Week 1 ~ GB – CHI : Revenu des enfers !

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Dieu est parmi nous !

Green Bay Packers – Chicago Bears :  24 – 23

Incroyable match. Incroyable scénario. Incroyable Aaron Rodgers.

Si quelqu’un n’était pas encore convaincu que le n°12 porte à bout de bras cette équipe des Green Bay Packers, qu’il regarde ce match contre les Chicago Bears où il a remis en selle un GB bien mal en point à l’entame du dernier quart-temps. Et pour cette 100ème saison des Green Bay Packers, quoi de mieux que d’établir un record historique contre son plus vieux rival NFL ? Dimanche soir, en gagnant 24 – 23 contre les Chicago Bears,  GB a en effet comblé son plus large déficit à l’entame du dernier quart-temps de son histoire.

L’OMBRE…

Décidément, Aaron Rodgers s’arrange toujours pour rendre ses matchs spéciaux. On espère qu’il décrochera de nouveaux Super Bowls pour que la mémoire de ses jeux fantastiques ne se limite pas qu’à ceux qui l’ont vu jouer. De manière volontaire (3 TD en 1 quart-temps) et involontaire (absent pendant quasiment un quart-temps effectif pour une blessure au genou), Aaron Rodgers aura une fois de plus marqué de son empreinte un match NFL, le meilleur de cette première journée de la saison NFL 2018.

Car la saison des Packers a bien failli se terminer avant qu’elle n’ait commencé. Il reste 9 mn à jouer dans le second quart-temps quand les tracés croisés de Robertson-Harris (DE) et d’Eddie Goldman (DT) dupèrent Corey Linsley (C) qui laissait Robertson-Harris foncer sur Rodgers et s’affaler sur lui, ou plutôt sur sa jambe droite en extension. Rodgers touché au genou, Lambeau se tut subitement. Rodgers boitait bas pour regagner la touche, Cobb venait aux nouvelles, Rodgers ne lui répondait pas et je vis tout le désarroi dans le regard de Cobb qui en disait plus que n’importe quelle phrase. L’heure était très grave et la saison des Packers en suspens… déjà.

Mais finalement, les Packers ont renversé une situation qui semblait plus que compromise à la mi-temps comme dans les plus beaux cauchemars cheeseheads : une attaque inefficace, une défense énergique mais en manque d’efficacité au niveau des pass-rushers, de vitesse au niveau des linebackers (Burks, reviens-nous vite !) et aux plaquages manqués trop nombreux.

Pourtant, Rodgers était là en début de match, et les Packers étaient menés 10-0 en milieu de second quart-temps, au moment de la sortie sur blessure du n°12, avec seulement 33 yards parcourus en attaque !

Jamaal Williams (RB) ne trouvait pas de brèches et s’empalait sur le mur Bears. Le n°30 sera bien plus efficace en alternance avec Aaron Jones (RB) dont le profil lui est parfaitement complémentaire. Néanmoins, au crédit de Williams, il faut noter quand même quelques blocks salvateurs sur des méchants blitz.

Rodgers ne trouvait pas ses receveurs et encore moins Jimmy Graham (TE), censé être sa bouée de sauvetage dans ce genre de situation.

Mais ce fut surtout la faute au pass-rush des Bears, ou plutôt devrais-je dire de Khalil Mack (OLB). Certes, le sous-estimé Akiem Hicks (déjà à l’oeuvre en 2017 face à GB) a mis en difficulté plus d’une fois Corey Linsley (C) et Justin Mc Cray (RG) qui ont passé une sale soirée.

Mais ce fut bien le néo-Bear, « return of the Mack » (amis des années 90 bonjour !) qui a été infernal et a fait passer Bryan Bulaga (RT) pour un Kyle Murphy (OT), c’est dire ! Oh, il n’avait pas besoin de connaître le carnet de jeu, il fonçait tout droit (« bull-rush ») et faisait reculer comme jamais un Bryan Bulaga, supérieur pourtant de 5 cm en taille et de presque 30 kg !

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Mack (n°52) a dominé Bulaga (n°75)

Mais Mack n’en avait que faire et mettait une pression constante sur Rodgers. Ah, il justifiait son contrat mirifique de 141 M de $ (!!!) sur 6 ans signé avec les Bears. Sur la 1ère mi-temps, il remboursait dollar après dollar sur chaque action. À tel point qu’il établissait un record en étant le 1er joueur depuis 1982 (année où ont été enregistrés les sacks statistiquement) à cumuler en une mi-temps, tenez-vous bien, un sack, un fumble forcé, un fumble recouvert, une interception et un touchdown !

Car Mack n’a pas seulement empêché Rodgers de développer son jeu, il a aussi martyrisé Kizer, le QB 2 qui remplaçait Rodgers dans un Lambeau Field anesthésié par la blessure du n°12. Après un début de 1er drive encourageant (3 courses, 3 passes complétées), Kizer jaugeait mal la pression de Mack et l’invitait à le punir : sack. Mais sur l’action, Kizer se faisait également subtiliser le ballon ! Fumble sur les 9 yards de Chicago !!! Recouvert de suite par Mack.

Mais le calvaire de Kizer n’était pas terminé. Sur une nouvelle pression de Mack qui débordait encore Bulaga, Kizer échappait de justesse des mains du n°52 avant de se faire sacker par le rookie LB Roquan Smith qui venait d’entrer en jeu ! Deux actions plus tard, Mc Carthy commandait une passe écran, Taylor (LG), trop concentré à aller de l’avant, oubliait une quelconque protection et touchait à peine Robertson-Harris (DE) qui fonçait à toute berzingue sur Kizer. Là où Rodgers aurait concédé le sack, Kizer effectuait une typique erreur de jeunesse et tentait quand même le lancer en déséquilibre. Et qui croyez-vous qu’on retrouvait à la réception : Khalil Mack !!! Ni une, ni deux, Mack repartait sur les 27 yards qui lui restaient à couvrir pour un pick-6 d’anthologie. Le tout à 50 secondes de la mi-temps ! 17-0 pour les Bears, Lambeau Field était abasourdi, les rêves de 2018 semblaient déjà s’évaporer. La chaîne NBC préparait son émission de la mi-temps sur la saison désormais compromise des Packers… Même l’entraineur en chef Mc Carthy n’y croyait plus en n’essayant même pas de se battre sur les 40 secondes restantes.

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Adams (n°17) ne pourra pas empêcher Mack (n°52) de marque le TD

17-0 à la mi-temps pour Chicago, jamais les Bears n’avaient eu une aussi large avance à la mi-temps face aux Packers depuis… 1948. Et Aaron Rodgers était perdu pour la patrie du Wisconsin.

À LA LUMIÈRE !

Deuxième mi-temps. La première possession est en plus pour les Bears. La défense en veut. Martinez (ILB) dévie un ballon qui aurait pu tomber dans les bras d’Alexander (CB), Brice (SS) n’est pas forcément au plus près du joueur mais il le plaque avec force et conviction. Clay Matthews manque le plaquage qui aurait pu empêcher Howard (RB) d’engranger un 1st down mais le n°52 de GB ne sait même plus plaquer.

Le match des pass-rushers Packers fut d’une tristesse infinie, le meilleur OLB de GB est actuellement… Reggie Gilbert ! C’est le seul que je vois faire bouger les Tackles offensifs. Perry et Matthews ont de la ouate dans les biceps et ne sont capables que de tenter des larges débordements que les Tackles évacuent de pichenettes et que le QB évite en « rentrant » dans sa « poche ». C’est très très inquiétant car en face les Tackles offensifs n’étaient pas des Pro-bowlers en puissance. Malgré le travail de la ligne défensive (Kenny Clark énorme, au-dessus de Mike Daniels et de Wilkerson, dont j’attends encore plus), les pass-rushers ressemblent à des moustiques : ça bouge dans tous les sens sans impact. Si de ce côté là il n’y a pas de nette amélioration, 2018 sera trop court pour un nouveau sacre au Super Bowl et un des deux choix du 1er tour de la draft 2019 (ou les deux, ou utilisés pour un trade-up) sera forcément adressé à ce poste qui risque de faire cruellement défaut cette année.

Les Bears enquillaient un field goal pour finaliser le 1er drive de la 2ème période. 20 à 0 pour les Bears.

Mais que vois-je au loin ? Un n°12 au bord du terrain et qui revient dans le match à 9mn de la fin du 3ème quart ! C’est déjà un miracle. Le match semble perdu mais au moins, Rodgers est sur pied.

Enfin… sur un pied. Strappé sous le cuissard long, sûrement aidé par des anti-douleurs, Rodgers boîte un peu et se déplace sans prendre un gros appui sur sa jambe gauche. Alors, il joue vite et court en distance. Et ça marche ! Il profite de la sortie de Mack pour jouer en no-huddle (sans rassemblement) et ainsi ne pas permettre au n°52 Bears de rentrer sur le terrain. Mais ça cale à 10 yards de l’en-but. Après la sempiternelle 1ère tentative à la course de Jamaal Williams pour le gain de 1 à 3 yards, Rodgers force pour tenter de trouver Graham (TE) par deux fois. FG. 20 à 3 pour les Bears.

Le zéro pointé est évité mais il faut alors que la défense mette les barbelés pour donner du sens à la fin de match. Elle réussissait à provoquer un « 3 and out ». Mitch Trubisky (QB) qui avait fait tourner la tête à la défense par des courses style « read-option » était cette fois stoppé juste à temps par Tramon Williams (CB). Le vétéran CB se rattrapait du 1er TD Bears où il avait loupé le QB filant vers l’en-but, tout comme Blake Martinez (ILB) qui avait failli dans le choc avec le QB alors que Clay Matthews (OLB) avait marché, même plongé tête baissée, dans la feinte de la « read-option ». Une triste action symbole du manque de percussion sur les plaquages des défenseurs vert et or.

Rodgers arrivait à se connecter avec Geronimo Allison pour 15 yards sur une… 3ème et 14 yards. En attaque « no-huddle », c’était un festival Allison sur ce drive avec ces 15 yards, puis 12 yards, puis 1 yard avant le chef d’oeuvre. Une bonne protection de l’OL (pas de Mack en face, tiens, tiens..), le n°12 scanne le terrain et boum décoche une ogive de 50 yards dans le coin droit de l’en-but où Allison, avec un Kyle Fuller (CB) bien au marquage, le tout en prenant le moins d’appui possible sur sa jambe gauche et en utilisant au maximum son fouetté de bras inimitable. Aaron Rodgers aurait fait un sacré lanceur de javelot ! Un sport bien moins lucratif il est vrai ! 🙂 (10-20)

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Le magnifique TD de l’espoir pour Geronimo Allison

Est-ce que le vent tournait alors qu’il restait encore finalement beaucoup de temps (14 mn) ? Les Bears donnaient l’envie d’y croire : après 2 courses pour 9 yards de Howard, les Bears s’enflammaient et tentaient sur une 3ème et 1 une passe lobée renversée de Trubisky pour son TE, mais Clinton-Dix (FS) avait vu le coup venir et stoppait cette 3ème et 1.

Après Allison, ce fut autour de Davante Adams d’avoir « son » drive : d’abord une passe millimétrée malgré le marquage d’Amukamara (CB) avec un gain de 35 yards post-réception pour un gain total de 51 yards, avant une autre réception de 6 yards et enfin le TD de 12 yards le long de la ligne gauche qu’Adams est allé chercher par un plongeon vers l’en-but. (17-20)

Mais cette fois, les Bears ne rendent pas le cuirfacilement et retrouvent leur allant du début de match en revenant à leurs fondamentaux : la course par Howard (RB), Cohen (RB) ou… Trubisky (QB). Mais là encore, sur une 3ème et 2 à 14 yards de l’en-but, les Bears laissaient de côté leur force pour tenter une passe qu’Alexander (CB) se chargeait de ne pas faire aboutir. FG des Bears. (17-23).

2 mn 40 à jouer pour Rodgers pour marquer un TD, synonyme de victoire improbable. Un laps de temps bien suffisant pour le n°12. Il ne lui en a fallu que 26 secondes. Mais sur la première tentative, un choc involontaire (?) d’un défenseur faisait trébucher Davante Adams : la balle arrivait droit sur Kyle Fuller (CB) qui inexplicablement ne captait pas la balle qui rebondissait sur son torse. L’histoire devait s’écrire autrement.

Sur la 3ème et 10 suivante, Rodgers a encore du temps, les pass-rushers Floyd et Mack jouant en couverture, et trouve 10 yards devant lui plein centre Randall Cobb (WR) dans le chas d’une aiguille mais derrière, telle la mer Rouge devant Moïse, le terrain s’ouvrait complètement. Cobb partait pour le sprint de sa vie pour un TD de 75 yards ! 75 yards, le plus long TD de la carrière de Cobb, plus que l’Ave Maria dans les play-offs 2016 face aux New York Giants.

Les Packers passaient devant 24-23 à 2 mn 13 du terme, pour la 1ère fois du match bien sûr. Mais ce TD était presque arrivé trop tôt. La défense devait éviter que les Bears atteignent la zone de field goal. Elle le faisait bien, les passes de Trubisky n’arrivaient plus, même celle de la 4ème et 9 sur leurs propres 19 yards. Alexander défendait bien sur son receveur. Fin du match. Non ! Clay Matthews, tel un vieux lion aigri par son impuissance, plaquait bien à retardement Trubisky. Stupidité sans nom. Un rookie aurait fait cette boulette, il aurait été vilipendé sur le champ par le staff. 15 yards de pénalité et 1st down automatique. Heureusement, les jeunes CB Jackson et King couvraient bien sur les 2ème et 3ème tentatives. Sur la 4ème tentative et 10 yards décisive en milieu de terrain, Trubisky prenait son temps, trop. Et il ne voyait pas venir dans son dos Nick Perry (OLB) qui profitait que le LT Leno Jr ne finisse pas son action. Sack fumble recouvert par Blake Martinez (ILB). Les deux temps morts restants à Chicago ne suffisaient pas à 1 mn de la fin.

DE L’ÉMOTION… ET DU TRAVAIL

Incroyable dénouement. Alors oui, ce ne fut pas brillant en 1ère période offensivement. Mais j’ose croire que ce front-7 de Chicago, avec l’ajout de Mack, va faire partie du top 5 NFL ou tout du moins du 1er tiers NFL. Mack est peut-être bien le meilleur pass-rusher en NFL, alors Bulaga (RT), pour son match de reprise après une rupture des ligaments croisés il y a 10 mois rappelons-le, a eu à faire face à son plus dur challenge de l’année. Les performances de Mc Cray (RG) et Linsley (C) sont plus inquiétantes alors que le côté gauche de Taylor (LG) et Bakhtiari (LT) fut plus imperméable. Bakhtiari est même devenu un mur qui a fait joujou avec un Leonard Floyd pourtant talentueux ! Et comme par hasard, c’est du côté du LT que J. Williams a effectué sa plus belle course (11 yards).

En attaque, il y a toujours cette difficulté à « passer la première » sur la première série de 4 tentatives où la première d’entre elles est trop souvent réservé à un « carton » inefficace de Jamaal Williams (RB). Rodgers a eu du mal à se connecter avec Jimmy Graham (TE), ce n’est pourtant pas faute d’avoir cherché à l’atteindre. Une connexion à travailler je suppose.

Je reste néanmoins sur l’idée que le facteur Mack a été pour beaucoup dans cette 1ère mi-temps difficile. Je ne parle même pas de l’intermède Kizer qui, après un début encourageant, a tout fait pour enfiler le costume de Brett Hundley… Il va falloir du travail. La question du QB 2 se posera l’an prochain plus promptement je pense entre Kizer et Boyle.

J’entends déjà certains regretter que Mack ne soit pas un Packer. Après tout, il était libre et GB avait de la monnaie d’échange en tours de draft pour l’avoir. Mais plus que l’échange, c’était le contrat à venir qu’il fallait assumer. Mack est désormais le défenseur le mieux payé de la NFL. Le plafond salarial ne peut permettre d’avoir dans la même équipe le joueur offensif le mieux payé de la ligue (Rodgers) et son alter ego défensif (Mack). Au final, au regard des prétentions salariales de Mack, celui-ci ne pouvait aboutir que dans une équipe mené par un jeune QB payé sur son contrat rookie ; ce qui a réduit considérablement les destinations et ne pouvait pas mettre GB dans la conversation.

En défense, le coordinateur défensif Mike Pettine a clairement fait le choix de la défense contre la passe, faisant confiance à ses 3 big babies de la DL (Clark, Daniels, Wilkerson) pour contrer la course et apporter la pression sur Trubisky. Le schéma majoritaire était en « dime » avec 6 joueurs de lignes secondaires, la surprise Jermaine Whitehead (S) faisant office de joueur hybride (S/LB). Ce n’était peut-être pas le plan le plus adéquat face à une équipe dont la course est le point fort, surtout avec un Trubisky en confiance qui a tout l’air de passer à la vitesse supérieure dans sa 2ème année. Mais au moment le plus décisif, au 4ème quart, il faut avouer que ce schéma a permis de couper les lignes aériennes pour préserver la victoire.

Kenny Clark est en train de devenir un des top joueurs à son poste. Tout simplement monstrueux. Les rookies CB (Alexander et Jackson) ont encore à travailler mais ils sont déjà supérieurs à Randall et Rollins, CB draftés au même niveau 2015. Avec King, ils peuvent représenter une nouvelle ère pour le poste de CB à GB, si décrié ces dernières années. Burks (ILB) manque déjà, ce qui est fou pour un rookie ; mais il est notre seule arme contre la vitesse de coureurs qui tournent le coin.

Chicago+Bears+vs+Green+Bay+Packers+AUQzGIOFkAQx

Kenny Clark (n°97), ici aidé par Mike Daniels (n°76) devient la colonne vertébrale de la défense des Packers

Mais sur un tel match, l’analyse technico-tactique peut bien passer au second plan après le lot émotionnel que nous a offert cette équipe emmenée par son QB hors norme. C’est un des matchs dont on se souviendra à l’avenir comme un des plus beaux exploits du n°12 dans un match de saison régulière. Les fans te remercient Aaron de nous offrir un tel spectacle.

On espère que les médecins n’ont pas trop abusé des anti-douleurs et que Rodgers n’a pas endommagé sa blessure. Car déjà le match contre les Vikings se présente dimanche, et une entorse au genou serait déjà de trop pour s’aligner face aux violets.

Savourons ce moment, parfaite entrée en matière de la 100ème saison des Packers.

LES STATS

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Green Bay :

  • Aaron Rodgers (QB) : 20/30 à la passe, 286 yards, 3 TD ; 15 yards à la course
  • Jamaal Williams (RB) : 15 courses, 47 yards, 3.1 yards par portée
  • Randall Cobb (WR) : 9 réceptions, 142 yards, 1 TD
  • Davante Adams (WR) : 5 réceptions, 88 yards, 1 TD
  • Geronimo Allison (WR) : 5 réceptions, 69 yards, 1 TD
  • Kentrell Brice (SS) : 8 plaquages, 1 plaquages assistés, 1 sack
  • 1 seul sack pour la défense
  • Efficacité en 3ème tentative : 38 % (5 sur 13)
  • Efficacité en zone rouge : 50 % (1 sur 2)

Chicago :

  • Mitch Trubisky (QB) : 23/35 à la passe, 171 yards ; 32 yards à la course avec 1 TD
  • Jordan Howard (RB) : 15 courses, 82 yards, 5.5 yards par portée
  • Allen Robinson (WR) : 4 réceptions, 61 yards
  • Khalil Mack (OLB) : 2 plaquages, 1 plaquage assisté, 1 INT, 1 TD, 1 sack, 1 fumble forcé, 1 fumble recouvert
  • Bryce Callahan (CB) : 8 plaquages
  • Pat O’Donnell (P) : 4 punts, 46 yards net par punt
  • Efficacité en 3ème tentative : 41 % (7 sur 17)
  • Efficacité en zone rouge : 25 % (31 sur 4)
  • 33 mn 30 de possession de balle

 

6 Comments

  1. Merci pour l’article 🙂

    Que dire ? Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’après un tel scénario l’analyse tactique laisse place au sentiment d’avoir regardé un truc de fou. J’étais persuadé que la saison était morte quand j’ai vu son regard sur la voiturette et pour moi on était reparti pour un an de purge avant de revoir du football (malgré son retour, je ne suis toujours pas persuadé qu’il pourra vraiment tenir sa place dimanche).

    17-0, on a rien montré, Rodgers est blessé et puis la caméra fait un gros plan sur Aaron qui sort du tunnel en tenue, le stade qui explose, qui hurle, Jesus is back ! J’en ai eu des frissons même au travers de l’écran.
    20-0 puis 20-3 mais au moins ça avance et puis après… après… une passe de fou sur une jambe pour Allison, Adams qui s’arrache pour plonger dans l’en-but… le stade qui bout, qui hurle pour pousser la DL à rendre le ballon à Rodgers qui lui harangue le stade et enfin Cobb qui nous fait un TD sur un drive de 26 secondes sur une 3e tentative… Hallucinant… Je crois que je suis resté bloqué sur mon canapé pendant 2-3 minutes après le coup de sifflet final…. Le temps de me dire que ça s’était vraiment passé…

    Une fois redescendu (ça a pris un peu de temps), tu peux commencer à faire une liste de ce qui n’a pas été :
    – le pass-rush, on s’en doutait à l’inter-saison mais ça a été flagrant. Matthews est champion de air-plaquage (sauf la fois où on espère qu’il ne fasse rien), Perry est inoffensif. Gilbert mérite mieux que ce qu’on lui a donné notamment pour une couverture dans la end-zone qui évite un TD. Vivement le retour de Burks.
    – Une partie de l’OL qui a été en mousse notamment Bulaga. OK c’est son premier match depuis longtemps, mais Mack lui a tout fait. Autre besoin qui avait été identifié en FA pour apporter un peu de protection à Rodgers. Rien n’a été fait et le 1er match de la saison montre que c’était un tort.
    – Le plan d’attaque ou l’absence de plan devrais-je dire. Plus les années passent plus McCarthy est nul. Il n’y a aucune surprise, aucun ajustement, rien c’est le néant. On a joué tout le match avec les 3 mêmes receveurs (sauf MVS 2 fois) et c’était quoi la tactique avec les TEs (question rhétorique, il n’y en avait pas) ? Et puis le pauvre Williams a passé tout le match a devoir rentrer dans des murs, vivement le retour de Jones qu’il puisse alterner avec lui, ça sera beaucoup moins stéréotypé.
    Comment tu peux être Gutekunst, voir ça depuis les tribunes et ne pas avoir envie de descendre le virer quand il rentre dans les vestiaires à la mi-temps. Même le vendeur de hot-dog du stade a sûrement plus d’imagination que Mc le Hannibal du pauvre : « merde mon plan ne se déroule pas sans accroc ».

    Au milieu de tout ça, quelques satisfactions :
    – Nos jeunes CB ont tout donné et semblent vraiment prometteurs même si j’ai toujours un problème avec le manque de taille d’Alexander
    – Brice m’a agréablement surpris. OK il était parfois un peu loin mais il s’est donné tout le match avec une super énergie et a rattrapé quelques trous. J’ai même eu l’impression qu’il avait filé de l’énergie à Dix qui était plus réveillé et concerné qu’en PS et que l’année dernière (OK c’était pas dur 🙂 )
    – Kenny Clark qui a été monstrueux. Wilkerson est monté en puissance au long du match donc c’est encourageant. Daniels n’a pas été monstrueux comme Clark mais je ne m’en fais pas pour lui.

    Pour dimanche face aux Vikings, j’espère le retour de Burks et si Rodgers joue, il va falloir faire de West Coast Offense Style pour lui éviter les sacks.
    D’ailleurs si Joe Cool est tenté par un poste de HC pour faire de la WCO à Green Bay, on peut s’arranger 🙂

    Tiens d’ailleurs, on a un WR de moins, Trevor Davis a été placé sur la liste IR.
    Evans a été coupé de la PS et on a récupéré deux CB, on doit en faire collection, je sais pas.

  2. pour les CB, c’est clair qu’en en faisant jouer 4 sur chaque snap, avec seul (le mauvais) House en back up, il fallait se renforcer, d’où un 6e signé dans le roster, et un 2nd ajouté en PS. D’ailleurs Redmond est un ancien 3e tour de draft mais il a un gros historique de blessure, mais si le pire est derrière lui, cela pourrait être intéressant comme ajout.
    Davis en IR, c’est bon pour Kumerow qui sera éligible au retour avant lui !

  3. tres bonne analyse du match. comme je le souligne depuis des mois sans pass rush nous n, irons pas au SB malgré GODGERS!!!! continuez ainsi super site.

  4. Un article de GBPF qui fait honneur au match fantasmagnifidable qu’il résume ^^ .

    – Les Bears ont vécu l’équivalent de notre NFC championship maudit à Seattle.

    – J’ai aussi l’impression que le staff a franchement sous-estimé les Bears et que certains sont arrivés la b*** à la main en 1 MT sur l’air du « Bears Suck » donc on va faire comme d’hab et ça passera mais Nagy était là pour leur secouer les puces. Si c’était pour garder des trucs contre MIN, c’était encore plus stupide. Sinon je vous rejoins sur pas mal de points, logique…

    – Mes principales satisfactions:
    0) les S qui ne se sont pas troués
    1) la DL qui n’a jamais cessé de pousser
    2) les CBs très actifs et motivés
    3) le trio de WRs principal
    4) Bak et l’OL qui a fait le taf en 2MT
    5) les Bears parce qu’il faut être deux pour produire un match pareil

    HORS CATÉGORIE: Aaron Rodgers

    – Mes principales critiques:
    0) mistackles et indiscipline en D
    1) très faible rotation du personnel
    2) mauvaise utilisation du personnel disponible en attaque
    3) playcall inchangé depuis un an en attaque
    (alors qu’on pourrait aligner 2 ou même 3 TEs régulièrement par exemple)
    4) aucune aide d’entrée pour l’OL contre le rush
    5) Rodgers qui devrait imposer et s’imposer plus de passes courtes en début de match
    6) un rush extérieur fantôme

    HORS CATÉGORIE: Mike McCarthy

    – Comme vous pouvez voir, c’est surtout l’O qui en prend pour son grade car c’est sensé être notre point fort alors que Pettine livrait son premier match réel depuis pas mal de temps avec en plus un effectif diminué donc je suis indulgent, surtout au vu des ajustements rapides effectués, un truc qu’on aurait jamais vu sous Capers.
    – Pour ce qui est des déchets dans l’exécution (en particulier la Drun), je suis prêt à passer dessus pour le premier match de SR mais pas plus. Je pense que notre DC s’est fait un plaisir d’allumer les fautifs toute la semaine.

    – Sinon, concernant le dernier point, le manque de talent est criant niveau rush mais j’ai aussi noté le fait que Pettine avait fait des pieds et des mains pour compenser avec des plans exotiques (quasiment toute la secondary a tenté sa chance) et surtout en lâchant les chevaux sur 3rd down (à une exception prêt, ce rush à 3 qui a failli nous coûter très cher à l’arrivée) ce qui a fini par étouffer l’attaque des Bears.
    – Je vous passe d’ailleurs ce lien US intéressant sur cet aspect précis avec une volonté constante de déséquilibrer l’OL adverse en concentrant le rush sur un joueur ou un secteur:
    https://www.packers.com/news/what-you-might-ve-missed-random-rushers
    J’espère que ça mettra du baume au coeur @ julius après le « peppers » de dimanche ^^ .

    A plus .

  5. Merci pour ce long débrief très complet !
    En 1ere MT, j’ai vu le fantôme de Capers donner les consignes. Heureusement les ghostbusters ont fait le boulot pendant la MT, et on a pu voir les effets de Pettine en 2nd MT.
    La OL a été catastrophique, à l’exception de Bakhtiari qui a encore montré qu’il était le meilleur Tackle gauche de la ligue, il continue de s’améliorer année après année.
    Je vais mettre un bémol sur Bulaga qui faisait son 1er match depuis 10 mois, revenant d’une blessure dont on sait qu’il faut en général plus d’un an avant de retrouvé sa condition d’origine. De plus, il était face à ce qui se fait de mieux au poste de pass rusher, survitaminé en plus par le plus gros contrat de l’histoire et une nouvelle tunique.
    Mais par contre Taylor et McCray….. oh mon dieu. Ce sont des portes ouvertes. Le pick 6 des Bears est à 100% pour Taylor qui fonce comme un âne sans se demander si son QB a besoin ne serait ce qu’un petit block pour gagner une demi seconde.
    A la prochaine draft va falloir se pencher sérieusement sur le renouvellement de cette ligne.
    Clay un mot : NUL, vous avez déjà tout dit.

    Notre escouade de CB me plait énormément, nos 3 jeunes couvés et dirigé par le vieux lion Tramon me laisse à penser à des lendemains radieux pour notre secondary. Je suis vraiment très enthousiaste et confiant, même si tout n’est pas parfait.

    Enfin je dirai que le plus gros point faible des Packers aujourd’hui c’est le playcall inoffensif de Mcbouffy, j’aimerais voir les rookies, les TE, que les défenses adverses paniquent de ne pas savoir où donner de la tête. Je pensais que le retour de Philbin allait changer les choses, pour l’instant niet.
    Mais il reste 15 matchs….

    Go Pack Go

  6. merci Roundeux… mais la défense version porte de saloon me fait flipper grave ,et ce we ce sont les vikes qui débarque….

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