Week 13 ~ GB – HOU : le retour de l’amiral Nelson

GREEN BAY PACKERS – HOUSTON TEXANS :  21-13

temp161204-packers-texans-4-siegle-057-nfl_mezz_1280_1024

Jordy Nelson, la valeur sûre dans le blizzard

Une victoire de plus dans l’escarcelle des Packers obtenue dans des conditions dantesques avec un blizzard neigeux continu. Des conditions qui ont fortement influencé un match qui ne fut pas « flashy » et où les « gros jeux » se sont fait rares.

UNE DOMINATION STÉRILE DES PACKERS

Le blizzard neigeux plombant le ciel de Green Bay a donné un match où les défenses avaient un avantage certain sur des attaques pour qui la passe et même le port du ballon se révélaient beaucoup plus hasardeux.

temp161204-packers-texans-2-siegle-35-nfl_mezz_1280_1024

Sous l’effet combiné des plaquages de Rollins (n°24) et Gunter (n°36), le TE Griffin (n°84) laisse échapper la balle

Ce n’était pas pour déplaire à Green Bay dont la défense était moins côtée que celle de Houston avant ce match. Et dès le premier drive de Houston, Ladarius Gunter (CB) provoquait un fumble du tight-end R. Griffin.. récupéré par Morgan Burnett (SS) qui relançait sur 35 yards !

La défense des Packers réalisaient d’entrée le « turnover » tant recherché et qui manquait tant ces dernières semaines. Rodgers récupérait le cuir aux portes de la zone rouge et avançait les Packers jusqu’aux 2 yards adverses (avec notamment une passe haute sur Cook qui utilisait bien sa taille pour la réception). Les Packers utilisaient une seconde tentative à la passe vers Nelson, schéma trop inefficace à mon goût dans ces situations à 2-3 yards de l’en-but. Sur la 3ème tentative, Rodgers n’assurait sa prise en balle sous le Centre, et laissa échapper le ballon. L’OL des Packers étant poussée par la pression de la ligne défensive adverse, c’est un Texan (Mercilus) qui récupérait la balle. Un turnover au plus mauvais endroit, une action qui arrive à Rodgers une fois toutes les 36 lunes !

GB ne capitalisait donc pas son premier (et dernier) « turnover » de la partie.

temp161204-packers-texans-2-siegle-27-nfl_mezz_1280_1024

Très bonne rentrée de Jake Ryan (n°47)

Mais la défense assurait le boulot en annihilant la course (avec le retour très remarqué de Jake Ryan en ILB) et, mise en confiance par les piètres performances passées du QB adverse Osweiler, se permettait de blitzer souvent. Ils stoppaient même une 4th et 1 où la vision de Clinton-Dix lui permettait de plaquer le coureur pour un gain négatif après avoir assigné devant lui Datone Jones sur la formation pré-snap.

Mais Green Bay ne profitait pas de ces ballons rendus. Starks (RB) n’arrivait pas à établir un jeu de course, en cherchant trop l’évitement, ne trouvant pas de passage dans la ligne.

C’est en donnant plus la balle à Christine Michael, qui doit sûrement assimiler plus de schémas pour avoir plus de snaps, et aussi à Montgomery que les Packers avancèrent mieux à la course. C’est même Michael qui réussissait une 4ème et 2 yards. Le travail de lacourse était d’autant plus nécessaire que Rodgers, volontairement, choisira de courir à minima afin de préserver son ischio-jambier endolori. C’est néanmoins en sortant de sa poche et en prolongeant le jeu qu’il trouva Randall Cobb pour le touchdown. Au jeu des ballons rendus, on était déjà rendus au milieu du second quart-temps. (7-0)

temp161204-packers-texans-2-siegle-104-nfl_mezz_1280_1024

1er sack en carrière de Dean Lowry (DE)

Le score n’évoluera plus au second quart-temps. La défense de Green Bay affolait Osweiler (1er sack de Lowry en carrière, sack de Peppers) tout en gardant une couverture proche et sûre, sachant que le lancer du QB avait très peu de chances d’être profond. Sur un retour de punt, Cobb (WR) prenait une mauvaise option en ne prenant pas le sillage de Montgomery qui aurait pu transformer un bon retour de punt de 23 yards en return TD.

Mais sous-utilisant un Michael (RB) et un Ripkowski (FB) pourtant efficaces, les Packers trouvaient peu la mire à la passe, et malgré une domination territoriale sans égale (17 jeux joués dans le territoire adverse pour Green Bay… 1 pour Houston), les Packers rentraient aux vestiaires avec une faible marge. (7-0 à la mi-temps)

RODGERS-NELSON VERS LA VICTOIRE

Balle en main pour entamer la deuxième mi-temps, les Packers pouvaient se détacher mais un sack (l’unique du match) d’un Mercilus ayant débordé Bakhtiari forçait GB au punt.

Au contraire, Houston profitait de sa première possession de la 2ème mi-temps pour enfin avancer. Osweiler augmentait son ratio de passes complétées mais la défense de GB faisait le stop nécessaire sur une nouvelle course du RB 2 Grimes en 3ème tentative, un schéma qui aura marché à plusieurs reprises. Avec une 4ème et 1 en zone rouge, les Texans prirent une décision risquée (que je n’aurais pas choisi) : tenter de convertir cette 4ème tentative plutôt que d’assurer les 3 pts dans un match avec un si faible score.

Bien leur en a pris avec un schéma qui faisait aller et venir leur receveur star DeAndre Hopkins (n°10) derrière la ligne offensive avant la mise en jeu. La défense des Packers mordait très bien à l’hameçon puisqu’à peine le snap fait, de nombreux défenseurs étaient aspirés vers la zone d’Hopkins laissant seul le CB Quinton Rollins (1,80m ; 88 kilos) face au TE 2 Griffin (1,98m ; 116 kilos) qui prit aisément l’avantage. (7-7) vidéo TD Griffin

Les Packers pouvaient vaciller. Et le coach McCarthy cherchait à se tirer une balle dans le pied en tentant de convertir une 4ème et 2 sur la ligne médiane (!) en milieu de 3ème quart-temps (!), un jeu qui fut modifié sur la ligne par Aaron Rodgers au vu de la formation adverse. Mais la course de Ripkowski buta sur le mur Wilfork (NT).

Grâce à cet échec de GB, Houston récupérait sa meilleure position de départ de la partie ! De quoi en profiter.. Une nouvelle course de Grimes en 3ème et 12 (!) continuait le drive mais les Texans bloquaient sur les 36 yards (à cause notamment d’un drop laid du WR Hopkins). Les Texans, logiquement, ne tentaient pas le field goal de 53 yards compte tenu des conditions climatiques. Mais je fus étonné qu’ils ne tentent pas une nouvelle fois de convertir la 4ème et 5 yards à parcourir et profiter d’un certain momentum en leur faveur.

Les Texans choisirent donc de punter. Il faut dire qu’avoir Shane Lechler, un des meilleurs punters de la NFL, favorise ce choix. Et il le prouvait en renvoyant la balle sur… les 2 yards de GB ! Après une passe de 9 yards au tight-end R. Rodgers, Montgomery convertissait le 1st down avec une course de 13 yards.

Ce fut un des tournants du match pour moi. GB sortait de sa zone dangereuse et enclenchait sa marche en avant, renversant le « momentum » favorable alors aux Texans. De plus, sur l’action, le CB star des Texans J. Joseph se blessait aux côtes. Son absence pour la fin du match allait ouvrir les écoutilles des lignes arrières texanes.

Jared Cook (TE) en profitait le premier en convertissant une 3ème et 8 yards. Puis, c’était au tour de D. Adams de faire sa réception en bord de touche, réception qu’il prolongeait avec énormément de volonté pour un gain de 40 yards… corrigé finalement par les arbitres à une réception de 17 yards pour un pied en touche. vidéo réception Adams Mais qu’à cela ne tienne, sur le jeu suivant, Rodgers trouvait un Nelson isolé, débarrassé de son cornerback par une glissade, pour un TD réception de 32 yards qui clôturait un drive de 98 yards à 13 mn du terme ! (14-7) vidéo TD Nelson

Les Texans tentaient de se relancer en utilisant une botte secrète avec leur coureur J. Blue, coureur (auteur de la meilleure course du match : 25 yards) et receveur. Mais une pression de Ryan (ILB) et Guion (DT) obligea des prudents Texans à se dégager par le punt.

Balle en main et 9 mn à jouer, GB « tua » le match par un TD marqué à 4 mn de la fin. C’est la bonne vieille connexion Rodgers-Nelson (2 réceptions de 21 et 28 yards) qui fit avancer les Packers avant que Mc Carthy nous sorte (enfin) une course renversée (« Jet Sweep ») de Janis (WR) pour 19 yards. Aaron Ripkowski (FB) terminait le travail avec l’appui de sa ligne pour un TD de 3 yards. (21-7)

La cause était quasi entendue.. et c’est pourquoi les Packers prenaient l’option d’une défense préventive. Comme à chaque fois que cette tactique est utilisée, elle permet aux adversaires d’avancer, de gonfler leurs fiches statistiques, et parfois même de marquer ! Ainsi, Deandre Hopkins marqua un TD de 44 yards, profitant d’un relâchement coupable de Randall (CB). (21-13)

Mais cette tactique avait eu au moins le mérite manger le chronomètre et de faire utiliser les temps morts adverses. Alors certes, un QB d’un autre calibre qu’Osweiler aurait peut-être mieux géré cette remontée.. Toujours est-il qu’une fois l’onside kick récupéré, les 4 tentatives de GB permettaient de brûler les 2 mn restantes offrant l’indispensable victoire.

DES BASES POUR VAINCRE LES SEAHAWKS

On l’a vu, le blizzard neigeux a fortement conditionné le match, donnant l’avantage aux défenses. GB aurait dû profiter de ses coureurs efficients et non plus de Starks qui a eu le temps de prouver toute cette saison que sa prolongation de contrat est un mauvais choix. Il fut d’ailleurs campé aux équipes spéciales en fin de match… Car on peut supposer que, compte tenu de ce qu’il a montré, Christine Michael devrait prendre le poste de RB 1 avec la même alternance Montgomery – Ripkowski. C. Michael sera en plus motivé par le fait de jouer dimanche contre l’équipe qui l’a viré il y a trois semaines : les Seattle Seahawks.

Ce match fut une sorte de répétition du prochain match face aux Seahawks. Les Texans offraient en effet une défense tout à fait louable. Mais l’OL de GB tiendra t-elle aussi bien le choc contre le pass-rush de Seattle ? Ce sera un vrai test. Les Seahawks ont aussi perdu un argument de choix avec la perte sur blessure (fracture jambe) du free safety star Earl Thomas.

L’attaque des Seahawks aura une autre allure que celle des Texans, car mené par un QB bien plus talentueux, Russell Wilson. Le point d’attaque sera leur ligne offensive, qualifiée par beaucoup comme la plus mauvaise de la ligue. Au pass-rush de GB d’enfermer Wilson dans sa poche et d’en faire de même avec le coureur Rawls, lutin très agile qui préfère les courses extérieures.

Le match contre les Seahawks sera le test qui déterminera la fin de saison des Packers.

Dans ce match en manque de sensations réellement fortes, mention spéciale aux équipes… spéciales qui ont effectué leur meilleure prestation de l’année dans des conditions pour le moins difficiles. Le punter Schum fut parfait jusqu’à son dernier punt « out of bounds » qui clôtura le match. Crosby fut égal à ses hauts standards. Et les retours de kickoff ou punt ont été les meilleurs de l’année tout en limitant ceux de l’adversaire. Ce ne fut pas flashy (pas de return TD) mais très solide.

D’ici là, il faudra de nouveau panser les blessures. Pas de nouvelle grave blessure. Mais Rodgers est clairement limité dans ses courses et ne peut plus s’échapper à loisir. Il en est de même pour Clay Matthews dont on a vu qu’il choisissait toujours de déborder son adversaire pour prendre le moins de chocs possibles sur son épaule. Perry et Ryan (quelle rentrée !) ont aussi eu leurs blessures pendant le match. Bref, c’est clopin-clopant que les Packers se tournent vers le prochain match, un peu handicapée mais en bonne forme. On peut même espérer des retours, comme celui de Blake Martinez (ILB) ou de TJ Lang (RG), même si pour ce dernier, le rookie Spriggs tient très bien la baraque à sa place.

LES STATS

sans-titre

 

Green Bay :

  • Aaron Rodgers : 20/30, 209 yards, 2 TD
  • 109 yards à la course avec 6 coureurs
  • Jordy Nelson : 8 réceptions, 118 yards, 1 TD
  • Morgan Burnett : 7 plaquages, 2 plaquages assistés, 1 fumble recouvert
  • Efficacité en 3ème tentative : 33 % ! (4 sur 12) ; 71 % la semaine passée
  • Efficacité en zone rouge : 66 % (2 sur 3)

Houston :

  • Brock Osweiler : 22/35, 202 yards, 2 TD
  • 123 yards à la course avec 4 coureurs
  • DeAndre Hopkins : 3 réceptions, 58 yards, 1 TD
  • Whitney Mercilus : 4 plaquages, 1 sack, 1 fumble recouvert
  • Efficacité en 3ème tentative : 40 % (6 sur 15)
  • Efficacité en zone rouge : 100 % (1 sur 1)

 

Le résumé vidéo du match :  Packers vs Texans

Point classement mercredi. Après avoir accueilli le leader de l’AFC South, place dimanche à la réception du leader de la NFC West, les Seattle Seahawks, actuels 2ème de la NFC.

Publicités

2 Comments

  1. Merci pour le compte-rendu ^^ .
    J’avoue m’être arraché les cheveux (et avoir insulté McCrappy) sur les situations de short yardage pendant ce match…

    Comment peut-on être assez c… pour rater nos 5 premières tentatives de downs à 1y (notamment en RZ !) avec des jeux complètement farfelus !? On doit être la seule équipe à gérer aussi mal ce genre de situations alors que c’est ultra-simple. Faut vraiment arrêter de filer le ballon 10 yards derrière pour faire 1y c’est juste DEBILE (sauf cas particuliers genre trick play ou autre bien sûr) !
    A la 6ème on s’est enfin rappelé qu’on avait un mec fait pour ça, un certain « Rip » fullback de son état. Il va peut-être pas passer à chaque fois mais la probabilité est quand même élevée vu ce qu’il fait quand on daigne lui donner le cuir.
    Quand on ajoute à ça les portes ouvertes de notre D sur 3rd & long avec des courses pour FD à gogo, y’a de quoi devenir dingue. J’ai également détesté voir Rodgers se remettre à jouer long vu les conditions météo, surtout que vu sa patte folle, valait mieux libérer le ballon plus vite. Il finit quand même encore avec presque 110 de rating ce qui est très bon par temps de neige.

    Sinon, très satisfait d’avoir enfin vu Lowry que j’aime beaucoup, il a la vitesse et le « wrap » qui nous ont souvent manqués sur de nombreux tackles/sacks bêtement ratés ces derniers matches. Pareil pour Monty qui devient le véritable couteau suisse de cette équipe en attaque.
    Que ce soit Janis ou Gunter, c’est incroyable ce qu’ils peuvent faire quand on joue sur leurs qualités au lieu d’essayer de faire rentrer des carrés dans des trous ronds.
    Nelson et Adams font enfin un beau tandem et là aussi si on joue sur les forces actuelles de Nelson au lieu d’espérer retrouver l’ancien qui grillait toutes les secondary, on se simplifie grandement la vie.

    Par contre, je vais être honnête, pour moi on a quasiment aucune chance de battre SEA même sans Earl Thomas à moins qu’ils fassent n’importe quoi ou que la météo soit ignoble. GB fait beaucoup trop d’erreurs (McCarthy en tête) pour espérer l’emporter contre une équipe qui joue avec nettement plus de hargne. Il faudrait une performance exceptionnelle de notre F7/rush pour avoir une chance mais je vois déjà arriver les gros downs à répétition.

  2. Je serai moins sévère que toi sur Mc C……y. 🙂 Mais les situations de « goal to go » me stressent alors que ça devrait pas être la cas. Le problème, c’est que GB n’a pas trouvé son jeu signature dans ce genre de situation : une passe rapide au slant WR, la passe lobée au TE ou la course attendue qui arrache tout.

    J’ai jamais compris pourquoi on ne faisait pas sauter Lacy avec 1 ou 2 yards à parcourir. Tenter une passe classique au WR dans cette situation me rend perplexe car le CB a moins de terrain à couvrir..

    J’apprécierais de pilonner la ligne avec Ripkowski , soit en fake soit avec un play bien attendu avec 2 OL qui jouent FB. Le jeu est attendu mais on impose notre loi !
    C’est vraiment le genre de situation à améliorer (cf NFC title 2014) pour ne pas laisser des points en route.

    Faut pas mettre Seattle trop sur un piédestal, surtout quand ils jouent à l’extérieur. Même s’il faut une bonne défense pour les faire galérer, ils ont bien perdu chez les Saints cette année.. Maintenant, le forfait de Nick Perry ajouté à une moitié de Clay ne va pas aider à marcher sur la faible OL de Seattle.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.