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Entre les deux coureurs Williams et Jones s’était intercalé au choix originel du 5ème tour (choix n°175) le traditionnel receveur que le manager général Ted Thompson se plaît à choisir chaque année à la draft. Le cru WR 2017 débutait ainsi avec Deangelo Yancey de l’université de Purdue (Indiana).

UN RECEVEUR RUGUEUX…

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Deangelo Yancey en impose : 1,88 m – 100 kg. C’est un beau gabarit pour un receveur rookie. Durant toute sa carrière universitaire, Yancey a su tirer parti de ce physique musculeux pour prendre l’avantage sur ses adversaires. Ainsi, lorsqu’il était à la lutte pour le ballon avec des cornerbacks suite à des lancers imprécis de son quarterback, Yancey prenait très majoritairement l’avantage sur le défenseur. Il sait gagner les lancers contestés.

C’est avec ce même gabarit que Yancey arrive à gagner la lutte pour gagner sa position, que ce soit sur des tracés croisés (« cross ») ou des tracés longs. Sa principale qualité est donc sa qualité de séparation. Yancey utilise son physique pour arriver à se démarquer et devenir une cible de choix de son QB, malgré une vitesse de course moyenne. Cependant, il arrive la plupart du temps à conserver le gain d’espace obtenu à la séparation au moment de la course balle en main, n’hésitant pas, encore, à repousser ses adversaires avec ses bras.

Cette dernière qualité, il l’exploite également en blocage pour les tracés des autres receveurs, et ça ce n’est pas la moindre des qualités à avoir dans une attaque menée par Aaron Rodgers.

… PAS AIDÉ PAR SES PARTENAIRES

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Purdue n’est peut-être pas l’université la plus connue au niveau football américain, et pour cause… Elle appartient pourtant à la rugueuse conférence BIG 10, conférence qui conteste à la conférence SEC (South Eastern Conference) le statut de meilleure conférence universitaire du pays.

Oui mais voilà, face à une telle adversité, Purdue n’a été que très rarement à la fête. Voyez donc, lors des 4 années universitaires de Yancey (2013 à 2016), Purdue n’a gagné que… 9 matchs (sur près d’une cinquantaine), et seulement 3 en intra-conférence. Difficile de se mettre en valeur quand on appartient aux « Cleveland Browns » de la BIG 10. Et pourtant, Yancey a réalisé 9 matchs à + de 100 yards lors ses 4 années universitaires.

UN POTENTIEL À DÉCOUVRIR

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Son meilleur match 2016 (155 yards, 2 TD) aura été celui contre l’université… de Wisconsin !

Il faut donc regarder le potentiel de ce jeune homme car il n’avait pas le casting autour de lui pour briller. Il n’a pas pu bénéficier d’un grand quarterback et il était le receveur n°1 d’une équipe famélique, donc surveillé comme l’atout offensif n°1. Malgré cela, il a su tirer parti des « bombes » lancées un peu de manière désespérée par ses QB. C’est ainsi qu’il s’est fait le spécialiste des gros gains.

Par sa capacité à lutter pour le gain de la balle, il est en effet capable de faire des gros gains malgré une vitesse limitée. En fait, Yancey ressemble beaucoup à un ancien receveur récent des Packers : James Jones. Ils ont en effet un physique similaire (juste 5 kg de + pour Yancey) et des performances au « combine » quasiment semblables.

James Jones n’avait rien de « flashy » dans son jeu, et pourtant il fut l’un des receveurs fétiches d’Aaron Rodgers. Véritable receveur de possession sans vitesse extraordinaire, il savait tirer profit du moindre espace qu’il arrivait à s’offrir et a contribué au parcours de GB menant au Super Bowl de 2010.

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Yancey prêt à imposer son n°16.

Yancey a tout à fait ce profil, à lui de le faire valoir auprès de la star Aaron Rodgers… si tant est qu’il en ait l’occasion. Car la concurrence est rude au poste de receveur à GB. Derrière les inamovibles Nelson, Cobb et Adams, la lutte sera acharnée au camp d’entraienement estival entre Janis, Allison, Davis, Mc Caffrey et l’autre rookie, dont vous découvrirez prochainement la fiche, Dupre.

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