Week 12 ~ PIT – GB : Cruel mirage

Pittsburgh Steelers – Green Bay Packers :  31 – 28

Green Bay Packers v Pittsburgh Steelers

L’équipe spéciale congratule Chris Boswell (K) pour son coup de pied victorieux

Les Packers ont perdu à Pittsburgh comme on pouvait s’y attendre, sauf que cette défaite est intervenue à la dernière seconde après un match où GB aurait pu (dû ?) remporter la victoire. Au moins, les Packers ont retrouvé de l’espoir, sauf que celui-ci est infime aujourd’hui, maintenant que GB a un bilan négatif (5-6).

GREEN BAY FAIT DES « BIG PLAYS »

Cette défaite est encore plus cruelle que toutes les autres au sein de cette série de 1 victoire et 5 défaites, bilan actuel de l’ère Hundley. Vraiment difficile à avaler tant les Packers ont optimisé quasiment au maximum leurs moyens du moment. D’une rouste annoncée, ils ont touché du doigt l’exploit de renverser chez lui le leader de la conférence AFC, 5 victoires consécutives au coup d’envoi.

La défense attaquait le match sans Kenny Clark (DT) et Clay Matthews (OLB), mais avec Morgan Burnett (SS) et Kevin King (CB), même si on s’apercevra vite que le cornerback rookie jouait blessé. Et pourtant, King se montrera efficace dès le 1er drive de Pittsburgh en empêchant une 3ème et 1 yard à 1 yard de l’en-but, par un plaquage plein de volonté. Cela rajoutait une note optimiste après un drive où les Steelers récitaient leur football, grâce avant tout à une ligne offensive qui aura été une muraille tout au long du match. Malheureusement, cet effort de King fut vain. Les Steelers tentaient une audacieuse 4ème et 1 yard convertie en TD grâce à une « shuffle pass » pour Xavier Grimble (TE). La transformation était manquée. (6-0)

Touchdown des Steelers sur un premier drive de 7 mn, compte tenu de ce qu’on avait vu de l’attaque des Packers ces derniers temps, l’affaire semblait mal engagée. Et en effet, ça partait mal : Hundley encaissait un sack provoquant un fumble, heureusement recouvert par Jahri Evans (RG). Ce fumble aurait dû provoquer un « 3 and out » mais une légère pénalité commise par Artie Burns (CB) à l’opposé du ballon prolongeait le drive de GB. Et sur l’action suivante, Brett Hundley s’apprêtait à viser Jamaal Williams (RB) pour un petit gain quand il voyait un Randall Cobb (WR) complètement oublié sur la gauche du terrain par Artie Burns (CB) : touchdown inespéré de 39 yards ! (6-7) vidéo TD Cobb

Les Steelers reprenaient leur marche en avant, Ben Roethlisberger (QB) jouant véritablement dans un « rocking chair ». Trop confiant, il lançait une balle molle sur Eli Rogers (WR) : interception de Damarious Randall (CB) ! Dommage qu’il ait été touché dans sa chute par l’attaquant, car Randall avait retourné cette interception pour un TD, annulé donc. vidéo INT Randall

Qu’à cela ne tienne, les Packers allaient enfin réussir une passe écran en 2017. Bon décrochage de Corey Linsley (C) et Lane Taylor (LG) alors que les Steelers blitzent. Jamaal Williams (RB) récupère la balle 3 yards derrière la ligne de mise en jeu… mais va s’engouffrer dans les brèches créées pour marquer un TD de 54 yards ! (6-14) Le genre d’actions dont il était coutumier à la fac quand une fois passé le premier rideau à la course, il était ensuite inarrêtable. Le genre d’actions qu’on espère voir se multiplier dans l’avenir du rookie.

Green Bay Packers v Pittsburgh Steelers

Deux bons blocks et les Steelers ne reverront pas Jamaal Williams !

Chose étonnante, les Steelers allaient être stoppés, sur 3ème tentative en plus ! Il fallait pour cela toute la vitesse de Fackrell (OLB) pour rattraper Roethlisberger qui, certes, court comme s’il tractait une charrette mais qui avait tout le champ ouvert devant lui. Le punt fut néanmoins parfait, les Packers devant repartir de leurs 5 yards. Dans ces conditions, Hundley ne fit pas de miracle et GB dut se dégager après un « 3 and out ».

Cette fois, Pittsburgh s’appuyait sur ses atouts. Leveon Bell (RB) déblayait le terrain pour que Roethlisberger (QB) trouve mieux Antonio Brown (WR), d’abord sur une passe léchée de 39 yards.. pile au milieu de 4 Packers ! Puis, à concentrer le marquage sur Antonio Brown, les Packers subissaient le TD de Martavis Bryant (WR), mal marqué par Josh Hawkins (CB) dans le coin gauche. Antonio Brown captait plein centre la passe pour la transformation à 2 pts. (14-14)

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Pas flashy, mais diablement efficace ce Le’veon Bell (RB)

Le head coach Mc Carthy sortait toute la palette de ses jeux pour faire avancer l’attaque mais une mauvaise exécution de Randall Cobb (WR) sur une 3ème et 2 forçait les Packers à punter. Sur le drive suivant, Roethlisberger utilisait Bell à toutes les sauces (course et passe) mais au moment de trouver Brown (WR) sur une 3ème et 7, Davon House (CB) sortait son jeu du match et empêchait la réception.

Avec 1 mn à jouer, cela aurait été largement suffisant pour tenter quelque chose avec Aaron Rodgers mais avec Hundley et 90 yards à parcourir, la sage décision d’attendre la mi-temps fut prise. 14-14 à la mi-temps, un résultat inespéré avant le match. Hundley avait marqué 2 TD en 1ère période, soit autant que dans les 5 matchs précédents ! Un signe ?

Les Packers ouvraient la seconde période avec la balle avec cette fois la ferme décision de beaucoup plus utiliser un Jamaal Williams (RB) à la course, mis en confiance par son TD sur passe écran. Puis 3ème et 3 yards, feinte de course, Hundley fixe la droite du terrain, où Davante Adams casse les reins de Cody Sensabaugh (CB) par un monstrueux double mouvement, et décoche la passe (un peu sous-dosée) pour le n°17 : touchdown de 55 yards. (14-21)

OCCASIONS MANQUÉES

Les Packers avaient décidé de beaucoup utiliser Jamaal Williams ? Les Steelers en faisaient de même avec Leveon Bell (RB). Mais à trop viser la même cible, « Big Ben » (QB) se fit contrer par les bras d’Ahmad Brooks (OLB), le ballon voltigeait dans les airs, Blake Martinez (ILB) récupérait l’offrande sur la ligne des 45 yards de Pittsburgh.

On n’était qu’à quelques encablures d’un potentiel field goal. L’occasion était belle d’enfoncer le clou et se détacher de plus d’une possession de balle. Williams avançait de 14 yards sur 3 courses. La tentative de FG était alors dans la poche. Mais Hundley tentait un « bootleg » et en se retournant trouva L.T. Walton (DE) pour subir le sack. Il en subissait un autre 2 jeux plus tard par Cameron Heyward (DT). 3 tentatives de passes qui avaient fait reculer les Packers de 8 yards alors que Williams à la course avançait bien. Résultat, GB se retrouvait à 57 yards des poteaux mais Mc Carthy tenta inexplicablement un FG dans des conditions extérieures, un FG que Crosby manqua largement.

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Le problème, c’est que ce FG manqué redonnait la balle aux Steelers au milieu du terrain. Les Packers avaient loupé le coche. Ils avaient la balle pour au moins se mettre à 10 pts des Steelers suivi d’un départ de Pittsburgh sur leurs 25 yards. Au lieu de cela, 2 sacks + un mauvais choix de coaching avaient annulé cette possibilité de prendre le contrôle sur le match. Au contraire, cet échec avait galvanisé les Steelers.

Les Steelers ne sont pas des monstres de créativité mais la recette a fait ses preuves. Du Bell pour avancer, du Brown pour enfoncer le clou. Roethlisberger (QB) trouvait ce dernier pour un TD d’école sur une passe lobée dans le coin gauche, Kevin King (CB) se faisant blouser comme un bleu qu’il est. (21-21)

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Avant de marquer le 3ème TD Steelers, Antonio Brown aura gratifié le stade d’une réception spectaculaire

À l’entrée du dernier quart-temps, le marteau d’acier de Pittsburgh était en train de déformer les paquets des petits Packers. Hundley retombait soudainement dans sa médiocrité des matchs précédents en encaissant un nouveau sack de Heyward (DT). Les Steelers allaient cette fois donner le coup de semonce. Non ! Morgan Burnett (SS) provoquait un fumble de Bell (RB). Blake Martinez (ILB) était là pour récupérer le cuir. Mais on s’entêtait à prioriser la passe côté GB alors que Hundley ne réussit que quand il n’a pas le poids de l’attaque sur ses épaules. De plus, Jamaal Williams, sans atteindre les gros gains d’un Aaron Jones, effectuait son meilleur match de l’année. Les Packers ne capitalisaient donc pas ce 3ème turnover Steelers. Clairement, GB avait laissé passer sa chance.

Cela était encore plus criant quand Pittsburgh réussissait son premier first down lors du drive suivant après avoir pourtant subi un sack pour perte de 10 yards de Mike Daniels (DT). Eh bien, malgré la 2ème et 20, les Steelers avançaient, toujours avec la même recette. Bell d’abord, Brown pour conclure sur la tête à Davon House (TD de 33 yards ; Burnett en retard au soutien). (28-21)

L’affaire semblait entendue malgré encore 9 mn au chrono tant il semblait difficile d’imaginer le GB de Hundley revenir dans le match. Un tracé « slant » de Richard Rodgers (TE) mettait pourtant GB dans le droit chemin (réception de 25 yards). Puis un parfait mix de courses et de petites passes faisait avancer GB au petit trot. Simple, lent, mais efficace. Arrivés en zone rouge, l’affaire se compliquait cependant et GB avait une 4ème et 6 à convertir pour survivre. Tentative réussie avec une passe laser de 8 yards pour Adams. Et Jamaal Williams (RB) surprenait la défense Steelers avec une course plein centre. TD de 4 yards. (28-28)

Aussi fou que cela paraissait, GB tenait en respect Pittsburgh à 2 mn de la fin du match. Mais la balle était côté Steelers. Pittsburgh délaissait à tort Leveon Bell (RB) et ne complétait pas ses passes, la dernière étant bien défendue par Damarious Randall (CB). Ce dernier a fait un bon match, mais c’est tout de suite plus simple quand on est aligné contre le WR 3 adverse…

Les Packers avaient le ballon pour remonter 82 yards et réaliser l’exploit en 1 mn 20. Cela partait mal. Hundley gardait encore une fois trop longtemps le ballon. Cela incitait TJ Watt (OLB), appliqué sur ce jeu à « surveiller » (« spy »), à foncer tête baissée vers Hundley, c’est le cas de le dire puisqu’il heurtait casque contre casque le QB. L’explication pour ne pas avoir pénalisé (TJ Watt et donner 15 yards ainsi qu’un 1st down aux Packers) était que Hundley n’était à ce moment-là plus un passeur mais un coureur car il se déplaçait latéralement. C’est assez discutable…

En plus, Hundley était véritablement sonné et n’était pas tout à fait serein pour le jeu accéléré suivant qui le voyait délivrer une petite passe à Williams. Celui-ci croyait bien faire en sortant du terrain mais la suite montrera qu’il aurait mieux valu rester dans les limites pour obliger les Steelers au temps-mort.

Les Steelers récupéraient le ballon mais l’équipe spéciale de GB empêchait un retour. Plantés sur leurs 30 yards, ils n’avaient que 17 secondes pour avancer d’au moins 35 yards. Mais Antonio Brown n’est pas un receveur star pour rien. Il récupéra une passe de 23 yards lancée dans le chas d’une aiguille entre Josh Jones (SS) et Kevin King (CB), en bordure du terrain, dans un mimétisme troublant avec la réception de Jared Cook (TE) dans les play-offs 2016 chez les Dallas Cowboys. Un peu de chance quand même pour le n°84 des Steelers car son premier pied se pose à plat (et non sur la pointe) à quelques cm du bord du terrain. Le destin avait choisi son camp.

2017 Regular Season Green Bay at Pittsburgh

À 14 secondes de la fin, une réception incroyable de Brown

D’autant plus que 4 secondes plus tard, Big Ben se reconnectait avec Brown pour 14 yards. Antonio Brown n’a que faire des doubles couvertures. Il étincelle ! 37 yards remontés en 8 secondes, vous le croyez ?! Ce dernier drive défensif gâche la prestation très correcte d’ensemble de la défense… pour le niveau standard des Packers.

C’était tout de même un field goal de 53 yards à rentrer pour le kicker des Steelers Boswell. Mais comme par enchantement, le vent s’était levé sur le Heinz Field et porta favorablement le coup de pied juste ce qu’il fallait pour passer au-dessus de poteaux. (31-28). Décidément, cette année 2017 est maudite pour les Packers.

DUR À AVALER

Oui, vraiment cette défaite est dure à avaler. Les Packers ont montré qu’ils avaient du coeur contre une équipe favorite pour le prochain Super Bowl. On ne trouve pas mieux en NFL en ce moment comme trio QB-RB-WR que ces 3 « B » (Big Ben – Bell – Brown). Leur défense est une défense top 3 NFL, et pourtant les Packers leur ont marqué 28 pts quand leur moyenne de points encaissés ne dépassait 16,5.

Mc Carthy avait très bien préparé son affaire. Ce ne fut pas parfait à l’image de ce field goal tenté de manière assez incompréhensible mais il a porté Hundley par son coaching. La grenouille ne s’est pas transformée en prince et Hundley n’est toujours pas le messie, mais en confiance, il peut sortir 2-3 jeux éclatants par match. Et hier, cela a suffi à trouer une « secondary » Steelers qui est le point faible de cette équipe. En plus, il a pu bénéficier d’un Jamaal Williams (RB) qui a glané à lui seul quelques first downs et qui a été explosif sur cette fameuse passe écran. Doit-on rappeler que GB jouait en attaque sans son QB 1, son RB 1, son RB 2 et son RT 1 ?

Côté défense, il fallait faire des turnovers, et elle en a fait 3 ! GB a gagné largement la balance des turnovers 3 à 0 ; avec une telle statistique, les défaites ne sont pas légion dans l’histoire de la NFL. Cela a compensé le manque cruel de pass-rush qui est vraiment la tare défensive de cette saison 2017 alors qu’on attendait que ce soit une force. Et cela ne s’explique malheureusement pas par la seule absence de Clay Matthews (OLB). Les lignes secondaires étaient pleines de volonté mais quand un QB Elite comme Big Ben a autant de temps derrière sa ligne alors qu’elles doivent couvrir un receveur star comme Antonio Brown…

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Antonio Brown a encore prouvé contre les Packers qu’il peut être considéré le meilleur receveur de la NFL

Le coaching de Capers n’est pas à blâmer hier soir. Il a mis les choses en place pour éviter un gros jeu de Bell (RB) malgré l’absence de Kenny Clark (NT). Il a mis en place des doubles couvertures systématiques sur Antonio Brown (WR) mais cela n’a pas suffi car il y eut parfois de la mauvaise exécution, parfois tout simplement du talent adverse…

L’équipe actuelle des Packers (touché par les nombreuses blessures) a maximisé son potentiel contre les Steelers. Sur le papier, le score aurait dû être sévère mais la magie de la NFL fait le reste. À la grâce de quelques actions d’éclat et de 3 turnovers, les Packers ont fait vibrer leurs fans. Mais ils ont aussi perdu. Et cette défaite est comptablement terrible. Nous le verrons ultérieurement dans les « classements » mais désormais 5 victoires sur les 5 derniers matchs sont une obligation pour espérer tout en attendant une concordance de résultats qui favorise le destin des Packers. Dommage, Aaron Rodgers s’entrainait sur le terrain avant le match comme si de rien n’était…

LES STATS

Score

 

Pittsburgh :

  • Ben Roethlisberger (QB) : 33/45 à la passe, 351 yards, 4 TD, 2 INT
  • Leveon Bell (RB) : 20 courses, 95 yards, 4.75 yards par portée, 1 fumble ; 12 réceptions, 88 yards
  • Antonio Brown (WR) : 10 réceptions, 169 yards, 2 TD
  • Ryan Shazier (ILB) : 7 plaquages, 1 plaquage assisté
  • 3 turnovers subis
  • Efficacité en 3ème tentative : 61 % (8 sur 13)
  • Efficacité en 4ème tentative : 100 % (1 sur 1)
  • Efficacité en zone rouge : 100 % (3 sur 3)
  • 33 mn 30 de possession

 

Green Bay :

  • Brett Hundley (QB) : 17/26 à la passe, 245 yards, 3 TD, 1 fumble perdu
  • Jamaal Williams (RB) : 21 courses, 66 yards, 3.1 yards par portée ; 4 réceptions, 69 yards ; 2 TD
  • Davante Adams (WR) : 5 réceptions, 82 yards, 1 TD
  • Blake Martinez (ILB) : 12 plaquages, 3 plaquages assistés, 1 INT, 1 fumble récupéré
  • Morgan Burnett (SS) : 9 plaquages, 1 fumble forcé
  • Seulement 3 pénalités pour 27 yards
  • Justin Vogel : 5 punts, 48.2 yards de moyenne (!)
  • Efficacité en 3ème tentative : 46 % (6 sur 13)
  • Efficacité en 4ème tentative : 100 % (1 sur 1)
  • Efficacité en zone rouge : 100 % (1 sur 1)

 

Le résumé vidéo du match :  Packers@Steelers

 

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6 Comments

  1. Merci pour l’article, il est top comme d’hab ! 🙂

    Pas vu le match en direct, trop milieu de la nuit pour moi 🙂
    Mais je confirme le sentiment, après l’avoir vu en replay accéléré d’être passé à coté de quelque chose à cause de 2-3 mauvais choix (le FG de 57 yards, le dernier drive,…) et de situations qui aurait pu faire tourner le match un peu plus à notre avantage (ne pas réussir à empêcher le 1er TD alors qu’on les pousse à la 4e tentative, l’interception de Randall qui aurait pu donner un pick-6).

    Hundley ne s’est pas changé par miracle en QB moyen mais il a réussi sur les TD d’Adams et Cobb à optimiser la couverture désastreuse des Steelers (sérieux, même Randall fait mieux en couverture).
    Pour une fois (je dirais même ENFIN !!), on a cherché Richard Rodgers sur des passes rapides plein centre parce qu’il est un TE fiable et qu’on doit plus s’appuyer sur lui.
    Williams a montré de (très) belles choses, avec Jones et lui, nous avons deux rookies qui (si on ne les laisse pas partir) nous feront une belle paire de RB pour l’avenir.

    C’est vraiment dommage de ne pas être en 6-5 parce qu’à 5-6 même avec 5 victoires d’affilés, ça sera dur de passer en wild-card avec 10-6 vu le classement actuel. Il faudrait que les Falcons perdent 3 fois sur 5 (parce qu’on a pas le tiebreaker) et les Seahawks au moins 2 fois tout en espérant que les Lions ne soient pas trop efficaces.
    J’y crois toujours mais j’ai l’impression que c’est peut-être la défaite de trop.

    PS : J’ai l’impression que Randall a lu le commentaire de Roundeux d’il y a quelques semaines sur le fait qu’il casserait son clavier sur un pick-6 ! 😀 Là, ce n’était vraiment pas loin ! 🙂

  2. Merci pour ce bel article sur une rencontre où il y avait au moins « à manger et à boire » contrairement à la précédente.

    Tout d’abord, je m’étais bien planté avec 50-0 pour PIT, voilà c’est dit !

    On touche une fois de plus les limites des capacités de McCrappy qui dans un bon jour est capable de mettre en place un plan de jeu cohérent mais qui doit souvent être le dos au mur pour ouvrir le playbook et ne sera jamais capable de gérer un changement de situation ingame ou un call critique (sauf coup de bol).

    GBPF a encore très bien résumer les sentiments contradictoires qu’inspirent cette rencontre alors je vais me limiter à mes propres impressions en soulignant notamment ce tournant improbable du match qu’est la décision de tenter ce FG de 53y dans le stade le plus difficile de NFL pour les kickers. Absolument incompréhensible ! Et je ne parle même pas des justifications ridicules de Mc Hardi qui « ne comprend pas » les critiques concernant cette décision.
    La moindre des choses aurait été admettre qu’il avait commis une grave erreur de jugement sous la pression car les probabilité de réussite étaient ridiculement basses alors qu’en coinçant les Steelers contre leur endzone avec un punt, on donnait de la marge à notre D pour limiter l’impact de Brown en face.

    J’en ai aussi marre qu’on fasse jouer des joueurs blessés pas à 100% qui réaggravent leurs problèmes et sont incapables de tenir leur rang malgré toute leur bonne volonté et même leur talent (King en particulier). Ce n’est pas ce que j’appelle « put the best product on the field » (proposer le meilleur produit sur le terrain). Il y a des mécanismes en NFL pour gérer ce genre de situation et le manque criant d’un top CB pour étoffer l’effectif se fait toujours sentir. La simple présence de Mycah Hyde aurait beaucoup soulagé cette équipe (malgré Capers).
    Et qu’on ne vienne pas me dire que c’ets une question de connaître le playbook défensif parce que vu le bazar en couverture, un ballhawk instinctif vissé au regard du QB adverse ferait tout aussi bien le job !

    Je reste quand même satisfait de la performance de certains joueurs que j’apprécie depuis toujours comme Lowry ou Martinez en D et bien sûr R. Rodgers en O (100% d’accord avec Guile) que je soutiens depuis maintenant des années alors qu’il est toujours sous-employé. On peut d’ailleurs aussi parler d’Allison et surtout Janis dont « l’exclusion » de l’attaque n’a même plus l’excuse d’une mésentente avec Rodgers et/ou d’une incapacité à suivre des tracés complexes car Hundley ne joue carrément pas au même niveau de complexité !
    On voit sans arrêt Hundley se faire démonter dans le backfield sur des pirouettes inutiles lors de 3° down alors qu’un simple jet sweep ou une reverse avec block donnerait de bien meilleurs chances en exploitant le travail plus que correct de notre OL sur les courses. Encore un fois, je reste abasourdi de cette absence d’audace, de créativité et tout simplement de volonté d’optimiser les moyens disponibles (qui ne manquent pas).

    Maintenant, plus le droit à l’erreur. Je pense que même McCharity sait qu’il risque sa peau avec une défaite contre des Browns « winless ». Ce serait une humiliation retentissante avec élimination des POs à la clé, peut-être le seul moyen d’en finir avec le staff actuel.

    PS: Merci à Guile de penser à mon clavier, ça lui fait chaud aux touches haha ^^ . Quant à Randall, il est vraiment béni des dieux pour sortir une telle série d’interceptions vu le niveau de jeu pratiqué cette année… Tant mieux pour nous mais je le considérerai pas pour autant comme un CB1 et il reste sur un siège éjectable en ce qui me concerne. Le pire, c’est qu’il a de bonnes chances de continuer son show avec TB et CLE au programme 😀 .

    PS2: Désolé de m’étendre dans les coms comme une conférence postgame de McCharpie mais il fallait que ça sorte 🙂 .

  3. J’ai le même sentiment pour le PO, d’avoir manqué tant d’occasions d’y être malgré l’absence de Rodgers et que 5 victoires ne suffiraient quand même pas. Ou alors, elle aurait un destin.. comme en 2010 😉

  4. Logiquement le staff actuelle ne sera plus là, la saison prochaine et ton clavier sera sauvé !
    Et si on doit encore ce les taper, Rodgers est assez fort pour gagner encore et encore, avec ou sans la bande à Mike !

  5. Comme en 2010, exactement !
    Le run the table 2, est en marche. Deux victoires à venir pour Hundley, puis trois autres après le comeback de Godgers contre les Panthers !
    10-6 pour les Packers, et les autres on des calendriers bien corsé, donc tout est possible 😁

  6. Je suis comme vous tous frustré par le résultat, mais content de la manière !
    Frustré par certaines décisions de Mike le joufflu, frustré aussi par le dernier quart temps de Hundley, les trois premiers, lui on sûrement assuré une petite place de backup chez nous, où ailleurs !
    1-5 n’est vraiment pas à son avantage, il peut espérer finir à 3-5, mais globalement son niveau médiocre nous aura plombé la saison.

    Réussir à accrocher le leader AFC 28-28 jusqu’aux portes de la prolongation, est une satisfaction frustrante, qui nous laisse imaginer ce que Aaron aurait fait de cette défense anti-aérienne des hommes d’acier !

    Moi je vais tirer quelques enseignements de ce match.
    D’abord l’émergence d’un grand LB avec Martinez, une vrai machine à plaquer, 4 ème NFL, qu,i si il continue sur des bases de 10 où 15 plaquages sur les cinq derniers matchs, peut finir en tête à la dix-septième journée.
    Ce sera sûrement le seul Packers sélectionné pour le Pro Bowl cette saison !

    Ensuite on va pouvoir exploiter deux jeunes running back complémentaire, qui aideront bien Rodgers dans l’avenir.
    Nos deux premiers tours de draft sont à polir, mais ont du potentiel.
    Nos deux lignes sont compétitifs quand il sont en bonne santé.
    Adams qui surnage dans ce marasme est clairement notre nouveau WR numéro 1 !
    Quand a Jordy Nelson mon chouchou depuis longtemps, il est pour moi la plus grosse déception de la saison, certe orphelin de son ami Aaron, mais il m’a l’air un peu perdu, et drop beaucoup trop !

    Inutile de revenir sur le cas Capers et McHarty, tous le monde souhaite du renouveau, tous le monde sauf TT peut-être on verra bien !
    Et inutile de revenir aussi sur cette intersaison catastrophique, qui on vu les dirigeants, éjecter Hyde, Peppers, et Cook, vers d’autres horizons, ou chacun brille, tandis que chez nous leurs absences fait cruellement défaut !

    Il n’y plus qu’à espérer que plusieurs de nos concurrents se plante sur cette fin de saison, mais l’espoir fait vivre !
    Aller, Go Pack Go !

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