tiens…).

4ème punt consécutif pour les Rams. Ils tentaient à raison une action électrochoc : une feinte de punt pour une passe du punter vers… Sam Shields (CB). Comme on se retrouve, cher ancien Packer… L’effet de surprise fut total, notamment pour Kevin King (CB), au plus proche de l’action. Si ce « trick play » permit d’obtenir le first down, il ne renversait pas la vapeur. Notamment grâce à notre zébulon Alexander (CB). Celui-ci empêchait Goff (QB), l’action suivant le « fake punt », de trouver dans l’en-but son WR 1 Brandin Cooks. Le n°23 sauvait un TD qui aurait assommé les Packers.

LE PUNT QUI CHANGE TOUT

5ème phase de punt pour les Rams à 3 mn de la mi-temps. Hmmmm, ça sentait bon ensuite le coup de massue du n°12 avant la mi-temps, mais c’est à ce moment du match que le vent changeait brusquement de sens. Le punter Hekker provoquait un rebond magnifique aux 3 yards de GB et Sam Shields (CB), encore lui, récupérait la balle à l’intérieur du 1er yard en jouant l’équilibriste : son pied droit faillit mordre à quelques cm près la ligne d’en-but. Tramon Williams(CB) aurait pu tenter de réceptionner le ballon aux 3 yards mais il était tentant de laisser rebondir la balle dans l’en-but pour repartir aux 25 yards. Coup de poker manqué de Tramon Williams.

GB était en difficulté : essayer de se dépatouiller d’une mise en jeu à quelques cm d’un « safety » potentiel (plaqué dans l’en-but). Dans ces cas-là, 80 % des équipes envoient tout droit leur RB 1. Sauf que le RB 1 de GB maintenant, c’est Aaron Jones, pas vraiment le bulldozer en titre. Ça ne manquait pas : les Rams blindaient la ligne avec en plus leurs gros bébés dévastateurs. Bulaga (RT) loupait en plus la pénétration de Mark Barron (ILB). Safety : 2 pts concédés et balle rendue aux Rams. (2-10)

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Bulaga n’arrête pas Barron (ILB) qui saisit Aaron Jones derrière la ligne d’en-but

Il y avait sûrement mieux à faire dans cette situation en maintenant simplement la même tactique mais avec Jamaal Williams en coureur, beaucoup plus qualifié qu’Aaron Jones dans ce genre de situation de « goal line ». Un « roll out » à droite de Rodgers pour une petite passe sur un TE qui décroche de la ligne aurait été également plus sécurisant. Même Aaron Rodgers aurait pu prononcer un « audible » et modifier la tactique en voyant comment les Rams blindaient la ligne. Il aurait pu ainsi viser Marques Valdes-Scantling (WR) qui était complètement libre sur son tracé « slant » et avait le terrain ouvert devant lui avec juste deux défenseurs à semer.

Ce « safety » marquait le renouveau des Rams qui récupéraient donc le ballon à 2 mn 40 de la fin de la 1ère mi-temps avec un drive où tout semblait leur réussir à commencer par deux décisions arbitrales justement inversées, mais pour tellement peu que la chance montrait qui elle avait choisi.

C’est d’abord une réception au ras du sol de Brandin Cooks (WR) de 25 yards qui était finalement validée sans souci. Le jeu suivant, c’est la réception de Gurley (RB) qui subissait le même sort, de manière plus litigieuse. Ainsi, Goff lançait sur la gauche du terrain, la balle rebondissait… sur le bras de Jermaine Whitehead (S) avant de retomber dans les mains d’un Gurley en déséquilibre qui flirtait avec la ligne de touche. Invalidée dans un premier temps, il fallait qu’il y ait évidence de réception pour inverser l’appel des arbitres. Ils le jugèrent ainsi mais il est loin d’être clair que Gurley maitrise le ballon dans ses gants au moment il pose le dernier pied sur le terrain. Une inversion de jugement rare, au vu des éléments pas si convaincants. C’était 35 yards engrangés d’un coup sur cette réception et surtout une position sur les 3 yards de GB.

Packers Rams Football

Gurley (n°30) jongle et capte la balle à l’intérieur du terrain selon les arbitres

Malgré cela, la défense poussait L.A. à une 3ème tentative et 1 yard… convertie en un TD de Reynolds (WR) qui battait facilement Clinton-Dix en un-contre-un. Gurley courait tout droit pour tenter la conversion à 2 pts mais il était stoppé par Lowry (DE) et Martinez (ILB). (8-10 à la mi-temps)

La défense reprenait son même rythme en seconde période, Martinez annihilait un « jet sweep » et King déviait une longue passe profonde sur la droite. GB récupérait le ballon et allait effectuer son drive le plus abouti, distribuant à tous les joueurs offensifs des passes et des courses, pendant 4 mn 19, drive le plus long des Packers sur le match. Aaron Rodgers (QB) commettait un pêché de gourmandise sur une 2ème et 2 : en voulant tenter un gros gain, il en oubliait totalement Aaron Jones (RB) placé en soupape de sécurité. Puis, il fut sacké sur la 3ème et 2, Lane Taylor se faisant battre par Aaron Donald (DT). Le FG de 53 yards de Crosby récompensait assez mal ce drive si encourageant. (8-13)

Car les Rams retrouvaient de l’allant. Les Packers auraient pu les stopper sur une 3ème et 10 mais le blitz était contenu si bien que Goff trouvait sans souci son TE Everett mal couvert par Clay Matthews (OLB), 22 yards gagnés. Trois actions plus tard, la défense fut complètement prise à revers par un tracé « drag » de Gurley, Jermaine Whitehead d’abord et Clinton-Dix ensuite auraient dû être présents auprès du n°30 bleu et jaune. TD de 30 yards, agrémenté d’une conversion à 2 pts de Gurley prenant facilement l’avantage sur Tramon Williams, qui commence à être un peu dépassé dans les petits périmètres payant un manque de vivacité criant et témoignant de son âge avancé (Tramon, en free safety vite !). (16-13)

Les Packers redonnaient rapidement la balle aux Rams (3 and out), la ligne offensive commençant à avoir du mal à contenir la pression. Et les Rams appuyaient là où ça fait mal en attaquant en « no-huddle » une défense dont la récupération commençait à être limitée. Les blitz étaient moins vifs. Tramon Williams et Jermaine Whitehead étaient dépassés. TD de 19 yards de Reynolds (WR) plein centre. (23-13)

Les Packers commençaient à être dans l’urgence. 3ème et 9 cruciale. La pression de la défense Rams était toujours là mais Rodgers sut s’en extirper pour lancer une bombe de 41 yards plein centre pour Davante Adams, tout juste rattrapé par Marcus Peters (CB), dernier défenseur. Deux actions plus tard, les Rams s’alignaient sur les extérieurs de la ligne laissant Corey Linsley (C) seul avec personne d’autre que le LB Littleton devant lui. Aaron Rodgers feintait la passe latérale vers St Brown (WR) pour donner la balle à Aaron Jones pour qui le terrain s’ouvrit devant lui comme la mer Rouge devant Moïse. Course de 33 yards pour le TD. (23-20 à la fin du 3ème quart-temps).

NFL: Green Bay Packers at Los Angeles Rams

TD presque trop facile pour le virevoltant Aaron Jones

La défense de GB commençait à marquer le pas physiquement, en témoignait les drives Rams de plus en plus longs et percutants. Le pass-rush, plutôt correct jusque-là, était de nouveau reparti dans les abîmes. Mais elle sut faire le stop nécessaire sur une 3ème et 7 par l’intermédiaire de Blake Martinez (ILB), une fois de plus, pour n’encaisser qu’un field goal. (26-20)

Comme souvent cette année, Rodgers se fixait et trouvait sa connexion préférée avec Davante Adams dans le 4ème quart-temps, profitant également d’une fatigue de la défense adverse. D’abord 15 yards, puis 20 yards, à chaque fois à gauche du terrain. Adams sorti momentanément du terrain, Rodgers trouvait, après un impeccable « scan » du terrain, Valdes-Scantling (WR) qui, grâce à sa vitesse, avait semé son défenseur et s’en allait vers la terre promise ; TD de 40 yards. (26-27)

Alors qu’on pensait les Rams mettre un nouveau coup de bélier sur la porte des Packers, ils bafouillaient leur football, entre tactique mal exécutée et QB imprécis. Même le blitz de la 3ème tentative fonctionnait avec Whitehead et Martinez qui fermaient les extérieurs, obligeant Goff à bouger dans la poche et à se mettre sous la menace de Clay Matthews : sack.

En récupérant la balle à 7 mn du terme en ayant l’avantage au score, GB avait de quoi prendre une option sur le match. Mais le ver était dans le fruit : Montgomery était aligné sur ce drive et cela aura un « effet papillon » dévastateur. 1ère tentative, le n°88 ne réceptionne pas une passe facile de Rodgers le long de la ligne gauche. Pour cette erreur, il est remplacé pour la 2ème tentative par Aaron Jones qui gagne 4 yards, il en nourrira un ressentiment qu’il manifesta clairement sur le bord de touche, prémices de son attitude égoïste de la fin de match. 3ème tentative, Aaron Donald (DT) surprend Lane Taylor par son intérieur et va débouler sur Rodgers. Montgomery est présent comme coureur-bloqueur mais au lieu d’aider Taylor, il s’avance pour écarter un LB plusieurs yads plus loin et tenter de recevoir la passe. Mais ça ne sert à rien, par l’aveuglement de Montgomery qui n’est pas venu au soutien de Taylor, Donald a pu tranquillement sacker Rodgers, annihilant un drive très important. Et pour ne rien arranger, c’est le moment que choisissait J.K. Scott pour foirer son punt : 25 yards portés sur les 40 yards de GB ; les Rams étaient déjà quasiment en position de field goal !

Mais la défense ne lâchait pas son os. Alexander multipliait les actions d’éclat mais c’est bien un « holding » du linemen offensif Saffold qui bloquait les Rams à un FG, des Rams bien frileux qui couraient sur une 3ème et 16. (29-27)

La défense redonnait le ballon dans les mains de Rodgers avec 2 mn à jouer. Largement de quoi se mettre en position de field goal pour un Crosby redevenu lui-même ; environ 40 yards à parcourir en 2 mn en repartant des 25 yards pour un probable ballon mort. Le kicker Rams ne tentait même pas un kickoff malin juste placé avant l’en-but. Non, le ballon atterrissait au milieu de l’en-but, un endroit où 99 % des retourneurs ne tentent pas le retour de kickoff, vu l’emplacement trop désavantageux.

On le sait, Montgomery, loin d’être le meilleur retourneur de la NFL (il n’a pour ainsi dire jamais dépassé le milieu de terrain et a en plus un historique de fumbles) débranchait le cerveau et crut pouvoir devenir un super héros, oubliant les consignes claires du staff prodiguées quelques secondes auparavant : « genou à terre » et rien d’autre. À croire que son inconscient l’envoyait au crash car il allait littéralement s’empaler sur le 1er défenseur venu à sa rencontre. La suite, on la connait. Fumble récupéré par les Rams. Et Gurley, au lieu de marquer un TD offert prit l’intelligent parti de se coucher pour laisser le chronomètre défiler jusqu’à la fin du match.

DES BASES POUR UN RETOUR

Qu’il est dommage de ne pas avoir terminé le travail, les Packers ayant parfaitement mis à leur profit la semaine de repos pour préparer au mieux cette confrontation face aux leaders NFL. Ces Rams ont paru bien démunis quand Gurley fut mis sous l’éteignoir. Goff n’a pas encore l’étoffe d’un top QB capable de sortir seul son équipe du marasme à la manière d’un Aaron Rodgers.

La ligne offensive de GB a plutôt bien contenu le pass-rush compte tenu du niveau de la DL adverse. Aaron Rodgers est de plus en plus en phase avec Graham et ses jeunes receveurs. Adams devient l’arme absolue du n°12. Aaron Jones est de plus en plus nourri et s’il a pu montrer qu’il ne gagnait pas forcément au moins 5 yards à chaque course, il est désormais une menace que les adversaires de GB devront prendre en compte.

La défense a été exemplaire au niveau de son comportement, à l’exception notable de Clinton-Dix qui, actions après actions, montre qu’il n’est pas engagé à 100 %. Le staff s’en est rendu compte et il a été depuis envoyé aux Washington Redskins. Hormis ce n°21, l’esprit de combat est là et avec les moyens du bord (pass-rush en dessous de la moyenne NFL, safeties douteux dans le placement), elle est arrivée à infliger le plus de punts cette saison à l’attaque dite pour être la plus explosive de la NFL.

Il est dommage qu’une fois de plus, les Packers, certes pas parfaits, payent cher la performance d’un individu. Ici, Montgomery empêche un possible et probable retour de GB. Crosby vécut un cauchemar chez les Lions, et GB avec. Un sack de Clay Matthews, horriblement jugé par les arbitres, fit concéder un nul dans un match contre les Vikings qui aura de grosses conséquences dans la course aux play-offs.

Hormis la défaite méritée chez les Redskins, le bilan pourrait être beaucoup flatteur que ce 3-3-1. Ce n’est malheureusement pas le potentiel qui sera jugé pour accéder aux play-offs mais bien les victoires comptables. Mais les bases sont là : une défense revigorée par rapport aux années précédentes symbolisée par un Alexander omniprésent ; une attaque qui commence à trouver des automatismes et une ligne directrice avec un jeu de course qui n’est plus juste symbolique. Cela suffira t-il à renverser la tendance ? Les Packers vont-ils devenir « chauds » ?

Prochain match chez l’épouvantail de l’AFC depuis 15 ans maintenant : les New England Patriots. On attend une performance dans la lignée de dimanche dernier. Une victoire serait importante mais pas décisive. En effet, la NFC North reste très ouverte et ce sont avant tout les matchs de division qui auront une importance capitale.

LES STATS

LAR

Los Angeles :

  • Jared Goff (QB) : 19/35 à la passe, 295 yards, 3 TD
  • Todd Gurley (RB) : 25 courses, 114 yards, 4.6 yards par porté ; 6 réceptions, 81 yards, 1 TD
  • Brandin Cooks (WR) : 3 réceptions, 74 yards
  • Cory Littleton (LB) : 7 plaquages, 1 plaquage assisté, 1 sack, 1 plaquage pour perte
  • Aaron Donald (DT) : 2 plaquages, 1 plaquage assisté, 2 sacks, 2 plaquages pour perte
  • Johnny Hekker (P) : 7 punts ; 45,1 yards de moyenne
  • Efficacité en 3ème tentative : 44 %
  • 34 mn de possession de balle

Green Bay :

  • Aaron Rodgers (QB) : 18/30 à la passe, 286 yards, 1 TD
  • Aaron Jones (RB) : 12 courses, 86 yards, 7.2 yards par porté
  • Davante Adams (WR) : 5 réceptions, 133 yards
  • 8 receveurs différents
  • Blake Martinez (ILB) : 7 plaquages, 5 plaquages assistés, 1 sack, 2 plaquages pour perte
  • Jaire Alexander (CB) : 7 plaquages, 5 passes déviées
  • 5 sacks pour la défense
  • Efficacité en 3ème tentative : 22 %

12 Comments

  1. super comme d hab , un régal moi qui n ai pas vu le match ,je me suis crus sur le banc au COLISEUM l espace d un instant…

  2. Un grand merci Julius !
    Et d’ailleurs, l’ambiance du Coliseum était clairement pro Packers. Les fans californiens de GB ont pu prendre place dans ce stade énoooorme.

  3. Un audible !
    Je ne vais pas me répéter chaque semaine sur les points de comparaisons Brett Favre, Aaron Rodgers, mais sur le safety qui change le momentum du match, si il y en avait bien un capable de le faire, c’était Favre

  4. Je finis, donc si il y en avait un capable de provoquer un audible et de tout changer façon Manning, c’était bien Favre.
    Et sur cette action, qui une fois entendu via les écouteurs de son casque, il aurait pû et dû faire un audible, et dire en fait les mecs je vais pas écouter McFly là-bas, car envoyé Tom pouce dans cette muraille de béliers c’est une connerie !
    C’est un des reproches que je fais souvent à Rodgers, changer la décision prise en amont par (tout le monde le sait) le meilleur coach de la NFL !

  5. Effectivement il aurait pu le faire…

    Après, ces dernières semaines, il y a eu des remarques (peut-être même des critiques), et notamment ici, sur le fait qu’il affiche ouvertement que le playcall est une connerie, que ça le gonfle et qu’on sentait un peu trop qu’il en avait peut-être un peu marre de McNaze. Bref qu’un leader ça ferme sa gueule et ça montre l’exemple en n’étant pas la tête qui dépasse.
    Du coup, oui il aurait pu le faire (et moi aussi j’ai gueulé devant mon écran quand j’ai vu cette superbe stratégie et je me suis dis qu’une passe était mieux) et peut-être que sans le contexte des dernières semaines il l’aurait fait. Mais, à un moment, on ne peut pas lui reprocher de ne pas rester dans le rang quand il ouvre sa gueule et juste après lui reprocher d’être resté dans le rang…
    Parce que bon, juste imaginons qu’il tente la passe vers MVS (encore une fois, j’aurais adoré qu’il le fasse) au lieu de passer le ballon à Jones et que ça finit en pick-6. McNaze le jette sous le bus, Rodgers assume (normal) et on repart sur des jours de polémiques sur Rodgers qui n’en fait qu’à sa tête, sur le fait qu’il montre au vestiaire qu’il pisse sur McNaze etc etc…

    D’ailleurs, je pense qu’un certain nombre de temps mort que Rodgers prend à la dernière seconde sont des tentatives désespérées d’avoir un nouvel appel parce qu’il voit bien que ça va être la merde avec ce qu’il a sur le terrain et comment sont placés les adversaires.

    Pour moi sur cette action, on enchaîne deux décisions foireuses :
    1 – Tu choppes le ballon à 3 yards et c’est tout. On a déjà eu cette saison des aléas à la con sur les retours de punt (remember vs les Lions). Et d’ailleurs plus tôt dans le match, on repart très bien de nos 3 ou 4 yards à la passe donc aucune raison de ne pas le refaire…
    2 – T’envoies pas ton RB gringalet se coller les golgoths de la DL des Rams. Là, y a deux choix : soit McNaze est vraiment très très très naze soit c’est volontaire genre « Ah, ils me font chier depuis la week 3 avec Aaron Jones, bah je vais le mettre dans la merde. On n’emmerde pas le Best HC ever impunément » 🙂

    L’action change le momentum du match mais uniquement parce que passé les deux premiers drives, on ne surprend plus en attaque.
    Franchement c’est pas à 10-8 qu’on doit terminer la première mi-temps mais c’est au minimum à 17-8 voire plus.
    C’est toujours pareil, une fois passé les 2 premiers drives sur lesquels il a bossé toute la semaine, McNaze est pas capable d’adapter sa stratégie si ça ne marche pas ou d’appuyer sur ce qui fait mal à l’adversaire pour le tuer.
    Ensuite, une fois derrière, on est capable de faire des drives de fous pour revenir mais à un moment, on doit être capable de se rendre facile un match, d’appuyer là où ça fait mal pour maintenir l’équipe en face sous l’eau quoiqu’il arrive à notre défense et tant qu’on ne saura pas faire ça, on sera borderline à tous les matchs ou presque genre « on aurait dû le gagner 100 fois ce match » ou « il a encore fallu qu’on finisse à fond pour rattraper le retard et gagner »…
    Si on sait tuer le match, on ne parle pas du safety, on ne parle pas de Monty, on dis juste : « On a plié les Rams et on a montré qu’on pouvait aller au SB, la saison est lancée (enfin) ! »

    Sinon, une idée du 53e pour boucler le roster ? perso je vote Kumerow mais vu qu’on a donné le 52e spot à un 3e RB, je doute que le 53e aille à un WR.

  6. pascal djebaili

    2 novembre 2018 at 17:51

    TY MONTGCONNERIE merci pour tout , le reste ….

  7. The_Chosen_One

    2 novembre 2018 at 19:42

    Kumerow ça serait top !
    Mais d’ailleurs on attend quoi pour les réactiver Kumerow ou Davis ? à se demander franchement pourquoi on attend, à moins qu’on garde le spot pour House…. HHHHHAAAAAA !!!

    sinon je pense qu’avec le re-positionnement de Williams en safety, je vois bien activer Redmond de la PS

  8. Amen 😉

  9. L’explication de McNaze pour le non-retour de Kumerow (ou Davis mais lui je m’en fous un peu là, 100% d’accord avec ton choix) c’est bien sûr qu’il y a « tout un tas de facteurs à prendre en compte » avant de réactiver un mec sur IR et de gâcher une de ses 2 « precious » autorisations de retour sur la saison.

    Je sais pas s’il se rend compte qu’on a passé la mi-saison et qu’une désignation IR c’est 8 semaines mini alors même si Rodgers se nique contre NE, je doute qu’on soit en position d’attendre le SB pour le réactiver bor*** de me*** !

    Si tu dois faire revenir des mecs c’est maintenant et je vois pas ce qu’il attend avec Kumerow qui a gagné le droit d’avoir sa chance en SR. Ça me gonfle à n’en plus finir de ne jamais vouloir faire le choix simple et évident pour on ne sait quelle raison débile… Il doit se dire ok c’est bon on a MVS et ESB & co pas besoin d’un autre WR même s’il a l’approbation de Rodgers et n’a pas fait une connerie sur ses tracés ou ses catchs de la PS.

    D’ailleurs je le soupçonne de vouloir continuer les RBs en comité sous prétexte qu’il faut donner sa chance au petit nouveau (mais pas à Kumerow bien sûr hahaha…). Bref, qu’on le vire, chaque jour il ressemble plus à Hue Jackson et c’est vraiment pas un compliment.

  10. Bruce irvin vient d’etre coupé on manque de OLB, il est très bon, gute stp peux-tu faire quelque chose, j’ai confiance en toi contrairement à mccnulard

  11. vu excellent edge rusher tres bon profil deja 3 sacks suis du meme avis que val packers a signer de suite en plus super mentalité

  12. pascal djebaili

    4 novembre 2018 at 18:39

    une occasion en or, IRVIN je prend de suite, tout dépendra du match de ce soir.

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