Échauffement Week 13 : GB – HOU

GREEN BAY PACKERS (GB) – HOUSTON TEXANS (HOU)

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Les Packers se sont relancés la semaine passée avec une victoire maîtrisée chez les Eagles de Philadelphie et ont désormais un bilan de 5 victoires et 6 défaites. Ils affrontent les Texans de Houston, leaders de l’AFC South avec 6 victoires et 5 défaites. Et pourtant, l’affiche semble avantager Green Bay…

UNE ATTAQUE AÉRIENNE TEXANE FAMÉLIQUE

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Brock Osweiler, statistiquement le pire QB titulaire de la NFL actuellement !

Allô Houston, votre attaque aérienne a un problème ! Elle est en effet la plus mauvaise de la NFL. Ce n’est pas faute d’avoir investi en cours de saison sur un nouveau quarterback. Mais pour l’instant, Brock Osweiler, chèrement recruté aux Denver Broncos, ne répond pas aux attentes, c’est le moins qu’on puisse dire.

Pourquoi ? Parce qu’à l’image du QB des Eagles Carson Wentz, Osweiler réagit mal à la pression adverse. Or, les Houston Texans n’ont pas une ligne offensive aussi bien fournie que la ligne titulaire des Eagles. Leur meilleur élément est le centre Greg Mancz mais avec Mike Daniels sur sa route, il aura un challenge de poids. Les autres membres de l’OL texane ont des performances en dents de scie qui font d’elle une OL dans la moyenne de la NFL.

Mais quand on a un QB comme Osweiler qui entame sa première saison en réel titulaire, on a besoin d’une très bonne protection, et ce n’est pas le cas. Il y a donc moyen de lui mettre la pression et d’en récolter les fruits.

Osweiler est à la fois le leader NFL en interceptions (13), l’avant-dernier QB de la ligue en termes de yards par match. En fait, quelque soit les statistiques, il est en dernière position des QB qui ont joué tous les matchs de la saison. Il a ainsi + d’interceptions (13) que de TD (12) au compteur. 🙂

La mission est simple pour la défense des Packers : mettre la pression sur Osweiler, ne pas hésiter à blitzer les linebackers et garder au chaud les lignes secondaires vers l’arrière à l’affût de l’obligatoire interception du QB texan.

Car il ne faudra pas qu’Osweiler joue dans un fauteuil, il a en effet un arsenal de receveurs à sa disposition. Il y a la star Deandre Hopkins (WR) qui s’épanouissait plus avec Brian Hoyer aux manettes en 2015 que maintenant, c’est dire. On distingue aussi le rookie star de 1er tour Kyle Fuller (WR) et surtout le tight-end CJ Fiedorowicz qui est la soupape de sécurité texane, le genre de profil que les Packers ont toujours du mal à gérer, surtout avec notre corps de linebackers intérieurs handicapés.

Le même plan de jeu que face aux Eagles devrait être appliqué mais il y aura une menace plus proéminente à la course avec en face Lamar Miller (RB), 5ème coureur NFL au niveau des yards parcourus, au profil puissant. Les Packers devront donc garder un oeil sur lui et garder leurs standards de 7ème défense contre la course. On devrait ainsi voir une plus grande rotation sur la ligne défensive avec Kenny Clark et Mike Pennel en soutien de M. Daniels et L. Guion.

UNE DÉFENSE TEXANE PAS SI ORPHELINE DE J.J. WATT

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Malgré l’absence de J.J. Watt, la défense des Texans (ici le CB n°32 Nelson) reste solide

Quand on perd son meilleur joueur, il est sûr que la saison se profile différemment. Et J.J. Watt est un rouleau compresseur unique en NFL, auteur de 15 sacks en moyenne sur les 4 dernières saisons. Le pass-rush texan est donc décimé et c’est à Whitney Mercilus (OLB) [Jadeveon Clowney (DE), blessé, est finalement absent pour ce match] que revient principalement la charge de mettre la pression sur le QB. Mais n’est pas J.J. Watt qui veut et les Texans sont une des dernières équipes de la ligue en terme de sacks.

Cependant, si elle n’est pas spectaculaire et provoque peu de sacks, de fumbles ou d’interceptions, la défense de Houston, coachée par Romeo Crennel, ne se laisse pas marcher dessus et encaisse peu de yards (5ème NFL). C’est surtout contre la passe que cette défense est productive avec des défenseurs qui sont régulièrement sur les trajectoires de passes ou près de leurs attaquants. Les performances de McKinney et de Cushing chez les linebackers, du cornerback vétéran Joseph et du safety Moore seront à surveiller. On n’ose pas imaginer le niveau de cette défense avec J.J. Watt dans ses rangs !

La défense texane, malgré la présence de l’éléphant Vince Wilfork en nose tackle, est peu efficace contre la course. Ce sera l’occasion rêvée de progresser dans ce domaine pour les Packers où on espère une plus grande variété des porteurs de ballon (Ripkowski, Michael, Montgomery), Starks étant meilleur en receveur court qu’en coureur.

BIS REPETITA ?

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Les Texans sont donc une équipe défensive avec une attaque faible si on lui met un chouia de pression. Les Packers ne sont pas trop à l’aise face à des très bonnes défenses mais les caractéristiques texanes sans Watt font qu’Aaron Rodgers aura vraisemblablement du temps pour lancer. Tant mieux, car Rodgers sera sûrement moins mobile en raison de son ischio-jambier douloureux. Et on imagine que derrière un Davante Adams (WR) en feu, les autres receveurs sauront créer les espaces nécessaires pour réceptionner ses passes.

Les lignes secondaires des Packers ont montré plus de consistance la semaine passée face à une attaque toute aussi mauvaise et au retour de Randall qui par un effet domino rehausse le niveau de ses coéquipiers. Mais attention, cette fois, Green Bay devra surveiller le coureur adverse et ne pas laisser un trou aussi béant que face à Demarco Murray (RB) lors du match contre les Titans.

Les clés du match resteront les mêmes que face aux Eagles, gagner la bataille des tranchées, et sur le papier, les Packers apparaissent supérieurs aux Texans qui offrent une moindre consistance dans ce domaine que les Eagles. Rappelons que la victoire est quasi indispensable pour les Packers s’ils veulent espérer les play-offs.

Et dernier point, les Packers sont enfin de retour à Lambeau Field où les températures avoisineront les 0 °C dimanche et avec une très forte probabilité de neige ! Les Texans habitués à jouer à domicile dans un dôme et dans une AFC South aux conditions clémentes, pourraient être peu à l’aise avec cette météo.

LES COMPOSITIONS PROBABLES

Attaque :

Rodgers (QB) – Starks (RB) – Bakhtiari (LT) – Taylor (LG) – Linsley (C) – Spriggs (RG) – Bulaga (RT) – Cook (TE) – Nelson (WR) – Cobb (WR) – Adams (WR)

Défense :

Guion (DT) – Daniels (DT) – Perry (OLB) – Ryan (ILB) – Matthews (ILB) – Peppers (OLB) –  Randall (CB) – Gunter (CB) – Rollins (CB) – Burnett (SS) – Clinton-Dix (FS)

 

Coup d’envoi dimanche à 12 h 00, heure locale, 19 h 00, heure française.

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1 Comment

  1. Article qui pointe bien les enjeux très clairs de cette rencontre: faire assez peur à Brock pour qu’il passe la soirée à regarder derrière lui plutôt que devant et jouer correct en attaque ce qui devrait suffire à mettre plus de points que les Texans.

    Le problème que je peux voir venir, c’est une (énième) régression de McScratchy vers le gameplan qui le démange toujours: « etsablish the run » en laissant Rodgers refroidir avant même d’avoir chauffé, ce ne serait pas la première fois…

    D’un certain point de vue, les mauvaises conditions météo pourraient nous être défavorables en incitant MicMacCarthy à forcer sur le run tout en rendant le jeu aérien plus aléatoire alors que nous sommes supposés avoir l’avantage dans ce domaine.

    N’oublions pas que Houston joue pour les PO donc ils vont rien lâcher mais on devrait l’emporter tant qu’on n’accumule pas les bourdes !

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