Fiche joueur drafté 2017 : Kevin King (CB) – choix n°33

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C’est parti pour la série d’analyses des joueurs draftés en 2017 par les Packers. À tout seigneur, tout honneur, place d’abord au 1er joueur drafté il y a une semaine par les Packers, Kevin King, cornerback des Washington Huskies.

UN CORNERBACK PREMIER CHOIX

J’espère que vous avez apprécié (ou revu avec plaisir) la sélection de Kevin King il y a une semaine à la draft 2017.

S’il fut drafté au second tour suite au « trade down » du 1er jour de draft, considérez Kevin King comme un choix de premier tour. En effet, choisi au n°33, King est le premier choix du second tour mais le cru de cette draft 2017 était exceptionnellement dense. C’est d’ailleurs l’essence même du « trade down » des Packers. Quand fut venu leur choix n°29, les Packers avaient encore beaucoup de joueurs « cibles » disponibles. Parmi eux, se trouvaient sûrement T.J. Watt (OLB) et Reuben Foster (ILB) car, alors que la position de premier du second tour est offerte à toutes les possibilités de « trade down », les Packers n’ont pas souhaité laissé filer une cible de choix de plus. Un nouveau « trade down » était en effet risqué. Le choix n°34 étant dévolu aux Seattle Seahawks (après un échange avec les San Francisco 49ers), il était quasiment assuré que ceux-ci se jetteraient sur le cornerback local. C’est sûrement ce qu’il se serait passé puisqu’une fois King choisi, les Seahawks ont monté un échange avec les Jacksonville Jaguars pour descendre d’une place au choix n°35 ; les Jaguars craignant qu’une fois King parti, les Seahawks prennent une de leurs cibles : le tackle offensif Cam Robinson.

UNE COMBINAISON RARE DE TAILLE ET DE VITESSE

Arizona State v Washington

1,91 m. Cherchez pas, vous ne trouverez pas un cornerback plus grand au sein de cette draft 2017. Kevin King est peut-être le prototype du cornerback du futur où ceux-ci doivent s’adapter aux profils de receveurs de plus en plus grands, vous savez, ceux qui ont martyrisé notre défense en 2016 : les Julio Jones, Dez Bryant et consorts.. Si vous rajoutez à cela une détente phénoménale (mesurée à 1 m pile sans élan (2ème meilleur CB) lors du combine qui est un test d’épreuves de force, de vitesse et de détente). Pour vous situer le monsieur, Kevin King est ainsi quasiment capable de toucher un arceau de basket-ball avec sa tête ! Ce sont des qualités essentielles pour bien défendre en zone rouge (20 derniers yards) où les passes des QB adverses sont beaucoup plus lobées. On a hâte de le voir reproduire sous le maillot vert et or cette interception spectaculaire que n’aurait pas renié le receveur Odell Beckham Jr.

Mais être grand et avoir une bonne détente ne suffit pas pour être un bon cornerback NFL, il faut aussi être rapide et agile. Top 10 CB du combine sur le sprint de 40 yards (en 4.43 s), King a une bonne vitesse de pointe qui peut lui permettre de rattraper un receveur comme savait si bien le faire Sam Shields.

Surtout, l’atout majeur pour un CB, c’est de savoir se retourner rapidement. Or, King a montré lors du combine des capacités incroyables de souplesse et d’agilité en étant le meilleur CB sur l’épreuve du « 60 yard shuttle » et surtout en effectuant les meilleures performances sur les épreuves du « 3-cone drill » et du « 20 yard shuttle », tout joueur confondu ! Sur la prochaine vidéo, vous pourrez voir des exercices, testant les qualités de ce type d’épreuves, effectués par les lignes secondaires des Washington Huskies. Kevin King occupe les 30 premières secondes mais restez connectés et regardez la suite de la vidéo où vous verrez un événement de ce « Pro Day », la blessure au tendon d’achille du prospect le plus attendu à la draft au poste de CB : Sydney Jones (dont nous reparlerons plus tard). Ce top CB promis à un top 15 à la draft a finalement été choisi par les Philadelphia Eagles au milieu du 2ème tour, en raison de cette blessure qui le privera de la saison 2017.

BIENVENUE SUR L’ÎLE DU ROI ?

Kevin King semble avoir les meilleurs atouts pour être un « shutdown corner », c’est-à-dire un CB tellement bon qu’il isole la partie du terrain où il évolue, obligeant le QB adverse à ne viser que la partie opposée à ce CB. Rapide, agile, grand, il était comparé par beaucoup avant cette draft à Richard Sherman, le CB star des Seattle Seahawks, par son physique similaire et une longueur de bras bien plus grande que la moyenne (81 cm). De quoi rester isolé sur son île ?

De plus, à l’instar du joueur All-Pro auquel on le compare, Kevin King a également du caractère. King faisait partie de la sélection des 22 joueurs appelés par la NFL pour être dans la « pièce verte », c’est-à-dire la pièce où les joueurs attendent qu’une équipe les sélectionne au 1er tour de draft. Or, vous vous souvenez que les équipes ont jusqu’à 10 mn pour choisir leur joueur au 1er tour de draft. Eh bien, Kevin King a attendu plus de 3 heures 30 pour ne finalement pas être appelé, comme 4 autres prospects. Loin d’être abattu, il a remis le survêtement pour aller faire une heure de footing et soulever quelques poids après la soirée. Un vrai motivé ! Et au contraire des 4 autres prospects, Kevin King, gardant toute confiance, est revenu dans « la pièce verte » le lendemain pour le 2ème tour, un endroit qu’il ne souhaitait pas quitter tant que son nom n’était pas appelé. Il n’a pas eu à attendre longtemps, il fut le premier joueur appelé de la 2ème journée et sa famille a pu savourer l’instant (voir première vidéo de la sélection de King).

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Des défauts ? On dit de lui qu’il n’est pas un plaqueur phénoménal et qu’il peut manquer des interceptions. Mais le principal défaut que je lui verrai est qu’il formait chez les Washington Huskies (qui ont terminé dans le dernier carré NCAA, seulement défaits par le futur champion Alabama) avec Sydney Jones le duo de cornerbacks le plus redouté de la NCAA en 2016. Or, pour le compte, le « cornerback island » était l’apanage de Sydney Jones. Les attaques adverses, pour éviter Jones, visaient plutôt le côté de Kevin King. Cela ne réussissait pas aux attaques adverses pour autant mais cela a donné toutes les chances à King de briller et il n’en s’est pas privé ! Aura t-il la même aura avec un côté opposé moins dominant ?

Promis à un bel avenir, King va être en compétition durant le camp estival pour être un titulaire incontesté, voire pour être le CB n°1. Au sein de lignes secondaires très jeunes où Morgan Burnett fait figure de vétéran à 28 ans, King semble être une plus-value immédiate au sein du secteur qui a le plus pêché à GB en 2016. Alors, « yes, it’s good to be the king ! » (ouh la la)

1 Comment

  1. Les Packers n’ont pas toujours le nez creux sur leurs premiers choix de draft, maison souvent sur les tours suivant, alors j’espère que tu a raison et que l’on tient notre Richard Sherman, car on en a bien besoin, tellement nos DB ont été à la cave…

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