Week 8 ~ ATL – GB : Un point de détail…

ATLANTA FALCONS – GREEN BAY PACKERS : 33-32

Green Bay Packers vs. Atlanta Falcons

30 secondes de la fin, Sanu marque le TD victorieux pour les Falcons

On a retrouvé Green Bay ! Avec ses qualités et ses défauts… Une attaque à la passe retrouvée, une défense à la passe détroussée. C’est presque une défaite « encourageante » que les Packers ont encaissé à Atlanta. Car Green Bay a dû faire face à des absents de dernière minute, et compte tenu des munitions dont elle disposait, elle a défendu valeureusement ses chances mais a craqué en fin de match.

AARON RODGERS EST DE RETOUR !

C’est le match qu’on attendait du quarterback star de l’équipe depuis le début de saison. Il a montré que son talent était endormi, mais pas disparu. Et pourtant, il a dû composer avec les absences de Cobb (WR2) et Montgomery (WR4), ainsi qu’un jeu de course insignifiant. De plus, les Falcons ne se gênaient pas pour mettre le plus d’effectif possible sur les lignes arrières. Et enfin, il a utilisé son jeu de jambes pour faire des jeux de course montrant un physique au point (une petite blessure cachée depuis le début de saison?).

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Jordy Nelson réalise la plus longue réception de l’année pour les Packers

Dès le premier drive de GB, Rodgers décochait sa plus longue passe réceptionnée de la saison. Jordy Nelson captait le ballon pour un gain de 58 yards. Le même Nelson se chargeait de convertir le touchdown deux jeux plus tard. (3-10)

Mais l’attaque d’Atlanta n’est pas la meilleure attaque de la NFL actuellement pour rien et Matt Ryan relevait le challenge. Il décochait sur le drive suivant un touchdown de 47 yards par le receveur inconnu T. Gabriel. Demetri Goodson (CB) marquait pourtant le joueur à la culotte mais le lancer parfait de Ryan et le manque de soutien de ses partenaires (Clinton-Dix trop occupé sur Julio Jones, Micah Hyde.. perdu) le rendait impuissant. (10-10)

Ce sera une constante sur l’ensemble du match : les quarterbacks ont fait le show ! Le très important nombre de passes complétées faisait écouler rapidement le chronomètre comme si les deux équipes avaient joué principalement par la course. De plus, les deux lignes offensives ont livré des prestations comparables. Ce qui est louable pour celle d’Atlanta qui a joué bien au-dessus de son niveau contenant le pass-rush de Green Bay orphelin de Clay Matthews. Au contraire, la ligne offensive Packers a subi, avec le match contre les Vikings, la plus grosse pression adverse de l’année. Étonnamment, les Tackles Bakhtiari et Bulaga eurent des difficultés à contenir Vic Beasley, Dwight Freeney et Adrian Clayborn, le plus en vue hier soir.

Le second quart-temps fut le temps fort des Packers. Rodgers répondait du tac-au-tac par un drive de courtes passes au style West Coast offense. 7 mn 30 plus tard, Geronimo Allison, le rookie non drafté intégré trois jours auparavant à l’effectif des 53 (en lieu et place d’Abbrederis qu’on oubliera vite je pense) marquait le touchdown ! (10-14)

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Un beau retour de Trevor Davis

Atlanta n’avançait pas par la course et rendait le ballon après un field goal (13-14). Puis, après que chaque équipe ait « punté », Trevor Davis (WR) montrait sa rapidité et ses qualités de retourneur avec un retour de punt de 55 yards (!) amenant les Packers en zone rouge. Et qui de mieux que Trevor Davis pour marquer un touchdown sur une réception toute en extension et en maîtrise. (13-21)

Les Falcons réduisaient la marque sur un touchdown à la passe de Devonte Freeman (RB) sur un drive marqué par une pénalité de 15 yards sur Datone Jones pour un « roughing the passer » jugé sévèrement. Atlanta tentait, bizarrement, une conversion à 2 pts, manquée. (19-21)

Il ne restait que 27 secondes avant la mi-temps mais c’était suffisant à Rodgers pour amener les Packers en position d’un field goal. Une course de 23 yards de Rodgers et une passe de 21 yards pour Nelson amenait le field goal de Crosby. (19-24)

UNE DÉFENSE EN MANQUE DE SOUFFLE ET DE PRÉCISION

Les Packers repartaient balle en main en seconde période. Mais ils n’arrivèrent pas à prendre leurs distances. Le drive suivant d’Atlanta allait occuper le 3ème quart-temps et marquer un tournant.

Matt Ryan continuait son travail de sape en menant ses drives principalement en « no-huddle » (attaque accélérée), laissant peu de respiration à la défense des Packers, déjà handicapée par l’absence du gros moteur de Clay Matthews. C’est aussi le drive où les Falcons réussirent le plus à courir (avec notamment une course de 26 yards de D. Ward), montrant les premiers signes d’essoufflement de la défense.

Et pourtant, c’est avec coeur qu’elle défendit sa situation de « goal line »(sur la ligne des 1 yard) provoqué par un plaquage rageur de Brice (S) empêchant un touchdown de Ward. Les Packers maintenaient deux fois les Falcons qui tentaient d’enfoncer la ligne sans succès. Mais sur la 3ème tentative, Green Bay se faisait abuser par la formation d’Atlanta avec des receveurs écartés, mais c’était pour mieux franchir la ligne en plein coeur (TD de D. Freeman). (26-24) Ce drive de 7mn 30, le plus souvent effectué en « no huddle », marquait les organismes et aussi les cerveaux avec ce touchdown qui ne récompensait en rien la résistance des Packers.

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Les débuts prometteurs de Geronimo Allison

D’ailleurs, cette défense redonnait la balle à l’attaque avec deux sacks consécutifs sur Ryan (les seuls du match) à 12 mn 30 de la fin. C’était parti pour une remontée de 86 yards en 8 mn 30 (!) avec des petites passes courtes, une passe longue de 17 yards captée acrobatiquement par G. Allison (ce gamin a un potentiel pour un parcours à la Donald Driver), un challenge judicieux de Mc Carthy et une dose de Ripkowski à la course. Le tout ponctué par un touchdown de Jeff Janis (WR 5) permis par un beau tracé du receveur. Sur ce match, Janis a montré plus d’assurance, et a en retour plus de confiance de Rodgers. Une conversion à 2 pt à la course de Rodgers était réussie, un type de jeu qu’on aimerait voir plus souvent dans ce genre de situation. (32-26)

Oui, mais voilà, 4 mn, compte tenu de la forme actuelle de Matt Ryan, c’est bien assez pour pouvoir remonter le score. Le challenge n’était pourtant pas si facile à relever car les Falcons étaient dans l’obligation de marquer le TD. Mais la défense était exsangue, et Ryan découpait au scalpel avec son no-huddle et ses petites passes.

Certes, GB n’a pas envoyé de blitz mais difficile dans ces conditions de répétition des jeux toutes les 20 secondes. Non, les 4 gars envoyés face à la ligne offensive n’avaient plus assez de jus pour mettre assez de pression sur Ryan. GB était pris au piège du chronomètre. C’est Atlanta qui contrôlait le tempo. Julio Jones était constamment surveillé par Gunter et Clinton-Dix et un peu de chance leur aurait permis d’intercepter le ballon.. Mais après une 3ème et 1 réussie sur le fil, Matt Ryan lobait les Packers au milieu de la défense, sur une erreur de marquage où le linebacker Ryan se retrouvait sur le rapide receveur Sanu alors que Hyde (CB) contrôlait le coureur Freeman.(33-32)

Cette erreur était suffisante pour que les Packers se retrouvent dos au mur avec 30 secondes pour parcourir 40 yards et placer Crosby pour un FG à 3 pts. Chose réalisée en fin de première mi-temps.. Mais Rodgers n’eut pas la mire parfaite.. et il suffit de 16 secondes pour que le drive de l’espoir n’aille pas plus loin.

UNE DÉFAITE PRESQUE PROMETTEUSE

Rarement une défaite ne m’a donné autant d’optimisme. Pourquoi ? Car on a retrouvé la force ultime de Green Bay : un Aaron Rodgers en mode MVP (« meilleur joueur »).

Alors oui, en face c’était la 29ème défense à la passe. Mais Montgomery et encore plus Cobb ont manqué dans le « slot ». Il y eut peu de réceptions en middle zone et aucune réception d’un tight-end !

De plus, l’absence de Montgomery a impacté le jeu de course qui n’a gagné que 48 yards en dehors de Rodgers. Knile Davis (RB) semble être confronté aux mêmes problèmes que Starks, Don Jackson (RB) a encore besoin d’expérience mais pour peu qu’il ait 2-3 yards lancés, son côté explosif a un côté prometteur. Ce match me laisse à penser que si Lacy (RB) avait les moyens physiques de revenir, cela serait plus utile aux Packers que le retour de Shields, malgré toute la valeur du cornerback, à la condition que Randall et Rollins reviennent très prochainement comme prévu.

On peut encore rajouter que la ligne offensive n’a pas été l’assurance tous risques des matchs précédents. Les Tackles ont été mis en difficulté et JC Tretter (C) a fait quelques erreurs d’assignation inhabituelles.Rodgers n’avait pas 3 heures pour lancer sur ce match.

La prestation de Rodgers (4 TD, 60 yards à la course : son record en carrière) laisse les espoirs les plus fous, surtout si on imagine les retours de tous les blessés : Lacy, Cook, Cobb, Montgomery..

Oui, la défense a mangé à la passe mais ce ne fut loin d’être catastrophique, Matt Ryan restant sous la barre des 300 yards. Julio Jones a été très bien contenu (3 réceptions, 29 yards), cela a été au prix d’une double couverture Clinton-Dix – Gunter, mais on ne peut nier le bon match du second. Pour compenser, Matt Ryan a distribué à 8 receveurs différents mais aucun de ses lancers n’a dépassé les 17 yards… si on excepte la bombe de 47 yards du 1er TD des Falcons.

L’absence de Clay Matthews s’est vraiment ressenti au niveau pass-rushing. On sent que sa présence y est pour quelque chose dans le très bon début de saison de Nick Perry. De même, au-delà des lignes statistiques, Clay Matthews montre bien plus d’impact que Julius Peppers, dont la prolongation de contrat sera beaucoup moins essentielle que celle de Perry. Et on attend le retour de la paire des jeunes CB talentueux Randall-Rollins.

Maintenant, pour les esprits chagrins, on ne peut pas nier que les Packers ont un bilan de 4 victoires et 3 défaites, loin d’être faramineux. On peut ajouter que les 4 victoires ont été obtenues face à 4 équipes affichant un bilan de 12 victoires et 18 défaites (Jacksonville, Detroit, NY Giants, Chicago). Au contraire, les 3 défaites sont face à des équipes leaders de division (Minnesota, Dallas, Atlanta) ayant un bilan de 16-6 .

Alors, un vrai problème de niveau ? Je reste optimiste sur ce que j’ai vu face aux Falcons. Si Aaron Rodgers est vraiment retrouvé et que la plupart des blessés reviennent, une belle série de victoires peut s’annoncer. Mais il faut la débuter dès la semaine prochaine à domicile contre les Indianapolis Colts qui offre les mêmes caractéristiques qu’Atlanta mais à un niveau moindre. C’est donc une confrontation très accessible pour les Packers.

LES STATS

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Green Bay :

  • Aaron Rodgers : 28/38, 246 yards, 4 TD, 60 yards à la course
  • Jordy Nelson : 4 réceptions, 94 yards, 1 TD
  • Davante Adams : 12 réceptions, 74 yards
  • Yards à la course : Aaron Rodgers = 60 yards ; Ripkowski-Davis-Jackson = 48 yards
  • Efficacité en 3ème tentative : 60 % (6 sur 10)
  • Efficacité en zone rouge : 80 % (4 sur 5)

Atlanta :

  • Matt Ryan : 28/35, 288 yards, 3 TD
  • 90 yards à la course
  • Mohamed Sanu : 9 réceptions, 84 yards, 1 TD
  • Julio Jones : 3 réceptions, 29 yards
  • Adrian Clayborn : 3 plaquages , 2 sacks
  • Efficacité en 3ème tentative : 44 % (4 sur 9)
  • Efficacité en zone rouge : 75 % (3 sur 4)

Point classement mercredi avec une belle surprise dans le match du lundi soir. 😉

Prochain match à Lambeau Field contre les Indianapolis Colts d’Andrew Luck.

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2 Comments

  1. Je ne suis pas certain que le nombre de blessés à GB soit beaucoup plus élevé que les autres équipes. Ce qui nous distingue par contre, c’est que ça fait 2 années consécutives où les blessures se concentrent sur un même secteur … L’année passée, on a eu droit à une bonne partie de la saison sans la quasi totalité de notre OL titulaire ainsi que nos WR. Cette année, place aux CB 1, 2,3 et RB 1 et 2… ça nous oblige à chaque fois à puiser dans le fond du roster.

  2. Je n’ai pas dit que GB avait spécialement plus de blessés que les autres équipes. Souviens-toi de ce que j’ai pu dire sur les pauvres Bears.. 😉 Chaque équipe de NFL aura des blessés, le reste est de savoir si ça touche des joueurs majeurs ou non.

    Mais comme tu le soulignes, et c’est dans le Packers Brèves n°10, ça touche spécifiquement deux postes (CB et RB).

    Cependant, le match contre Atlanta, tu rajoutes dans la case blessés Cobb et Montgomery en WR, et Clay Matthews en OLB.
    Or, Cobb devait exploiter la plus grosse faiblesse d’Atlanta, le middle zone, et Montgomery était la solution principale pour le running game.. (tu as dû voir le « cut » de Knile Davis avant-hier).
    Quand tu vois que 3 des 4 TD marqués dimanche sont le fait de deux rookies non draftés et d’un joueur de 3ème année drafté au 7ème tour ne captant que quelques passes par saison, ça laisse rêveur.

    Clay Matthews absent, cela a vraiment été handicapant pour le pass-rush.

    Normalement, ces blessés sont de courte durée, donc potentiellement de retour très prochainement. C’est en cela que je pointe les blessés actuels comme une faiblesse actuelle pouvant rapidement se transformer en force. Et j’oublie encore Cook !

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